mercredi, mai 31, 2006

LE RACISME
ANTI-BLANC TERRORISE
UN QUARTIER JUIF
DE PARIS

PASSERELLE

Source : www.communautaire.net
daté du 31 mai 2006


Le Ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy réclame la dissolution de la Tribu Ka en vertu de la loi de 1936 relative aux groupes de combat et aux milices privées


En visite rue des Rosiers mardi 31 mai après la tentative d'intimidation des membres du groupuscule noir et raciste appelé "Tribu Ka" dimanche 28 mai, le Ministre de l'Intérieur -qui succédait au candidat à l'élection présidentielle en 2007 et président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers- a déclaré mettre à l'étude la dissolution de ce qui s'apparente en effet à une milice. La Tribu Ka ne semble pourtant posséder aucune existence juridique, ce qui va rendre malaisée sa "dissolution". Nicolas Sarkozy a également annoncé la probable fermeture de son site Internet et déclaré que certains comportements de membres de ce groupuscule sont "des faits constitutifs de provocation à la haine ou à la violence à l'égard des personnes en raison de leur appartenance à une race ou une religion".

Le texte intégral de la
Loi de janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées
La dépêche du Quotidien permanent du Nouvel Observateur :
Sarkozy veut mettre la Tribu Ka "hors d'état de nuire", dépêche AP, 31 mai 2006, 18h07




LE RACISME
ANTI-BLANC TERRORISE
UN QUARTIER JUIF DE PARIS


REACTIONS
__________



Le Conseil Représentatif des Associations Noires

Agressions de la rue des Rosiers à Paris

Le Conseil Représentatif des Associations Noires de France (CRAN) condamne avec fermeté toutes les agressions racistes physiques ou verbales notamment celles commises par la Tribu Ka dimanche dernier rue des Rosiers à Paris. L'antisémitisme comme tous les racismes est une idéologie insupportable et malfaisante. Les millions de Noirs en France ne peuvent que repousser ces actes de violence. Tolérer de tels actes ne pourrait servir que les intérêts des démagogues et des extrémistes.Tout en condamnant la provocation intolérable de dimanche dernier, le CRAN met en garde contre toute exploitation abusive qui se servirait des origines (réelles ou supposées) des agresseurs. