jeudi, janvier 31, 2008

PASSERELLE
Source : le site du quotidien libanais L'ORIENT/LE JOUR
en ligne le 31 janvier


Les autorités égyptiennes traquent les Palestiniens
dans le Sinaï



Dans une ruelle d’el-Arich, Hani Hamdane, jeune Palestinien de Gaza, attend sa cargaison de poissons. Soudain, c’est la panique : « La police ! » hurle quelqu’un. Hani s’engouffre dans un immeuble voisin. La traque des Palestiniens a commencé dans le Sinaï égyptien. Comme des centaines de milliers de ses compatriotes, ce grand gaillard brun s’est précipité en territoire égyptien lorsque la frontière entre l’Égypte et la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien, a été dynamitée ou défoncée au bulldozer il y a une semaine.« Je voulais acheter du lait en poudre et des couches pour mon fils. Et je me suis dit que j’en profiterais bien pour gagner un peu d’argent, en faisant du commerce », explique-t-il en rajustant son bonnet gris dans le froid matinal, une fois la menace passée. « Le problème, c’est que la police est maintenant à nos trousses. Nous n’avons plus le droit de nous rendre ailleurs qu’à Rafah. Mais à Rafah, il n’y a plus rien », dit-il, à propos de la ville frontalière.

Depuis quelques jours, l’Égypte, dont la souveraineté a été mise à mal par le déferlement des Palestiniens, tente de reprendre la main. Pénurie organisée de marchandises et interdiction de pénétrer plus avant que Rafah sont les principales mesures destinées à dissuader les Palestiniens de franchir la frontière. Car l’agacement des autorités va croissant. Zakaria Azmi, le chef de cabinet du président égyptien Hosni Moubarak, a violemment dénoncé la situation, s’étonnant de l’arrivée de Palestiniens jusqu’en Haute-Égypte.« Vous savez, nous, on est habitués aux tanks israéliens, alors la police égyptienne, elle peut toujours essayer de nous courser », dit Hani, un sourire malicieux aux lèvres.Mais dans le centre-ville d’el-Arich, devant la mosquée al-Rifaï où stationnent six cars de la police antiémeute, des minibus pleins de Palestiniens moins chanceux attendent de regagner la frontière sous supervision égyptienne. « Je ne comprends pas. Ils nous ont arrêtés dans la rue et dès qu’ils ont su qu’on était Palestiniens, ils nous ont embarqués », affirme par la vitre de l’un des véhicules Ahmad Ennakhala, un jeune Gazaoui à l’air perdu, avant d’être rabroué par un officier de police.« La nuit dernière, la police patrouillait dans les rues en demandant si des Palestiniens se trouvaient dans les parages », affirme Ibrahim Hussein, un habitant d’el-Arich.

Pour s’abriter du froid ou se cacher de la police, des dizaines de Palestiniens, dont Hani Hamdane, ont trouvé refuge dans les mosquées de la ville. « Moi, j’en ai hébergé quelques-uns cette nuit. Ils se cachent juste en attendant que les magasins rouvrent, pour pouvoir acheter ce dont ils ont besoin et repartir », dit M. Hussein.Ces derniers jours, el-Arich, où la vie reprenait son cours hier, était quasi déserte. Épiceries, restaurants ou cybercafés ont reçu la visite de la police qui leur a ordonné de fermer leurs portes, ont affirmé plusieurs commerçants à l’AFP.Mais, las de ce repos forcé, certains ont pris l’initiative de rouvrir dès lundi soir ou mardi matin, comme Hatem, un vendeur de jus de fruits qui refuse de donner son nom de famille. « Si je vois des Palestiniens, je les dénonce tout de suite. Ils nous ont fait assez de mal comme ça », dit-il. « Vous savez, il y avait une pression énorme sur la ville. Le flux était complètement désorganisé. Les Palestiniens sont nos frères, mais il faut comprendre les autorités égyptiennes », tempère Kamal Sallam, un employé du ministère de l’Électricité.Sur la vingtaine de kilomètres qui séparent el-Arich de la ville voisine de Cheikh Zouayed, sept barrages de police ont été installés. Mais, comme pour narguer les forces de l’ordre, de jeunes Palestiniens font du stop entre certains barrages, après avoir emprunté des chemins à travers le désert.



Inès BEL AïBA (AFP)

PASSERELLE
Source : la newsletter du CRIF
via le quotidien israélien Yedioth Aharonot
diffusqée le 31 janvier



Une majorité de Palestiniens
contre les tirs de roquettes sur Israël


D’après un sondage réalisé par le centre des études de l'opinion de l'université Al-Najah de Naplouse, en Cisjordanie, une majorité de Palestiniens s'oppose aux tirs de roquettes contre Israël de la bande de Gaza et estime que la sécurité dans le territoire s'est détériorée depuis la violente prise du pouvoir par le Hamas en juin.
53% des personnes interrogées s'opposent aux tirs de roquettes contre 44% qui y sont favorables. 43% de Palestiniens estiment que ces tirs "nuisent à la cause palestinienne" contre 34% de l'avis contraire.
Par ailleurs, 70% des personnes interrogées sont pour un arrêt des tirs en échange d'une levée du bouclage israélien de Gaza, 25,4% sont contre.
Selon le sondage, 74% de Palestiniens sont favorables à une prise en charge des points de passage de la bande de Gaza par l'Autorité palestinienne et 19% sont contre.
Le sondage ajoute que 62% de Palestiniens estiment que la sécurité dans la bande de Gaza "se dégrade" sous le Hamas, 21% qu'elle s'améliore et 14% qu'elle est restée "inchangée".
En cas d'élections générales anticipées, 32% de Palestiniens affirment qu'ils voteraient pour le candidat du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, pour le poste de président, et 13,7% pour celui du Hamas. S'agissant des législatives, 34% affirment qu'ils voteraient pour le Fatah contre 14% pour le Hamas, actuellement majoritaire au Parlement.

Poll: 53% of Palestinians oppose rocket fire (Yedioth Aharonot)

ISRAEL
ENCULTURE
Source : leparisien.fr en ligne le 31 janvier


Leur tube crée la surprise

par Emmanuel Marolle



La chanteuse israélienne Yael Naim, accompagnée du musicien David Donatien, est le phénomène de ce début d'année. Son album s'est écoulé à 150 000 exemplaires et le titre « New Soul » va conquérir le monde grâce à une pub Apple.

SON APPARTEMENT a des allures de tannière : deux pièces près de la Bastille, charmant capharnaüm de fille mais aussi de musicienne. Une série de claviers squattent dans un coin, un piano droit, un micro au milieu. C'est là qu'est né le disque de Yael Naim, succès surprise de ces dernières semaines.

Un album vendu à près de 150 000 exemplaires, porté par son tube solaire, « New Soul », prêt à conquérir le monde grâce à la prochaine publicité Apple (lire ci-contre) . « Ça nous fait marrer d'imaginer que tout est parti d'ici avec si peu d'ambition », racontent la chanteuse et son compère, le musicien David Donatien.Il y a deux ans, le tandem planchait en effet, à la maison, sur un disque en hébreu pour un éventuel label israélien. A priori, pas de quoi enthousiasmer une industrie musicale en pleine déconfiture. « Cela devait être une carte de visite pour Yael, afin qu'elle puisse ensuite enregistrer un vrai disque », se souvient David. « Je pensais qu'il fallait un gros studio, un gros producteur, un gros label. C'est ce que l'on m'avait dit jusqu'à maintenant », ajoute la chanteuse qui a déjà vécu plusieurs vies. Obligations militaires Née en France il y a trente ans, elle part avec ses parents en Israël à l'âge de 4 ans, se passionne pour la musique, apprend le piano classique, découvre la pop des Beatles, le folk de Joni Mitchell, rêve de chansons, mais... remplit ses obligations militaires. « J'étais chanteuse dans un big band à l'armée. C'est grâce à cela que j'ai découvert Paris, dans le cadre d'une soirée caritative. J'y ai rencontré des producteurs qui m'ont vite proposé un contrat. » Yael Naim entame un premier disque, puis se retrouve dans le casting des « Dix Commandements » où elle se glisse dans le costume de Myriam, la soeur de Moïse. « Ce n'était pas du tout ma musique, mais j'ai adoré l'équipe. » Son premier album, paru à l'époque chez Emi, sortira dans l'indifférence générale. Un échec douloureux mais assumé. « J'étais toute seule, mal dirigée, avec mes défauts. Quand je me réécoute chanter dans ce disque, j'entends mon ego. »Yael Naim patine pendant quatre ans, jusqu'à sa rencontre avec David Donatien, musicien qui a fait ses gammes chez Lavilliers, Malia ou Clémentine Célarié.

« Yael m'a fait écouter cinq chansons à elle, puis 20, 100, 200. J'étais abasourdi par autant de talent. Parmi tous ses titres en anglais, il n'y en avait que dix en hébreu. Je l'ai poussée à continuer dans cette direction. Cela permettait de gommer tout de suite des références anglo-saxonnes vite écrasantes. Je n'ai même pas voulu comprendre ce qu'elle chantait pour travailler vraiment sur les sonorités. » On connaît la suite. Le triomphe du disque, le tube « New Soul » et, bientôt, la mise en orbite grâce à une pomme mondialement connue. Mais le duo veille à ne pas se faire croquer. « On essaie de ne pas oublier que tout est né ici, dans cet appartement, tranquillement, conclut Yael. On ne veut surtout pas perdre le luxe du temps.


* Yael Naim,
« Yael Naim »,
Tôt ou Tard, 15,99 €.

En concert du 7 au 9 avril, à la Cigale, à Paris.
Et le 22 mars à Amiens,
le 1 e r avril à Nantes,
le 2 à Angers,
le 3 à Eysines...

KENYA
Source : lenouvelobs.com via l'Agence Reuters
en ligne le 31 janvier


Kenya :
Washington dénonce une épuration ethnique


La secrétaire d'Etat adjointe chargée de l'Afrique n'a toutefois pas employé le terme de "génocide", comme elle l'avait fait pour le Darfour.


Des policiers déchargent un corps à la morgue de Nakuru (Sipa) Les Etats-Unis ont dénoncé, mercredi 31 décembre, les violences en cours dans la vallée du Rift, dans l'ouest du Kenya, parlant d'"épuration ethnique", sans employer l'expression de "génocide" comme ils l'ont fait pour le Darfour soudanais."Il existe des efforts concertés visant à chasser des gens de la vallée du Rift (...) Il s'agit bien de nettoyage ethnique", a déclaré à la presse Jendayi Frazer, secrétaire d'Etat adjointe chargée de l'Afrique, à Addis-Abeba."Le cycle de représailles va trop loin et est devenu plus dangereux", a ajouté la "Mme Afrique" du département d'Etat américain.Elle a fait savoir que les Etats-Unis souhaitaient que les violences politico-ethniques, qui ont fait plus de 850 morts depuis la réélection contestée du président Mwai Kibaki le 27 décembre, devraient faire l'objet d'une enquête.MédiationCette dernière doit inclure, à ses yeux, le meurtre de civils par les forces de police, et les coupables devront être punis.

La diplomate américaine a également invité la classe politique du Kenya à s'abstenir de toutes déclarations enflammées susceptibles d'attiser les violences.La diplomatie américaine soutient la médiation en cours à Nairobi de l'ancien secrétaire général de l'Onu Kofi Annan, qui a officiellement débuté mardi et cherche à rapprocher le chef de l'Etat, un Kikuyu, du chef de l'opposition et rival malheureux Raila Odinga, un Luo de l'Ouest."Nous préconisons un partage du pouvoir sous une forme ou une autre ainsi que la formation d'un gouvernement d'union nationale", a dit Frazer dans la capitale éthiopienne, qui accueillera jeudi le sommet annuel de l'Union africaine.La diplomate américaine a également estimé que des réformes constitutionnelle et foncière étaient nécessaires pour régler les problèmes de fond que connaît aujourd'hui le Kenya.Mosaïque d'ethniesLe Kenya, jusqu'ici un modèle de réussite politique et économique dans une Afrique de l'Est déstabilisée par les guerres, la corruption et les calamités naturelles, est une mosaïque d'une quarantaine d'ethnies dont la cohabitation est de plus en plus difficile.La plongée dans le chaos du pays de Kenyatta, le "père de l'indépendance" en 1963, est inquiétante pour son image de nation stable, moderne et prospère sur la scène internationale.

Le contentieux sur le résultat des élections a ravivé de profondes divisions tribales portant sur la terre, la santé ainsi que le partage des richesses et du pouvoir politique remontant à l'ère coloniale.A Nairobi, Kofi Annan s'est dit confiant dans la possibilité de régler "les problèmes politiques immédiats" dans les quatre semaines à venir, et dans un an pour les causes sous-jacentes du conflit actuel.Mécanisme internationalLa responsable de l'Afrique au département d'Etat compte consulter les dirigeants du continent réunis dans la capitale éthiopienne sur l'avenir du Kenya qui, a-t-elle prévenu, risque de se voir imposer une solution extérieure s'il échoue à la trouver à domicile."Nous trouverons un mécanisme international si les Kényans ne parviennent pas à en trouver un par eux-mêmes", a-t-elle dit.Des pays occidentaux bailleurs de fonds ont déjà mis en garde les deux parties en conflit que leur pays risquait de perdre son aide au développement si elles ne prenaient pas au sérieux les bons offices de Kofi Annan.Les Etats-Unis, qui considèrent le Kenya comme un allié régional de premier plan, n'ont pas l'intention de lui couper les vivres, a cependant précisé Frazer."La grande majorité de l'aide au développement versée par l'administration américaine est destinée à la lutte contre le sida et à l'éradication du paludisme", a expliqué la diplomate. "Ce serait contre-productif d'arrêter cette aide".

CA,C'EST
DUSPORT!
Source : lefigaro.fr en ligne le 31 janvier


Le Cameroun se qualifie grâce à Samuel Eto'o
par Nicolas Cerbelle (sport24.com)


Samuel Eto'o est devenu le meilleur buteur de l'histoire de la CAN avec 15 buts.

Grâce à son succès sur le Soudan (3-0), le Cameroun a assuré sa qualification pour les quarts de finale grâce notamment à un doublé de Samuel Eto'o qui devientle meilleur buteur de l'histoire de la CAN.



Compte Rendu du match
Après un départ délicat face à l'Egypte (2-4), Le Cameroun s'était bien repris face à la Zambie (5-1). Opposés au modeste Soudan, dernier du groupe C, pour leur dernier match de la première phase, les Lions indomptables devaient l'emporter pour rallier les quarts de finale de la CAN.
Eto'o entre dans l'histoire
Les Camerounais prenaient les choses en mains dès les premières secondes afin de se mettre à l'abri le plus rapidement possible. El Moez, le gardien soudanais était sollicité d'entrée. Sur le côté gauche de la surface, Job se retrouvait seul. Dans un angle fermé, il frappait. Sa tentative était repoussée dans les pieds d'Eto'o. L'attaquant du Barça reprenait mais voyait son tir également stoppé (3e) ! Durant les vingt première minutes, les Crocodiles du Nil ne voyaient pas le jour. Emana manquait de peu de profiter d'une mauvaise relance dans l'axe de la défense adverse pour ouvrir le score (23e). Quelques minutes plus tard, Emana était bousculé dans la surface. Eto'o se chargeait de transformer le penalty (1-0, 27e). L'attaquant en profitait par la même occasion pour entrer un peu plus dans l'histoire en devenant le meilleur buteur de la CAN avec 15 buts, dépassant l'ancien record de l'Ivoirien Laurent Pokou (14 réalisations). Le Cameroun faisait ainsi un grand pas vers la qualification, d'autant que dans le même temps, l'Egypte avait ouvert le score devant la Zambie. Mais les partenaires de Song prouvaient qu'ils n'avaient pas besoin d'aide. Suite à un centre-tir d'Epalle, qui avait débordé côté droit, le ballon rebondissait dans le dos de Béchir avant de finir dans les pieds d'Ali Khidr. Le défenseur le poussait alors involontairement dans son propre but (2-0, 34e) ! A la mi-temps, les hommes de Pfister étaient donc en position idéale.


Lemerre en observateur
Du coup, le sélectionneur allemand décidait de faire tourner son effectif. Il remplaçait coup sur coup Atouba et Emana au profit de Tchato et Tomou. Un réajustement tactique qui semblait perturber quelque peu les Camerounais, dominés au retour des vestiaires. Le Soudan frappait ainsi deux fois de suite au but. Alaeddine obligeait d'abord Kameni à se coucher de tout son long, avant que Tambal n'envoie la balle dans les nuages suite à un corner (53e). En trente secondes, les Faucons de Jediane venaient de se montrer plus dangereux que pendant les 45 premières minutes. Quelque peu nonchalants, les Lions se contentaient pour leur part de gérer. Alexandre Song parvenait cependant à pénétrer dans la surface mais il était contré in extremis par un défenseur (74e). Sous les yeux de Roger Milla et de Roger Lemerre, le sélectionneur tunisien venu superviser le Cameroun, Eto'o triplait finalement la mise dans les arrêts de jeu. Bien lancé dans la profondeur, il gagnait son duel face au gardien (3-0, 91e). Le Cameroun valide donc son billet pour les quarts en compagnie de l'Egypte, 1ère du groupe C.



Résultats du groupe C :

Cameroun-Soudan 3-0
Egypte-Zambie 1-1

PASSERELLE
Source : la newsletter d'Israël Magazine
diffusée le 31 janvier



Barak Obama, le candidat américain démocrate

Le candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine Barak Obama veut, s'il est élu président, «organiser un sommet dans le monde musulman avec tous les chefs d'Etat pour tenter de contenir le fossé qui se creuse entre les musulmans et l'Occident ». « Je veux aussi, une fois élu, organiser un sommet dans le monde musulman, avec tous les chefs d'Etat, pour discuter franchement sur la façon de contenir le fossé qui se creuse chaque jour entre les musulmans et l'Occident », affirme M. Obama dans un entretien à paraître aujourd’hui dans l'hebdomadaire Paris Match, qui devait également être diffusé ce soir sur la chaîne Canal +. « Je veux leur demander de rejoindre notre combat contre le terrorisme », explique le candidat démocrate, ajoutant : « Nous devons aussi écouter leurs préoccupations ».Barack Obama réaffirme dans cet entretien qu'il faut en priorité en finir avec la guerre en Irak, fermer Guantanamo et offrir aux prisonniers un cadre légal qui permette de les juger.

GAZA
Source : ouest-france.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 31 janvier


L'Égypte commence à refouler les Palestiniens


Des barrages de policiers égyptiens contrôlent le retour de Palestiniens de Gaza, chargés de nourriture et de matériels au passage de la frontière.

Les Palestiniens de Gaza continuent d'entrer en Égypte, mais Le Caire veut y mettre un terme. Moubarak a rencontré, hier, séparément, le président Mahmoud Abbas et des dirigeants du Hamas.
Rafah. De notre correspondantExaspérée par l'afflux de Palestiniens depuis une semaine, l'Égypte a décidé de prendre des mesures draconiennes pour y mettre un terme. Sur la route qui relie Rafah, à la frontière avec la bande de Gaza, à Al-Arish, la plus grande ville du Nord Sinaï, pas moins de sept barrages ont été dressés.En tenue noire, casque, gilet pare-balles et fusil à pompe, les policiers égyptiens contrôlent strictement l'identité des passagers à chaque check point. Depuis le début de la semaine, 20 000 policiers égyptiens auraient été déployés dans la région afin d'y mener une traque sans répit, mais sans violence.Dans la ville d'Al-Arish, c'est un jeu de cache-cache qui se joue entre Palestiniens et Égyptiens. Car, malgré les efforts égyptiens, des Palestiniens parviennent encore à quitter Rafah. Ceux qui se font arrêtés sont redirigés vers la frontière. « Nous sommes harassés, nous devons travailler jour et nuit pour les rechercher », se lamentent deux policiers égyptiens en civil, la figure emmitouflée dans une épaisse écharpe de laine.En cette journée de janvier, il souffle sur la route un vent glacial et chargé de sable.Depuis l'ouverture sauvage de la frontière par des militants du Hamas, plus de la moitié du million et demi d'habitants de la bande de Gaza se serait déversée sur l'Égypte.

Le pays organise la pénurie alimentaire en bloquant les camions de marchandises sur le pont Al-Salam, qui relie les deux rives du canal de Suez.Pénurie alimentaire organiséeMais à Rafah, le commerce va toujours bon train. Dans les rues de cette petite ville, marchands de motos côtoient vendeurs de chips, de cigarettes, troupeaux de chèvres et sacs de ciment. On discute les prix en dollars, en livres égyptiennes ou en shekels israéliens.« Les affaires marchent moins bien que la semaine dernière », regrette Ayman Akala, installé derrière un tas de « Cleopatra », des cigarettes égyptiennes. « Je crois que les gens ont dépensé tout leur argent, maintenant ils viennent en Égypte pour se promener », poursuit-il.Une promenade gâchée par l'atmosphère chaotique qui règne à Rafah.

Sur le bitume couvert de boue et de détritus, c'est un concert de klaxons. Des charrettes tirées par des ânes bloquent des camions palestiniens chargés de matériel de construction. Au point de passage de Salah ed Dine, les policiers égyptiens et les miliciens du Hamas tentent de réguler la circulation.Cette situation finit par provoquer la colère des habitants égyptiens. « Il n'y a plus d'eau potable, plus de riz : les palestiniens achètent tout ! », déplore Rachid Youssef, un vendeur de légumes de Rafah. « Je ne trouve même plus de sucre pour boire mon thé. J'ai envie que les Palestiniens restent chez eux et que cela redevienne comme avant. »


Guillaume de DIEULEVEULT.

GAZA
Source : radio-canada.ca en ligne le 29 janvier


Dialogue de sourds en Égypte


Le président palestinien Mahmoud Abbas et son homologue égyptien Hosni Moubarak ont refusé de rencontrer les membres du Hamas.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a profité d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec son homologue égyptien, mercredi, au Caire, pour exclure toute concession avec le Hamas sur un accord frontalier concernant la bande de Gaza.
Le président Abbas est en visite au Caire pour s'entretenir avec des dirigeants égyptiens de la crise frontalière dans la bande de Gaza.
Rappelons que la semaine dernière, des centaines de milliers d'habitants de la bande de Gaza, victimes d'un blocus israélien qui les a totalement coupés du monde et qui a menacé de déclencher une crise humanitaire, sont entrés illégalement en Égypte pour y faire leurs emplettes.

Depuis, l'Égypte, sous la pression d'Israël et des États-Unis, il s'est efforcée de colmater les brèches dans sa frontière et cherche une solution à long terme pour remettre à l'ordre du jour un accord frontalier qui n'a jamais réellement fonctionné.
En vertu de cet accord de 2005, la surveillance de la frontière de 14 kilomètres entre la bande de Gaza et l'Égypte serait sous la supervision conjointe des Palestiniens, de l'Égypte, d'Israël et d'observateurs de l'Union européenne.
Jamais cet accord n'a pu être mis en place en raison de la résistance des islamistes du Hamas à toute présence internationale dans les territoires palestiniens. Le coup de force du Hamas, en juin 2007, lorsque les militants de ce mouvement se sont emparés manu militari de la bande de Gaza, a fini de sceller le sort de cet accord.
Depuis, c'est le blocage complet aux frontières de la bande de Gaza, et ce, tant du côté israélien que du côté égyptien. L'Égypte refuse de reconnaître au Hamas la moindre légitimité en raison de ses liens avec les Frères musulmans, un mouvement égyptien d'opposition.
Le président Hosni Moubarak ne compte d'ailleurs pas s'entretenir avec les hauts responsables du Hamas présents, eux aussi, au Caire pour y discuter de la crise frontalière.
Les délégués du mouvement islamiste armés, dont le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, s'entretiendront plutôt avec le chef des services secrets égyptiens.

Cependant, il semblerait bien, à l'instar du président Abbas qui refuse tout dialogue avec le Hamas tant que son autorité ne sera pas reconnue dans la bande de Gaza, que le Hamas n'est guère plus enclin à céder quoi que ce soit.
« Toute tentative de passer outre la vision du Hamas en ce qui concerne les arrangements à la frontière est vouée à l'échec », a laissé tomber un porte-parole du Hamas.
Le président Abbas a exclu de profiter de son passage en Égypte pour rencontrer des membres du Hamas.

mercredi, janvier 30, 2008

PASSERELLE
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 30 janvier



Un rapport israélien qualifie la guerre au Liban
de l'été 2006 de "grave et grand ratage"


Les conclusions de la commission d'enquête sur la guerre du Liban contre le Hezbollah de l'été 2006, rendues publiques mercredi 30 janvier, estiment que ce conflit a été "un grand et grave ratage". "Nous avons relevé des manquements graves au plus haut niveau de l'échelon politique et militaire", affirme le rapport.

"L'entrée en guerre sans une stratégie de sortie était une grave défaillance", a affirmé le président de cette commission, le juge à la retraite Eliahou Winograd, qui, s'appuyant sur le rapport, a insisté sur la gestion "défaillante" de l'échelon politique et militaire. Elle souligne également que l'opération terrestre, lancée aux derniers jours de la guerre qui avait coûté la vie à 33 soldats israéliens à quelques heures de la trève, n'a elle non plus "pas atteint ses objectifs".


"UNE APPROCHE SINCÈRE DES INTÉRÊTS D'ISRAËL"

"L'armée a échoué dans sa conduite de la guerre et n'a pas fourni à l'échelon politique un résultat susceptible d'être exploité au niveau politique", estime la commission dans son rapport de plus de 600 pages, rédigé sur la base de 74 témoignages de responsables politiques et militaires.
Par contre, contrairement au rapport intermédaire qu'avait publié la commission en 2007 qui mettait en cause la gestion du premier ministre Ehoud Olmert, la commission estime que "le premier ministre et le ministre de la défense [à l'époque Amir Peretz] ont agi en fonction d'une approche sincère des intérêts d'Israël". "La commission a évité de faire assumer des responsabilités personnelles mais cela ne signifie pas qu'il n'en existe pas", souligne-t-elle. M. Olmert n'a cessé d'afficher, ces derniers jours, sa détermination de rester aux commandes, ayant tiré, selon lui, les leçons des ratés de la guerre.

Le ministre de la défense de l'époque, le travailliste Amir Peretz, et le chef d'état-major de l'époque, le général Dan Haloutz, ainsi que trois autres militaires, avaient été contraints à la démission à la suite de la guerre. La commission Winograd avait été mise en place par le gouvernement sous la pression de l'opinion.

Les critiques après la guerre avaient porté sur l'impréparation des unités régulières et des réservistes, sur la confusion et les contre-ordres du commandement, également sur le fait que l'armée n'avait pas rempli ses objectifs. Celle-ci n'est pas parvenue à briser l'appareil militaire du Hezbollah, à stopper ses tirs de roquettes sur Israël et à obtenir la libération des deux soldats capturés par le Hezbollah, un rapt qui avait déclenché le conflit. La guerre, côté libanais, a fait plus de 1 200 tués, civils pour la plupart. Côté israélien, 160 personnes avaient été tuées, en majorité des militaires.

GAZA
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 30 janvier


Le Hamas veut son mot à dire
sur la frontière avec l'Egypte


RAFAH, Bande de Gaza (Reuters) - Le Hamas réclame un rôle central dans le contrôle de la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte.
La demande du mouvement de la résistance islamique, qui contrôle le territoire palestinien depuis le mois de juin dernier, est un défi lancé à l'autorité du président palestinien, Mahmoud Abbas, ainsi qu'à l'Egypte et aux puissances occidentales.


"Parler d'un rôle partiel serait contraire à la réalité. La réalité, c'est qu'il existe un gouvernement légitime. Nous n'abandonnerons à personne notre légitimité", a déclaré Mahmoud al Zahar, haut responsable du Hamas, tandis qu'il franchissait la frontière pour se rendre en Egypte.
Zahar doit participer en Egypte à des discussions sur l'avenir de la frontière avec le territoire palestinien, que le Hamas a ouverte la semaine dernière.
Le mouvement a laissé entendre qu'il laisserait la frontière ouverte à moins d'obtenir gain de cause.


Adam Entous,


version française :
Henri-Pierre André

PASSERELLE
Source : la newsletter d'Israël Magazine
diffusée le 30 janvier


La Gay Pride à Jérusalem…

Cette année encore, un combat va opposer une bonne partie de la population, religieuse ou laïque d’ailleurs, et les homosexuels à propos de la Gay Pride ou la marche des fiertés, dans la ville Sainte de Jérusalem. Ce sont les Juifs orthodoxes de la capitale éternelle d’Israël, qui monteront principalement au combat, contre cette marche qu’ils considèrent comme une « souillure » contre la sainteté de Jérusalem. De leur coté, les homosexuels parlent de cœrcition religieuse. Hier, des députés religieux du Shass et de Ihoud Leumi ont déposé un projet de loi contre la Gay Pride et les débats ont été houleux, mais au moins 40 députés pourraient soutenir ce projet de loi. Le député Menahem Ben Sasson de Kadima a déclaré préférer le dialogue à la législation, tandis que les députés Gabaï et Ouaknine du Shass, ont souligné que cette loi permettrait de sauvegarder le statut particulier de Jérusalem, capitale d'Israël. Comme on le voit, les points de vue des uns et des autres ne sont pas près de se rapprocher, et le débat loin d’être clos…

LETTRE OUVERTE
A...


JACQUES ESPERANDIEU
DIRECTEUR DE LA REDACTION
DU JOURNAL DU DIMANCHE

Monsieur Jacques Espérandieu, dans vos éditos, vous aimez à porter secours à vos amis du Hamas (ou du Hezbollah), en versant des coulées de larmes sur le sort des Gazouis. Pas une larme n'est versée sur les victimes des Kassam du côté israélien. "Non pas que ces engins rudimentaires fassent des victimes. Mais ils entretiennent la peur et énervent les miitaires israéliens" écrivez-vous dans votre édito du JDD daté du dimnche 27 janvier. Peut-être, Monsieur Espérandieu n'êtes-vous pas passé encore par l'expérience de recevoir ces Kassam! Vous en auriez été victime, votre discours aurait- été tout autre. Monsieur Espérandieu, vous rappelez, ceux qui ne croient pas à la Shoah parce qu'ils ne l'ont pas vécu eux-même.
Que, comme certains de vos confrères Monsieur Espérandieu vous persistiez, -vous n'en êtes pas à votre premier dérapage idéologique- dans votre inimitié à l'égard d'Israël et de ses habitants, soit, mais que votre parti pris ne détourne pas ses lecteurs, qui sont des milliers, d'une information juste et équilibrée qui fait parti aussi de la déontologie de votre profession. A moins que le JDD soit devenu l'organe d'un Parti d'extrême gauche et ne saurait l'avouer.
Par ailleurs, on aimerait voir verser voss larmes, Monsieur Espérandieu sur le Darfour, mais aussi sur les scènes poignantes que nous diffusent, moins souvent que pour le Proche-Orient, les chaînes de Télé sur les affrontemnts au Kenya.

Je vous lance un défi à Monsieur Espérandieu.

Serez-vous aussi combatif dans vos écrits concernant le conflit israélo-palestinien que sur l'information que vous venez très certainement de découvrir sur les télescripteurs de votre rédaction:

"Soixante-quatre cadavres comptés à la morgue de Nakuru, au Kenya.

NAIROBI (Reuters) - Soixante-quatre cadavres gisent à la morgue de Nakuru, dans la vallée du Rift au Kenya, tous victimes des affrontements ethniques des quatre derniers jours, déclare un employé de la morgue.
"C'est 64 jusqu'ici depuis le début des affrontements. Certains ont des coupures, d'autres des blessures provenant de flèches, d'autres ont été brûlés", a déclaré cet employé, qui a demandé à rester anonyme.
Dans la ville de Kisumu, dans l'ouest du pays, les habitants ont déclaré que la police avait abattu au moins une personne lors de violentes manifestations pour protester contre les morts du week-end dans la vallée du Rift.

Tim Cocks,

Version française:
Jean-Stéphane Brosse"


Faisons le pari que vous l'ignorerez! Que ferez une impasse sur cet évènement! "Ils sont Noirs et s'entre-tuent! Pas de raison de s'en inquiéter plus que cela" vous direz-vous au fond de vous-même!

Mais! Pourquoi pas! Parions! Chiche! Peut-être irez-vous jusqu'à un "STOP AUX MASSACRES" au Kénya! Qui sait!

Preuve que dans la manière d'informer d'une certaine presse française, il y a deux poids, deux mesures. Il y a une obsession : le conflit du Proche-Orient et le reste de la planète est tout simplement bänit, exclu même de la réflexion journalistique. Le comble de la profession.
Pour vous faire ces repproches ,cher Confrère, il ne suffit pas comme vous pourrez le croire, d'être militant d'une cause ou d'une autre. Il sufit qu'on lise dans vos papiers un peu de bon sens, moins d'à-prioiris qui conduisent à de l'à-peu-près. Le militantisme, d'un côté ou de l'autre ,c'est vous, qui, par des propos univoques et unilatéraux, l'alimente.

Avec mes meilleures salutations confraternelles,


Bernard Koch
http://www.diasporablogj.blogspot.com/

ÇA,C'EST
SU SPORT!
Source : lemonde.fr en ligne le 28 janvier


FOOTBALL


COUPE AFRICAINE DES NATIONS : l
La Côte d'Ivoire et le Nigeria en quarts

ACCRA (Reuters)
La Côte d'Ivoire et le Nigeria se sont qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe d'Afrique des Nations, qui se déroule au Ghana.


Le milieu de terrain John Obi Mikel a ouvert le score pour le Nigeria face au Bénin à la 52e minute, avant que le joueur de Chelsea Yakubu Aiyegbeni ne double la mise à quatre minutes de la fin du temps réglementaire.
Les "Super Eagles" rencontreront le Ghana, qui accueille la compétition, lors du prochain tour pour lequel la Côte d'Ivoire s'est également qualifiée.
Les Eléphants ivoiriens, emmenés par leur capitaine Didier Drogba, ont facilement dominé (3-0) le Mali, qui avait besoin d'un match nul pour se qualifier pour les quarts.
Drogba a ouvert le score dès la neuvième minute, avant d'être imité en seconde période par le défenseur Marc Zoro (54e) puis par le remplaçant Boubacar Sanogo (85e), ce qui a permis à la Côte d'Ivoire de finir en tête du Groupe B.
Dans ce groupe, le Nigéria doit sa qualification à une meilleure différence de buts avec le Mali .
Version française Chrystel Boulet-Euchin

GAZA
Source ! lemonde.fr avec l'AFP, l'Agence Reuters
en ligne le 30 janvier


Complèment de titre
Diasporablog : "UNE FOIS N'EST PAS COUTÛME!"


Le Conseil de sécurité de l'ONU renonce
à publier une déclaration sur la crise de Gaza


Le Conseil de sécurité de l'ONU a renoncé, mardi 29 janvier, à publier une déclaration sur la situation de crise dans la bande de Gaza après une semaine de discussions et de marchandages. L'ambassadeur de Libye, Giadalla Ettalhi, qui assure la présidence du Conseil en janvier, a imputé cet échec aux Etats-Unis qu'il a accusés d'avoir rejeté des amendements présentés par la Libye au nom des représentants des pays arabes.

Pour être adopté, le projet de texte, quoique non contraignant, exigeait l'unanimité des quinze membres du Conseil. "Nous regrettons que le Conseil n'ait pas pu adopter une déclaration à la fois sur la situation humanitaire à Gaza et sur la situation sécuritaire à Gaza et dans le sud d'Israël", a déclaré l'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert.


AUTODÉFENSE

Vendredi, quatorze membres du Conseil s'étaient entendus sur un texte visant à appeler à la fin du blocus de la bande de Gaza imposé par Israël et à l'arrêt des tirs de roquettes contre l'Etat hébreu. Puis M. Ettalhi avait indiqué avoir besoin de temps pour pouvoir consulter son gouvernement et avait proposé un certain nombre d'amendements.

DISPARITION

Source : lenouvelobs.com en ligne le 29 janvier



Le comédien Philippe Khorsand est mort
15 réactions



L'acteur est décédé à l'âge de 59 ans, des suites d'une maladie. Il avait été révélé dans la série télé "Palace".


Le comédien Philippe Khorsand, est décédé mardi 29 janvier matin à Paris, à l'âge de 59 ans, des suites d'une maladie, a-t-on appris auprès de son agent. C'est la série télé "Palace", de Jean-Michel Ribes, qui l'avait révélé au grand public. On a pu également le voir dernièrement dans les séries diffusées sur TF1, "Une famille formidable" et "Soeur Thérèse.com".Pensionnaire de la Comédie-Française de 1988 à 1989, Philippe Khorsand, formé au cours Simon, avait fait ses débuts au cinéma en 1971 dans "Laisse aller, c'est une valse" de Georges Lautner.Il a tourné une cinquantaine de films et joué dans une trentaine de pièces de théâtre, dont dix ont été mises en scène par Jean-Michel Ribes, actuel directeur du Théâtre du Rond-Point à Paris.

mardi, janvier 29, 2008

GAZA
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 27 janvier


TITRE DE LA REDACTION
DE DIASPORABLOG :

LE HAMAS POURRAIT FORCER LE BARRAGE
QUI SEPARE GAZA DES TERRITOIRES ISRAELIENS




Plus de vivres en Egypte,
les Gazaouis rentrent chez eux


par Will Rasmussen

RAFAH, Egypte (Reuters) - Les Palestiniens de la bande de Gaza ont regagné leur territoire en grand nombre dimanche, l'Egypte ayant bloqué l'approvisionnement de la région frontalière où ils venaient acheter des vivres depuis mercredi.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, avait prévenu que son pays allait prendre le plus tôt possible des mesures afin de reprendre le contrôle de sa frontière avec Gaza, mais sans donner de précisions.

Un correspondant de Reuters présent dans la partie égyptienne de la ville frontalière de Rafah a assisté au retour de plusieurs centaines de Palestiniens vers la bande de Gaza. Seule une poignée d'autres passait la frontière en sens inverse.
"Nous voulions acheter à manger. C'était très difficile. Nous n'avons rien trouvé", a expliqué Khalil Hamdan, adolescent de 17 ans. "Nous ne reviendrons pas parce qu'il n'y a plus aucun produit."
Des centaines de camions ont été retenus avant un pont qui relie la région du Sinaï et les abords de Gaza avec le reste de l'Egypte. Les commerçants de Rafah déclarent qu'ils peinent à se ravitailler en vivres et en cigarettes. L'essence commence aussi à manquer.
L'armée égyptienne s'est retirée dans la nuit de vendredi à samedi de la frontière avec la bande de Gaza, près de la localité palestinienne de Rafah, permettant à des milliers de Gazaouis de pénétrer en Egypte sans rencontrer d'opposition.

L'Egypte a toutefois prévenu qu'elle ne tolérerait plus de provocations des Palestiniens après les échauffourées qui ont fait 38 blessés parmi les forces de sécurité égyptiennes depuis que des Gazaouis ont ouvert la frontière de force mercredi.
Dans la ville d'El Arich, près de Rafah, la police a informé les Palestiniens circulant dans les rues que la frontière serait bientôt fermée, ont rapporté des témoins. Il a été demandé aux Gazaouis de ne marcher que sur les routes conduisant à la frontière et de ne pas revenir.


ACCORD FRONTALIER ?

Le gouvernement égyptien est confronté à un dilemme. Il ne veut pas donner l'impression d'aider le blocus israélien mais il est soumis à des pressions américaines et israéliennes pour reprendre le contrôle de la situation. Il redoute également la contagion islamiste ainsi que les conséquences de l'arrivée sur son territoire d'un grand nombre de Palestiniens sans papiers.
Le gouvernement du président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé un accord avec Le Caire prévoyant de rétablir le contrôle du passage frontalier par la garde présidentielle palestinienne.
Mais le Hamas a affirmé avoir reçu de l'Egypte l'assurance que rien de tel n'avait été convenu avec Abbas. Ismaïl Haniyeh, qui dirige l'administration du Hamas à Gaza, a dit qu'il enverrait mercredi une délégation au Caire pour discuter du contrôle des passages frontaliers.
"Nous avons une seule exigence: le siège doit être levé", a dit Haniyeh. Le point de passage de Rafah doit être rouvert."

Des collaborateurs d'Abbas ont dit qu'il rencontrerait le président égyptien Hosni Moubarak mercredi au Caire. L'information n'a pas été commentée du côté égyptien.
Abbas a parallèlement rencontré dimanche à Jérusalem le Premier ministre israélien Ehud Olmert, mais aucun progrès n'a semble-t-il été enregistré sur la question frontalière. L'entourage du président palestinien avait indiqué que ce dernier chercherait à obtenir l'appui d'Israël pour son projet de contrôle des passages frontaliers.
L'Etat juif a plusieurs fois rejeté l'idée en estimant que les forces de sécurité palestiniennes n'étaient pas en mesure d'accomplir cette mission pour le moment.
Olmert a déclaré à Abbas que l'Etat juif continuerait de laisser passer les cargaisons humanitaires vers la bande de Gaza, selon un responsable israélien.
Ahmed Youssef, responsable du Hamas dont les déclarations ne sont pas toujours entérinées par la direction du mouvement, a déclaré selon l'agence de presse Maan que les Gazaouis pourraient ultérieurement tenter d'ouvrir de force le principal point de passage entre Gaza et Israël, le terminal d'Erez, pour prolonger le mouvement amorcé à Rafah.



Version française :
Guy Kerivel,
Jean-Stéphane Brosse,
Philippe Bas-Rabérin

PASSERELLE
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 29 janvier


Le Hezbollah met en cause
l'armée dans la fusillade de dimanche


par Yara Bayoumi


BEYROUTH (Reuters) - Le Hezbollah affirme que l'armée libanaise a mal géré la manifestation de dimanche à Beyrouth, qui a dégénéré en bain de sang, et réclame le châtiment des responsables des tirs qui ont tué six militants de l'opposition.
Le mouvement chiite, qui est soutenu par l'Iran et la Syrie, considère depuis de nombreuses années l'armée comme une alliée proche dans son combat contre Israël, mais les incidents de dimanche semblent avoir porté un coup à sa confiance.

Selon certains analystes, les vives critiques du Hezbollah contre l'armée pourraient aussi compromettre l'accession de son chef, le général Michel Souleïmane, à la présidence du Liban, affaiblir l'institution militaire et ouvrir la voie à de nouvelles violences de rues.
Les émeutes de dimanche, qui ont éclaté lorsque des manifestants ont brûlé des pneus et bloqué la circulation dans un quartier chiite de Beyrouth pour protester contre des coupures de courant, comptent parmi les pires violences au Liban depuis la guerre civile de 1975-90.
Six militants du Hezbollah et de la milice chiite alliée Amal ont été tués et plus d'une vingtaine d'autres blessés lorsque l'armée a ouvert le feu pour disperser les émeutiers.


"SOULEÏMANE N'EST PLUS ACCEPTABLE PAR L'OPPOSITION"

"Malheureusement, la comportement de l'armée n'a pas été conforme aux normes requises. Ils étaient nerveux et affolés. Je vous le dis clairement, l'armée n'a pas été à la hauteur de la tâche consistant à gérer l'affaire avec sagesse, a déclaré le député hezbollahi Hussein Hadj Hassan, lors d'un débat à la télévision.
Souleïmane, candidat de compromis à la présidence de la République, toujours vacante depuis l'expiration fin novembre du mandat du pro-syrien Emile Lahoud, est pressé d'identifier les responsables des violences.
Hassan a mis en cause un officier présent sur le terrain qui "mérite la médaille de guerre". Souleïmane a ouvert une enquête sur les violences et a reçu le chef de la milice Amal Nabih Berri, qui est aussi président de la Chambre des députés, et le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah.
"Cette enquête et le châtiment ultérieur des responsables de ce crime, qui qu'ils soient, est la seule manière de faire justice aux martyrs et d'asseoir dans le pays les principes de sécurité, stabilité et de sûreté", a affirmé Nasrallah dans un communiqué publié lundi soir après sa rencontre avec Souleïmane".
L'accession de Souleïmane à la présidence est retardée depuis plusieurs semaines par un désaccord entre la majorité pro-occidentale et l'opposition sur la composition d'un future gouvernement d'unité nationale.
Certains commentateurs libanais considèrent qu'elle est maintenant compromise. "Souleïmane, n'est plus un candidat à la présidence acceptable par l'opposition. Et l'armée elle-même n'est plus une institution dans laquelle l'opinion d'opposition a confiance pour préserver la sécurité et la stabilité", affirme ainsi Sateh Nourredine dans le quotidien pro-syrien As Safir.



Version française :
Marc Delteil

GAZA
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 29 janvier



Israël ne s'opposera pas
au contrôle de Rafah par Abbas


par Adam Entous


JERUSALEM (Reuters) - Israël annonce qu'il ne s'opposera pas à un éventuel accord entre l'Egypte et l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas pour un contrôle commun de la frontière au niveau de Rafah, ouverte à coups d'explosifs la semaine dernière par des activistes du Hamas.


Mais le Hamas, qui contrôle Gaza depuis la mi-juin, est hostile à la prise de contrôle de la frontière par les forces rivales du président palestinien et réclame un accord bilatéral avec les autorités égyptiennes sur le fonctionnement futur du terminal de Rafah.
Le Caire a accepté l'idée d'Abbas de rétablir le contrôle de la garde présidentielle d'Abbas à cette frontière, mais un dirigeant du Hamas a déclaré que le mouvement islamiste avait sa "propre idée" à soumettre aux dirigeants égyptiens.
L'avenir de la frontière de Rafah devait être à l'ordre du jour mercredi au Caire d'entretiens séparés entre les dirigeants égyptiens, d'une part, le Hamas et Abbas de l'autre.
En attendant, la frontière reste ouverte pour le septième jour consécutif, mais les forces égyptiennes ont tenté d'empêcher mardi des véhicules palestiniens de la franchir. Des activistes du Hamas ont tiré en l'air pour dégager le passage des véhicules.
Le Hamas a menacé d'ouvrir de nouvelles brèches à l'explosif dans le mur de séparation si les forces égyptiennes entravent le passage. Le Caire a affirmé pour sa part qu'il ne tolérerait plus de provocations du Hamas.
La proposition d'Abbas de rétablir son autorité à la frontière a obtenu l'assentiment des Etats-Unis, de l'Union européenne et des pays arabes, mais elle se heurtait jusque-là aux réticences israéliennes.


L'ÉGYPTE NE VEUT PAS CAUTIONNER LE BLOCUS

"S'ils le souhaitent tous, nous ne serons pas ceux qui saboteront l'accord. Donc, il sera mis en oeuvre", a déclaré un responsable israélien au fait des tractations en cours.
L'Union européenne en principe chargée de superviser le transit au point de passage de Rafah s'est déclaré prête à y renvoyer ses observateurs si Israël, l'Egypte et l'Autorité palestinienne parviennent à s'entendre.
Il reste à déterminer comment les forces palestiniennes vont pouvoir matériellement se déployer face au Hamas à la frontière égypto-gazaouie.
En faisant sauter en plusieurs endroits le mur concrétisant la frontière au niveau de Rafah, créant un immense afflux de Palestiniens vers l'Egypte, le Hamas a montré sa maîtrise du terrain.
L'Egypte ne veut pas sembler cautionner le blocus israélien de Gaza en refermant complètement la frontière mais elle craint les allées et venues des islamistes armés et leur effet de contagion sur son propre territoire.
Israël a souligné de son côté qu'il n'était pas question de laisser l'Autorité autonome palestinienne, qui n'exerce plus son administration que sur la Cisjordanie, contrôler la frontière entre Gaza et Israël, comme elle l'a proposé.


Version française :
Marc Delteil

GAZA
Source : lenouvelobs.com via l'Agence Reuters
en ligne le 28 janvier


L'UE envisage de renvoyer
des observateurs à Rafah


La décision dépend d'un accord préalable entre l'Autorité palestinienne, l'Egypte et Israël. Mercredi dernier, le point de passage entre l'Egypte et la bande de Gaza a été ouvert de force par des activistes palestiniens.


Frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza à Rafah


Réunie lundi 28 janvier à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se sont déclaré prêts à renvoyer des observateurs à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza, voire à d'autres points de passage vers le territoire palestinien, à condition que le Hamas garantisse leur sécurité."L'UE est prête à envisager de reprendre sa mission d'observation à Rafah", peut-on lire dans une déclaration adoptée par les ministres des Affaires des Affaires étrangères des Vingt-Sept.Une telle décision semble cependant encore lointaine à ce stade, dans la mesure où elle dépend d'un accord préalable entre l'Autorité palestinienne, l'Egypte et Israël, a-t-on souligné de source diplomatique.Point de passage forcéLe point de passage de Rafah, reliant l'Egypte au sud la bande de Gaza, a été ouvert de force par des activistes palestiniens mercredi dernier, permettant à des milliers de Gazaouis de se rendre en Egypte pour se ravitailler alors que le territoire est soumis à un blocus israélien.Des observateurs européens stationnaient à Rafah jusqu'à juin dernier, quand le Hamas s'est emparé de force du contrôle du territoire aux dépens du Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas.

L'Union européenne, qui comme Israël classe le Hamas comme organisation terroriste, a exprimé son soutien à la volonté d'Abbas de confier la surveillance des passages frontaliers de la bande de Gaza aux forces de sécurité palestiniennes.Obtenir l'aval du HamasMais Israël reste très réservé sur la question, estimant que les forces d'Abbas sont moins puissantes que celles du Hamas. L'UE examine aussi la possibilité de conclure des accords sur la surveillance des points de passage avec l'Etat hébreu.Mais les responsables européens et occidentaux présents dans la région estiment que le principal obstacle à ce projet est la sécurité et la difficulté d'obtenir l'aval du Hamas.Un des responsables de l'UE a souligné que les diplomates du bloc ne pouvaient pas s'adresser directement au mouvement islamiste. "Quelqu'un d'autre doit le faire. La situation avec le Hamas doit être clarifiée. Le Hamas doit accepter", a-t-il dit.

Un autre responsable européen impliqué dans les discussions a souligné que la situation en matière de sécurité était très délicate et qu'il faudrait du temps pour la débloquer.Capacités logistiques de la missionLe ministère des Affaires étrangères israélien a entamé des discussions préliminaires au cours du week-end avec les membres de la mission d'observateurs de l'UE, qui sont basés à Ashkelon, dans le sud de l'Etat juif.Durant la réunion, les responsables israéliens ont principalement posé des questions sur les capacités logistiques de la mission. Ils n'ont pas demandé spécifiquement le retour des observateurs européens au point de passage. (Reuters)

PEOPLE
Source : liberation via l'AFP et REUTERS
diffusée le 28 jnvier


Guigou déplore la pipolisation de Ségolène Royal


La députée socialiste a accusé lundi la candidate à la présidentielle d'être allée «sur le terrain» de Nicolas Sarkozy en évoquant sa rupture avec François Hollande lors d'une émission de Michel Drucker.


La députée PS Elisabeth Guigou a accusé lundi Ségolène Royal d'être allée «sur le terrain» de Nicolas Sarkozy en évoquant sa rupture avec François Hollande lors d'une émission de Michel Drucker.
«Je ne suis pas d'accord avec le fait de revenir sur un certain déballage de sa vie privée. Les Français méritent mieux. La politique, ce n'est pas "Les Feux de l'Amour", a dit l'ancienne ministre interrogée par la chaîne Public Sénat. Pour la gauche, courir sur ce terrain-là derrière Nicolas Sarkozy n'est pas très mali. Je pense que nous aurions intérêt plutôt à prendre l'exact contrepied, y compris sur le style».L'ex-candidate PS à la présidentielle «avait dit qu'elle arrêterait (...) c'est très dommage», déplore encore Mme Guigou. Ségolène Royal a évoqué dans «Vivement Dimanche», sur France 2, sa séparation d'avec le patron du PS François Hollande, son compagnon de 25 ans, disant la souffrance d'avoir été «trompée» et le soulagement de se sentir «libérée». La candidate à la présidentielle avait fait connaître sa rupture dans la foulée des législatives de juin 2007, affirmant alors qu'elle n'évoquerait plus sa vie privée.

lundi, janvier 28, 2008

IRAN
NUCLEAIRE
Source : lefigaro.fr via l'AFP
en ligne le 28 janvier


Iran/nucléaire:
"nouvelles voies" (Rice)


L'accord sur une nouvelle résolution de l'ONU contre l'Iran permettra à la fois de durcir les sanctions actuelles et d'ouvrir la voie à d'autres actions pour contrer le programme nucléaire iranien, a indiqué la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.Il n'y a "pas de mystère sur le fait qu'une telle résolution est le résultat de négociations", a déclaré Mme Rice, interrogée sur le fait de savoir si l'accord des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et de l'Allemagne répondait aux attentes de Washington."Le point important est que cela renforce (...) les sanctions contre l'Iran et ouvre la possibilité de nouvelles voies, comme par exemple les inspections de cargo", a souligné, Mme Rice, lors d'un point de presse en compagnie du chef de la diplomatie australienne Stephen Smith.Le Conseil de sécurité de l'ONU a commencé lundi à examiner de manière informelle de nouvelles sanctions contre l'Iran pour ses activités nucléaires, alors que Téhéran a mis en garde contre de "sérieuses conséquences" en cas d'adoption.Les ambassadeurs des quinze Etats membres se sont réunis à la mission britannique auprès de l'ONU pour des discussions informelles sur ce projet de résolution approuvé la semaine dernière par les ministres des Affaires étrangères des cinq membres permanents et de l'Allemagne..

BONNES
FEUILLES

Nous republions les principaux extraits du livre de souvenirs de Line Meller que avaient été mis en ligne, le mois dernir, en plusieurs coupures.


Blida et des poussières…
Une Algérie dans le miroir
Souvenir
Editions Romillat


J’aimais énormément accompagner ma tante au hammam. Pelotonnée dans ma « fouta » entre ses cuisses dodues, tout contre son ventre accueillant, je renaissais dans cette moiteur chaude dont l’odeur charnelle persisterait longtemps dans mes cheveux. J’appréciais moins le malaxage de mon cuir chevelu, brassé énergiquement, telle une serpillière, dans la mousse de savon de Marseille qui piquait mes yeux. Mais cette ardeur scrupuleuse pour une propreté sans faille trouvait sa récompense ultérieure. Une fois poussée la lourde porte de la salle de vapeur, qui se refermait sous le contrepoids du gros boulet de canon suspendu à une corde, nous arrivions dans la salle de repos, atrium doté d’un bassin-fontaine carrelé, et là, je me retrouvais pénétrée de bien-être, allongée sur une natte, le corps enveloppé dans une grande serviette moelleuse, tout engourdie de tiédeur.
Récit
La nuit vibre des rires et des applaudissements de l’assistance qui trépigne et scande la marche militaire. Du brouhaha joyeux fuse tout à coup soudain une clameur plus haute : « A bas les Juifs ! » Le cri est repris ça et là, impalpable frisson qui parcourt la foule. Mais les vociférateurs restent isolés, les participants n’étant sans doute pas encore assez « chauffés ». Pourtant un jeune homme, parmi les spectateurs massés devant l’Hôtel d’Orient, se dresse sur la pointe des pieds pour dominer les premiers rangs et lance, d’une très belle voix de gorge qui porte loin : « Mort aux Juifs, mort aux Juifs, il faut tous les tuer ! »
Pendant que les têtes se retournent pour voir d’où vient cette sommation, le jeune homme s’affaisse soudain.


…………………………………………………………………………………….
Quand on l’extrait de sa gangue humaine, il a cessé de vivre. Sur sa poitrine continue à s’étendre une mare rouge et gluante. Il vient d’être poignardé au coeur.

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Conte
L'espoir broyé
-."Ne pleure pas, Ouria! J'en ai connu tant et tant de femmes qui se désolaient de n'avoir pas d'enfants. Ce sont maintenant des mères comblées. Elles en ont eu un, et deux, et trois, autant qu'elles en voulaient, autant qu'elles en pouvaient.
- Quel immense bonheur...pour les autres, mère, pour les autres !
- Pour les autres et pour toi, Ouria, si tu le veux vraiment.
- Je ferais n'importe quoi pour porter dans mon ventre l'enfant de mon époux !


……………………………………………………………………………
- Sois très attentive. Le premier vendredi qui suit la nouvelle lune, rends-toi au cimetière des Juifs.
- Au cimetière des Juifs, moi, servante de Mahomet ?
- Au cimetière des Juifs, toi, fille d'Abraham.


[………………………………………………………………………]
- Mère, il n'y avait plus de tombe, il n'y avait plus d'oliviers, il n'y avait plus de cimetière. Il n'y avait que des monstres de métal qui écrasaient les dernières dalles, les dernières pierres, les dernières plantes. Et d'autres ogres d'acier qui éventraient la terre des morts et creusaient d'immenses fosses.
Et dedans, ils vont planter des murs et faire pousser des immeubles. De grandes maisons, mère, pleines de cris d'enfants.
Oh mère, toutes ces voix d'enfants dans mes oreilles ! Tous ces rires joyeux des enfants des autres !..."

PASSERELLE
Source : la newsletter du CRIF
diffusée le 28 janvier


Alliot-Marie dénonce
"les violences des extrémistes
se réclamant du judaïsme"


Dans une interview à la Croix, Michèle Alliot-Marie considère que « certains ont une conception archaïque de la laïcité » et que « certaines modalités de la loi de 1905 qui créent des entraves à l’exercice des cultes doivent être adaptées ».
Interrogée sur l’inquiétude de la communauté juive face aux actes antisémites, la ministre de l’intérieur en charge des cultes répond : « Les autorités juives elles-mêmes reconnaissent que, grâce aux efforts faits depuis cinq ans, notamment en matière de sécurisation des bâtiments communautaires, les choses ont changé. Il faut bien sûr être vigilant. Je sais et je comprends la sensibilité de la communauté juive à ce sujet. J’y suis très attentive. Dans les cas les plus récents, deux au moins étaient le fait de gens qui sortaient d’hôpitaux psychiatriques. Les autorités juives sont conscientes aussi que des actes de violence peuvent être commis par des petits groupes d’extrémistes se réclamant du judaïsme. Dans un cas comme dans l’autre, c’est intolérable. »

LAÏCITE
Source : lemonde.fr en ligne le 28 janvier


Le président du Conseil du culte musulman,
M. Boubakeur, propose un "moratoire"
sur la loi de 1905


A l'issue d'une réunion de son conseil d'administration, dimanche 27 janvier, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a fixé au 8 juin la date des prochaines élections destinées à renouveler les représentants régionaux et nationaux de l'islam de France.
Pour ce troisième processus électoral depuis 2003, date de la création des instances musulmanes représentatives sous l'impulsion du ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, les diverses composantes du CFCM sont toujours aussi clivées selon les nationalités d'origine et les courants incarnés par leurs responsables.

Quatre candidats se sont mis sur les rangs pour assurer la présidence du CFCM. Les deux poids lourds et rivaux, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, président du conseil depuis son origine, et Fouad Alaoui, vice-président de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) et du CFCM, seront en concurrence avec Haydar Demiryurek, secrétaire général du conseil, représentant d'une partie des Turcs de France, hypothétique candidat de compromis, et avec un représentant marocain, dont le nom n'est pas encore connu.
Paralysé par des querelles de personnes et une incapacité à parvenir à des décisions collégiales, le CFCM, cinq ans après sa création, présente un maigre bilan, si l'on excepte l'installation des aumôniers militaires et pénitentiaires. Annoncée en octobre, la Fondation des œuvres de l'islam, censée permettre le financement transparent des mosquées et présidée par M. Boubakeur, est au point mort.
Faute d'impulsion nationale, nombre de conseils régionaux du culte musulman (CRCM) peinent à mettre en œuvre une organisation de l'islam local efficace. Le CFCM n'a pas su non plus gagner son autonomie par rapport aux pouvoirs publics qui l'ont mis en place. Ces derniers, attachés à la pérennité d'une instance "représentative", demeurent actifs dans son fonctionnement.


"TROP FRILEUX"

Face à un tel bilan, les représentants du CFCM se disent convaincus de la "nécessité d'opérer une évolution notoire des structures du CFCM et des CRCM". De manière inédite, les candidats se sont engagés à présenter un programme d'ici à quelques semaines. Ils pourraient profiter du climat provoqué par les propos récents du chef de l'Etat sur l'importance qu'il entend donner aux religions dans la société pour pousser leur avantage.
Interrogé par Le Monde, M. Boubakeur lance l'idée d'un "moratoire de dix ou vingt ans" sur la loi de 1905, qui interdit tout financement public des lieux de culte, afin d'opérer un "rattrapage" des besoins de l'islam. "Il faut donner un peu de respiration aux associations qui gèrent les lieux de culte", juge-t-il.
Convaincu que "c'est aux fidèles de financer les mosquées", M. Alaoui, de l'UOIF, s'engage, lui, "à faire fonctionner le CFCM pour qu'il sorte de sa léthargie". "Le CFCM a été trop frileux sur les sujets de société alors même que la République est aujourd'hui moins frileuse envers les religions", constate-t-il.
Au final, le choix, éminemment politique, du "représentant des musulmans de France" pourrait pourtant se jouer, comme en 2003 et 2005, sur la personnalité des candidats. Sans illusion sur le processus électoral enclenché dimanche, certains responsables du CFCM assurent déjà qu'en cas de blocage sur la désignation du président, l'arbitrage se fera à l'Elysée.


Stéphanie Le Bars

ÇA,CEST
DU SPORT!
Source : yahoofrance.sport en ligne le 26 janvier


ERLICH / RAM



Titre de la rédaction
de Diasporablog :


PREMIERE GRANDE VICTOIRE
DANS UN TOURNOI
DU GRAND CHELEM
DU TENNIS ISRAELIEN



Open d'Australie:
la paire israélienne remporte
le double hommes


MELBOURNE (Reuters) - La paire israélienne Jonathan Erlich-Andy Ram a remporté samedi 7-5 7-6 (7-4) la finale du double messieurs de l'Open de tennis d'Australie face aux Français Arnaud Clément et Michaël Llodra.
C'est la première fois qu'une paire israélienne remporte un titre du Grand Chelem.
Vendredi, dans la finale du double dames, l'Israélienne
Shahar Peer et la Biélorusse Victoria Azarenka avaient dû s'incliner face aux Ukrainiennes Alona et Kateryna Bondarenko.
La finale du double hommes, qui suivait celle du simple dame remportée par la Russe
Maria Sharapova face à la Serbe Ana Ivanovic, avait dû être interrompue lors du premier set en raison d'une violente averse sur la Rod Laver Arena, alors qu'Erlich et Ram menaient 4-2.
Le toit installé, le match avait pu reprendre une demi-heure plus tard, les deux Français, victorieux à
Wimbledon, faisant alors preuve de plus de mordant, mais les Israéliens empochaient finalement ce premier set 7-5.
Dans la deuxième manche, les Israéliens avaient la possibilité de prendre une avance 5-3 mais Clément et Llodra revenaient pour mener 6-5 avant que leurs adversaires ne l'emportent au tie-break.


Greg Stutchbury,

version française :
Guy Kerivel

PASSERELLE
Source : la newsletter d'Israël Magazine
diffusée le 28 janvier


Intifada 2000

Le procureur général de l'Etat d'Israël, Meni Mazouz, a annoncé hier l'abandon définitif des poursuites à l'encontre des policiers qui avaient tué douze Arabes israéliens et un Palestinien lors de la répression de manifestations au début de l'Intifada en octobre 2000. Le conseiller juridique du gouvernement qui tient le rôle de procureur de l'Etat, a annoncé publiquement qu'il n’existait pas de preuves suffisantes pour inculper les policiers. Des représentants de la minorité arabe ont évidemment vivement dénoncé l’ “impunité" dont ont bénéficié les policiers, annonçant une réunion du Comité de suivi qui regroupe l'ensemble des édiles arabes israéliens pour décider des réactions. Le député arabe israélien, Jamal Zahalka (Balad), a contesté la décision de Meni Mazouz et a affirmé qu’Israël blanchit ainsi le meurtre de nos enfants.. Il a appelé la Commission supérieure de suivi des Arabes israéliens à envoyer une délégation officielle à l'Onu pour porter plainte contre l'Etat d'Israël…

LESPRIMAIRES
AUXETATSUNIS
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 28 janvier



Le sénateur Edward Kennedy va soutenir Barack Obama
28.01.08 08h02
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Consultez les dépêches vidéo des agences AFP et Reuters, en français et en anglais. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts

WASHINGTON (Reuters) - Le sénateur du Massachusetts Edward Kennedy va apporter lundi son soutien à la candidature de Barack Obama à l'investiture démocrate, ont rapporté des sources au sein du parti de l'âne.
Selon une source proche du sénateur, "Ted" Kennedy, le plus jeune frère de John F. Kennedy, devrait en faire l'annonce à l'Université américaine à Washington.

Il sera accompagné par sa nièce, Caroline Kennedy, la fille du président assassiné, qui a déjà apporté son soutien au sénateur de l'Illinois.
Elle a écrit dimanche dans une tribune publiée dans le New York Times : "Je n'ai jamais eu un président qui m'a inspiré de la façon dont les gens m'ont dit que mon père les avait inspiré. Mais pour la première fois, je pense avoir trouvé l'homme qui pourrait être ce président - pas seulement pour moi mais pour une nouvelle génération d'Américains".
La désignation du candidat du Parti démocrate pour l'élection présidentielle de novembre divise le clan Kennedy.
Kathleen Kennedy Townsend, fille du sénateur Robert F. Kennedy et ex-gouverneur adjoint du Maryland, s'est ralliée à la sénatrice de New York Hillary Clinton.
"Je respecte la décision de Caroline et de Teddy mais j'ai fait un choix différent", explique Kathleen Kennedy Townsend dans un communiqué.
"Bien que j'admire énormément le sénateur Obama, je connais Hillary Clinton depuis plus de 25 ans et j'ai vu de moi-même comment elle obtenait des résultats. En tant que femme, responsable et personne de conviction, je pense qu'Hillary Clinton serait le meilleur choix possible pour la présidence", ajoute-t-elle.


Joanne Allen,


version française :
Gwénaelle Barzic

LESPRIMAIRES
AUXETATSUNIS
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 28 janvier



Le sénateur Edward Kennedy va soutenir Barack Obama
28.01.08 08h02
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WASHINGTON (Reuters) - Le sénateur du Massachusetts Edward Kennedy va apporter lundi son soutien à la candidature de Barack Obama à l'investiture démocrate, ont rapporté des sources au sein du parti de l'âne.
Selon une source proche du sénateur, "Ted" Kennedy, le plus jeune frère de John F. Kennedy, devrait en faire l'annonce à l'Université américaine à Washington.

Il sera accompagné par sa nièce, Caroline Kennedy, la fille du président assassiné, qui a déjà apporté son soutien au sénateur de l'Illinois.
Elle a écrit dimanche dans une tribune publiée dans le New York Times : "Je n'ai jamais eu un président qui m'a inspiré de la façon dont les gens m'ont dit que mon père les avait inspiré. Mais pour la première fois, je pense avoir trouvé l'homme qui pourrait être ce président - pas seulement pour moi mais pour une nouvelle génération d'Américains".
La désignation du candidat du Parti démocrate pour l'élection présidentielle de novembre divise le clan Kennedy.
Kathleen Kennedy Townsend, fille du sénateur Robert F. Kennedy et ex-gouverneur adjoint du Maryland, s'est ralliée à la sénatrice de New York Hillary Clinton.
"Je respecte la décision de Caroline et de Teddy mais j'ai fait un choix différent", explique Kathleen Kennedy Townsend dans un communiqué.
"Bien que j'admire énormément le sénateur Obama, je connais Hillary Clinton depuis plus de 25 ans et j'ai vu de moi-même comment elle obtenait des résultats. En tant que femme, responsable et personne de conviction, je pense qu'Hillary Clinton serait le meilleur choix possible pour la présidence", ajoute-t-elle.


Joanne Allen,


version française :
Gwénaelle Barzic

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Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
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Le sénateur Edward Kennedy va soutenir Barack Obama
28.01.08 08h02
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WASHINGTON (Reuters) - Le sénateur du Massachusetts Edward Kennedy va apporter lundi son soutien à la candidature de Barack Obama à l'investiture démocrate, ont rapporté des sources au sein du parti de l'âne.
Selon une source proche du sénateur, "Ted" Kennedy, le plus jeune frère de John F. Kennedy, devrait en faire l'annonce à l'Université américaine à Washington.

Il sera accompagné par sa nièce, Caroline Kennedy, la fille du président assassiné, qui a déjà apporté son soutien au sénateur de l'Illinois.
Elle a écrit dimanche dans une tribune publiée dans le New York Times : "Je n'ai jamais eu un président qui m'a inspiré de la façon dont les gens m'ont dit que mon père les avait inspiré. Mais pour la première fois, je pense avoir trouvé l'homme qui pourrait être ce président - pas seulement pour moi mais pour une nouvelle génération d'Américains".
La désignation du candidat du Parti démocrate pour l'élection présidentielle de novembre divise le clan Kennedy.
Kathleen Kennedy Townsend, fille du sénateur Robert F. Kennedy et ex-gouverneur adjoint du Maryland, s'est ralliée à la sénatrice de New York Hillary Clinton.
"Je respecte la décision de Caroline et de Teddy mais j'ai fait un choix différent", explique Kathleen Kennedy Townsend dans un communiqué.
"Bien que j'admire énormément le sénateur Obama, je connais Hillary Clinton depuis plus de 25 ans et j'ai vu de moi-même comment elle obtenait des résultats. En tant que femme, responsable et personne de conviction, je pense qu'Hillary Clinton serait le meilleur choix possible pour la présidence", ajoute-t-elle.


Joanne Allen,


version française :
Gwénaelle Barzic

dimanche, janvier 27, 2008

PASSERELLE
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 27 janvier



Des échauffourées font huit morts à Beyrouth

par Laïla Bassam


BEYROUTH (Reuters) - Huit personnes ont été tuées par balles dimanche à Beyrouth, au cours de violences qui comptent parmi les plus graves depuis la fin de la guerre civile libanaise en 1990.
Selon une source proche de l'opposition, ces victimes étaient membres soit du Hezbollah, soit du mouvement chiite Amal. En outre, au moins 29 personnes ont été blessées.

Les échauffourées ont gagné en intensité après la mort d'un premier militant, membre du mouvement chiite Amal, alors que l'armée intervenait pour disperser une manifestation organisée contre les coupures de courant.
L'armée, considérée comme neutre dans la crise politique qui oppose le gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora, soutenu par l'Occident, et l'opposition pro-syrienne, a dit enquêter pour déterminer qui était à l'origine du premier tir.
D'autres tirs nourris ont été entendus par la suite et des hommes en armes ont été vus dans les rues avoisinantes. Des véhicules ont été incendiés et les manifestations se sont propagées au-delà de la capitale, gagnant des villages chiites du sud du pays et de la vallée de la Bekaa, dans l'Est.
Dans Beyrouth, des protestataires ont dressé des barrages à l'aide de pneus enflammés. Les manifestants ont bloqué plusieurs grandes artères, dont celle qui mène à l'aéroport.


RÉUNION MINISTÉRIELLE AU CAIRE

Le mouvement Amal, que dirige le président du parlement Nabih Berri, a appelé ses partisans à cesser de manifester. "Nous n'avons rien à voir avec cette action. Nous appelons les gens à ne pas réagir. Nous les appelons à se retirer des rues", a déclaré à Reuters un responsable d'Amal, Ali Hassan Khalil.
Le mouvement Amal fait partie d'une alliance d'opposition qui, depuis plus d'un an, réclame davantage de pouvoir au gouvernement Siniora.
L'armée s'est déployée quant à elle dans le secteur des échauffourées, Mar Makhaeïl, situé dans le sud de Beyrouth, près du lieu d'une fusillade - Aïn Roummaneh - qui déclencha la guerre civile de 1975-90.
A Aïn Roummaneh, une grenade a fait sept blessés et des voitures ont été incendiées.
Les heurts de dimanche se sont produits alors que les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe étaient réunis au Caire pour trouver une formule permettant l'élection d'un nouveau président.
Le Liban n'a plus de chef d'Etat depuis novembre en raison des désaccords entre la majorité et l'opposition, même si les deux camps se sont entendus sur le nom du général Michel Souleimane, le chef de l'armée, réputé pour sa neutralité dans le conflit politique.



Version française :
Jean-Stéphane Brosse et Eric Faye

PASSERELLE
Source : la newsletter d'Infolive.TV
diffusée le 27 janvier


Mahmoud Abbas optimiste.
"Les négociations seront terminées avant la fin 2008"

Le premier ministre israélien Ehoud Olmert et le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas ont décidé de se rencontrer ce dimanche à Jérusalem, quelques jours seulement après une rencontre innatendue à Ramallah entre Mr Abbas et certains députés du parti Kadima. Malgré des tensions évidentes en raison des récents développements survenus dans la bande de Gaza, le président palestinien a renouvellé ses espoirs d'arriver à la conclusion d'un accord avant la fin de l'année 2008.

BIENVENUE
A...

LA FRATERNITE DES JUIFS NOIRS
DE FRANCE

C'est un évènement qui fera date. Quelques centaines de Noirs originaires des cinq continents et des Iles françaises du Pacifique viennent de se réunir auour d'une structure : la Fraternité des Juifs Noirs de France. Ils sont Noirs et fortement attachés à leur foi juive. Qu'ils soient juifs en ligne direct ou convertis! Ils revendiquent leur pleine appartenance à la communauté juive française et souhaitent qu'ils soient reconnus comme membre à part entière de cette communauté.
A la tête de cette initiative qui, parrions-le, ne manquera pas de susciter maints interrogations et débats au sein de la communauté juive, institutionnelle en particulier, Edouard Nduwa, français d'origine congolaise, converti au judaïsme depuis de nombreuses années, qui, actuellement, est le Secrétaire Général du Conseil Représentatif des Associations Noires en France.
Diasporablog est heureux que notre ami Edouard -Guershon est son prénom hébraïque- Nduwa ait choisi notre blog pour présenter son association et s'engage à ses côtés et aux côtés de la communauté juive noire de France, et d'ailleurs pour ses droits à la reconnaissance de son identité juive.

Bernard Koch


***** ***** ***** ***** ***** ***** ***** ***** ***** ***** ***** ***** *****



Pour une histoire des juifs noirs de France

Site : www.fjn.123.fr
Contact : guershonn@yahoo.fr

L’histoire du judaïsme français fait l’objet d’un renouveau très net depuis quelques années.
Depuis quelques années, la communauté juive de France voit un nombre des juifs noirs accroître dans les différentes synagogues. Pourtant, les juifs noirs vivant en France sont pratiquement invisibles. Il est sans doute intéressant et utile de s’interroger sur les raisons de cet angle mort dans la communauté juive.

L’histoire de juifs noirs est un champ actif de recherche dans de nombreux pays du monde mais en France, elle demeure à l’écart, et même, très largement minimisée. Il est certes, des voix de grande qualité qui s’élèvent, mais elles sont isolées.
Seulement, ils ne viennent pas tous d’Afrique mais plusieurs avaient transité par Israël. L’enjeu de l’analyse de cette question ne consiste pas seulement à examiner sous des angles nouveaux le fait social, mais aussi à réintégrer l’aspect dans l’histoire du judaïsme français dans ses marges. Car il n’existe pas d’un côté une "communauté juive blanche et une autre qui serait noire". La réalité d’une communauté juive serait celle , dans laquelle tout juif aurait sa place comme c’est le cas aux Etats-Unis et Londres où la communauté juive a une place centrale dans les représentations.
Autrement dit, la question de l’existence d’une "communauté juive" ne va pas de soi, puisqu’elle regroupe des groupes de personnes très hétérogènes les uns aux autres (avec des temporalités historiques très différentes).
On peut donc estimer qu’une meilleure visibilité des juifs noirs de France passe par leur meilleure visibilité dans la communauté, et donc par l’invention de formes de prise en compte appropriées. La "communauté pour tous". Car cette catégorie de population n’est pas une « communauté » organisée à part. A l’évidence, la proximité épidermique ne signifie à priori ni monolithisme ni similarité des vues ni connivence naturelle au sein de la communauté juive comme dans l’ensemble de la population française. A contrario, si les origines géographiques qui la traversent peuvent se chevaucher dans certaines circonstances sociales, ils ne s’ignorent pas moins superbement pour autant dans la vie quotidienne.
Cette population n’en constitue pas moins un groupe virtuel sans disposer encore pour autant d’un construit symbolique qui le rendrait reconnaissable à travers des signes stables rendant identifiable le contenu d’une identité commune . L’ « invisibilité » des juifs noirs peut être rapportée à la conjonction d’un double phénomène : d’une part, son déficit de reconnaissance symbolique par la communauté saisie globalement ; d’autre part, la vulnérabilité de ses membres à l’égard d’un processus d’assignation de rôles dévalorisés rendus possibles par des mécanismes de relégation et/ou d’exclusion sociales. Sur le premier plan, cette population est majoritairement perçue comme un corps social étranger à la communauté juive, encore largement appréhendée.


Nduwa Guershon





PASSERELLE
Source : la newsletter de Guysen International News
distribuée le 26 janvier


Le rapport annuel sur l'antisémitisme dans le monde sera présenté au cabinet ministériel ce dimanche. Réalisé par l'agence juive et une commission gouvernementale, ce rapport met en évidence une hausse des incidents antisémites en 2007, en Allemagne, en Australie, aux Etats-Unis et en Ukraine.


La population des aigles du nord d'Israël est en voie de disparition, et l'Office de protection de la nature a lancé un projet pour y parer. Des gardes-forestiers vont pendant un an retirer les oeufs dans les nids d'aigles de la région de Gamla, afin d'encourager la procréation de ces rapaces. Les oeufs seront placés en couveuse au zoo biblique de Jérusalem, et l'Office de la nature espère ainsi doubler le nombre d'aiglons à naître. Les aigles naturellement pondent de nouveaux oeufs lorsqu'ils ne retrouvent plus les leurs.

Le Hamas serait en contact avec l'Egypte et l'Autorité palestinienne pour résoudre la crise à Gaza. Selon le chef du bureau politique de l'organisation terroriste, Khaled Mechaal cité par le journal Asharq al-Awsat, le Hamas serait prêt à restituer à Mahmoud Abbas le contrôle des institutions de Gaza et voudrait que le Fatah soit en charge des points de passage autour de la zone côtière.

Les ravages du froid : deux sans-abris ont péri dans un incendie, alors qu'ils s'étaient réfugiés dans un bâtiment à Richon Letzion pour échapper au froid. Les circonstances de l'incendie n'ont pas encore été élucidées. (Guysen.International.News)

LESPRIMAIRES
AUXETATS-UNIS
Source : lemonde.fr avec l'AFP et l'Agence Reuters
en ligne le 27 janvier



Etats-Unis :
Barack Obama remporte la primaire
de Caroline du Sud


Le sénateur de l'Illinois Barack Obama a remporté largement, samedi 26 janvier, la primaire démocrate de Caroline du Sud. Il s'est imposé avec 55 % des suffrages, devant Hillary Clinton (27 %) et John Edwards, natif de Caroline du Sud (18 %), un résultat qui dépasse largement les prévisions.
Barack Obama remporte sa deuxième victoire après l'Iowa le 3 janvier, devant Mme Clinton, qui a obtenu le New Hampshire et le Nevada. Cette victoire donne un nouvel élan à la campagne d'Obama en vue du "Super Tuesday" le 5 février, où 22 Etats, dont la Californie, le New Jersey et New York, sont appelés à se prononcer.
Le jeune élu a balayé samedi les critiques "des cyniques qui croient que ce qui a commencé dans les neiges de l'Iowa était juste une illusion". "Nous formons la coalition d'Américains la plus diversifiée que nous ayons vue depuis longtemps", a déclaré M. Obama ovationné par plus d'un millier de partisans rassemblés samedi soir dans le Centre de convention à Columbia, la capitale de l'Etat.


"VOTE NOIR" DÉTERMINANT

Hillary Clinton a appelé Obama pour le féliciter et a quitté la Caroline du Sud pour se rendre dans le Tennessee, un des 22 Etats qui voteront le 5 février."Désormais les yeux du pays sont tournés vers le Tennessee et les autres Etats qui voteront le 5 février", a-t-elle déclaré à Nashville. "Des millions et des millions d'Américains vont avoir la chance de faire entendre leur voix (...)".
D'après des sondages de sortie des urnes, Obama a été plébiscité par quatre électeurs noirs sur cinq, dans un Etat où ils représentent la moitié des électeurs démocrates. Il a également été choisi par un quart des électeurs blancs, un score plus élevé que prévu.
Edwards qui avait accusé ses deux concurrents d'immaturité et avait fait diffuser des publicités qui le présentaient comme le seul adulte à briguer l'investiture démocrate, a été sévèrement battu dans l'Etat où il est né. Ancien sénateur de Caroline du Nord, il avait décroché la victoire dans cet Etat en 2004.Le taux de participation a atteint un record : plus de 500 000 personnes ont pris part à ce scrutin.

DERNIERE
MINUTE
Source : infolive.TV


Deux attentats simultanés à Jérusalem:
1 mort et 3 blessés. Le Fata'h promet de nouvelles attaques.

samedi, janvier 26, 2008

PASSERELLE
Source : lemonde.fr en ligne le 26 janvier


Georges Habache,
le fondateur du Front populaire
de libération de la Palestine, est mort




Georges Habache, le fondateur du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) est décédé samedi 26 janvier à Amman, où il résidait depuis 1992. Il avait 81 ans. Georges Habache avait abandonné son poste de secrétaire général du FPLP, mouvement radical nationaliste, en juillet 2000 après avoir dirigé l'organisation pendant plus de trente ans.

Personnage charismatique, il a longtemps été le plus populaire des dirigeants historiques du mouvement de libération nationale palestinien. Sa popularité a rejailli sur l'ensemble de son mouvement, et ce malgré ses dérives terroristes dans les années 1970. Médecin chrétien palestinien, formé à l'Université américaine de Beyrouth, il avait abandonné sa profession d'origine pour se consacrer à une lutte sans merci contre l'Etat d'Israël et les pays occidentaux, marquée notamment par plusieurs détournements d'avions.
Victime en janvier 1992 d'une hémorragie cérébrale, il avait été hospitalisé quelques jours en France, ce qui avait provoqué un important scandale à l'époque. Nous republions le portrait qu'avait alors dressé de lui "Le Monde".


Georges Habache, le chef du "front du refus"

Convaincu de la nécessité de mener jusqu'au bout la lutte pour récupérer la patrie perdue, Georges Habache a toujours personnifié le " front du refus " au sein du mouvement palestinien. Toute son action politique a été caractérisée par le rejet du compromis. Il a su, à l'occasion, faire des concessions, mais elles étaient le plus souvent de pure forme. Désabusé par la défaite arabe de juin 1967, il s'est déclaré en faveur du marxisme, de la "guerre populaire" contre Israël et de la révolution dans le monde arabe, attribuant à ses origines bourgeoises et à sa culture anglo-saxonne son anti-communisme antérieur.
Issu d'une famille de commerçants chrétiens grecs orthodoxes, Georges Habache est né à Lydda en 1926. Il a vingt-deux ans au moment de la création de l'Etat d'Israël. Il assiste alors à l'expulsion des habitants arabes de Lydda, parmi lesquels les membres de sa famille. Profondément marqué, il entame une activité militante à l'Université américaine de Beyrouth où il est étudiant en médecine. Participant à des manifestations où plusieurs de ses camarades sont tués, il est déjà un meneur d'hommes. Ce qui ne l'empêche pas d'être premier de sa promotion lorsqu'il obtient en 1951 son diplôme de docteur en médecine.
Avec d'autres étudiants Hani Al Hindi (syrien), Ahmed El Khatib (koweïtien) et Wadih Haddad (palestinien), il fonde le Mouvement des nationalistes arabes (MNA). Les membres-fondateurs du MNA se dispersent pour fonder des branches en Irak, en Syrie, en Jordanie, au Koweït et à Aden. Ainsi se retrouve-t-il, en 1952, à Amman. Il y crée une école pour les réfugiés et un "dispensaire du peuple" où il exerce comme pédiatre jusqu'en 1957. Il essaie de mener une activité politique légale en se présentant aux élections législatives jordaniennes de 1956. Il est battu. La proclamation de la loi martiale en Jordanie en avril 1957 l'oblige à entrer dans la clandestinité : plusieurs attentats à la bombe ayant été attribués au MNA, il est condamné à trente-trois ans de prison par contumace.


DÉTERMINATION ET RIGIDITÉ

La proclamation de l'union syro-égyptienne, en février 1958, lui procure un refuge, et il séjourne durant cinq ans à Damas, se réclamant du nassérisme, comme tout bon unioniste arabe de l'époque. Les relations s'étant détériorées en 1963 entre nassériens et baassistes, ces derniers ayant dans l'intervalle pris le pouvoir à Damas, Georges Habache se rend à Beyrouth. C'est en décembre 1967 seulement que son activité prend un caractère exclusivement palestinien. De retour à Damas, il fonde le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) issu de la fusion de trois organisations : les Héros du retour, les Jeunesses de la vengeance et le Front de libération de la Palestine d'Ahmed Jibril.
Le FPLP, dont Georges Habache est le secrétaire général, va subir plusieurs scissions, les principales étant celles décidées par Ahmed Jibril et Nayef Hawatmeh. Dans quelle mesure l'autoritarisme d'un Habache a-t-il été à l'origine de ces brouilles ? Sa détermination farouche et sa rigidité lui ont, en tout cas, valu beaucoup d'ennemis. La création du FPLP a de toute façon marqué pour Georges Habache le passage du combat politique, orienté vers l'unité arabe, à l'action violente pour libérer la Palestine. Son hostilité aux régimes arabes leur quasi-totalité, puisqu'il se détachera même de Nasser après que celui-ci eut accepté le plan Rogers de désengagement, en juillet 1970 est accentuée par son arrestation à Damas, en mars 1968.


"LE DOIGT SUR LA GÂCHETTE"

C'est à ce moment qu'il dénonce la coopération avec les gouvernements arabes, lançant ses fameux slogans : "La route de Tel-Aviv passe par Amman et Beyrouth" ; "La lutte palestinienne a besoin, pour triompher, d'un Hanoï arabe". Aussi ne trouvera-t-il d'autres soutiens qu'en Irak et en Libye. Les pays communistes, bien qu'ils l'aient accueilli à plusieurs reprises, ne lui étaient pas non plus très favorables. Les Soviétiques avaient lancé en 1974 une campagne contre lui le traitant de "pseudo-révolutionnaire", mais ils avaient modifié leur attitude à son égard après son ralliement en 1979 au principe des deux Etats, l'un juif, l'autre arabe, en Palestine.
En 1969, Georges Habache s'installe de nouveau à Amman ; la résistance palestinienne y est toute puissante et lance sa tactique controversée au sein de l'OLP des détournements d'avions et des commandos suicides contre des objectifs, même étrangers, pour peu qu'ils soient liés à Israël. Ce type d'opérations culmine avec le triple détournement vers Amman, en septembre 1970, qui provoque la riposte du roi Hussein. Celui-ci lance son armée à l'assaut des fedayins. La résistance est liquidée en Jordanie et se replie sur Beyrouth. Et c'est en 1972 que Habache annonce qu'il renonce aux détournements d'avions, expliquant que ces opérations ayant atteint leur objectif, elles n'ont plus de raison d'être. Mais il demeure, au sein de l'OLP, l'homme intransigeant qui dénonce toutes les "capitulations", s'opposant avec acharnement tant à une participation palestinienne à une solution négociée de la crise du Proche-Orient qu'à la création d'un mini-Etat palestinien. Après la guerre d'octobre 1973, il se retire du comité exécutif de l'OLP (juin 1974) et menace de s'en séparer si la centrale palestinienne doit approuver une conférence de paix à Genève. Cinq ans plus tard, cependant, il se rallie aux thèses de Yasser Arafat pour une " solution transitoire " et autorise ses représentants à siéger au sein du comité exécutif.

La guerre du Liban, qui aboutit à un contrôle du pays par l'armée syrienne, réduit la marge de manoeuvre de M. Habache au sein de l'OLP et ses possibilités d'action hors de celle-ci. Au cours des années 80, sous la houlette de Yasser Arafat, l'OLP va modérer peu à peu sa position jusqu'à ce qu'en 1988 les Etats-Unis acceptent de nouer officiellement un dialogue avec la centrale palestinienne. Georges Habache proteste vivement, mais évite la rupture, de même lorsque l'OLP avalisera la participation d'une délégation palestinienne à la conférence de paix de Madrid. Durant la crise du Golfe, il consent à se rendre à Amman, pour la première fois depuis le " septembre noir " de 1970, et à rencontrer son vieil ennemi, le roi Hussein. Mais il n'a rien perdu de sa virulence. Alors, dénonçant la coalition anti-irakienne, il déclare notamment : "Nous avons le doigt sur la gâchette pour ouvrir le feu sur les intérêts américains et occidentaux..."
Entre autres méfaits, les Israéliens accusent le FPLP d'avoir commandité l'attentat à l'aéroport de Lod-Tel Aviv, commis en 1972 par trois terroristes japonais (vingt-six morts), d'avoir ordonné l'attaque contre des passagers d'El Al à Orly en 1978 (deux morts, dont un policier français), puis l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic, à Paris en 1980 (deux morts, soixante-dix blessés). Sans parler de l'assassinat de nombreux "collaborateurs" des Palestiniens modérés dans les territoires occupés, notamment Zafer el Masri, maire de Naplouse, en 1986 ("liquidation" revendiquée par le FPLP).
Les services secrets israéliens ont été jusqu'à détourner un avion deligne Beyrouth-Bagdad, en 1973, croyant le trouver à bord. Les gouvernements arabes n'étaient pas moins hostiles à son égard. Aussi la vie de Georges Habache, compliquée par un état de santé précaire depuis 1972, était-elle entourée d'un grand mystère et ses lieux de résidence inconnus. Basé à Damas ces dernières années, sa position est devenue d'autant plus délicate que son hôte, le président Assad, a rallié la coalition anti-irakienne aux côtés des Etats-Unis.

(article publié le 1er février 1992)


George Lucien

INFO
DERNIERE
Source : israelvalleys.com en ligne le 24 janvier

Titre de Diasporablog :
"NOUVELLE VICTOIRE DE L'INDUSTRIE ISRAELIENNE"


ISRAEL - FRANCE :
ORANGE lance la navigation GPS gratuite
avec l'israélien TELMAP

Par David Rosenfeld


Après l’accord historique signé cette semaine entre Renault-Nissan et l’Etat d’Israël, c’est au tour d’Orange de faire appel aux meilleures technologies israéliennes.
C’est donc avec le grand rival de TomTom que le 1er opérateur téléphonique français vient de signer. Telmap, installée à Herzliya, a été crée en 2000 et emploie désormais plusieurs centaines de personnes. Elle développe des logiciels de cartographie et de navigation pour téléphone portable.
Telmap s’est récemment distinguée en 2006 à Davos en étant désignée parmi les 3 sociétés israéliennes les plus en vue du Forum Economique Mondial, avec TheraVitae et BitBand Technologies.
Orange vient donc de lancer son service Map and Go cette semaine pour tous ses abonnés. Le logiciel Map and Go de Telmap est téléchargeable gratuitement jusqu’au 15 avril pendant la phase de test beta. Pour l’instant le service semble réservée aux SmartPhones les plus avancés (Nokia N95, HTC et BlackBerry).
Pas besoin donc de localisation via un récepteur satellite puisque la géolocalisation se fait par borne GSM. Pratique. Map and Go devrait être amené à remplacer le service propriétaire payant d’Orange Navigation.

PASSERELLE
Source : leparisien.fr en ligne le 26 janvier


Fofana comparaîtra devant
la cour d'assises des mineurs


Le parquet de Paris a requis vendredi le renvoi devant la cour d'assises des mineurs de Paris de Youssouf Fofana, le chef présumé du «gang des barbares» qui avait enlevé et torturé en février 2006, Ilan Halimi, un jeune Français de confession juive.Une trentaine de personnes, dont des jeunes femmes et de nombreux mineurs, sont mises en examen dans ce dossier. Nombre d'entre elles, dont Youssouf Fofana, sont toujours incarcérées. Le parquet, qui devait signer ses réquisitions vendredi soir, a demandé la mise en accusation de la majorité des mis en examen devant la cour d'assises des mineurs et le renvoi d'au moins un mineur de moins de seize ans devant le tribunal pour enfant.Les réquisitions doivent être adressées aux juges d'instruction Corinne Goetzmann et Baudoin Thouvenot, chargés du dossier, qui pourraient rapidement se prononcer sur le sort des mis en examen. Les parties auront ensuite la possibilité de faire appel de l'ordonnance des juges. Enlevé le 20 janvier 2006, Ilan Halimi avait été séquestré dans une cité de Bagneux (Hauts-de-Seine) par des membres du «gang» qui réclamaient une rançon à sa famille et proféraient des menaces de mort. Découvert le 13 février près de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de brûlures, le jeune homme, incapable de s'exprimer, devait décéder durant son transfert à l'hôpital.

vendredi, janvier 25, 2008

GAZA
Source : lenovelobs.com en ligne le 23 janvier


L'ONU exige l'arrêt des tirs de Gaza vers Israël


23 réactions

Le Conseil de sécurité, réuni à la demande de la Ligue arabe et à la suite du blocus de Gaza imposé par Israël, demande "la fin immédiate de tous les actes de violence dont les tirs de roquette sur le territoire israélien et toutes les mesures contraires à la loi internationale."

Le Conseil de sécurité de l'ONU demande, mercredi 23 janvier, dans une nouvelle version d'un projet de texte, "l'arrêt immédiat de tous les actes de violence" à Gaza et dans le sud d'Israël, dont les tirs de roquette contre l'Etat juif.Cette nouvelle mouture doit être discutée par les quinze ambassadeurs plus tard dans la journée. Elle devrait également exprimer "la profonde préoccupation du Conseil sur les récentes violences affectant Gaza et le sud d'Israël". Surtout, elle devrait exiger "la fin immédiate de tous les actes de violence dont les tirs de roquette sur le territoire israélien et toutes les mesures contraires à la loi internationale et mettant en danger des civils", une référence au blocus imposé par Israël dans la bande de Gaza depuis le 17 janvier.


Réunion d'urgence du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité de l'ONU avait entamé mardi une réunion d'urgence sur la crise humanitaire dans la bande de Gaza, alors qu'Israël avait allégé le blocus qu'il imposait depuis cinq jours à ce territoire palestinien en réponse à des tirs de roquettes.

La réunion a été organisée à la demande des pays arabes alors que la pression internationale monte face à ce que l'Union européenne a appelé une "punition collective" pour les 1,5 million d'habitants de Gaza."Le conseil de la Ligue arabe demande que des mesures appropriées soient prises par le conseil de sécurité pour mettre fin immédiatement à cette série d'attaques contre les nôtres, en particulier dans la Bande de Gaza", avait déclaré aux journalistes Riyad Mansour, l'observateur palestinien aux Nations unies.RésolutionRiyad Mansour et les ambassadeurs arabes auprès des Nations unies ont pressé le Conseil d'adopter une résolution pour exprimer son inquiétude sur la situation de Gaza et demander à Israël de rouvrir ses frontières. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé lundi le Premier ministre israélien à prêter la plus grande attention aux événements en cours dans la Bande de Gaza et dans le sud d'Israël.

Lundi, Gaza a été plongée dans le noir suite au bouclage imposé par Israël. La ville s'est retrouvée presque sans boulangeries, ni stations-service ouvertes, faisant craindre une crise humanitaire dans le territoire palestinien sous contrôle du Hamas.


Abbas appelle à poursuivre les pourparlers de paix

Dans ses premiers commentaires depuis le début de crise dans la Bande de Gaza, le président palestinien Mahmoud Abbas a assuré mardi, à Ramallah, qu'il fallait que les Palestiniens poursuivent les pourparlers de paix avec Israël. Selon lui, il ne servirait à rien d'arrêter les contacts avec l'Etat hébreu. "Au contraire, nous devrions intensifier nos contacts et nos réunions pour faire cesser les souffrances de notre peuple", a-t-il déclaré.Il a aussi condamné une nouvelle fois les tirs de roquettes depuis Gaza sur des villes israéliennes situées près de la frontière.Mahmoud Abbas a suggéré par ailleurs que son gouvernement prenne le contrôle de la partie palestinienne des points de passage de Gaza. Le refus d'Israël de traiter avec les responsables du Hamas avait en effet contribué à la décision de l'Etat hébreu de restreindre le flux des personnes et des biens entrant et sortant de la Bande de Gaza.Si le Hamas et Israël n'ont pas fait de commentaires, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a pour sa part estimé mardi que cette proposition valait la peine d'être étudiée.

PASSERELLE
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 25 janvier


L'Égypte colmate les brèches,
la tension remonte à Rafah

par Nidal al Moughrabi


RAFAH, bande de Gaza (Reuters) - Afin de mettre fin à l'afflux incontrôlé de Palestiniens sur son territoire, l'Egypte a entrepris de colmater les brèches ouvertes mercredi plus tôt dans le "mur" de métal et de béton qui la sépare de la bande de Gaza au niveau de la localité de Rafah.
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Des dizaines de milliers de Gazaouis ont profité mercredi et jeudi de ces "trouées" pratiquées à coup d'explosif par des activistes du Hamas pour aller faire des provisions de produits de toute nature faisant défaut dans le territoire palestinien soumis à un blocus renforcé d'Israël depuis une semaine.
Invitée de manière pressante par les Etats-Unis à "rétablir l'ordre" à cette "frontière internationale", l'Egypte a commencé vendredi à combler les brèches avec des barbelés, suscitant l'ire de la foule palestinienne que ses forces de sécurité ont dû contenir à coups de matraque, de canon à eau et de salves en l'air.
La tension à Rafah, où le terminal frontalier était fermé pratiquement en permanence depuis la prise de contrôle du territoire palestinien par le Hamas en juin, a en outre été alimentée par des raids nocturnes de l'aviation israélienne qui ont tué quatre responsable locaux du mouvement islamiste.
La "chute du mur" de Rafah a porté un coup aux efforts d'Israël et des Etats-Unis pour asphyxier le Hamas dans l'étroite bande côtière surpeuplée qui lui sert de "citadelle" et pour renforcer la main du président palestinien Mahmoud Abbas replié sur la Cisjordanie.


UN DILEMME POUR L'ÉGYPTE

Le chef de l'Autorité autonome palestinienne a réitéré jeudi sa proposition de prendre en charge le contrôle des frontières de Gaza, qu'Israël a conservé après le retrait de ses colons et soldats à l'été 2005, y compris au point de passage de Rafah dont l'ouverture dépend de son feu vert même si Tsahal n'y est plus présente.
L'offre d'Abbas, qui séduit les Occidentaux, a été rejetée jusqu'à présent par le Premier ministre israélien Ehud Olmert mais elle pourrait revenir sur la table dimanche lorsqu'il rencontrera le président palestinien pour évoquer la situation à la frontière entre l'Egypte et Gaza.
La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a accusé le Hamas d'être le premier responsable de la crise, estimant que le blocus de Gaza, qui a créé une "situation très difficile" pour ses habitants, résulte du refus du mouvement islamiste de prévenir les tirs de roquettes contre le territoire israélien.
Mais le chef de la diplomatie américaine a incité l'Egypte à y faire face avec responsabilité. "Je comprends qu'il s'agit d'une situation difficile pour elle, mais il s'agit d'une frontière internationale. Elle doit être protégée et je pense que l'Egypte comprend l'importance de le faire", a-t-elle dit lors d'une visite en Colombie.
Israël avait menacé quelques heures plus tôt de se décharger du sort de la bande de Gaza sur l'Egypte, laquelle se trouve devant un dilemme: elle ne veut pas paraître cautionner le blocus israélien; mais elle craint la contagion islamiste et ne tient pas à ce que son territoire serve de base à des éléments palestiniens incontrôlés.


"ILS PEUVENT FERMER LA FRONTIÈRE MAINTENANT"

Par haut-parleurs, les forces de sécurité égyptiennes ont annoncé vendredi aux Palestiniens que la frontière serait refermée à 13h00 GMT, bien que, de source égyptienne, on ait précisé que l'ordre de bouclage total n'avait pas encore été reçu.
"Pour le moment, il est encore difficile de contrôler totalement l'entrée des Palestiniens en raison du nombre de brèches par lesquelles ils passent", précise-t-on. Le Hamas a ainsi utilisé vendredi un bulldozer pour ouvrir une nouvelle trouée dans le mur.
"Nous pressons avec insistance nos frères égyptiens d'accepter un mécanisme permettant le passage légal et organisé des personnes et des marchandises par le point de passage de Rafah ", a déclaré Taher al Nono, porte-parole du gouvernement du Hamas.
Un responsable de la sécurité islamiste a fait état d'une coordination entre le Hamas et les forces égyptiennes pour prévenir toute violence et accorder un délai de 48 heures aux Palestiniens actuellement en Egypte - certains se sont rendus jusqu'à El Arich, à 80 km de là - pour regagner Gaza.
Certains Gazaouis ont achevé leurs emplettes. "J'ai acheté une moto, des cigarettes, des biscuits, des chips, du fromage et un petit groupe électrogène. J'estime qu'ils peuvent fermer la frontière, maintenant", affirmé Saïd al Helo, 38 ans.
Pour lui, qui déjà a regagné le territoire, "Gaza dispose maintenant d'assez de vivres pour tenir un mois". Mais ce n'est pas l'avis de Taher Nono: "Ce que les commerçants ont ramené d'Egypte est insuffisant pour compenser les pénuries des sept derniers mois."


Version française :
Marc Delteil

GAZA
Source : lenouvelobs.com en lign le 24 janvier

Titre de Diasporablog :
"SCANDALEUX!"


Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU
condamne Israël


L'instance onusienne demande à l'Etat hébreu de lever son blocus et d'arrêter les incursions militaires dans le territoire palestinien. La situation humanitaire ne cesse d'empirer.
D'après le vice-ministre de la Défense israélien, Matan Vilnai, Israël entend couper ses liens avec la bande de Gaza en conséquence des brèches que des Palestiniens ont ouvertes à l'explosif dans le mur métallique séparant le territoire de l'Egypte.(c) Reuters

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU condamne Israël, jeudi 24 janvier, pour ses activités dans la bande de Gaza. Il demande à l'Etat hébreu de lever son blocus et d'arrêter ses incursions militaires. La résolution du Conseil a été adoptée par 30 voix pour, 15 abstentions et 1 voix contre (avec 1 pays absent). En six sessions extraordinaires depuis sa création (en juin 2006), cette organisation a condamné Israël à quatre reprises.Cette réunion, entamée mercredi, s'est tenue à la demande de pays arabes et musulmans. Ils sont parvenus à réunir 21 signatures sur les 47 pays membres du Conseil. Tous les pays de l'Union européenne se sont abstenus, considérant que "le texte négligeait de mentionner les attaques de roquettes sur Israël". Abstention Le Canada est le seul pays à avoir voté contre le texte. Les Etats-Unis et Israël, eux, se sont abstenus d'assister à la séance, ouverte à tous les pays membres de l'ONU. Ce vote a lieu alors que la situation humanitaire ne cesse d'empirer dans la bande de Gaza. Jeudi des dizaines de milliers de Palestiniens de ce territoire continuaient de pénétrer en Egypte, après la destruction partielle à l'explosif de la clôture les séparant de ce pays. Depuis sa création en juin 2006, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a tenu six sessions extraordinaires en réaction à des situations d'urgence. Sur les quatre résolutions condamnant Israël, la première concernait la guerre au Liban et les trois autres la situation à Gaza. Les deux autres sessions extraordinaires ont été consacrées au Soudan et à la Birmanie.

PASSERELLE
Source : la newsletter d'Israël Magazine
diffusée le 25 janvier


Fonctionnaires en Israël…

Les résultats de l’enquête réalisée par le ministère des finances sur les salaires de la fonction publique en Israël, ont été publiés hier, jeudi, par le quotidien Maariv. Selon cette enquête, sur les 146 000 fonctionnaires d’Israël, un salaire mensuel supérieur à 25 000 shekels (4700 €) a été versé à plus de 1500 d’entre eux. Les mieux payés restent les cadres des hôpitaux au contraire des salariés de l’Education Nationale qui restent les moins bien rémunérés. Le salaire moyen d’un fonctionnaire est de 3982 shekels (720 €), alors que les hauts fonctionnaires perçoivent en moyenne 57 000 shekels par mois (10 000 €). Enfin 426 fonctionnaires ont reçu un traitement supérieur à celui d'un ministre, soit plus de 32 000 shekels ( 5800 € ) par mois, et 30 hauts fonctionnaires ont reçu un salaire supérieur à 50 000 shekels( 9500 €) par mois en 2006. Le salaire moyen d'un employé d'un ministère est de 11 637 shekels (2 000 €). 55 000 personnes sont employées dans un ministère. Il ressort également de l'enquête qu’une réelle disparité existe entre les salaires des femmes et des hommes employés dans la fonction publique. La différence de salaire est de 19% en moyenne. Enfin, les postes à responsabilité sont détenus en majorité par des hommes, tandis que les postes correspondant aux salaires les plus bas sont occupés par des femmes.

jeudi, janvier 24, 2008

GAZA
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 24 janvier



Israël dit vouloir se laver les mains
du sort de Gaza

par Adam Entous et Rebecca Harrison


JERUSALEM (Reuters) - Israël annonce son intention de se décharger du sort de Gaza sur l'Egypte puisque leur frontière commune est "tombée", une perspective rejetée aussi bien par le Hamas que par le président palestinien Mahmoud Abbas.
Des dizaines de milliers de Palestiniens de Gaza ont afflué ces dernières 48 heures côté égyptien par les brèches ouvertes à l'explosif mercredi avant l'aube dans le mur de métal de six mètres de haut séparant les deux territoires au niveau de la localité de Rafah.

L'armée israélienne n'est plus physiquement présente à cette frontière, mais celle-ci n'était pas censée ouvrir sans son feu vert. Le président égyptien Hosni Moubarak a justifié mercredi son ouverture par des raison humanitaires.
"Il faut comprendre que lorsque Gaza est ouvert de l'autre côté, nous en perdons la responsabilité. Nous voulons par conséquent nous en séparer", a affirmé jeudi le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï à la radio militaire.
Vilnaï a précisé qu'Israël voulait couper les ponts avec l'étroite bande côtière peuplée d'un million et demi d'habitants dont il avait évacué à l'été 2005 ses colons et son armée tout en gardant le contrôle de ses frontières.
Selon Vilnaï, l'effort de désengagement israélien prendra la forme d'un arrêt des fournitures en électricité, en eau et en médicaments "afin qu'elles proviennent d'une autre endroit"
"Nous ne sommes responsables qu'à partir du moment où il n'y pas de solution de rechange", a-t-il souligné, laissant entendre qu'il reviendrait désormais à l'Egypte de gérer la crise humanitaire à Gaza.
Un responsable militaire israélien a confirmé que l'Etat juif souhaitait que l'Egypte fournisse désormais les services et marchandises de base à Gaza et accueille les organisations humanitaires qui s'occupent du territoire.


"UN VIEUX PLAN"

"De facto, les Palestiniens de Gaza dépendent de plus en plus de l'Egypte pour leurs besoins et c'est ce que nous voulons", a-t-il confié à Reuters.
L'Egypte s'est abstenue pour le moment de commenter les propos de Vilnai, mais le ministère des Affaires étrangères a souligné que la situation actuelle à la frontière n'était que "temporaire".
Selon les instructions du président Moubarak, les forces de sécurité égyptiennes ont laissé les Gazaouis sans armes entrer pour "se nourrir et ramener des vivres" mais ceux-ci doivent ensuite regagner leur territoire.
De passage en Israël, le secrétaire d'Etat américain adjoint Nicholas Burns a réclamé que "l'ordre soit rétabli à la frontière" entre Gaza et l'Egypte et précisé que Washington était prêt à coopérer pour ce faire avec les autorités du Caire.
Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a déclaré qu'Israël ne saurait s'exempter de sa responsabilité "car la bande de Gaza reste un territoire occupé", dont Israël continue à contrôler les frontières avec son propre territoire.
Selon un collaborateur de Mahmoud Abbas, le désengagement annoncé d'Israël s'inscrit dans le cadre d'"un vieux plan visant à séparer Gaza du reste du corps palestinien" - la Cisjordanie - et qui met en péril le processus de paix.

Abbas a réitéré sa proposition tendant à ce que les forces de l'Autorité palestinienne qu'il préside prennent le contrôle des frontières de Gaza, une idée qu'Israël a déjà rejetée.
Pour sa part Ismaïl Haniyeh, chef du Hamas à Gaza, a proposé une rencontre commune au Caire avec les dirigeants égyptiens et Abbas pour trouver un accord sur le fonctionnement futur du point de passage de Rafah.
Malgré son "désengagement" de Gaza, Israël se réserve le droit d'y mener des incursions militaires. Le Premier ministre Ehud Olmert a réaffirmé mercredi que ses habitants ne pourraient mener une vie normale tant que des roquettes s'abattraient sur le sol israélien.



Version française :
Marc Delteil

LESREPORTAGES
D






LES PALESTINIENS DE GAZA CONTINUENT
D'AFFLUER VERS L'EGYPTE

PASSERELLE
Source : lemonde.fr en ligne le 21 janvier



Renault se lance dans la voiture électrique
en Israël

Israël sera-t-il le premier pays à faire de la voiture électrique une réalité à grande échelle ? Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, a signé, lundi 21 janvier à Jérusalem, en présence du président Shimon Pérès, un accord de coopération avec la société américano-israélienne Project Better Place pour faire rouler des voitures électriques dans l'Etat hébreu.

Le rôle de Project Better Place, créé en octobre 2007 par Shai Agassi, 39 ans, ancien numéro deux de l'allemand SAP, leader mondial des progiciels de gestion, est d'établir un réseau de bornes de recharge de batteries pour alimenter les voitures électriques fabriquées par Renault.
Le gouvernement israélien a lui aussi soutenu le projet. Il a fait voter une loi abaissant à 30 % la fiscalité sur l'achat de voitures propres. En temps normal, l'automobile est taxée à 72 % dans ce pays. Les autorités cherchent à réduire la facture pétrolière tout en souhaitant améliorer les conditions environnementales et sanitaires. Selon un rapport rendu par le ministère de la santé en octobre 2007, 1 250 citoyens israéliens meurent chaque année de cancers provoqués par la pollution environnementale.
"C'est la première fois qu'un système complet se met en place : un gouvernement qui offre un avantage fiscal, un opérateur qui met en place un système de recharge de batterie et un constructeur qui adapte un véhicule", se félicite Patrick Pelata, directeur général adjoint de Renault.
Lors du Salon automobile de Tokyo, M. Ghosn avait estimé que la commercialisation de masse de voitures électriques serait possible vers 2012 grâce aux progrès des batteries lithium-ion, plus sûres, moins chères et offrant davantage d'autonomie.
"Les premiers tests auront lieu cette année", explique M. Agassi, et le véhicule devrait être lancé mi-2011. "Il fera partie de la gamme Renault", indique M. Pelata. La voiture pourrait être assemblée à partir des modèles Mégane ou Kangoo. La batterie, elle, devrait être fabriquée par la coentreprise formée par Nissan et Nec. Elle offrira une autonomie d'environ 100 kilomètres en roulant dans des conditions "israéliennes", c'est-à-dire en milieu urbain et avec un usage intensif de la climatisation. Selon M. Pelata, Israël est le pays idéal pour commencer ce projet : "C'est un tout petit pays où circulent 1 million de véhicules et où 90 % de la population fait moins de 70 kilomètres par jour."
M. Agassi a imaginé un système calqué sur la téléphonie mobile. La batterie sera à la voiture ce qu'est la carte SIM au téléphone : l'automobiliste sera propriétaire de la voiture, mais louera la batterie. Lorsque cette dernière sera faible, le conducteur la chargera auprès d'un des 500 000 points de recharge répartis sur le territoire israélien. Il pourra aussi l'échanger. Selon M. Agassi, le coût annuel de la voiture électrique en frais de batteries serait de 60 euros par mois, alors qu'un automobiliste israélien dépense mensuellement en essence quelque 200 euros.
Dans un premier temps, Renault acheminera les voitures. en Israël. "La question de construire une usine se posera lorsque le seuil des 10 000 voitures par an sera dépassé", explique M. Pelata.

C'est en 2005 que M. Agassi, alors successeur désigné du PDG de SAP, Henning Kagermann, se met à plancher sur les ruptures technologiques à venir. Ses travaux le portent à réfléchir sur la voiture électrique. "J'ai rencontré Shimon Pérès et lui ai parlé de mon projet, il m'a convaincu de continuer, mais je devais trouver un constructeur pour qu'il aboutisse." M. Agassi envoie une lettre aux dirigeants des cinq plus grands constructeurs mondiaux. Renault et Toyota sont les seuls à répondre. Rendez-vous est pris au Forum de Davos, en janvier 2007. "Carlos Ghosn n'a pas été long à convaincre. Il cherchait un marché pour démarrer un tel projet. Il m'a dit : "Travaillons ensemble"", se souvient M. Agassi. Deux mois après, ce dernier claquait la porte de SAP.
M. Agassi, qui a levé 200 millions de dollars (136,7 millions d'euros), est persuadé que l'expérience israélienne pourra être dupliquée dans d'autres pays. En France, par exemple : "Nous avons eu quelques conversations et pensons pouvoir rencontrer prochainement le gouvernement."


Nathalie Brafman

GAZA
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 24 janvier


Le Hamas montre l'incapacité d'Israël
à dompter Gaza

par Adam Entous

JERUSALEM (Reuters) - Les islamistes du Hamas ont démontré l'incapacité d'Israël à mettre au pas la bande de Gaza en déverrouillant la frontière avec l'Egypte et en transformant le blocus israélien en désastre pour l'image de l'Etat juif.
L'objectif affiché d'Israël en resserrant la semaine dernière l'étau autour de Gaza était de faire cesser les tirs de roquettes des activistes palestiniens qui sèment la panique parmi la population juive vivant en lisière du fief du Hamas.


Mais devant le tollé international suscité par la crise humanitaire dans l'étroite bande côtière où s'entassent un million et demi de Palestiniens, Israël a dû faire machine arrière.
Dans le même temps, les activistes du Hamas ont fait sauter le mur métallique de six mètres de haut construit par Israël pour séparer Gaza de l'Egypte au niveau de Rafah, offrant aux Gazaouis une bouffée d'oxygène après plus de six mois de siège.
Aujourd'hui, l'électricité est revenue à Gaza, ses habitants vont et viennent par milliers à la frontière égyptienne et le chef du Hamas en exil jure que les tirs de roquettes se poursuivront.
L'Etat juif est tombé dans le piège du Hamas, estime Danny Ayalon, ancien ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis. "C'est un échec retentissant et une catastrophe en termes d'image. De plus, nous avons perdu notre pouvoir de dissuasion pour la prochaine fois."


"LE PRETEXTE QUE LE HAMAS CHERCHAIT"

Alors que l'Occident avait jusque-là fermé les yeux sur les mesures d'isolement prises par Israël depuis le coup de force du Hamas à Gaza, en juin, le spectacle de ce territoire surpeuplé plongé dans le noir a été la mesure de trop.
Selon Mouine Rabbani, de l'International Crisis Group, Israël a donné au Hamas "le prétexte qu'il cherchait" pour briser le siège.
Les milieux autorisés israéliens minimisent les derniers développements, soulignant que "si la situation peut sembler avoir empiré à première vue, Israël n'a pas perdu le contrôle de sa propre frontière".
Le général en retraite Shalom Harari, de l'Institut de lutte antiterrorisme de Herzliya, près de Tel Aviv, assure que la victoire du Hamas est de pure propagande et qu'elle aura pour avantage de contraindre l'Egypte à agir dans le sens souhaité par Israël.
Israël a récemment accusé l'Egypte de ne rien faire pour empêcher le trafic d'armes à sa frontière avec Gaza et verrait avec une certaine satisfaction l'afflux des Gazaouis en territoire égyptien contraindre les autorités du Caire à agir.
"Depuis des mois, Israël tire la sonnette d'alarme en disant aux Egyptiens: 'Attention, vous jouez avec le feu!', aussi ne suis-je pas sûr qu'Israël soit mécontent de ce qui se passe", confie David Makovsky, chargé du Proche-Orient au sein d'un institut de recherche de Washington.


ISRAEL VEUT COUPER LES PONTS

"L'idée est d'obtenir que l'Egypte assume un minimum de responsabilités pour ce qui se passe à sa frontière et peut-être même la responsabilité de Gaza", estimé Makovsky.
Un responsable militaire israélien a confirmé jeudi que l'Etat juif souhaitait que l'Egypte fournisse désormais les services et marchandises de base à Gaza et accueille les organisations humanitaires qui s'occupent du territoire.
"De facto, les Palestiniens de Gaza dépendent de plus en plus de l'Egypte pour leurs besoins et c'est ce que nous voulons", a-t-il confié à Reuters, en faisant part d'un désir israélien de couper les ponts avec le territoire.
La fermeture de la frontière était censée miner le soutien des Gazaouis au Hamas et préparer le terrain au rétablissement de l'autorité du président Abbas à Gaza, faisait valoir Israël aux responsables occidentaux.
Le mouvement islamiste est maintenant en mesure d'utiliser la situation à la frontière pour contraindre l'Egypte à conclure avec lui un accord bilatéral sur le fonctionnement futur du point de passage de Rafah, sa seule issue de secours face au blocus israélien.
Le Hamas est probablement convaincu que, désormais, il va être "politiquement impossible pour l'Egypte de le refermer de force", estime Mouine Rabbani.


Version française :
Marc Delteil

INFO
COM



La Ville de Fontenay-aux-Roses et le Comité d'entente des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, La Communauté Juive de Fontenay - Aux -Roses

ont souhaité ériger un monument en mémoire des victimes de la barbarie nazie. Cette sculpture, réalisée par l'artiste Fontenaisien Philippe Scrive, sera installée sur la Coulée verte à deux pas du RER, côté rue Robert Marchand.Visible par tous, elle sera mise en valeur par des panneaux qui informerontles promeneurs de sa présence et de sa signification. Ce nouveau monument participera ainsi du devoir de mémoire et sera donc le lieu privilégié pour commémorer chaque année les événements de notre histoire collective (rafle du Vel d'Hiv, journée de la déportation ...) L'inauguration de ce monument aura lieu symboliquement : le Dimanche 27 janvier 2008 à 11h00, date anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz. Il est donc du devoir des membres de notre Communauté d'assister en grand nombre, accompagnés des enfants, à la cérémonie d'inauguration qui se feraen présence de nombreuses personnalités politiques et religieuses. Y participeront notamment nos enfants du Talmud Tora et la chorale juive d'Antony.

Cette inauguration sera suivie d'un cocktail cacher
Beth-DIN de Paris
dans les salons de la Médiathèque
6, place du Château Sainte-barbe
92 000 Fontenay-aux-Roses


Le président

Le Rabbin

Gilles Bouchara

Mikael Journo

MUNICIPALISSIME


« Réforme hebdo »
le nouveau rendez-vous des citoyens
avec les responsables politiques


Le 6 novembre dernier, l'UMP a lancé le tableau de bord du suivi des engagements, un outil d'information interactif et transparent destiné à suivre les réformes et les actions engagées depuis l'élection du président de la république et sur toute la durée du quinquennat.

Afin de suivre l'avancée des actions et les projets en cours, l'UMP vous propose désormais un nouveau rendez-vous hebdomadaire. Chaque vendredi, un ministre du gouvernement répondra aux questions de Jérôme Chartier, député du Val d'Oise et secrétaire national chargé du Suivi du tableau de bord, et de Thierry Solère, secrétaire national en charge de la Fédération numérique. Ce rendez-vous sera filmé et diffusé en différé sur le site de l'UMP. Afin de confronter le ressenti et l'appréciation des Français concernant les actions engagées et leurs mises en œuvre, l'UMP vous donne la parole. Nous vous invitons à poser vos questions à l'invité de la semaine sur le blog de l'UMP. Les plus pertinentes seront sélectionnées et lui seront soumises. Xavier Bertrandministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidaritéest le premier invité « Réforme hebdo »
Vendredi 25 janvier sur u-m-p.org

PASSERELLE
Source : lenouvelobs.com en ligne le 23 janvier


Le marronnier d'Anne Frank restera debout


Un accord entre les différentes parties concernées, permet de conservé pendant les cinq à dix années à venir le marronnier, cité à plusieurs reprises dans le journal d'Anne Frank.
Le marronnier d'Anne Frank (DR) Attaqué par les parasites et en grande partie pourri, le marronnier d'Anne Frank est sauvé pour les cinq à dix années à venir suite à un accord entre les parties concernées, et cela, malgré l'autorisation d'abattage que la municipalité d'Amsterdam a délivrée, a-t-on appris mercredi 23 janvier.Près de 150 ans"Un accord a été signé lundi, laissant deux jours à ceux qui auraient encore des objections pour les signaler. Il est impensable que cet accord soit encore rejeté. La municipalité a déjà donné son aval", s'est réjoui le professeur Arnold Heertje, militant pour la préservation de l'arbre.L'accord qui implique la Fondation Anne Frank, la Fondation pour les arbres, le voisin propriétaire de l'arbre, la municipalité et des riverains, prévoit une structure "qui doit être construite d'ici le 31 mai", empêchant à l'arbre de tomber, selon le professeur.Le marronnier, qui pèse 27 tonnes et aurait près de 150 ans, est évoqué à plusieurs reprises dans le mondialement célèbre "Journal d'Anne Frank"."Pas n'importe quel arbre"

"Je suis très heureux de cette solution. Ce n'est pas n'importe quel arbre. Il fait partie de l'histoire d'Anne Frank, de la persécution des juifs", a déclaré Arnold Heertje.Plusieurs recours avaient été déposé par la Fondation pour les arbres, ainsi que par des riverains lorsque la nouvelle de son abattage avait suscité l'indignation. Un juge, avait en novembre, statué en référé que le marronnier devait être maintenu le temps que la commission d'arbitrage se prononce sur le fond.Une médiation avait été engagée aussitôt après la décision en référé afin de mettre d'accord toutes les parties.

PASSERELLE
Source : lemonde.fr en ligne le 24 janvier
à 8h 45



Israël veut couper les communications
avec Gaza


JERUSALEM (Reuters) - Israël entend couper ses liens avec la bande de Gaza en conséquence des brèches que des Palestiniens ont ouvertes à l'explosif dans le mur métallique séparant le territoire de l'Egypte, déclare un responsable de la défense israélienne.
"Il nous faut comprendre que lorsque Gaza est ouvert de l'autre côté, nous en perdons la responsabilité. Nous voulons par conséquent nous en séparer", a déclaré le vice-ministre de la Défense Matan Vilnai à la radio militaire.
Il n'a pas précisé comment Israël comptait réduire ses dernières communications avec Gaza. L'Etat juif livre de l'électricité et d'autres fournitures de première nécessité au territoire.


Version française :
Philippe Bas-Rabérin

LESINFOS
D






LE JOURNAL DU 24 JANVIER

mercredi, janvier 23, 2008

LESSONS
DUMONDE


INFO
DERNIERE
Source : directsoir.fr en ligne le 23 janvien


MEMOIRE EN LIGNE


Le Mémorial de l’holocauste à Berlin, dédié à la mémoire des victimes juives des nazis,
met en ligne aujourd’hui sa banque de données. Elle révèle des informations concernant près
de 159000 Juifs déportés et pourrait aider les familles à retrouver la trace de leurs disparus.
Pour visionner ces documents, il faudra toutefois se rendre sur place, près de la Porte de
Brandebourg. La version numérique des archives fédérales allemandes pourra être consultée
uniquement depuis ce «Mémorial destiné aux Juifs assassinés d’Europe». Le monument,
qui s’apprête à fêter dimanche ses trois ans, commence par ailleurs à subir des problèmes de
structure sur ses bâtiments. Conçu par l’architecte new-yorkais Peter Eisenman, le Mémorial a ouvert ses portes en 2005, pourtant de nombreuses fissures commencent déjà à lézarder les murs. D’après les experts, plus de la moitié des blocs constituant le bâtiment est concernée.

PASSERELLE
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 23 janvier à 18h


La Ligue islamique mondiale
sortie du procès des caricatures


PARIS (Reuters) - La constitution de partie civile de la Ligue islamique mondiale a été déclarée irrecevable mercredi au procès en appel du directeur de Charlie Hebdo, Philippe Val, poursuivi pour "injures raciales" après la publication en 2006 de trois caricatures du prophète Mahomet.
La cour d'appel a estimé, suivant l'argument de la défense, que cette organisation musulmane basée en Arabie saoudite n'ayant pas pour objet la lutte contre le racisme mais la propagation de l'islam, n'avait pas qualité juridique pour agir.

Trois autres parties civiles, dont deux particuliers, ont également été déclarées irrecevables. Ne reste donc dans le procès que l'Union des organisations islamiques de France (Uoif), un des trois plaignants, la Grande mosquée de Paris, présente en première instance, n'ayant pas fait appel.
L'arrêt devait être mis en délibéré. En première instance, le 22 mars 2007, Philippe Val a été relaxé. Cette relaxe est irréversible, le parquet n'ayant pas fait appel. La cour d'appel ne peut inverser que l'aspect civil du dossier en accordant des dommages et intérêts à l'UOIF.
Trois dessins étaient attaqués, un initialement publié au Danemark en 2005 par le journal Jyllands-Posten et montrant Mahomet accueillant des kamikazes au paradis et déclarant : "Stop, on est à court de vierges", l'autre, oeuvre du dessinateur Cabu montrant avec un titre "Mahomet débordé par les intégristes", le prophète se voilant les yeux et disant "c'est dur d'être aimé par des cons".

Ces dessins ont été jugés légaux par le tribunal qui estimait qu'ils ne visaient pas les musulmans mais les intégristes. En revanche, le troisième dessin visé, également repris de Jyllands-Posten et qui montre Mahomet portant une bombe dans son turban, est "en soi et pris isolément, de nature à outrager l'ensemble des adeptes de la foi musulmane", disaient les juges.
Ils déclaraient cependant qu'il pouvait être accepté au titre de la liberté d'expression dans le contexte général de l'édition de Charlie Hebdo, qui traitait de l'intégrisme.
Ce procès était parmi les premiers en Europe à traiter directement de la question soulevée par des dessins du quotidien Jyllands-Posten, qui avaient provoqué une vague de violences dans le monde musulman et un boycottage des produits danois par de nombreux pays.


Thierry Lévêque

DANS

LALUCARNE




CE SOIR
SUR



à 20h 50


Sonderkommando Auschwitz-Birkenau
Chargés de faire fonctionner les fours crématoires, de très rares déportés des “commandos spéciaux” ont pu témoigner, bravant l’anéantissement programmé. Emil Weiss fait résonner à nouveau leurs voix défuntes.
Lorsque l’armée rouge pénètre dans le complexe concentrationnaire d’Auschwitz-Birkenau, le 27 janvier 1945, elle trouve les quatre fours crématoires dynamités par les nazis, qui ont cherché ainsi à effacer leurs crimes. Ce sont les Sonderkommandos, ces équipes spéciales de déportés sélectionnés par les SS, qui étaient contraints de les faire fonctionner. Témoins ultimes de l’extermination de leur peuple par la machine de mort des nazis, ils devaient mourir infailliblement au bout de quatre mois.Mais quelques-uns parvinrent à survivre aux massacres et quatre d’entre eux – Szlama Dragon, Henryk Tauber, Alter Feinsilber ainsi que le médecin Miklos Nyisli – purent témoigner devant les tribunaux de l’après-guerre. Dans les semaines, les mois qui suivirent, et même parfois plusieurs décennies après, plusieurs manuscrits rédigés en yiddish furent retrouvés, qui avaient été enfouis sous les cendres autour des crématoires : ceux de Zalmen Gradowski, Leib Langfus et Zalmen Lewental. Le premier, l’un des organisateurs du soulèvement armé des Sonderkommandos du crématoire 3, survenu en octobre 44, fut tué avec 451 de ses compagnons ; les deux autres furent exécutés deux mois avant la libération du camp. Comme les dépositions des survivants, ces manuscrits, rédigés dans l’urgence et en cachette, révèlent le mode opératoire de la “solution finale”, car l’angoisse de voir les nazis parvenir à effacer leur crime s’ajoutait à l’enfer vécu par leurs auxiliaires forcés. Ce qui rend ces mots soutenables, c’est le combat de leurs auteurs pour préserver leur propre humanité, exprimer leur douleur, décrire l’horreur. En arpentant aujourd’hui le camp d’Auschwitz-Birkenau, en scrutant les décombres des fours, les baraquements, les arbres qui ont poussé, Emil Weiss donne à entendre leurs voix défuntes.




MUSIQUEZ
-VOUS
Source : lexpress.fr en ligne le 23 janvier


Keith Jarrett recommence
Le pianiste a formé avec Gary Peacock et Jack DeJohnette un trio mythique. Leurs premiers disques, superbes, sont enfin réédités. Histoire d'un succès.


Les débuts.
Keith Jarrett (piano), Gary Peacock (contrebasse) et Jack DeJohnette (batterie) sont nés pour jouer ensemble. Même culture, même feeling, même lyrisme. En 1977, un premier album, Tales of Another, scellait leur union. Six ans plus tard, en janvier 1983, le pianiste convoque ses amis pour trois nouvelles journées d'enregistrement. Ces sessions-fleuves, qui donneront lieu à trois albums, Standards 1 et 2, Changes, réédités aujourd'hui en un coffret, vont marquer l'histoire musicale.


Le succès.

A l'époque, Keith Jarrett connaît une gloire planétaire avec ses improvisations en solo, grâce, notamment, en 1975, au fameux disque The Köln Concert, best-seller absolu du jazz moderne, vendu à plus de 1 million d'exemplaires. Mais le pianiste a du mal à se renouveler et n'a plus de groupe attitré depuis plusieurs années. Avec ce nouveau trio, il va jouer quasi exclusivement des standards, ces mélodies populaires américaines qui ont accompagné les jazzmen du passé. Bien leur en a pris: les critiques crient au génie, le succès est immédiat.
Une formule magique.
Résultat de ce coup d'éclat: le trio de Keith Jarrett prend le relais de celui, mythique, de Bill Evans, mort en 1980. Depuis 1983, 18 albums ont porté témoignage de cette capacité exceptionnelle à faire du neuf avec du vieux, à triturer les mélodies les plus célèbres pour les porter vers des territoires inconnus. Les trois artistes restent sans concurrence: l'équilibre entre les musiciens, leur sens de l'espace, leur inventivité n'ont pas d'équivalent aujourd'hui. Et, si la formule s'est parfois un peu érodée au fil des ans, ces albums originels n'ont, eux, rien perdu de leur fraîcheur.

Bertrand Dermoncourt


Setting Standards,
coffret de 3 CD (ECM).
En partenariat avec L'Express.

LESREPORTAGES
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DES MILLIERS DE PALESTINIENS FUIENT GAZA
EN DIRECTION DE L'EGYPTE

CACEST
DUSPORT!
Source : lequipe.fr en ligne le 23 janvier

Tennis-Australie


Gicquel et Santoro sortis
Le tendem israélien en demi-finales de l'Open d'Australie

La paire française composée de Marc Gicquel et Fabrice Santoro a échoué en quarts de finale de l'Open d'Australie mercredi, face duo israëlien Jonathan Erlich-Andy Ram (6-4, 6-1).

PLUS D'INFOS Source : la newslettter de Guysen News International distribuée le 23 janvier

Lle double israélien Andy Ram-Yoni Erlich accèdent aux demi-finales de l'Open d'Australie. Les deux joueurs ont battu les Français Fabrice Santoro et Marc Gicquel 5:4, 6:1. Ils rencontreront au prochain match les têtes de série mondiale, les frères Bob et Mike Bryan. L'Israélienne Shahar Peer et la Biélorusse Victoria Azarenka accèdent également aux demi-finales de ce tournoi du Grand Chelem.

PASSERELLE

Source : lemonde.fr avec l'AFP, Reuters, et AP
en ligne le 23 janvier


Plusieurs milliers de Palestiniens pénètrent
en Egypte, bravant le blocus israélien à Gaza


Les milliers de Palestiniens de la bande de Gaza ont pénétré, mercredi 23 janvier, en Egypte, après que des brèches ont été ouvertes grâce à des engins explosifs dans le mur séparant les deux territoires, au niveau de la ville de Rafah.
La veille, des échauffourées avaient suivi une manifestation organisée par le Hamas en faveur de la réouverture du point de passage de Rafah, fermé le plus clair du temps depuis la prise de contrôle de la bande de Gaza par le mouvement radical islamiste en juin, et totalement depuis qu'Israël a mis en place, le 17 janvier, un blocus en riposte aux tirs de roquette palestiniens. Soixante Palestiniens et dix Egyptiens avaient été blessés dans ces heurts.


NOURRITURE, CARBURANT ET CIGARETTES

Dans la nuit, des hommes armés et cagoulés ont fait exploser le mur frontalier en plusieurs points. Selon des habitants, des membres du Hamas et des Comités de résistance populaire faisaient partie de ce groupe. Sami Abou Zouhri, responsable du Hamas, a nié toute implication de son mouvement. Le Hamas a estimé dans un communiqué que "la destruction du mur frontalier reflète la situation catastrophique des Palestiniens de Gaza, en raison du blocus".
Dans la matinée, des centaines, puis des milliers de Palestiniens, ont profité des brèches pour gagner l'Egypte, à pied, en voiture et à dos d'âne. Les forces de sécurité égyptiennes étaient débordées. "Bien que leur entrée soit illégale, on n'a pas encore décidé quoi faire avec eux", indiquait un de leurs représentants. Des habitants de la bande de Gaza revenaient chargés de nourriture, de bouteilles remplies de carburants et de cigarettes, difficiles à se procurer à Gaza ou plus chers en cette période de blocus. La police du Hamas tentait d'organiser le flux. Un Palestinien s'est ainsi vu confisquer sept pistolets. D'autres Palestiniens regagnaient Gaza en franchissant les clôtures métalliques à terre qui barraient auparavant la frontière.


LESINFOS
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LE JOURNAL DU 23 JANVIER

PASSERELLE
Source : liberation.fr en ligne le 23 janvier


Etranglée, Gaza s’enflamme
Des violences ont éclaté à la frontière égyptienne malgré un allégement du blocus.
par CHRISTOPHE AYAD

Malgré l’allégement du blocus de la bande de Gaza par Israël, l’exaspération dans le territoire palestinien a dégénéré, hier matin, en manifestation violente au point de passage de Rafah, à la frontière avec l’Egypte. Le mouvement islamiste Hamas avait organisé une marche de protestation devant le terminal de Rafah, pour demander sa réouverture, contrôlé par des gardes-frontières égyptiens et hermétique depuis le coup de force du Hamas contre le Fatah en juin dernier. Un temps débordées par la foule menaçante et visées par des tirs palestiniens, les forces de l’ordre ont usé de lances à eau puis ont fait feu à balles réelles. Bilan des affrontements : quatre Palestiniens et un policier égyptien blessés. La situation est revenue à la normale dans l’après-midi et l’Egypte a répété son refus d’ouvrir Rafah, craignant un afflux massif de Palestiniens.
Sur le même sujet

Le fonctionnement du terminal de Rafah est régi par un accord international et implique Israël, l’Egypte et l’Union européenne. Or Israël refuse son ouverture depuis juin 2007. Sous la pression de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU prévue hier soir, et des Etats-Unis qui se sont inquiétés d’une possible «crise humanitaire», Israël a autorisé la livraison de 360 000 litres de fioul à l’unique centrale électrique de Gaza, qui fournit un tiers des besoins du territoire. L’électricité, totalement coupée depuis dimanche, a recommencé à fonctionner hier à Gaza, entrecoupée de longs délestages.
Le Hamas a qualifié cet allégement du blocus de «poudre aux yeux» tandis que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, l’a jugé «insuffisant». Il a demandé la «levée totale» du blocus tout en réclamant l’arrêt des tirs «futiles» de roquettes vers Israël. Le Comité international de la Croix-Rouge a estimé hier que Gaza restait menacé d’un «effondrement total».

PASSERELLE
Source : la newsletter de Guysen News International
diffusée le 23 janvier

Titre de la rédation
de Diasporablog :
VENT DE CRISE POLITIQUE EN ISRAËL

Le leader spirituel du parti Shass, le rav Ovadia Yossef, a souligné une nouvelle fois après la rencontre Yishaï - Olmert que la formation orthodoxe sépharade « ne fera pas partie d'un gouvernement qui divise Jérusalem. » Si le ''Shass'' venait a quitter la coalition, Olmert perdrait la majorité parlementaire.

mardi, janvier 22, 2008

PASSERELLE
Source : courrierinternational.com
via le Yediot Aharonot en ligne le 18 janvier


"Mais enfin, quel est l'objectif recherché à Gaza ? "


Les raids israéliens dans la bande de Gaza en représailles aux tirs de roquettes palestiniens n'ont abouti qu'à une escalade de la violence. Yediot Aharonot met sévèrement en cause la ligne politique du gouvernement Olmert, ainsi que la confusion de ses décisions militaires.

Les Israéliens sont en droit d'obtenir du gouvernement une réponse précise à une question fondamentale : quel est l'objectif recherché par Israël à Gaza ? Ce n'est que lorsque nous aurons obtenu la réponse à cette question que nous pourrons élaborer une stratégie, débattre de la tactique à adopter et en discuter au Conseil des ministres. Nous avons besoin de connaître le pourquoi et le comment de nos tirs et, surtout, nous avons besoin de savoir sur qui nous tirons. Ces derniers jours, le Premier ministre Ehoud Olmert vantait sa gestion "prudente" et "mesurée" du conflit à Gaza. Selon ses collègues, il s'agit d'une preuve incontestable que les leçons de la deuxième guerre du Liban ont été intégrées. Pourtant, à certains égards, la gestion de la guerre à l'été 2006, aussi pitoyable qu'elle fût, reste toujours meilleure que celle de la crise actuelle. Avant que le gouvernement Olmert ne s'embarque dans la guerre au Liban, il avait présenté ses cibles – peut-être étaient-elles imaginaires, injustifiées et absurdes – mais, au moins, nous avions des cibles. Aujourd'hui, quelle est notre cible ? Tandis que les Israéliens sont pris dans un débat virtuel pour savoir s'il faut ou non lancer une vaste offensive terrestre dans la bande de Gaza, les forces armées manœuvrent déjà sur le terrain.

Tout se passe exactement comme lors des premières semaines de la guerre au Liban – les troupes ne sont engagées, nous dit-on, qu'"à quelques kilomètres à l'intérieur" ; il s'agit "d'opérations limitées" dans le but d'"empêcher les tirs de roquettes"… Cette présence crée des tensions et ces tensions entraînent une escalade de la violence, chacun ripostant aux ripostes de l'autre. Une fois de plus, la politique étrangère et de défense d'Israël se retrouve dans les mains de quelques commandants de divisions et de brigades. Pourtant, même les chefs militaires sont priés de "s'en tenir à leur mission et à leur objectif". Mais alors, quel est leur objectif ? Alors que le Hamas était pratiquement à genoux le mois dernier et réclamait un cessez-le-feu, les responsables de la défense nous ont convaincus qu'il fallait continuer à frapper et, comme d'habitude, ils nous ont expliqué qu'une accalmie donnerait justement au Hamas le temps nécessaire pour se préparer et s'armer en vue du conflit – on connaît cet argument imparable. Pourtant, le moment est venu de poser une question qui vient mettre à mal cet argument : quel est l'objectif de cette guerre et que faudra-t-il considérer comme une victoire ? S'il s'agit de mettre un terme aux tirs de roquettes Qassam, alors l'actuelle escalade s'avère contre-productive puisque les tirs ont augmenté de manière exponentielle. Et une fois admis qu'Israël ne fantasme pas sur une quelconque autre étape destinée à "marquer les consciences", ce qui permettrait à Mahmoud Al-Zahar [dirigeant et membre fondateur de Hamas ; son fils a été tué le mardi 15 janvier par les raids israéliens] et à ses camarades de se convertir au judaïsme et de se mettre à mâcher des rameaux d'olivier, il est peut-être temps de mettre en route le processus de maturation collective, même s'il s'agit d'un processus douloureux. On ne peut pas tuer impunément 18 habitants de la bande de Gaza lors de frappes aériennes et ensuite se lamenter quand le Hamas démontre une fois de plus ses impressionnantes capacités de tir. On ne peut pas déployer des soldats et se lancer dans des opérations militaires le matin et, dans la soirée, exprimer de "sérieuses inquiétudes sur les négociations concernant Gilad Shalit [soldat
Gaza]". Un gouvernement souverain doit être capable d'identifier le lien de cause à effet, le lien entre les moyens et les objectifs.


Uri Misgav
Yediot Aharonot



VERSION ANGLAISE

Clueless in Gaza

PM boasts of ‘cautious’ management
of Gaza fighting, but what is our objective?

Uri Misgav

The Israeli public deserves a clear answer from its leaders to one fundamental question: What’s the objective Israel aspires to achieve in the current Gaza Strip confrontation? Only after we have an answer we can create a strategy, argue over tactics, and hold discussions in the cabinet and with other bodies.
We need to understand why we are shooting, how much we are shooting, and who are we shooting at.
In recent days, Prime Minister Ehud Olmert has been boasting of his “cautious” and “calculated” management of the conflict in Gaza. His

His associates say this is the ultimate proof that the lessons of the Second Lebanon war have been internalized. However, in some respects, the management of the war in the summer of 2006, as failed as it was, was still better than the current escalation.
Before the Olmert government embarked on the war in Lebanon it presented targets – perhaps they were pretensions, unfounded, and unwise – but still, we had targets. What is our current target?
Not that there aren’t some similarities to the fresh trauma of the Lebanon war. While the public is engaged in a virtual discussion on whether to embark on a ground incursion into the Strip, the forces are already operating there on the ground. They do it in the same way it was done in the first weeks of the war in Lebanon – only “a few kilometers deep” or through “local operations” for the purpose of “preventing rocket attacks,” but it doesn’t matter.
The presence creates friction, friction leads to escalation, the response of one side necessitates a response by the other side, and again we have Israel’s foreign and defense policy entrusted in the hands of a few division and brigade commanders. However, even military leaders are taught to “cling to the mission in light of the target.” Well, what’s the target?


Collective maturation needed?

When Hamas was almost down to its knees last month, pleading for a ceasefire, defense officials convinced us this was precisely the time to continue hitting it, and as usual they explained that calm would provide the group with precious time to prepare and arm itself for conflict.
This is of course a perpetual winning argument, yet the time has come to present a question to counter it: What is the objective of the war, and what will be considered victory?
If we are talking about putting an end to Qassam rocket attacks, then the current escalation only boosted the launching rate exponentially. Assuming that Israel is not fantasizing about yet another round of “etching their consciousness,” whereby Mahmoud al-Zahar and his comrades will convert to Judaism and proceed to chew olive branches, perhaps the time has come for collective maturation, even if this is a painful process.
One cannot kill 18 Gazans in air strikes and then express stunned lamentations after Hamas renews its impressive launching capability. One cannot move troops and embark on operations in the morning, and then express “serious concerns over the Gilad Shalit deal” at night. A sovereign government must be able to identify connection between reasons and causes, means and targets - unless it was officially decided to hand over the management of the country to talkback writers.

DEBATTONS

Le débat sur Religion et Laïcité lancé par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, lors de sa visite, le mois dernier, au Pape Benoit XVI, puis lors de son déplacement, la semaine dernière, dans les Pays du Golfe et tout récemment au cours de ses voeux aux corps religieux en début de semaine, n'en finit pas de susciter de vives polémiques à tous les niveaux de la société française. Elles rejaillissent, cette fois-ci, et c'est une première, jusque dans la sphère du judaïsme français.
Elle oppose les responsables du Mouvement des Juifs Libéraaux de France représenté par le Rabbin Fahri et le groupe de Rabbins consistoriaux réunis autour du Collectif d'Initiative Rabbinique que préside le Rabbin Mikaël Journo* Directeur de cabinet de l'actuel Grand Rabbin de Paris David Messas.



DIASPORABLOG PUBLIE L'INTEGRALITE DE CE DEBAT.

Le premier texte a été publié le 17 janvier dans la page Débats/Opinions du FIGARO et ,co-signé par les Rabbin Fahri, Serge Berkowitz, Célia Surget.

Le second vient d'être mis en ligne par le forum de ce même journal par un étudiant juif proche du CIR.


Judéité, laïcité, citoyenneté
.
Par Daniel Farhi, Stephen Berkowitz et Célia Surget, rabbins du Mouvement juif libéral de France.


Disons-le d'emblée : malgré les vicissitudes de leur histoire au sein de notre pays (notamment l'antisémitisme de l'affaire Dreyfus et celui des années du nazisme), les juifs ont acquis un statut tout à fait satisfaisant et honorable, à l'égal des autres communautés confessionnelles. Dans le paysage laïc de la France républicaine, ils peuvent concilier, sans problèmes majeurs, leur fidélité à leur foi ancestrale et leur citoyenneté.
Les décisions du Grand Sanhédrin de 1807 avaient permis de sauvegarder à la fois la judéité, la laïcité et la citoyenneté de nos ancêtres du XIXe siècle. Aujourd'hui, au nom d'une laïcité mal interprétée, certains de nos coreligionnaires présentent des exigences peu conformes à l'esprit qui animait les rédacteurs du Grand Sanhédrin. Le Talmud lui-même avait déjà énoncé le fameux principe : Dina demalekhouta dina «a loi du royaume (de l'État) est la loi» , au nom duquel le juif est tenu de se soumettre à la loi civile de son pays dans la mesure où elle ne le contraint pas à des actes immoraux (meurtre, adultère, idolâtrie). Mais alors, comment comprendre les demandes de saisine de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), de la part d'associations juives ? Créée en 2004, la Halde a pour mission générale, rappelons-le, de lutter contre les discriminations prohibées par la loi, de fournir toute l'information nécessaire, d'accompagner les victimes, d'identifier et de promouvoir les bonnes pratiques pour faire entrer dans les faits le principe d'égalité. Il ne semble pas a priori que les demandes de saisine enregistrées ces derniers mois, en provenance des dites associations juives, entrent vraiment dans le cadre de discriminations ou d'atteintes à la liberté.
En France, chacun peut revendiquer son identité sans oublier sa citoyenneté. Ce qui est demandé à chacun est de s'intégrer à la communauté nationale, non de s'assimiler. Cette nuance est essentielle : elle est de nature à rassurer les membres de toutes les minorités nationales sur le fait que la République ne leur demande pas de disparaître culturellement ou religieusement, mais, tout en conservant leurs traditions, d'assumer une citoyenneté loyale et raisonnable.
C'est, nous semble-t-il, ce qu'avaient bien compris les membres du Grand Sanhédrin de 1807 ; c'est ce que certains ne semblent plus comprendre aujourd'hui, accumulant des exigences de moins en moins compatibles avec une véritable citoyenneté. Leur prise en compte par les pouvoirs publics irait à l'encontre de la laïcité française à laquelle nous sommes très attachés.
Quelques exemples recueillis dans le compte-rendu d'une visite du ministre de l'Intérieur et des Cultes, le 22 novembre dernier au Consistoire de Paris par le mensuel Information juive. Parlant des «préoccupations essentielles (…) pour la communauté juive», un des articles énonce entre autres : «la fiscalité des dons, la cacherout (…), les places dans les carrés confessionnels juifs dans les cimetières (…), le calendrier des examens pour les élèves et les étudiants juifs (…), la nourriture cachère dans les hôpitaux, les systèmes d'entrée de certains immeubles le shabbat…». Force est de constater, face à cette énumération, que la communauté juive émet là des exigences qui sont des formes de privilèges allant bien au-delà des règles d'une laïcité bien comprise. Si chaque minorité nationale devait s'en inspirer, il est à craindre que la vie du pays serait parcellisée et peu propice à l'intégration tant désirée par les pouvoirs publics. Faut-il rappeler, par exemple, que les carrés confessionnels dans les cimetières municipaux sont des dérogations, non un droit en soi ? Concernant les digicodes en bas des immeubles, il est inadmissible de vouloir en imposer l'arrêt le shabbat au prétexte d'une pratique orthodoxe de certains locataires juifs, et aux dépens de la sécurité et de la tranquillité du reste des occupants de ces immeubles.
On peut comprendre le désir de certains de vivre selon toutes les prescriptions de leur religion, mais ils doivent admettre que ce n'est pas possible dans un pays dont les coutumes et les lois ont été façonnées par des siècles de chrétienté et qui, de surcroît, se propose d'intégrer tant d'autres minorités. Il y a deux siècles, en acceptant la devise de la République Liberté, égalité, fraternité les juifs ont aussi implicitement accepté cette autre devise : Judéité, laïcité, citoyenneté.


***************************************************************


Les RABBINS libéraux ne peuvent se réclamer
du Grand Sanhédrin


Il faut savoir que la branche libérale du Judaïsme ne s'inscrit absolumentpas dans la logique du Consistoire Central qui découle du Grand Sanhédrintant cité. Ainsi, il me semble très étonnant que les autos-proclamés"Rabbin" libéraux qui n'ont pas fait l'école rabbinique (étape obligatoirepour être Rabbin en France et instituée par le Grand Sanhédrin justement)osent prétendre porter les valeurs du Judaïsme à la française.Mais en plus de ne pas respecter les principes issus du Grand Sanhédrin etdonc de ne pas être réellement membre de la communauté juive, il estmarquant de constater comme les auteurs s'excluent eux-mêmes de lacommunauté juive dans leur propos : "La communauté juive émet là desexigences qui sont des formes de privilèges allant bien au-delà des règlesd'une laïcité bien comprise." Ils ne cessent de parler des juifs à latroisième personne. Il apparait ainsi clairement que les libéraux ne sesentent pas membre de la communauté juive de France. Mais en plus de ne pas faire partie de la communauté juive ni dans les faitsni dans le cœur, les auteurs prétendent : "On peut comprendre le désir decertains de vivre selon toutes les prescriptions de leur religion, mais(...) ce n'est pas possible dans un pays dont les coutumes et les lois ontété façonnées par des siècles de chrétienté". Ceci est une assertion trèsgrave à mon sens. En effet, de tout temps les juifs ont réussit à respecterleurs préceptes où qu'ils soient et quels que soient les interdits locaux.Pourquoi cela devrait-il changer aujourd'hui ? Cette assertion selonlaquelle il est impossible de respecter tous les commandements juifs enFrance est tout simplement scandaleuse, et fausse en plus. En effet il est tout à fait possible de le faire, même si ça peut-êtrecompliqué dans certain contexte. Surtout, cela sous-entends que les juifsn'ont pas leur place en France s'ils veulent maintenir leurs coutumes. On sedemande pourquoi Ariel Sharon avait conseillé aux juifs de France des'installer en Israël ! Parce que quand un juif lit cet article, il se ditsoit qu'il doit renoncer à une bonne partie de son héritage millénaire, soitqu'il doit quitter la France rapidement.Quant à l'assertion selon laquelle "le Talmud lui-même avait déjà énoncé lefameux principe : Dina Demalekhouta Dina «la loi du royaume (de l'État) estla loi», au nom duquel le juif est tenu de se soumettre à la loi civile deson pays dans la mesure où elle ne le contraint pas à des actes immoraux(meurtre, adultère, idolâtrie).", il y a une légère erreur d'interprétationqui fausse le raisonnement. En effet, il y a bien un principe selon lequella loi du pays est la loi. Cela s'applique dans tous les cas sauf si la loicontraint à des actes interdits par la Torah, soit bien plus que de simples"actes immoraux". C'est pour cela que les juifs payent les impôts, saisissent les tribunaux oula Halde pour faire valoir leurs droits, font vivre le Consistoire Centralqui est une institution de la République, votent, respectent le code de laroute, ... En revanche, si la loi interdit aux juifs de manger cacher, onsort complètement du cadre de ce principe, même si manger cacher n'a rien àvoir avec la morale. Quant aux examens, un étudiant juif ne peut pas passer un examen le Samediou les jours de fêtes juives. Aujourd'hui, il arrive de plus en plussouvent, au nom de la laïcité, que des étudiants juifs (quelques foisbrillants) ne puissent passer un examen pour ces raisons et qu'ils doiventainsi redoubler en espérant que les examens tomberont à des dates plusfavorables l'année suivante. Il est certain que la situation peut continuer.La seule conséquence serait que certaines filières seront désertées par lesjuifs et que de nombreux juifs français iront en Israël. Alors, si lasituation pouvait changer, le judaïsme français en sortirai renforcé. Ainsi, la mouvance libérale s'inscrit en porte-à-faux complet avec le trèsrépublicain Consistoire Central découlant du Grand Sanhédrin et réelreprésentant de la communauté juive au sein de la République Française.Enfin, les juifs ont leur place en France et ce ne sont pas les rabbinslibéraux autos-proclamés qui les feront fuir vers Israël.


Emmanuel,
étudiant juif français.



Mikaël Journo est le Rabbin de Fontenay aux Roses dans les Hautes de Seine. Il pourrait briguer la fonction de Grand Rabbin de Paris lors des prochaines élections au Consistoire de France e au Consistoire de Paris.
Nous reviendrons sur ces élections dans les prochaines semaines.

LESREPORTAGES
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RENAULT INSTALLE LA VOITURE ELECTRIQUE
EN ISRAEL

DIASPORABLOG
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L'AMBASSADE D'ISRAEL EN FRANCE


La fourniture d’électricité à Gaza
n’est pas interrompue
Porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, 20 janvier 2008


La fourniture d’électricité à Gaza par les réseaux israélien et égyptien continue et représente environ les 70% des besoins en électricité.
En réponse aux comptes-rendus des médias concernant les coupures d’électricité à Gaza, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré le dimanche 20 janvier 2008 au soir :
La fourniture d’électricité à Gaza par les réseaux israélien et égyptien (respectivement 124 Megawatts et 17 Megawatts) continue de façon ininterrompue. Ces 141 Megawatts représentent environ 70% des besoins en électricité de Gaza.
Alors que la fourniture en carburant par Israël à la bande de Gaza a en effet été réduite –en raison des attaques de roquettes du Hamas (1)-, le détournement de ce carburant des générateurs d’électricité domestiques vers d’autres utilisations est une décision pleine et entière du Hamas, décision apparemment prise dans un esprit de propagande destiné aux médias.
Il est remarquable de noter que tandis que la population de Gaza demeure dans le noir, les générateurs électriques des industries de fabrication de roquettes du Hamas continuent de fonctionner sans diminution de régime.
La plainte du Hamas selon laquelle il y a une crise humanitaire à Gaza est largement exagérée. Il n’y a pas carence de produits alimentaires de base, et les malades de Gaza qui ont besoin de soins dans des hôpitaux israéliens continuent d’être admis en Israël.
Miko Tsarfati, le président du comité des travailleurs de la Israel Electric Corporation (IEC, compagnie nationale israélienne d’électricité) qui fournit encore près de 70% de l’électricité à la bande de Gaza, se dit indigné par la plainte palestinienne. « C’est une feinte palestinienne, dit-il. Personne n’a cessé de fournir de l’électricité à la bande de Gaza », soulignant que les employés
travaillent nuit et jour dans une station électrique à Ashkelon, se mettant eux-mêmes en danger d’être touchés par des roquettes Qassam tirés sur cette zone. (Ynet, 21 janvier 2008)
(1) : depuis le mardi 16 janvier, les organisations terroristes de la bande de Gaza ont tiré plus de 200 roquettes sur Israël, notamment sur les villes de Sdérot et d’Ashkelon.

« Nous fournissons de l’électricité à Gaza sous le feu des Qassam »Ynet, 21 janvier 2008
Miko Tsarfati, le président du comité des travailleurs de la Israel Electric Corporation (IEC, compagnie nationale israélienne d’électricité) ne décolère pas : « La situation est totalement absurde. Nous continuons à leur [aux Palestiniens de Gaza] fournir de l’électricité (…) malgré le fait que les résidents israéliens et les travailleurs de IEC envoyés dans les zones proches de Gaza sont sous le feu des roquettes Qassam. La compagnie d’électricité envoie des gens réparer les coupures d’électricité causées par des salves de roquettes Qassam tirées tous les jours sur Sdérot et les environs, et plus d‘un travailleur a déjà été blessé dans ces attaques. »

TOUS
ENSEMBLE
Source : la newsletter du CRIF
diffusée le 22 janvier


LE GRAND MUFTI DE ROME
A LA SYNAGOGUE DE ROME


Nouvelles initiatives de l’amitié judéo-musulmane


Le mercredi 23 janvier, le grand mufti de Rome sera officiellement accueilli à la grande synagogue de Rome. Les deux présidents de l’Amitié judéo-musulmane de France, Djelloul Seddiki et Michel Serfaty seront présents à cette grande première. Le lendemain, 24 janvier, ils se retrouveront au Consistoire de Paris. Le Grand rabbin de Paris, David Messas accueillera le Recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, pour signer un projet de coopération entre rabbins et imams et organiser un séminaire commun en juillet prochain.

L’AJMF a également en projet d’organiser un colloque, le 30 mars, sur le dialogue judéo-musulman.

LESINFOS
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LE JOURNAL DU 22 JANVIER



DEBUT DE LA LEVEE DU BLOCUS DE GAZA
DECIDE PAR LE GOUVERNEMENT ISRAELIEN

PASSERELLE

Source : la newsletter d'Evene.fr
diffusée le 22 janvier



La vigilance par la colère
NTERVIEW DE MAREK HALTER


Après de multiples portraits de femmes bibliques, l’écrivain Marek Halter se détourne momentanément de son rôle de conteur afin de juger un présent désordonné et en souffrance, sous la forme d’un recueil de colères quotidiennes intitulé ‘Je me suis réveillé en colère’.
On ne peut rester insensible au plaisir d’un entretien avec l’auteur de ‘La Mémoire d’Abraham’ dans son atelier situé à deux pas de la place des Vosges. Entre l’espace artistique de sa femme Clara, objectivant par l’écriture un insatiable désir de paix, et la présence affectueusement globalisante des livres, une rencontre avec Marek Halter ressemble à un concert de mots aux accents élégants sortis d’une barbe de grand sage. Autour de la table qui a vu naître ‘SOS Racisme’, l’écrivain évoque avec une grande liberté de ton les problèmes de la banlieue, le rôle de l’intellectuel, le communautarisme, la présence incessante du Mal, etc.


Pourquoi vous êtes-vous réveillé en colère ?

Le titre vient de François Truffaut. Je suis arrivé en France à l’âge de 14 ans sans connaître le français et ignorant du système démocratique. J’avais vécu deux systèmes totalitaires, le nazisme et le stalinisme. Très tôt, je me suis rendu compte que la liberté s’apprend. Il faut beaucoup de temps pour comprendre que l’on ne peut être libre dans un monde qui ne l’est pas et que la liberté dépend également de celle des autres. Bref, j’ai eu du mal à apprendre la liberté et la langue de la liberté. Par hasard, j’ai rencontré Marcel Marceau et, c’est lui, le muet, qui m’a appris les premiers mots de français. Un jour, il m’a présenté à François Truffaut. En réaction à mon accent, Truffaut m’a regardé et m’a dit : “Toi, tu es polonais.” J’ai répondu non, que j’étais juif. C’est là qu’il a eu ces mots étonnants : “J’adore les juifs parce qu’ils se lèvent tous les matins en colère.” 45 ans plus tard, quand j’ai décidé de partager mes colères avec mes lecteurs et mes amis, j’ai pensé à cette phrase pour le titre.


Mais la colère est une inclination, une passion pas très compatible avec la raison objective de l’intellectuel ?
Il y a deux sortes de colères. Les évangiles parlent des saintes colères. Une colère individuelle peut déboucher sur la violence, au contraire d’une colère universelle. Les prophètes criaient, ils étaient en colère. A l’époque antique, il y avait en Palestine des écoles où l’on apprenait à se mettre en colère. L’idée était formidable. Comment un jeune qui ne s’indigne pas des injustices qu’il y a autour de lui peut-il devenir plus tard quelqu’un de sage. La colère est la non-acceptation de l’inacceptable. Parce qu’on pense au général et pas au particulier, cette colère débouche sur une réflexion et non sur la violence. De plus, la colère exprimée par les mots ne peut aboutir à la violence. Je pars d’un principe : que la violence commence là où termine la parole. Même l’insulte n’est pas grave car insulter quelqu’un c’est le reconnaître ; alors que frapper quelqu’un, c’est vouloir le faire disparaître.Avec un tel livre vous vous engagez. Pensez-vous que ce soit le rôle de l’intellectuel ?Je suis un homme engagé, c’est très clair. Mais engagé dans le monde. Je ne suis pas passif, pas figé exclusivement dans la réflexion. Je pense que parler, c’est agir. Donc parler est déjà un engagement. Et comme j’appartiens à cette tradition des trois livres révélés, je parle en public. Je crie en public, c’est-à-dire parmi les hommes et non dans le désert. Les prophètes criaient contre les rois, contre les injustices. Beaucoup sont morts pour ça. Ainsi, les hommes réagissent bien ou mal, mais je prends le risque. L’engagement, c’est prendre un risque. Quand vous parlez avec votre ennemi, vous prenez un risque. Mais si mon ennemi accepte le dialogue avec moi, je pars du principe qu’il a déjà perdu. Car cela veut dire qu’il met de coté la kalachnikov et qu’il accepte les mots. Et ce domaine, celui de la parole, m’est plus familier.


Vos discussions se déroulent avec un juif religieux. Que peut encore apprendre la religion dans ce monde désenchanté ?
Moi, je ne suis pas pratiquant, je suis un laïc. Je pense que les grandes religions font partie de notre patrimoine culturel. On s’y réfère volontairement ou involontairement. Je donne souvent en exemple la Déclaration universelle des droits de l’homme, proclamée par des révolutionnaires anti-calotins, qui a été inscrite sur les tables de la loi. En réalité, toutes réflexions sur le monde débouchent sur une certaine sagesse. Et ces premières réflexions furent le Talmud, les Evangiles, le Coran, bouddha, Confucius, etc. Or, on peut encore se référer à ces textes parce qu’ils n’ont plus rien à voir avec Dieu. Le rôle de dieu était de donner à l’homme l’essentiel : le monde, la loi, l’antidote au mal. Aujourd’hui, c’est à l’homme de gérer tout cela. Il n’y a pas très longtemps à Strasbourg, j’ai rencontré Pikolo, l’ami de Primo Levi. On a une discussion au sujet de Dieu et de la possibilité d’Auschwitz. A la question que se sont posés de nombreux philosophes “Où était Dieu pendant Auschwitz ?”, Pikolo m’a répondu que dans les camps, il ne se souciait pas de savoir où était Dieu, mais bien plutôt de savoir où était l’homme. C’est une autre manière de dire que je préfère la loi à la foi.Vous parlez souvent dans votre livre de cette proximité avec le mal sous la forme des totalitarismes, par exemple.


Croyez-vous au mal radical ?

Je crois au mal absolu mais qui n’est pas radical car il est toujours accompagné d’une mauvaise conscience. Je pars du principe que tout homme a une conscience, même l’assassin de masse. Aucun assassin dans l’histoire n’a revendiqué le mal, aucun ne s’est levé en clamant : “J’ai massacré des millions d’individus et j’en suis fier.” Quand vous regardez un assassin dans les yeux et lui demandez la raison de son geste, il ne sait pas quoi répondre. J’ai raconté à Primo Levi que mon grand-père, dans le ghetto, pour arrêter un nazi qui voulait tuer un enfant, lui a demandé “Pourquoi ?” L’Allemand, affolé, lui a répondu “Ici, il n’y a pas de pourquoi.”


Parlons d’un “pourquoi” moins grave mais tout aussi sérieux : les événements en banlieue (à Villiers-le-Bel) dont vous parlez plus globalement dans votre livre. Nicolas Sarkozy a considéré que l’on ne peut pas “excuser l’inexcusable”. Qu’en pensez-vous ?
Je l’ai dit dans mon livre avant les derniers événements. Si certains ont essayé de tuer avec des fusils, ils sont inexcusables. Quand on commet un crime contre les hommes, on répond devant l’humanité. C’est un principe. Mais pour le reste, je suis en désaccord avec lui. Le problème des banlieues n’est pas seulement un problème social ou de marginalisation, c’est un problème culturel. Les immigrés ou fils d’immigrés veulent être valorisés en tant que communauté et pas seulement en tant qu’individu. C’est normal qu’ils se retrouvent en groupe. Si moi, je me retrouvais dans un pays étranger dont la langue m’échappe, j’irai chercher des juifs avec qui je pourrais parler en hébreu, en yiddish, etc. et ils me protégeront. C’est la solidarité du groupe. Le fait de vouloir évoluer dans un groupe - avec des repères culturels, linguistiques - est normal, naturel.Mais vous allez jusqu’à défendre le communautarisme ?Oui ! L’universel est fait de particuliers comme un corps est fait de particuliers. J’ai peur de cette idée de l’universel à la Voltaire, génératrice de l’homme abstrait, au nom de laquelle il est devenu islamophobe, antisémite et raciste. Pourquoi ? Parce que ces gens ne rentraient pas dans le moule. On ne peut pas réduire l’homme à une seule dimension qui serait abstraite. Nous sommes aussi des êtres avec une tradition, une histoire, une famille, etc. Nous avons une mémoire collective qui participe à l’évolution, aux progrès des cultures dans lesquelles nous vivons. J’ai peur d’une société refermée sur elle-même. Cet apport des autres aère la culture française. Il faut valoriser ce qu’ils sont. C’est pour ça qu’il faut reconnaître et valoriser les communautés. Les pays unidimensionnels sont des pays pauvres culturellement. Quand on enseigne les mathématiques, ça vaudrait la peine de préciser que le zéro a été inventé par les Arabes.Contre une pensée sclérosée, vous distinguez, au risque de surprendre, l’antisémitisme du racisme ?
Là, c’est une colère qui se tourne aussi contre moi-même. C’est dans l’atelier dans lequel nous sommes qu’a été créé ‘SOS Racisme’. Nous avons pensé pour des raisons stratégiques qu’il fallait combattre ensemble le racisme et l’antisémitisme. Je pense que c’était une faute. Nous étions tellement heureux d’avoir réuni des représentants des étudiants juifs et des étudiants musulmans que nous avons voulu mener le combat la main dans la main. Si plus tard, on a constaté notre échec, c’est que nous nous sommes trompés. Ce sont deux maladies mortelles - l’antisémitisme mène à Auschwitz, le racisme à l’esclavage - mais différentes l’une de l’autre. C’est comme si on voulait donner les mêmes médicaments à un malade du sida et à un malade du cancer. Ca ne marcherait pas, on tuerait les deux. Je donne la définition pour argumenter mon propos. Le racisme c’est la peur de l’autre, de la différence. Et cette peur peut se transformer en haine.


Et, si le racisme est cette haine de “l’autre différent”, l’antisémitisme est la haine de “l’autre semblable”, trop semblable.Finalement, à bien vous écouter, la colère apparaît comme un privilège de l’optimiste ?

Complètement ! Pourquoi se mettre en colère si on n’est pas optimiste, si on ne pense pas que cette colère peut réveiller quelque chose ou peut aboutir à une fin positive. Sinon, autant bailler tous les matins comme certains le font et ils sont malheureusement très nombreux...


Propos recueillis par Thomas Yadan

pour Evene.fr - Décembre 2007

GAZA
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 22 janvier à 7h 26



Du fioul arrive pour la centrale électrique
de la bande de Gaza


GAZA (Reuters) - Une cargaison de fioul dont la livraison d'urgence a été approuvée par Israël, malgré son blocus, pour l'unique centrale électrique de la bande de Gaza a commencé à arriver mardi dans ce territoire contrôlé par le Hamas, apprend-on auprès d'un responsable palestinien.
Cette livraison, correspondant au fioul nécessaire pour que la centrale fonctionne pendant une semaine, devrait permettre la remise en marche de cette dernière d'ici 12 heures.
La centrale a fermé dimanche après la mise en place du blocus de Gaza par Israël, visant à contraindre les Palestiniens à cesser leurs tirs de roquettes sur l'Etat juif.


Version française :
Natacha Crnjanski

PASSERELLE
Source : lemonde.fr avec l'Agence Reuters et lAFP
en ligne le 22 janvier



Israël allège son blocus de la bande de Gaza


u quatrième jour de son blocus de la bande de Gaza, Israël a cédé aux demandes des organisations humanitaires et de la communauté internationale : lundi 21 janvier au soir, après un réexamen de la situation, le ministre de la défense, Ehoud Barak, a autorisé la reprise des livraisons de fioul à la bande de Gaza, "pour permettre le fonctionnement de la centrale électrique du territoire", a indiqué un porte parole, indiquant que des médicaments allaient également être livrés. Le ministère des affaires étrangères a indiqué que le gouvernement "continuera d'étudier la situation et agira en fonction de ce qui se passe sur le terrain", n'excluant pas de nouvelles interruptions si des roquettes étaient tirées de la bande de Gaza vers Israël.


Dimanche soir, la seule centrale électrique du territoire, qui lui fournit habituellement près d'un tiers de son énergie, a cessé sa production, par manque de fuel – celui-ci étant financé par l'Union européenne. Tout en reconnaissant à l'Etat juif le droit de se défendre des tirs de roquette tirés depuis la bande de Gaza, l'Union européenne a condamné lundi "une punition collective" et demandé à Israël de reprendre ses livraisons. Avec les Nations unies, Bruxelles a aussi demandé qu'Israël laisse passer carburant et médicaments. Le président égyptien, Hosni Moubarak, a téléphoné au premier ministre israélien, Ehoud Olmert, et à Ehoud Barak pour les mettre en garde contre la détérioration de la situation humanitaire dans l'étroite bande côtière, qui compte un million et demi d'habitants. L'Egypte, qui s'est prononcée contre le blocus et les tirs de roquette depuis Gaza et contre le coup de force qui a permis en juin au Hamas d'en prendre le contrôle, devait accueillir une réunion extraordinaire de la Ligue arabe sur la situation à Gaza.


L'AIDE ALIMENTAIRE MENACÉE

La circulation automobile, habituellement importante, était presque nulle dans la journée de lundi. Ehoud Olmert, tout en promettant qu'Israël permettrait le passage des "besoins vitaux" du territoire, mais pas le "superflu", a estimé que les Gazaouis "pouvaient bien marcher" puisqu'ils avaient "un régime terroriste meurtrier qui ne permet pas au peuple du sud d'Israël de vivre en paix". Les barques de pêche sont restées à quai. "Il n'y a plus de carburant, ça veut dire qu'il n'y a plus de travail. On a traversé des sales périodes auparavant, mais jamais aussi mauvaises que ces jours-ci", confiait un pêcheur. Selon des responsables palestiniens et la Croix-Rouge, les hôpitaux de Gaza ne disposaient de carburant que pour faire fonctionner deux à trois jours leurs groupes électrogènes. "Nous avons quinze patients sous assistance respiratoire. Si l'électricité venait à être coupée, ils mourront", a indiqué le directeur du service de soins intensifs de l'hôpital Al-Chifa de Gaza. Les hôpitaux ne procédaient plus qu'à des opérations d'urgence et les stocks de médicaments s'épuisent.
Rares étaient les boulangeries ouvertes, faute de pouvoir utiliser leur four à pain. Les rayons des supermarchés se vidaient rapidement alors que les habitants s'inquiétaient de ne pas pouvoir conserver les aliments au frais. L'agence des Nations unies d'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa) a annoncé que, si ses camions de pouvaient accéder aux territoires, elle devrait suspendre peut-être dès mercredi sa distribution de nourriture à 860 000 personnes.

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Source : lemonde.fr avec l'AFP en ligne le 21 janvier

LA RUSSIE APPELLE A LA FIN DE TIRS DE ROQUETTES VERS ISRAEL

Il faut que les parties concernées fassent le maximum d'efforts pour arrêter la terreur, la violence et la confrontation et créer des conditions favorables pour faire avancer le règlement politique israélo-palestinien", a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, dans un communiqué après un entretien avec l'un des dirigeants du Hamas, Khaled Mechaal. "Les tirs de roquettes contre les villes israéliennes doivent cesser", a-t-il ajouté. La conversation a eu lieu sur l'initiative de M. Mechaal, qui a "appelé la Russie à aider (les Palestiniens) à éviter une catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza", indique le ministère russe. Le plus influent chef du Hamas dans la bande de Gaza, Mahmoud Zahar, a affirmé lundi que son mouvement poursuivrait "la résistance" en dépit du strict blocus imposé par Israël depuis jeudi.
A la différence de Washington, de l'Union européenne et d'Israël, Moscou ne qualifie pas le Hamas d'organisation terroriste et a choisi de dialoguer avec le mouvement islamiste. La Russie a cependant pris ses distances depuis que le Hamas a pris le contrôle de Gaza, et a également apporté son soutien ferme au président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. - (Avec AFP.)

lundi, janvier 21, 2008

AILLEURS
Source : la newsletter de L'internaute Actualités



Etats-Unis:
Barack Obama rouvre les hostilités
autour du rôle de Bill Clinton

Lundi 21 janvier 2008, 15h33

Le sénateur Barack Obama a rouvert les hostilités lundi dans la bataille qui l'oppose à la favorite Hillary Clinton à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine, autour du rôle de l'ex-président Bill Clinton, dans une campagne à l'issue incertaine.
Les deux rivaux qui ne s'épargnent guère depuis le début de la campagne devaient se retrouver lundi à Columbia, capitale de la Caroline du Sud, pour une marche en l'honneur du héros de la lutte pour les droits civiques, Martin Luther King.
Lundi est un jour férié aux Etats-Unis en mémoire du prix Nobel de la paix, assassiné en 1968, qui aurait eu 79 ans cette année.

Hillary Clinton, Barack Obama, mais aussi le troisième prétendant démocrate John Edwards, au côté de milliers de personnes, devaient défiler jusqu'au Capitole de l'Etat, qui abrite les assemblées législatives. Cette marche est organisée à l'initiative du NAACP, le plus important mouvement de défense de la communauté noire.
Si ce rassemblement promettait d'être consensuel, M. Obama et Mme Clinton continuent de s'échanger des piques. Interrogé sur ABC News lundi matin avant le défilé, le sénateur noir a mis en cause... Bill Clinton accusant l'ancien président -et mari de sa rivale démocrate- de déformer les faits à son encontre.
"C'est devenu une habitude et une des choses que nous devrons faire est de demander des comptes à Bill Clinton quand il fait des déclarations qui ne sont pas soutenues par les faits", a dit M. Obama.
Interrogé dimanche soir en marge d'une réunion électorale à Columbia, Steve Hildebrand, un conseiller de M. Obama a indiqué que l'équipe du sénateur de l'Illinois allait mettre en place des "escadrons de la vérité".

Bill Clinton, qui bénéficie d'un grand respect dans la communauté noire, fait activement campagne en faveur de sa femme Hillary.
Plus de 50% des électeurs de Caroline du Sud, qui organise ses primaires samedi, sont Noirs. Séduire cet électorat est crucial pour les prétendants démocrates.
En outre, l'équipe de campagne de M. Obama a déclaré avoir reçu des échos concernant des irrégularités dans le vote lors des caucus du Nevada (ouest) remportés samedi par Hillary Clinton. L'équipe de l'ex-Première Dame a répliqué rapidement, accusant l'équipe de son rival de mal accepter la défaite et de se laisser aller à une "intimidation de masse et à des méthodes de gros-bras" afin de "terroriser" les électeurs.
Hillary Clinton avait pourtant dit dimanche sa "plus grande admiration" pour son "ami et collègue", saluant en lui "un être humain extraordinaire" devant un auditoire à majorité noire.
De vifs échanges les avaient récemment opposés sur les droits civiques.

La polémique avait débuté quand Mme Clinton a affirmé que "le rêve de Martin Luther King a commencé à être réalisé quand le président (Lyndon) Johnson a fait passer la loi sur les droits civiques". Cette phrase pouvait laisser penser qu'il a fallu un président blanc pour réaliser le rêve noir. Ces propos ont été jugés insultants par une partie de la communauté noire.
Les critères raciaux sont devenus de fait un des facteurs à prendre en compte pour la présidentielle.
La victoire de M. Obama dans l'Iowa, un Etat peuplé de 95% de Blancs, avait laissé espérer que ce critère était dépassé mais les analyses des scrutins suivants ont montré qu'il n'en est pas vraiment ainsi.
Dans le Nevada (ouest), 80% des électeurs noirs ont voté pour M. Obama tandis que Mme Clinton a quasiment fait le plein des voix "hispaniques".
Selon un sondage du journal South Carolina's State, M. Obama est soutenu par 56% des électeurs noirs de Caroline du Sud qui ne sont que 25% à soutenir Mme Clinton et 2% John Edwards.
Les trois candidats démocrates devaient se retrouver en soirée à Myrtle Beach pour un débat télévisé, le dernier prévu avant les primaires de samedi.

TRAIT
DUNION
Source : AFRIK.COM en ligne le 16 janvier


ELLE N'A PAS LA MÊME RAISONNANCE QUE LE RAMADAN OU L'AID DANS LE CALENDRIER RELIGIEUX DES MUSULMANS, MAIS SA CELEBRATION RESTE RESPECTEE PAR NOMBRE DE FIDELES DONT CERTAINS VEULENT EN FAIRE UN SYMBOLE MAJEUR DE LA FRATERNITE ENTRE JUIFS ET MUSULMANS CAR PARMI LES NOMBREUSES SIGNIFICATIONS DE LA FÊTE DE L'ACHOURA, L'UNE A POUR EVOCATION "DIEU DELIVRANT MOÏSE ET SON PEUPLE DE LA TYRANNIE DU PHARAON".

LE 19 FEVRIER PROCHAIN, APRES AVOIR FETE LA NOUVELLE ANNEE DE L'ISLAM, LES MUSULMANS FETERONT DONC L'ACHOURA, FETE SANS DOUTE MECONNUE PAR LES PLUS JEUNES, IGNOREE PAR LA MAJORITE DE LA COMMUNAUTE JUIVE, PONCTUEE PAR DEUX JOURS DE JEÛNE.

B. K.

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Achoura une fête judéo-musulmane

par Smahane Bouyahia

Jour de joie ou de deuil, le dixième jour du premier mois de l’Hégire, tombe le 19 février Le monde musulman célèbrera le 19 février prochain Achoura. Cette fête initialement juive, correspond au dixième jour du mois de Muharram, le premier mois de l’année musulmane. Elle revêt toutefois différentes significations pour les deux grands courants de l’Islam, le sunnisme et le chiisme. Pour les uns, elle marque le début de festivités, pour les autres c’est une journée de deuil commémorant la mort de Hussein, petit-fils du Prophète Mahomet et fils de Ali ibnou abi Talib.



Le 19 février prochain marquera pour tous les musulmans le jour d’Achoura, initialement une célébration juive. Cette date, marquant le dixième jour du mois de Muharram, premier mois de l’an 1426 de l’année de l’Hégire, incite à l’observation du jeûne. Dans certains pays sunnites, comme au Maroc, cette cérémonie est également perçue, depuis des siècles, comme celle de l’enfance et de la famille. Distribution de friandises, cadeaux, pratiques à caractères carnavalesques... l’ambiance est aux festivités. Ailleurs, dans les régions de confession chiite, Achoura est un signe de deuil, car il s’agit d’un jour de grande importance commémorant l’anniversaire de la mort de Hussein, petit fils du Prophète Mahomet.
Trait d’union entre le judaïsme et l’Islam

« Avant même d’être une fête musulmane, Achoura était une fête juive, marquant l’exode des enfants d’Israël après leur délivrance par le prophète Moïse. Le prophète Mahomet, en 622, alla à la rencontre des juifs le jour du Youm Kippour, fête de l’expiation durant laquelle ils jeûnaient. Lorsqu’il leur demanda la raison de ce jeûne les juifs répondirent que c’était en souvenir du ‘jour où Dieu donna la victoire à Moïse et aux fils d’Israël sur Pharaon et ses hommes’ », explique M. Rais, directeur des Affaires Culturelles de la Mosquée de Paris.
Le Directeur de l’association des musulmans d’Ile de France, Merrun Khalil, poursuit que c’est pour cette raison, que le Prophète Mahomet ordonna aux musulmans d’observer le jeûne ce jour là, lesquels ne comprenaient pas vraiment pourquoi ils devaient perpétrer cette tradition qui n’était pas la leur. Lorsqu’ils le lui demandèrent, le prophète leur répondit humblement que c’était parce qu’il considérait Moïse comme « plus proche » d’eux. C’est ainsi que Achoura est entrée dans la sacralité de l’Islam. Un an plus tard, pour confirmer la continuité de la cérémonie juive et s’inscrire dans la tradition de Moïse, le Prophète Mahomet recommanda aux musulmans de jeûner deux jours, les neuvième et dixième jours du mois de Muharram qui marque Achoura. D’où l’origine étymologique de cette fête. « Achara » signifie dix en arabe et reprend ainsi le dixième jour de Muharram. Cette fête marque la liaison entre deux religions, le Judaïsme et l’Islam. C’est un « lien naturel et historique entre deux communautés fraternelles » que tout oppose de nos jours, explique unanimement M Rais et Merrun Khalil.

Une journée entre joie et douleur

Les musulmans considèrent de ce fait Achoura comme un jour de jeûne. Un jour de jeûne recommandé et non obligatoire. Les savants se réfèrent à un hadith [*] de Sahih de Boukhari et de Mouslim rapportant que : « aujourd’hui est le jour de achoura, Allah n’a pas fait un devoir pour vous de le jeûner ; que celui qui le veut jeûne et que celui qui ne le veut pas, ne jeûne pas ». La cérémonie est célébrée différemment selon les écoles chiites et sunnites. Pour les chiites, Achoura est un jour de deuil important qui marque la mort de l’imam Hussein tué et décapité au combat il y a 13 siècles. Une figure emblématique du chiisme et petit-fils du Prophète Mahomet. C’est le jour du Pèlerinage à Kerbala, ville sainte au centre de l’Irak où se trouve la tombe d’Hussein. Tout au long de la journée, les hommes marchent dans les rues en se frappant la poitrine et la tête pour exprimer leur peine collective. Des manifestations impressionnantes de flagellation ont également lieu au cours de ces cérémonies expiatoires.
Pour les pays sunnites du Maghreb, le concept est différent. Achoura, qui n’est pas mentionnée dans le Coran, est considérée comme une fête mineure. Elle symbolise l’accostage de l’Arche de Noé. Les Marocains, par exemple ont ajouté aux cérémonies religieuses des concepts culturels qui ne relèvent pas de l’Islam. Pendant deux jours, les enfants sont mis à l’honneur. Le premier jour, la tradition veut qu’on leur offre des cadeaux, des friandises, et que des spectacles viennent égayer les rues. Le deuxième jour, les enfants s’amusent à asperger d’eau les passants et leurs proches, une pratique connue de tous les Marocains sous le nom de zem-zem. Certaines familles en profitent pour accomplir la zakat, un des cinq piliers de l’Islam, qui consiste à faire l’aumône. D’autres visitent les cimetières, brûlent de l’encens... des rituels qui se perdent malheureusement au fil des ans.
[*] Récit relatif à la vie de du prophète Mahomet, à ses paroles, à ses actes. L’ensembles des hadiths constitue la Tradition, qui, dans l’Islam, fait autorité





LESREPORTAGES
D






VISITE DE TZIPI LIVNI
EN COMPAGNIE DE SON HOMOLOGUE NEERLANDAIS
A SDEROT TOUCHEE PAR LES FUSEES QASSAM DU HAMAS



PUNITION COLLECTIVE DU HAMAS
ENVERS LA POULATION DE GAZA



NOUVEAU
FLASHD






DIMANCHE 20 JANVIER

NASRALLAH AFFIRME DETENIR
LES CORPS DE SOLDATS ISRAELIENS
DES MINISTRES ISRAELIENS RECLAMENT SA TÊTE

LESINFOS
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PASSERELLE
Source : la newsletter d'Israël Magazine
diffusée le 21 janvier


La Communauté internationale soucieuse
du blocus de Gaza.


Alors que les Kassam lancés par les terroristes de la Bande de Gaza, tombent par dizaines tous les jours sur le sud d’Israël, les « bonnes âmes » de la communauté internationale poussent des cris d’effraies et s’inquiètent du sort des « civils » palestiniens qui supportent, raids israéliens de représailles, coupures d’électricité, rationnement d’essence et de nourriture. L’ONU, par son porte parole a encore, hier, appelé Israël à épargner les civils palestiniens lors de ses raids, et a ne pas créer une catastrophe humanitaire en infligeant un blocus sur Gaza. Ces déclarations viennent à la suite de la décision du ministre israélien de la Défense Ehoud Barak qui a ordonné dans la nuit de jeudi à vendredi la fermeture temporaire de tous les points de passage entre Gaza et Israël. Une décision destinée à faire pression sur le Hamas, pour que cessent les tirs de roquettes sur le sud d’Israël. «Cette mesure, qui devrait rester en vigueur plusieurs jours, concerne aussi bien le trafic des marchandises que le passage des personnes», a précisé le ministère de la Défense. «C'est un signal que nous adressons au Hamas. Nous ne pouvons maintenir les passages ouverts alors que des roquettes s'abattent sur nos localités». Un militaire israélien de haut rang a fait cette déclaration, frappée au coin du bon sens : « Dans la mesure où les Palestiniens de la Bande de Gaza peuvent faire entrer des tonnes d’armes et d’explosifs dans leur territoire, qui les empêche de faire entrer essence et nourriture afin de contre le blocus israélien ? CQFD…

JUDAÏSME

Les Juifs du monde entier célèbreront dès demain, 22 janvier, la fête de l'Arbre. Un hommage vibrant qui n'est pas que théorique ou théologique dans la tradition juive mais qui est précédé, depuis plusieurs siècles, par des gestes et des cérémonies dédiés à la nature. Une espèce de Grenelle de l'environnement qui se prolonge depuis que la terre est terre.

Nous publions deux textes. L'un reprend un texte publié par la dernière newsletter de l'Ambassade d'Israël en France, datée du 17 janvier, qui montre, dans le domaine écologique, les réalisations qui ont été faites en Israël et les projets qui vont bientôt voir le jour.
Le second texte est une courte étude d'un Rabbin, proche du Collectif d'Initiatives Rabbiniques (C.I.R) qui déploie toute sa verve et son érudition pour définir TOU BICHVAT "LA FETE DE L'ARBRE.

B. K.



Israël fête les arbres

Le 22 janvier 2008, c’est Tou Bichvat, le « Nouvel an » des arbres. Ce jour là, il est de coutume de consommer un repas de fruits. De plus, dès 1908, l'usage de planter des arbres ce jour là a été instauré en Israël…Lire la suite sur Tou Bichvat
Forêt de Yatir, dans le désert du Néguev (Photo : Institut Weizmann)
Depuis 1901, Israël – grâce au KKL - a déjà planté 230 millions d’arbres, gagnant du terrain sur le désert, entretenant les forêts existantes, stabilisant le sol, réparant les dégâts des incendies, notamment ceux qui ont ravagé la Galilée lors de la Seconde Guerre du Liban, en 2006, lorsque 750.000 arbres ont brûlé à cause
La forêt de Yatir dans le désert du Néguev (Image satellite : Institut Jacob Blaustein pour la recherche sur le désert, Université Ben Gourion). (Cliquez pour agrandir)
des roquettes envoyées par le Hezbollah. Aujourd’hui, le reboisement sert aussi des desseins environnementaux – ce sont des « poumons verts ». Le KKL est depuis 1961 l’agence forestière exclusive du gouvernement d’Israël.
La forêt de Yatir, 28.000 ha dans le désert du Néguev (plantée principalement de pins, Pinus halepensis), est née dans les années 1965-1969. Elle se situe dans un milieu semi-aride, entre la Méditerranée et la Mer Morte. Sur la photo aérienne (voir ci-dessus), on la distingue nettement entourée du désert. Ce qui est remarquable, c’est qu’avec une pluviométrie annuelle de 280 mm et une radiation globale de 7.5 GJ/m²/an, Yatir se situe selon l’indice de couverture des sols dans les forêts correspondant à des milieux beaucoup moins secs, tels les forêts européennes (zone des triangles rouges sur la photo suivante).
Cartographie FLUXNET : les triangles rouges indiquent les forêts qui ont un certain indice de couverture des sols selon le système Fluxnet MODIS IGDP.
L’Institut Jacob Blaustein pour la recherche sur le désert, établi en 1974 au sein de l’Université Ben Gourion, est un institut de recherche leader dans les recherches sur le désert. En novembre 2006, il a organisé une conférence internationale sur la désertification, soutenue par l’ONU, à laquelle sont venus 200 spécialistes de 30 pays différents.
« Le programme des Nations Unies pour le développement [PNUD] est heureux d’avoir collaboré avec Israël de différentes façons. La prouesse technique d’Israël et son innovation technologique sont bien connues dans le monde entier, et nous donne une leçon sur la façon d’utiliser le potentiel des zones arides dans le monde » y a déclaré Grégoire de Kalbermatten, vice Secrétaire général à l’ONU de la Conférence sur le combat contre la désertification (UNCCD).
David Ben Gourion, fondateur visionnaire et premier Premier ministre de l’Etat d’Israël, avait le rêve de faire fleurir le désert et de combattre la désertification. « Si l’Etat ne se débarrasse pas du désert, le désert se débarrassera de l’Etat » disait-il (« Ben Gourion bâtisseur d’Etat », de Avraham Ben-Haï, Albin Michel, 1988). Ce rêve-là, au moins, a été atteint.
Shimon Pérès fut le 1er ministre du Développement du Néguev et de la Galilée de 2006 à 2007, avant de devenir Président de l’Etat. Ce portefeuille est aujourd’hui tenu par Jacob Edery.

Tourisme écologique KKL

Si vous venez en Israël, vous pouvez participer au reboisement entrepris par le KKL en plantant vous-même un arbre. Pour cela, rendez-vous dans le centre du pays, au Centre de plantation
d’arbre d’Eshtaol. Comme cette année est l’année de la shmita (tous les 7 ans, la terre d’Israël doit restée en jachère : ni culture, ni récolte, ni consommation des produits de la terre obtenus cette année-là), le KKL propose à la place la préparation d’un jeune arbre qui sera planté l’année prochaine (à partir su 30 septembre 2008).

Pour s’occuper d’une jeune pousse : Tel.972-(0)2-658 33 49 ou MichalH@kkl.org.il



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TOU BICHEVAT
OU LA PRIERE DES ARBRES


Un jour, pour être plus précis, un 15 Chevat, je suis entré dansune choule pour y prier. Une choule un peu particulière car elle était enplein air. Les fidèles qui y priaient étaient nombreux. Ils étaient tous là: l'arbre de la connaissance du bien et du mal, l'arbre de la vie, celui surlequel a été pendu le maître panetier, le buisson ardent, l'arbre jeté dansles eaux amères de Mara, les soixante dix palmiers d'Elim, le cédratier, lesarbres fruitiers et non fruitiers qui entourent une ville assiégée, l'arbresur lequel est posé le nid de la maman oiseau et tous les autres quipeuplent les pages de la Bible. Et ils sont nombreux.

En ce 15 Chevat donc, tous ces arbres s'étaient retirés duparchemin. Ils étaient venus des quatre coins de la Torah et s'étaientrassemblés dans cette jolie choule pour y prier. C'était Roch Hachana.

La neige tombait. Elle recouvrait les arbres comme les talitotqui dissimulent les hommes. Le tronc immobile, les arbres ressemblaient auxjuifs qui prient debout, les pieds joints, récitant le chemoné essré. Lesbranches levées vers le ciel suivaient les mains de Moïse qui suppliaientl'Eternel. Le vent qui soufflait et faisait chanter les branches offraientl'impression que les arbres criaient, hurlaient « Qui vivra ? Qui mourra ?». Des feuilles tombaient comme des larmes qui s'écoulent des visages auxjours redoutables. L'office était dirigé par l'arbre de la vie, le plus sagedes arbres. L'assemblée espérait qu'au ciel, sa voix serait entendue.

Je me sentais bien dans cette verte assemblée. Sa prière étaitbelle et sincère. Sa ferveur provenait des racines enfouies dans la terre,parfois depuis très longtemps.

Mais déjà, la journée tirait à sa fin. La nuit tomba quand lasonnerie du chofar retentit dans cette forêt vivante (les arbres célèbrentRoch Hachana et Kippour le même jour). Le chofar annonçait le retour duprintemps, la résurrection de la nature.

La prière de Roch Hachana se conclut. Les arbres se saluèrentavec chaleur et espoir. Puis, chacun regagna sa maison, qui dans la Genèse,qui dans l'Exode, qui dans les Nombres...

Je me retrouvai seul. Plus rien aux alentours, le désert. Ai-jerêvé ? Non, car je vis les feuilles qui étaient tombées sur le sol pendantl'office. Les larmes imprégnaient la terre. Les arbres avaient bel et bienprié.

Au jour du Tou BiChevat, prenez votre Bible. Recherchez les arbres qui la peuplent. Vous pourrez tourner les pages longtemps, vous neles trouverez pas. Naturellement puisqu'ils seront dans la forêt en trainde prier.


Rabbin Jacky MILEWSKI
Rabbin de la Communauté juive de Montevideo
Quartier situédans le 16è arrondisssement à Paris

dimanche, janvier 20, 2008

PASSERELLE
Source : lemonde.fr en ligne le 20 janvier


Israël, "en guerre" contre le Hamas,
décrète un blocus total de Gaza


La guerre est désormais ouverte entre Israël et le Hamas, qui a pris le pouvoir par les armes dans la bande de Gaza le 15 juin 2007. Cette semaine, 33 Palestiniens ont été tués et une pluie de roquettes s'est abattue sur le sud de l'Etat juif, sans faire de victimes. "Une guerre est en cours dans le Sud, chaque jour, chaque nuit. Nous poursuivrons nos opérations avec sérénité et détermination", a déclaré, jeudi 17 janvier, le premier ministre israélien Ehoud Olmert. "Cette guerre ne s'arrêtera pas" tant que les tirs ne cesseront pas.

Les autorités israéliennes ont donc décidé d'intensifier leurs opérations dans la bande de Gaza, afin de mettre à genoux les islamistes du Hamas. Cette pression est militaire et économique. Depuis vendredi, la bande de Gaza est également soumise à un blocus total. Tous les points de passage qui, depuis que ce territoire a été déclaré "entité hostile" le 19 septembre 2007, ne laissaient passer que le minimum de marchandises et un nombre extrêmement limité de personnes, sont totalement bouclés.
Même l'aide humanitaire ne passe plus, a déploré l'Unrwa, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, pour qui "l'isolement accru ne fera que radicaliser davantage sa population démoralisée". Près de quatre Palestiniens sur cinq (1,5 million d'habitants) étant dépendants de l'aide internationale, la situation peut rapidement empirer même si, pour le moment, personne ne meurt de faim. "Il y a une augmentation des cas de rachitisme chez les enfants. Il n'y a plus de ciment pour les tombes et les hôpitaux fournissent des draps pour remplacer les linceuls. Même dans la mort, les Palestiniens sont affectés par le blocus", a déploré Christopher Gunnes, porte-parole de l'Unrwa.

"C'est au Hamas de décider s'il veut se battre ou prendre soin de la population", a déclaré Shlomo Dror, porte-parole du ministère de la défense israélien, ajoutant "qu'il n'y aura pas de crise humanitaire à Gaza, car il y a suffisamment de nourriture", et que la situation sera réévaluée la semaine prochaine. Il a précisé que, "si le lait vient à manquer, une autorisation de livraison sera demandée au ministère et elle pourra entrer". John Holmes, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l'ONU, a protesté contre cette "punition collective", estimant que "la réaction israélienne n'est pas justifiée par ces tirs de roquettes, même (s'ils) en sont la cause".

Quatre raids aériens ont été menés, vendredi, dans la bande de Gaza, tuant trois personnes et en blessant des dizaines d'autres. Un F-16 a détruit l'ancien ministère de l'intérieur inoccupé, causant la mort d'une femme, blessant une cinquantaine de personnes et endommageant près de quinze maisons. Une autre attaque a eu lieu contre un local de la police maritime.
Israël a haussé d'un cran ses objectifs en s'attaquant directement à des bâtiments du pouvoir islamique. Cette recrudescence de la tension se produit moins d'une semaine après la visite du président américain George Bush et alors que les pourparlers de paix sont entrés dans le vif du sujet.


Michel Bôle-Richard

INFO
DERNIERE
Source : l'Agence Reuters en ligne le 19 janvier


Canada removes U.S.,
Israel from torture watchlist
By David Ljunggren


OTTAWA (Reuters) - Canada's foreign ministry, responding to pressure from close allies, said on Saturday it would remove the United States and Israel from a watch list of countries where prisoners risk being tortured.
Both nations expressed unhappiness after it emerged they had been listed in a document that formed part of a training course manual on torture awareness given to Canadian diplomats.
Foreign Minister Maxime Bernier said he regretted the embarrassment caused by the public disclosure of the manual, which also classified some U.S. interrogation techniques as torture.
"It contains a list that wrongly includes some of our closest allies. I have directed that the manual be reviewed and rewritten," Bernier said in a statement.
"The manual is neither a policy document nor a statement of policy. As such, it does not convey the government's views or positions."
The document -- made available to Reuters and other media outlets -- embarrassed the minority Conservative government, which is a staunch ally of both the United States and Israel.
U.S. ambassador David Wilkins said the listing was absurd, while the Israeli envoy said he wanted his country removed.
Asked why the two countries had been put on the list, a spokesman for Bernier said: "The training manual purposely raised public issues to stimulate discussion and debate in the classroom."
The government mistakenly gave the document to Amnesty International as part of a court case the rights organization has launched against Ottawa over the treatment of detainees in Afghanistan.


AMPLE EVIDENCE OF ABUSE

Amnesty International Canada, which says it has ample evidence that prisoners are abused both in U.S. and Israeli jails, said it was disappointed by Bernier's announcement.
"When it comes to an issue like torture, the government's main concern should not be embarrassing allies," Alex Neve, the group's secretary-general, told Reuters. The U.S. embassy did not immediately respond to a request for comment.
Under "definition of torture," the document lists U.S. interrogation techniques such as forced nudity, isolation, sleep deprivation and blindfolding prisoners.
It also mentions the U.S. detention facility at Guantanamo Bay in Cuba, where a Canadian man is being held.
The man, Omar Khadr, has been in Guantanamo Bay for five years. He is accused of killing a U.S. soldier during a clash in Afghanistan in 2002, when he was 15.
Other countries on the watch list include Syria, China, Iran, Afghanistan, Mexico and Saudi Arabia.
The foreign ministry launched the torture awareness course after Ottawa was criticized for the way it handled the case of Canadian engineer Maher Arar, who was deported from the United States to Syria in 2002.
Arar says he was tortured repeatedly during the year he spent in Damascus prisons. An official inquiry into the affair showed Canadian diplomats had not been trained to detect whether detainees might have been abused.


(Editing by Philip Barbara)




L'INFORMATION QUE NOUS PUBLIONS CI-DESSOUS, EST CHRONOLOGIQUEMENT PARUE, LA PREMIERE, DANS LE MONDE
DATE DU 18 JANVIER


LES ETATS-UNIS ET ISRAEL
SUR UNE LISTE NOIRE AU CANADA

Le Ministère canadien des Affaires Etrangères a inscrit les Etats-Unis et Israël sur une liste de pays où les prisonniers risquent d'être torturés. Ces révélations risquent de mettrent dans l'embarras le gouvernement conservateur d'Ottawa, proche allié des Etats-Unis et d'Israël, lesquels se défendent d'avoir autorisé la torture dans leur prison.. Le docmuent -qui fait partie d'un cours de sensibilisation à la torture donné aux diplomates- mentionne la prison de Guantanamo, à Cuba, où est détenu Omar Kadr, un citoyen canadien. Les avocats de M. Kadr ont affirmé que le document tournait en dérision les allégations d'Ottawa selon lesquelles leur client ne serait pas mal traïté. Sous la "définition de tourture", le texte site des techniques américaines d'interrogations tel que la mise à nu, l'isolement, la privation de sommei et le maintien d'un bandeau sur les yeux. Le Ministre des Affaires Etrangères canadien, Maxime Bernier a tenté de minimiser sa portée en afirmant que "le manuel de formation ne reflète pas le pointe de vue ou la politique du gouvernement". Le gouvernement avait, par erreur, remis le document à Amnesty International dans le cadre d'une action intentée par le mouvement de défense des droits de l'homme contre Ottawa concernant le traîtement de détenus en Afghanistan.

PASSERELLE
Source : la newsletter de l'Ambassade d'Israël en France
diffusée le 18 janvier



Coopération Israël - Angola

Accord approuvé par le gouvernement d’Angola

Le gouvernement angolais vient de concrétiser un accord de coopération avec Israël dans les domaines de la santé et de la médecine, accord signé à Jérusalem le 6 juillet 2005, et qui créera des relations privilégiées dans ces secteurs entre les deux pays.

EXPO
Source : mairie20.fr.paris.fr en ligne le 10 janvier


Jérusalem céleste, Jérusalem terrestre




Au pavillon Carré de Baudouin, une exposition et une programmation musicale et vidéographique évoquent la ville éternelle.
Ville sainte des trois religions monothéistes, ville mémoire, Jérusalem inscrit dans ses murs l’histoire des hommes, grandeur et folies mêlées. Quatre artistes russes - Vera Gutkina, Vladimir Kara, Julia Nitsberg, Gueorgui Pinkhassov - émigrés à Paris, New York et Jérusalem à la recherche d’un autre destin, se retrouvent, parcourent leurs souvenirs et échangent leur vision esthétique de la ville, sous ses aspects historiques, spirituels, psychologiques… A travers leurs différents modes d’expression, peinture, photographie et installation plastique, ils explorent, chacun à sa manière, la ville source d’inspiration, point de rencontre incontournable pour des artistes en quête d’absolu. Entre paysages et vues urbaines de l’ancienne et nouvelle Jérusalem, couleurs profondes et lumineuses pour une peinture inspirée des héros bibliques, ciel azur du « nombril du monde » par le biais de l’objectif et géométrie cosmique de la Jérusalem céleste, se lisent poésie et engagement, mais aussi peurs, espoirs et rêves. Cette exposition internationale, itinérante, véritable recherche artistique et personnelle, a été présentée en Italie, à Florence en décembre 2007. Elle sera en France au pavillon Carré de Baudouin dès janvier 2008, à Jérusalem en mai, puis à New York en 2009. Parallèle à l’exposition, une programmation vidéographique et musicale enrichit la réflexion autour de la ville mythique : deux ouvertures exceptionnelles sont prévues. Le Vodka Klezmer Band se produit lors de trois concerts le dimanche 20 janvier à 16h, 16h45 et 17h15. Une conférence du Dr Henri Cohen-Solal (psychanalyste) est proposée le dimanche 27 janvier à 15h. A 16h, La Brigade des images, association spécialisée dans la programmation d’œuvres de jeunes artistes, présente trois films en écho aux réflexions et aux émotions suscitées par l’exposition. Jérusalem céleste, Jérusalem terrestre Exposition du 17 janvier au 13 février. Entrée libre du lundi au vendredi de 10h à 18h. Ouvertures exceptionnelles les dimanches 20 et 27 janvier.


Retrouvez toutes les informations sur les artistes de l'exposition

Téléchargez le flyer de l’exposition

Téléchargez le dossier de presse

Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant
75020 Paris
Renseignements : 01 43 15 21 88

www.mairie20.paris.fr

INFO
COM


LE MOADON IVRI,
Union pour la Langue et la Culture Hébraïques,

En présence de
Monsieur David Kornbluth,
Ambassadeur d'Israel à l'UNESCO

Monsieur Serge Cwajgenbaum,
Secrétaire générale du Congrès Juif Européen,



a le plaisir

de vous inviter

Mardi 22 janvier 2008
à 20h


À la conférence en hébreu et en francais

du Révérend Père
Patrick DESBOIS
Directeur du service national des évêques de France

pour les relations avec le judaïsme,
conseiller du Vatican pour la religion juive.




Sur le Thème
La Shoah par balles


Les fusillades massives des Juifs en Ukraine


Entre 1941 et 1944, près d'un million et demi de Juifs d'Ukraine ont été assassinés suite à l'invasion de l'Union soviétique par l'Allemagne nazie. Seule une minorité d'entre eux l'a été après déportation dans les camps d'extermination. L'immense majorité est morte sous les balles des Einsatzgruppen (unités de tueries mobiles à l'Est), d'unités de la Waffen SS, de la police allemande et de collaborateurs est-européens. Connus par les Britanniques et les Américains dès 1941, ces massacres sont partiellement recensés par les commissions soviétiques en 1944-45. Les principaux auteurs de la « Shoah par balles » sont jugés lors du procès des Einsatzgruppen à Nuremberg en 1947-48 et, à partir de la fin des années 1950, en République Fédérale d'Allemagne. Malgré les enquêtes judiciaires, la partie de la Shoah qui s'est déroulée à l'Est de l'Europe reste peu connue. Depuis 2004, le père Patrick Desbois et l'équipe de recherche de Yahad-In Unum retrouvent de nombreux témoins ukrainiens ayant vu les massacres ou ayant été réquisitionnés lors des exécutions de Juifs. Les témoignages recueillis par Yahad, systématiquement confrontés aux informations des documents écrits, permettent la localisation de centaines de fosses communes jusqu'alors oubliées et le rassemblement d'éléments matériels du génocide (armes, douilles, balles). L'exposition présente ces recherches toujours en cours, qui, en reconstituant les procédés des assassins, amènent à mieux comprendre comment a été mis en œuvre le génocide des Juifs à l'Est de l'Europe. Il devient enfin possible de préserver et de respecter la sépulture des victimes.


Réverend Père Patrick Desbois

Le père Patrick Desbois, dont le grand-père avait été déporté au stalag 325 à Rava Ruska, a entrepris depuis six ans un travail méthodique et de longue haleine sur l'histoire de l'extermination d'un million et demi de Juifs d'Ukraine : identifier et expertiser tous les sites d'exterminations des Juifs perpétrées par les unités mobiles nazies en Ukraine pendant la Seconde Guerre mondiale dans le but ultime d'offrir une sépulture décente à ces Juifs fusillés en Ukraine.
Ce travail, entrepris avec l'association Yahad-In Unum, créée en janvier 2004 à l'initiative du cardinal Jean-Marie Lustiger et du cardinal Jean-Pierre Ricard d'une part, et de M. Israël Singer d'autre part, et dont le père Patrick Desbois, directeur du Service Episcopal pour les relations avec le Judaïsme, est le président, bénéficie du soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et du pape Benoit XVI dans une lettre du 12 novembre 2005 adressée au cardinal Lustiger.Ces recherches, qui jusqu'à aujourd'hui se sont étendues sur un tiers environ du territoire concerné, ont permis de lever le voile sur les conditions exactes de cet assassinat de masse.


http://www.memorialdelashoah.org/upload/minisites/ukraine/exposition5-desbois.htm


Mémorial de la Shoah,
17 rue Geoffroy Lasnier,
75004 Paris
Tél : 01 42 77 44 72
******************************

Fête de Tou Bishvat,
Nouvel an de l'arbre

Après la Conférence nous fêterons le séder de Tou Bishvat


Ruth Perrin
Secrétaire générale du Moadon Ivri
Union pour la langue et la culture hébraïques
ruthperrin@gmail.com

http://www.col.fr/MOADON-IVRI

MOADON IVRI
27 AVENUE DE SEGUR.
75007 PARIS
TEL 06 30 91 68 91

Métro : St. François Xavier/Ecole Militaire



PASSERELLE
Source : lemnde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 20 janvier



La centrale de Gaza suspend son activité
faute de carburant

par Nidal al Moughrabi


GAZA (Reuters) - La principale centrale électrique de la bande de Gaza a commencé à suspendre progressivement ses activités en raison de la pénurie de carburant provoquée par le bouclage du territoire palestinien par Israël en réponse aux tirs de roquette.
Kanaan Abeïd, directeur adjoint de la Direction palestinienne de l'Energie, a déclaré que l'une des deux turbines de la centrale avait été mise à l'arrêt dans la matinée et que la seconde serait arrêtée dans l'après-midi.

"Il n'y a plus de carburant qui arrive et nous n'avons pas de réserves", a-t-il expliqué, estimant à un million le nombre d'habitants qui seront affectés par la fermeture totale de la centrale.
Israël a durci vendredi son bouclage du territoire en raison de nouveaux tirs de roquettes, fermant tous ses passages frontaliers avec la bande de Gaza, y compris pour le transit de l'aide humanitaire.
Le ministère de la Défense a fait savoir que seuls les "cas humanitaires" qui auront reçu par avance l'autorisation du ministre Ehud Barak pourront les emprunter.
Les activistes de la bande de Gaza tirent quotidiennement des roquettes en direction du territoire israélien. Israël a intensifié sa riposte militaire et compte sur le bouclage du territoire pour faire pression sur le Hamas afin qu'il fasse cesser les tirs.
Des responsables de l'Union européenne, qui finance l'approvisionnement en carburant de la centrale, ont confirmé que l'une des turbines était à l'arrêt et que l'installation fonctionnait désormais à 50% de sa capacité.
"Après deux mois de réduction, ils n'ont plus beaucoup de carburant. Ce n'est qu'une question d'heures", a déclaré un haut responsable européen.
Il a précisé que le dernier approvisionnement en carburant financée par l'UE avait été effectué jeudi et qu'aucune livraison n'avait été autorisée dimanche.

Selon les chiffres palestiniens et israéliens, la bande de Gaza consomme 200 mégawatts, dont 120 sont directement fournis par l'Etat juif, 17 proviennent d'Egypte et 65 sont produits par la centrale locale.
"Cela va avoir un impact important sur la vie quotidienne de centaines de milliers de personnes à Gaza", a déclaré Christopher Gunness, porte-parole de l'UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine), dont les camions d'aide humanitaires n'ont pas été autorisés à entrer dans la bande de Gaza vendredi matin.
Les coupures de courant sont devenues fréquentes dans la bande côtière, déclarée "entité hostile" en septembre par le gouvernement israélien après la prise de contrôle du territoire en juin par le Hamas.
Le secrétaire général adjoint de l'Onu aux Affaires humanitaires, John Holmes, s'est élevé vendredi contre une "punition collective" des Gazaouis.
"Nous comprenons tous les problèmes de sécurité et la nécessité d'y réagir, mais une punition collective visant la population de Gaza n'est pas, à notre avis, la manière appropriée de le faire", a-t-il dit.


Avec la contribution d'Adam Entous,


version française :
Gwénaelle Barzic

DARFOUR
Source : leparisien.fr en ligne le 20 janvier



Darfour :
l'actrice Mia Farrow doit renoncer
à manifester au Cambodge


L'actrice américaine Mia Farrow a dû renoncer dimanche à une manifestation à Phnom Penh en faveur du Darfour visant à faire pression sur la Chine avant les jeux Olympiques d'été, l'accès du site ayant été bloqué par les autorités, a constaté un journaliste de l'AFP. Mia Farrow a lancé une campagne baptisée «Un rêve pour le Darfour» consistant à mimer le relais de la torche olympique dans des pays ayant connu des génocides, afin de dénoncer la complaisance de Pékin vis-à-vis du Soudan, accusé de commettre des atrocités au Darfour. L'actrice souhaitait organiser une petite cérémonie dimanche à l'ancienne prison tristement célèbre de Tuol Sleng à Phnom Penh où des milliers de personnes avaient été torturées avant d'être tuées sous le régime des Khmers rouges (1975-1979).


Mais les autorités cambodgiennes qui avaient fait savoir mercredi qu'elles n'autoriseraient pas cette manifestation ont bloqué dimanche tout accès à l'ancienne prison, en disposant des forces de police, certaines équipées de gaz lacrymogène. L'actice et certains membres de son groupe, qui refusaient de quitter les lieux, ont été poussés par les policiers, a constaté un journaliste de l'AFP. Dans l'impossibilité de manifester, Mia Farrow a distribué à un policier des fleurs de lotus, qui «honorent tous ceux qui ont péri, et rendent hommage aux survivants», a-t-elle indiqué. Malgré l'interdiction, l'actrice était arrivée vendredi au Cambodge, accompagnée de plusieurs membres du groupe qu'elle anime. Le Cambodge est la sixième étape du groupe de Mia Farrow après le Tchad, le Rwanda, l'Arménie, l'Allemagne et la Bosnie. Le conflit du Darfour (ouest du Soudan) et ses conséquences ont fait quelque 200.000 morts en près de cinq ans et quelque 2,2 millions de déplacés sur une population de six millions d'âmes, selon des organisations internationales. Khartoum conteste le chiffre des victimes. La Chine achète d'importantes quantités de pétrole au Soudan.

PASSERELLE
Source : la newsletter de Guysen News International
diffusée le 20 janvier


Les appels à l'élimination de Hassan Nasrallah, se multiplient en Israël. Après les ministres Itzhak Cohen et Méïr Shétrit, c'est au tour du chef du Parti national religieux, Zevouloun Orlev, de se joindre au concert. Il a affirmé que le chef du Hezbollah ''n'a jamais eu de coeur'', et qu'''il est temps de faire cesser également les battements cardiaques''. Il a ajouté qu'Israël aurait pu profiter de l'apparition publique de Hassan Nasrallah samedi à Beyrouth pour tenter de le supprimer.


Yad Vashem va inaugurer cette semaine son site internet sur la Shoah en arabe. Les internautes pourront notamment y trouver des articles, des documents et des témoignages de rescapés et des Justes des Nations, dont des musulmans de Turquie et d'Albanie.

Des inconnus ont dessiné des croix gammées sur la façade d'un mémorial du souvenir pour la mort d'Itzhak Rabin, à Rosh Ayin. La police a ouvert une enquête.


Le film israélien Beaufort, du réalisateur Joseph Cedar, figure dans la liste des neufs films étrangers, susceptibles d'être récompensés aux Oscar. La liste définitive, qui ne comprendra que cinq films, sera révélée le 22 janvier. ak Rabin, à Rosh Ayin. La police a ouvert une enquête.


Lors de la réunion du cabinet ministériel, dimanche, les ministres vont étudier l'assouplissement des critères de libération de détenus sécuritaires palestiniens, selon la radio Kol Israël.


Selon une information du quotidien Haaretz, quatre personnes ont été sauvées, ce week-end après que la famille d'un patient décédé ait autorisé le don de ses organes. Deux poumons, le foie, les reins et le pancréas du donneur ont permis de sauver quatre patients en attente de greffe, à l'hôpital Beilinson de Petah Tikva et à l'hôpital Ichilov de Tel-Aviv.

LESINFOS
D






LE JOURNAL DU 20 JANVIER





L'INFORMATION PROCHE ORIENTALE
EN TEMPS REEL SUR LE WEB EN 4 LANGUES


Retrouvez en direct sur Infolive.tv la Huitième Conférence Annuelle d'Herzlyia 2008
En exclusivité pour les téléspectateurs d'Infolive.tv, nous vous proposons de retrouver en direct, à partir de ce dimanche, l'intégralité des débats et des discussions durant les trois jours de la Huitième Conférence Annuelle d'Herzlyia, du 20 au 23 Janvier 2008.Il vous suffira de cliquer sur l'icône qui apparait sur notre page d'accueil pour retrouver le programme détaillé de la conférence ainsi que le nom des participants.La Conférence d'Herzliya, conduite sous l'égide du Centre Interdisciplinaire d'Herzlyia, est devenu au fil des années le rendez vous annuel des décideurs politiques et économiques israéliens, au cours de laquelle sont définies et articulées les principales lignes directrices de la politique nationale israélienne.Les discours du Président israélien, du Chef d'Etat-Major et du Premier Ministre constituent le point d'orgue de cette conférence, au cours de laquelle seront décidés les orientations politiques, stratégiques, sécuritaires et économiques de l'Etat d'Israël pour l'annéee 2008.Les figures israéliennes majeures de la politique, de la défense, de l’économie, du monde académique, des médias, ainsi que des diplomates étrangers et des organisations juives de diaspora, s’exprimeront à l'occasion de la conférence.

samedi, janvier 19, 2008

BREVES
DECULTURES


EDITION
Deux livres paraissant ces jours-ci mettent en avant le dialogue entre Juifs et Chrétiens. L'un et l'autre soulignent les avancée immenses qui ont été accomplies depuis la pûblication de l'encyclique du Pape Jean XXIII qui a permis d'ouvrir les portes de la reconciliation conduisant les responsables de l'Episcopat français, sous la direction du Cardinal Lustiger, à un acte sans précédent de repentance immortalisé, en 1998, par une vibrante cérémonie devant le Camp de Drancy. La suite, ce fut la visite de Jean-Paul II à la Synagogue de Rome, la reconnaissance par le Vatican de l'existence d'Israël, et la répentance du Pape.
"Un Rabbin parle à Jésus" du Rabbin Jacob Neusner (Editions du Cerf), "Le Rabbin et le Cardinal" entretiens entre Gilles Bernheim, le Grand Rabbin de la Synagogue de la Victoire à Paris-sans doute futur Grand Rabbin de France- et le Cardinal Barbarin, Archevêque de Lyon, Primat des Gaules, (Editions Stock) continuent de participer à ce dialogue, l'amplifient. Dans une interview qu'il a accordé cette semaine au Parisien, le Grand Rabbin Berhneim constate avec satisfaction que "l'Eglise de France est remarquable à l'égard de la communauté juive".

DIASPORABLOG reviendra d'ici quelques jours sur ces ouvrages de référence dans ce domaine..


TELEVISION
A l'occasion de la Journée Internationale de la commémoration de l'Holocauste, la chaîne programme, dès ce lundi à partir de 19h, pendant une semaine, une série d'émissions sur le thème de la Shoah auxquelles particeront de nombreux témoins, des historiens, et Serge Klarsfeld. Différents seront évoqués : les Justes, les résistants allemand, la respensabilité de l'Etat français,...


ART
Un monument symbolisant la paix, racontre Jacques Pessis*, dans sa rubrique du Figaro daté d'aujourd'hui, vient d'être érigé juste en face de l'Hôpital Hadassah, où Israéliens et Palestiniens viennent se faire soigner et de l'Université hébraïque de Jérusalem. Cette oeuvre est signée Hedva Ser. Plusieurs copies de cette sculpture lui ont été commandées. L'une par le professeur Sari Nusseibeh de l'Université Al-Qods, une autre provenant de membres de l'Université de Berlin.Pour eux, ce momument symbolisera la chute du mur de Berlin et le rapporochement entre l'Ouest et l'Est.
Pour Hedva Ser, son oeuvre représente "un emblème universel".


*Jacques Pessis
"ANTHOLOGIE DE L'OS A MOELLE"
Editins Omnibus




INFO
DERNIERE
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 19 janvier à 20h 33



Israël capture quatre activistes
du Hamas dans la bande de Gaza


GAZA (Reuters) - L'armée israélienne a capturé samedi quatre activistes du Hamas à l'issue d'un échange de tirs dans la bande de Gaza, rapportent Tsahal et les Brigades Ezzedine al Kassam, bras armé du Hamas.
"Les quatre hommes ont été emmenés en Israël pour y être interrogés" avec plusieurs autres suspects, a dit une porte-parole de l'armée.

Depuis le début de la semaine, les forces israéliennes ont tué 35 Palestiniens dans la bande de Gaza dans le cadre d'opérations destinées à mettre fin aux tirs de roquettes artisanales sur Israël.
Selon Tsahal, 230 obus de mortier et roquettes ont été tirés au cours des cinq derniers jours sur Israël.
Les Brigades Ezzedine al Kassam ont confirmé les arrestations, précisant que les quatre hommes étaient assiégés dans une maison près de Djabalaya, dans le nord de la bande de Gaza. "Ils se sont battus jusqu'à la dernière balle", a dit un porte-parole.
Un peu plus tôt, toujours dans le nord de la bande de Gaza, un raid aérien avait tué deux activistes du Hamas, a dit le mouvement islamiste.
En Cisjordanie, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad, nommé par le président Mahmoud Abbas après le coup de force du Hamas qui a évincé le Fatah de la bande de Gaza, a dénoncé les tirs de roquettes sur Israël.
"Les tirs de roquettes à partir du territoire de Gaza ont apporté atrocités et désastre à la population", a-t-il dit, cité par l'agence palestinienne Wafa.
Son gouvernement a par ailleurs qualifié les opérations d'Israël dans la bande de Gaza de massacre et de "gifle" pour les Etats-Unis qui viennent de soutenir la relance des discussions de paix.


Ari Rabinovitch,


version française :
Nicole Dupont

LESINFOS
DINFOLIVETV

Discours de Hassan Nassrallah à Beyrouth:
Menaces et Fanfaronnades.

Pour la première fois en plus d'un an, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah est apparu en public ce samedi, pour participer aux commémorations de la fête Shiite de l'Ashoura dans la banlieue sud de Beyrouth, devant plusieurs centaines de milliers de personnes. Dans son discours, Hassan Nasrallah a mis en garde Israël contre toute nouvelle attaque au Liban, et a ajouté que son mouvement possédait des restes de soldats israéliens tués lors du conflit de l'été 2006. Le chef de l'organisation terroriste Shiite a en effet déclaré que : "L'armée israélienne a laissé derrière elle les restes de corps d'un grand nombre de soldats". Israël avait déjà vigoureuseument démenti les propos de Hassan Nassrallah, lorsqu'il avait affirmé une première fois, dans une interview donnée en début d'année, que la milice shiite conservait les restes de soldats israéliens tués au Liban, sans toutefois donner de précisions sur leur nombre.

Le Secrétaire-Général du Hezbollah, dans un souci évident de guerre psychologique dans laquelle il est passé maître, s'est adressé à la population israélienne en affirmant: "Nous avons des têtes, des membres et nous avons un cadavre presque complet . Qu'a dit l'armée israélienne à la famille de ce soldat ?" Hassan Nassrallah a ensuite mis en garde Israël contre toute attaque contre le Liban, en déclarant que "Si Israël lançait une nouvelle guerre contre le Liban, nous lui promettons une guerre qui changera la face de toute la région". Le chef terroriste a enfin poursuivi son allocution en narguant les dirigeants israëliens, affirmant qu'Israël "ne disposait pas d'un commandement politique et militaire lui permettant de lancer une nouvelle guerre contre le Liban". Particulièrement informé des actualités de politique intérieure israélienne, Hassan Nassrallah, à moins de deux semaines de la publication du rapport final de la Commission Winograd, cherche de manière particulièrement grossière à interférer au sein de l'opinion publique israélienne. Véritable expert en guerre psychologique, ce chef terroriste qui vit depuis un an et demi terré dans l'obscurité d'un bunker souterrain aime cependant s'adonner à des fanfaronnades particulièrement grotesques sur les prétendues victoires de son mouvement terroriste. Ce nouveau discours, indépendamment de son contenu inévitablement douloureux, était cependant et avant tout un moyen, voire un prétexte, pour Hassan Nassrallah de transmettre deux messages: Tout d'abord, en se montrant en public, le chef de la milice Shiite a ainsi tenu à infirmer les rumeurs parues dans le journal Asharq Alawsat , qui avaient récemment faient état de son remplacement à la tête de l'organisation par son second, Niyam Kassim.

D'autre part, le Secrétaire-général du Hezbollah a de nouveau tenté de s'adonner à un combat psychologique en tentant de réduire la confiance des citoyens israéliens envers leurs dirigeants. Une confiance certes déjà faible, tels que le montrent les récents sondages de popularité du gouvernement israélien, mais une confiance cependant dont le taux ne sera jamais dictée par les fanfaronnades d'un chef terroriste. Cette apparition publique de Hassan Nassrallah dans son fief d'Al Da'hrya à Beyrouth était cependant la première apparition du chef terroriste après plus d'un an passé terré dans un bunker, par crainte d'une éventuelle attaque ciblée israélienne. Hassan Nassrallah avait pris la tête du Hezbollah en 1992, après l'élimination par Israël de son prédecesseur, Abbas al-Musawi.

19/01/2008 Efraim Meslet

PASSERELLE
Source : liberation.fr via l'AFP
en ligne le 19 janvier


Nasrallah affirme disposer
de restes de soldats israéliens

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé samedi que son mouvement avait en sa possession "des têtes, des mains et des jambes de soldats israéliens", lors des commémorations de l'Achoura chiite, dans la banlieue sud de Beyrouth.

PASSERELLE
Source : rue89.com en ligne le 18 janvier


Selon un historien allemand,
Hitler avait la bombe nucléaire
Par Patrick Vallelian (La Liberté)

"Grand éclair. Feu, beaucoup de morts tout de suite. Avec grandes brûlures. Beaucoup aveugles..." Oleg agonise. Mais avant de mourir de ses brûlures, ce prisonnier de guerre soviétique du camp de concentration nazi d'Ohrdruf, dans le centre de l'Allemagne, se confie à un compatriote en cherchant ses mots.
Il lui explique ce qui vient de se passer. La gigantesque explosion qui l'a aveuglé, avant de tout carboniser autour de lui. Sans le savoir, Oleg est l'une des premières victimes de l'ère atomique.
Comme plusieurs centaines d'autres cobayes, dont certains se sont littéralement volatilisés, il a été exposé à un test nucléaire organisé dans le plus grand secret par les nazis le 3 ou 4 mars 1945. Deux mois avant la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
A l'époque, les Allemands se replient de toutes parts. La défaite totale est proche. Reste un espoir pour les nazis: leurs "armes miracles", ces avions, ces fusées ou ces sous-marins qui pourraient changer le cours de la guerre. Mais ce que Hitler attend avec le plus d'impatience, c'est un nouveau type d'explosif. Une bombe si puissante qu'elle "détruirait toute vie humaine dans un rayon de trois à quatre kilomètres du point d'impact", explique le Führer en août 1944 à Ion Antonescu, chef de l'Etat roumain.


Une bombe tactique, d'une puissance moindre qu'à Hiroshima et Nagasaki

Les physiciens allemands y travaillent sans relâche depuis 1942. Depuis que l'état-major de la Wehrmacht et les SS ont libéré de gros budgets pour réaliser la bombe. Sans succès, prétendaient les alliés après la guerre, en ajoutant que les scientifiques nazis étaient très en retard sur leurs collègues américains et britanniques.
Faux, rétorque aujourd'hui Rainer Karlsch. Dans son livre "La bombe de Hitler", l'historien allemand prouve que les nazis ont testé plusieurs bombes nucléaires tactiques entre octobre 1944 et mars 1945. Soit bien avant les attaques américaines qui détruiront les villes japonaises d'Hiroshima et de Nagasaki en août 1945.
Mais, précise d'emblée le chercheur berlinois, le potentiel de destruction de la bombe nazie était bien inférieur à celui des deux bombes atomiques américaines. La raison en est simple: les Allemands n'avaient pas assez de matériaux fissibles, comme l'uranium enrichi par exemple, pour construire des bombes A.
Mais ce n'était qu'une question de temps. Si les nazis avaient pu prolonger la guerre d'une année, ils auraient très certainement disposé d'armes aussi dévastatrices que celles des Américains.


Un éclair très vif, rougeâtre à l'intérieur, jaunâtre à l'extérieur

Mais revenons à cet essai nucléaire dont Staline saura tout dès le 23 mars, grâce aux rapports de ses espions, qui décrivent avec précision l'onde de choc, les hautes températures, les bâtiments soufflés et les prisonniers de guerre anéantis. Cläre Werner, une habitante de la région d'Ohrdruf, raconte qu'elle a vu vers 21h30 un éclair très vif, rougeâtre à l'intérieur, jaunâtre à l'extérieur.
Il a illuminé le paysage de telle sorte qu'elle aurait pu lire le journal sans problème. Un autre témoin parle des habitants des environs qui, les jours suivants, souffrent de migraine et qui crachent du sang. Il décrit aussi les effets dévastateurs de la bombe, notamment sur les 700 ou 800 prisonniers de guerre sacrifiés à cette occasion.
"Plus aucun cheveu, des cloques de brûlure, les chairs nues et à vif"
"Tous ces gens n'avaient plus aucun cheveu. Certains avaient des cloques de brûlure sur la peau, les chairs nues et à vif..." D'autres témoins prétendent que des sentinelles SS ont été tuées lors de l'essai. Preuve que les nazis avaient été dépassés par la force de leur création, qu'ils appelaient "bombe de la désagrégation", comme l'a entendu le correspondant de guerre Luigi Romersa en octobre 1944.
Ce journaliste italien avait été envoyé par Mussolini pour constater de visu les avancées technologiques allemandes. Il se trouvait alors sur un autre site d'essai nucléaire, l'île de Rügen dans la mer Baltique. "Nous avons ressenti un véritable tremblement de terre", témoigne-t-il dans le livre de Rainer Karlsch. "Nous avons vu très clairement un éclair, une lumière incandescente, puis une grande paroi de fumée s'est dressée devant nous."


Une "arme miracle"... que la Wehrmacht a finalement renoncé à utiliser

Alors pourquoi les Allemands n'ont-ils pas utilisé leur "arme miracle"? Selon l'historien allemand, la bombe nucléaire nazie n'était pas prête pour une application militaire. Il lui manquait notamment un vecteur, un avion ou une fusée, pour bombarder les villes ennemies. En outre, les pontes nazis, à la différence de Hitler, ont compris, dès la fin du mois de mars 1945, que les quelques armes atomiques qu'ils pourraient fabriquer n'arrêteraient pas l'avancée des Soviétiques, des Américains et des Britanniques.
Et, surtout, leur utilisation sur le front aurait provoqué la vengeance des alliés, qui auraient eu beau jeu de détruire l'Allemagne sous un tapis de bombes... traditionnelles. La guerre était perdue. Il fallait arrêter les frais et éviter, si possible, le peloton d'exécution pour crime de guerre.


Une longue enquête, qui aboutit grâce à des fonds d'archives inexploités

L'historien Rainer Karlsch reçoit en 2001 une lettre qui l'énerve. Dans ce courrier, le journaliste Heiko Petermann, qui enquête sur d'éventuelles expérimentations de bombes atomiques dans le Reich, lui demande s'il sait de combien de tonnes d'uranium disposaient les nazis durant la guerre.
"J'eus l'impression qu'il se moquait de moi", résume le chercheur allemand qui, comme la majorité des spécialistes de la période, estimait impossible qu'Hitler ait pu développer une arme nucléaire. Et pourtant Petermann présente à Karlsch des témoins certifiant qu'ils ont vu un brillant éclair de lumière et une colonne de fumée en mars 1945.
Dans un premier temps, Karlsch doute de ces informations. Les physiciens allemands n'avaient-ils pas fait tout leur possible pour torpiller le projet de bombe atomique nazie? Ils l'avaient d'ailleurs juré sur l'honneur aux alliés qui les avaient fait prisonniers après la guerre.
Devant le manque de preuves, l'historien doute, mais se prend tout de même au jeu. Avec succès. Après plusieurs années de recherche dans des fonds d'archives inexploités en Allemagne, mais aussi en Russie et en Angleterre, il découvre des documents inédits démontrant que les scientifiques nazis savaient ce qu'était une bombe au plutonium.


Une activité nucléaire détectée sur les sites concernés

Il se rend aussi compte que de nombreuses preuves ont été détruites par ces mêmes scientifiques. Histoire de conserver leur place dans la communauté scientifique internationale. Mais c'est sur le terrain, là où les bombes auraient explosé, que Karlsch trouve la preuve d'une activité nucléaire. Des scientifiques analysent les sols et confirment la présence, entre autres, de césium 137 et de cobalt 60.
La boucle est bouclée, même s'il manque encore la preuve visuelle des essais, regrette l'historien, en ajoutant qu'un film au moins a été tourné lors d'une des explosions et qu'il est tombé dans les mains de Staline en 1945. Mais voilà, il s'est perdu dans les archives russes. Officiellement du moins.


► La Bombe de Hitler
de Rainer Karlsch
éd. Calmann-Levy
521p., 25€.


En partenariat avec:
La Liberté

vendredi, janvier 18, 2008

PASSERELLE
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 19 janvier




George Clooney nommé
"messager de l'Onu pour la paix"


NATIONS UNIES (Reuters) - L'acteur américain George Clooney, qui se bat contre les violences au Darfour, a été nommé vendredi "messager des Nations unies pour la paix" dans le monde par le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon.
La porte-parole du secrétaire général, Michèle Montas, a précisé que le comédien, distingué "pour sa capacité à sensibiliser l'opinion publique internationale sur les questions cruciales dans le domaine politique et social", serait chargé de mettre l'accent sur le maintien de la paix.

Huit autres personnalités du monde des arts, de la musique, de la littérature et des sports possèdent déjà ce titre de "messager de l'Onu pour la paix", dont l'acteur Michael Douglas, le musicien Daniel Barenboïm, les écrivains Elie Wiesel et Paulo Coelho, la naturaliste Jane Goodhall et la princesse Haya de Jordanie.
Clooney, actuellement au Soudan, recevra son titre le 31 janvier lors d'une cérémonie au siège new-yorkais des Nations unies.


Patrick Wornsip,


version française :
Jean-Loup Fiévet

LESON
DUMONDE.FR


MILLEFEUILLES

L'HISTORIEN GEORGES BENSOUSSAN VIENT DE FAIRE PARAÎTRE UN ESSAI* QUI RELANCERA TRES CERTAINEMENT DE NOUVEAUX VIFS DEBATS SUR LA FONDATION DU SIONISME. L'AUTEUR D'UNE TRES SERIEUSE ETUDE SUR L'ETUDE DE L'HISTOIRE DU SIONISME PARUE AUX EDITIONS FAYARD AU DEBUT DES ANNEES 2000 TENTE DE TORDRE LE COUP AUX VIEILLES IDEES RECUES. CELLE, ENTRE AUTRES, QUI A LA PEAU DURE ET QUI DIVISE LES SPECIALISTES, QUI VEUT FAIRE CROIRE QUE LA CREATION DE L'ETAT D'ISRAEL EN 1948, SOUS L'IMPULSION DES ETATS REPRESENTES A L'ONU, SERAIT LA CONSEQUENCE IMMEDIATE DE LA SHOAH. UNE SORTE DE COMPENSATION OBLIGEE DE L'OCCIDENT JUIVE POUR SON ATTITUDE DE NON ASSISTANCE A PEUPLE JUIF EN DANGER DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE QUI A CONDUIT A SON EXTERMINATION .

A L'OCCASION DE LA SORTIE DE CET IMPORTANT OUVRAGE, DONT NOUS REVIENDRONS PROCHAINEMENT, A PARTICIPER A L'EMISSION "LA FABRIQUE DE L'HISTOIRE" SUR FRANCE-CULTURE LE 11 JANVIER :

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/fiche.php?diffusion_id=58945



*"UN NOM IMPERISSABLE"
Israel, le sionisme et la destruction
des Juifs d'Europe (1933-2007)

Editions du Seuil

INFO
DERNIERE
Source rfi.fr en ligne le 18 janvier




Israël détruit un bâtiment
du ministère de l'Intérieur du Hamas à Gaza


Un missile israélien a détruit, vendredi, un bâtiment du ministère de l'Intérieur contrôlé par le Hamas dans la ville de Gaza.
Le bâtiment de quatre étages, qui était vide, a été complètement détruit par l'explosion et une vingtaine de personnes ont été blessées aux alentours.

UNAUTRE
MONDE

UN BRAS ROBOT CHEF D'ORCHESTRE


PASSERELLE
Source : la newsletter de France.2
diffusée le 18 janvier


LES VOEUX 2008 DE NICOLAS SARKOZY
AUX CORPS RELIGIEUX

Lors de ses voeux aux corps religieux français, Nicolas Sarkozy a réaffirmé jeudi soir son attachement à la laïcité


Recevant les dirigeants des 6 principales confessions, le président a tenté de calmer la polémique suscitée par ses récents discours de Rome et de Ryad sur la religion.Selon son porte-parole M.Martinon, "il a réaffirmé son attachement au principe de la laïcité, (...) principe de respect de toutes les croyances et non combat contre les religions".
"Nul ne doit plus avoir de raison aujourd'hui de se sentir blessé par la laïcité", a-t-il poursuivi, selon David Martinon, tout en faisant un parallèle entre fait religieux et Lumières. "Tous ceux qui sont attachés à la République, à son idéal, devraient s'efforcer de défendre les valeurs de diversité, de tolérance et de compréhension", a-t-il souligné. "Dans la République apaisée et fraternelle que souhaitent les Français, tous ceux qui ont des convictions philosophiques, morales, religieuses, devraient avoir à coeur de faire preuve de respect pour les convictions qu'ils ne partagent pas."Le 20 décembre, lors d'une cérémonie où il était devenu chanoine de Saint-Jean-de-Latrand, à Rome, il avait évoqué les "racines chrétiennes de la France", prôné une "laïcité positive" mais fait aussi l'éloge de la foi, gage d'espérance à ses yeux.Jeudi matin, lors de ses voeux aux Forces de la Nation, Nicolas Sarkozy avait fait allusion à la polémique suscitée par ses propos antérieurs. "Je sais qu'on m'accuse beaucoup de trop m'intéresser à la religion mais je pense qu'on peut respecter ceux qui veulent aller à la messe et ouvrir les bibliothèques le dimanche. Ce n'est pas absolument contradictoire", a-t-il estimé. "Je ne mets pas en cela gravement en cause la laïcité".

Selon Mgr André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, les dignitaires religieux invités à l'Elysée - dont, pour la première fois, le président de l'Union bouddhiste de France Olivier Wan Gehn - ont discuté avec le chef de l'Etat de ses discours et de "la manière dont il envisageait une laïcité ouverte". Ils ont aussi parlé d'un projet de participation des églises au Conseil économique et social, a précisé le Pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, pour qui le débat actuel sur la laïcité fait "beaucoup de bruit pour rien".Etaient également présents, le président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur, le Grand rabbin de France, Joseph Sitruk, et le métropolite grec orthodoxe Adamakis Emmanuel. Tous se sont dit satisfaits de leur entretien avec le chef de l'Etat et des discours de Rome et de Ryad.

CRISE POLITIQUE
EN ISRAEL

PASSERELLE
Source : lemonde.fr avec l'AFP
en ligne le 16 janvier à 10h 30


Avigdor Lieberman
quitte le gouvernement Olmert


Le ministre des affaires stratégiques israélien, l'ultranationaliste Avigdor Lieberman, a annoncé, mercredi 16 janvier, qu'il quittait le gouvernement du premier ministre, Ehoud Olmert, afin de protester contre les négociations débutées avec les Palestiniens.
Avigdor Lieberman a rencontré, mardi 15 janvier, le premier ministre puis a réuni son parti pour arrêter sa décision, a indiqué son entourage. M. Lieberman, chef du parti ultranationaliste russophone Israël Beitenou ("Israël, notre maison", onze députés) et chargé du dossier du nucléaire iranien, s'oppose à des discussions de paix sur les questions-clés du conflit avec les Palestiniens, comme le tracé des frontières, le statut de Jérusalem, le sort des colonies juives et des réfugiés palestiniens. Il a l'intention de rallier l'opposition.


"CASUS BELLI"

Selon le porte-parole de M. Olmert, Mark Regev, "le premier ministre veut promouvoir le processus de paix avec les Palestiniens, et doit pour cela pouvoir compter sur un gouvernement stable. Il souhaite donc que tous ses partenaires restent au sein de la coalition gouvernementale".
"Démanteler les colonies sauvages est un casus belli", a récemment déclaré M. Lieberman. Selon lui, le président palestinien, Mahmoud Abbas, ne peut pas être considéré comme un partenaire crédible car il contrôle uniquement la Cisjordanie depuis que la bande de Gaza est passée sous contrôle du Hamas islamiste en juin 2007. Privée du soutien du Israël Beitenou, la majorité de M. Olmert dispose encore de 67 élus au Parlement, sur 120.

PASSERELLE
Source : lemonde.fr avec l'AFP
en ligne le 18 janvier


La bande de Gaza placée sous blocus général


'armée israélienne a accentué la pression sur la bande de Gaza, jeudi 17 janvier, imposant un blocus et multipliant les raids, alors que les tirs de roquette sur le sud d'Israël s'amplifiaient. "Le ministre [de la défense israélien] a ordonné la fermeture de tous les passages frontaliers entre Israël et la bande de Gaza", a ainsi déclaré, jeudi soir, un porte-parole du ministère de la défense. Il a toutefois précisé qu'Israël autoriserait des passages pour répondre à des "nécessités humanitaires exceptionnelles". Et de pousuivre : "Cette mesure, qui devrait rester en vigueur plusieurs jours, concerne aussi bien le trafic des marchandises que le passage des personnes."

Israël a imposé depuis plusieurs mois toute une série de sanctions économiques à la bande de Gaza, décrétée "entité hostile" après sa prise de contrôle par le mouvement islamiste Hamas qui prône la poursuite de la lutte armée. Israël n'avait cependant pas imposé de blocus général à ce territoire jusque-là.
Le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, avait annoncé plus tôt que son pays poursuivrait ses attaques contre la bande de Gaza. "Dans le sud [d'Israël], il y a une guerre en cours, et nous ferons tout notre possible pour mettre fin à ces tirs inacceptables (...). Nous allons continuer de lutter sans merci contre le Hamas, le Djihad [islamique] et tous nos ennemis", avait-il fait savoir.
Le Hamas est responsable, avec le Djihad islamique, de la plupart des tirs de roquette depuis la bande de Gaza vers le sud d'Israël. Jeudi, une quarantaine de roquettes ont été tirées depuis Gaza contre le territoire israélien, faisant quatre blessés légers et des dommages matériels, selon l'armée israélienne.


RAIDS ISRAÉLIENS MEURTRIERS

Parallèlement, dans la bande de Gaza, l'armée israélienne a mené jeudi et vendredi matin, une série de raids.
Vendredi matin, un activiste palestinien a été tué et quatre personnes blessées dans un raid aérien dans le nord de la bande de Gaza. Une porte-parole de l'armée israélienne a confirmé l'attaque, affirmant qu'il a visé "un groupe qui a tiré des roquettes sur Israël ce matin".
La veille, un raid a fait deux morts, un activiste et sa femme qui se trouvaient à bord d'une voiture dans le nord du territoire.
Dans un autre raid aérien, un missile a touché une voiture transportant des membres de la branche armée du Djihad islamique, tuant deux hommes. L'explosion a également touché une carriole toute proche, tuant une femme et blessant grièvement un enfant. Un porte-parole militaire a confirmé cette attaque, dans le nord de la bande de Gaza, affirmant qu'elle avait visé des Palestiniens qui "venaient de tirer des roquettes contre Israël". Il a accusé les groupes armés palestiniens de lancer leurs attaques à partir de zones habitées, mettant ainsi en péril les civils.
Dans une attaque sur un quartier sud de la ville de Gaza, un chef local de la branche armée du Hamas et un autre activiste ont également été tués.
"Les raids et l'escalade militaire d'Israël visent à infliger un camouflet aux négociations de paix israélo-palestiniennes", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina. Il a appelé les Etats-Unis "à intervenir rapidement pour empêcher une nouvelle détérioration, qui pourrait porter un coup fatal à la chance historique de paix".
De son côté, Washington a appelé Israël à éviter "autant que possible" les victimes civiles dans la bande de Gaza, tout en qualifiant de "légitime défense" les raids de l'aviation israélienne à Gaza après de nouveaux tirs de roquette.

LESREPORTAGES
D





EHUD OLMERT A SDEROT :
NOUS ALLONS CONTINUER A FRAPPER
TRES FORT LE HAMAS

PAUSE

DANIEL THEAULT,

NOTRE COUP DE COEUR MUSICAL

UN REGAL TROPICAL


ECOUTER DES EXTRAITS DE SON NOUVEL ALBUM
SUR :


www.danieltheault.com

PASSERELLE
Source : la newsletter de lespress.fr
diffusée le 17 janvier


Le chanteur Carlos est mort.

Il y a deux mois, Carlos apprenait qu'il était atteint d'un cancer: le chanteur en est mort il y a quelques heures, dans l'hôpital parisien où il était soigné. Il aurait eu 65 ans le 20 février prochain.Fils de la psychanalyste Françoise Dolto, un temps kinésithérapeute, animateur de radio et de télévision, Carlos était, au premier degré, un "chanteur populaire", interprète de tubes comme A la queue leu leu, Ali Baba, Tout nu, tout bronzé... Surtout, il était une figure du show-biz français, collaborateur puis grand ami de de Johnny Hallyday, proche de Michel Drucker, Sylvie Vartan, Joe Dassin, Coluche... Il était même devenu le héros d'un dessin animé,


DIASPORABLOG :
On lui doit aussi d'avoir découvert le chanteur israélien MIKE BRANT resté dans toutes les mémoires.


BIG BISOUS A CARLOS

AVOIR
ABSOLUMENT
SURLENET

CANALOBSTV


Boualem Sansal:
l`islamisme se rapproche du nazisme

Grégoire Le ménager reçoit le grand romancier algérien Boualem Sansal, qui publie un livre choc, "Le village de l`Allemand". Cet ancien haut-fonctionnaire en Algérie, limogé en 2003, n`est pas un auteur politiquement correct. Il compare l`Algérie à un "camp de concentration à ciel ouvert" et estime que certaines banlieues françaises sont "en voie de talibanisation". L`auteur du "Serment des barbares", ose un parallèle qui pourrait lui valoir des ennuis, reconnaît-il, dans son nouvel ouvrage où il évoque les liens entre hitlérisme et islamisme. "L`islamisme n`est pas encore le nazisme mais la frontière est mince, il s`en rapproche" explique-t-il.
09/01/2008


http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/index.php?id_video=2590

LIRE AUSSI L'ARTICLE DU MONDE DES LIVRES DATE DU 18/01/08 QUI LUI EST CONSACRE

PASSERELLE
Source : lemonde.fr via Reuters
en ligne le 16 janvier


Ehud Olmert déclare "la guerre"
aux activistes de Gaza



par Nidal al Moughrabi
GAZA (Reuters) - Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a promis "la guerre" aux activistes responsables des tirs de roquettes contre l'État juif et cinq Palestiniens, dont trois activistes, ont été tués jeudi par des raids aériens israéliens à Beït Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza.


Le dernier épisode de la flambée de violence qui a suivi la visite du président américain George Bush, la semaine dernière, a coûté la vie à deux activistes circulant en voiture et à une femme qui passait à proximité. Un peu plus tôt, un autre raid aérien visant une voiture avait tué un responsable des Comités de résistance populaire (CRP) et son épouse.
Une centaine de roquettes artisanales tirées du territoire côtier contrôlé depuis juin par les islamistes du Hamas se sont abattues ces deux derniers jours dans le sud d'Israël.
"Une guerre est en cours dans le Sud, chaque jour, chaque nuit", a affirmé Olmert dans un discours prononcé à Tel Aviv.
"Nous ne pouvons tolérer ces tirs incessants contre des citoyens israéliens (...) Nous poursuivrons donc nos opérations avec sérénité et détermination, avec une précision maximale qui nous permettra de frapper ceux qui veulent nous attaquer.
"Les plus audacieux et les plus aguerris de nos soldats et membres des services de sécurité y prennent part. Cette guerre ne s'arrêtera pas", a martelé le chef du gouvernement, assurant que tous les moyens seraient mis en oeuvre pour faire cesser les tirs tout en prenant soin d'épargner les civils.


UNE "GIFLE" INFLIGÉE À BUSH

Olmert n'a pas précisé si son discours annonçait une vaste opération terrestre, qui, de l'avis de nombreux responsables israéliens, pourrait se traduire par de lourdes pertes dans les deux camps.
Condamnant les dernières opérations de Tsahal dans la bande de Gaza, l'Autorité palestinienne les a qualifiées de "gifle" infligée à George Bush, dont la visite devait donner un élan décisif à un processus de paix que les deux parties se sont engagées à mener à bien avant son départ de la Maison blanche, en janvier 2009.
L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a quant à elle mis en garde contre les "graves conséquences" auxquelles s'exposent selon elle les autorités israéliennes.
Olmert s'est dit prêt "sans aucune hésitation" à poursuivre les négociations de paix. Le Premier ministre est cependant resté vague quant au calendrier, souhaitant parvenir avant la fin de l'année à des "dispositions" qui ouvriront la voix à un accord définitif.
Selon le Hamas, le premier raid a coûté la vie à Raed Abou al Foul, un dirigeant des CRP, et à son épouse. L'état-major israélien indique quant à lui que l'opération visait des membres du Djihad islamique impliqués dans la fabrication des roquettes artisanales.
Le second raid a tué deux membres du Djihad islamique ainsi qu'une femme qui se déplaçait à proximité dans une charrette tirée par un âne, a-t-on appris de sources proches des services de sécurité du Hamas et des autorités sanitaires.
Un porte-parole de l'armée israélienne a confirmé le second raid.
La veille, une erreur de tir de l'aviation israélienne avait coûté la vie à six Palestiniens, dont trois membres d'une même famille.


APPEL AMÉRICAIN EN FAVEUR DES CIVILS

Mardi, ce sont 18 Gazaouis, membres pour la plupart de groupes armés, qui avaient été tués, un bilan sans précédent depuis plus d'un an.
"Il est trop tard pour que l'ennemi essaye d'arrêter nos roquettes. Nous en avons des centaines et elles sont prêtes à s'abattre sur les implantations sionistes voisines de la bande de Gaza", a affirmé un représentant des CRP.
S'adressant à la presse lors d'une visite d'inspection à la frontière avec Gaza, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a déclaré que l'armée intensifierait ses opérations à Gaza jusqu'à l'arrêt des tirs de Kassams.
Sean McCormack, porte-parole du département d'État américain, a exhorté Israël à éviter toute victime civile.
"Il y a eu des opérations israéliennes présentées comme des actes d'autodéfense. Les Israéliens ont bien sûr parfaitement le droit d'agir en état de légitime défense. Il est bien connu que les tirs de roquettes Kassam proviennent de Gaza et qu'à ce stade elles ne diminuent pas", a observé McCormack.
"Tout en exerçant son droit à l'autodéfense, nous encourageons Israël, comme nous le faisons pour nos propres forces armées, à déployer un maximum d'efforts pour éviter toute atteinte à des civils", a-t-il poursuivi.


Avec Ari Rabinovitch à Jérusalem,


version française :
Jean-Philippe Lefief, Nicole Dupont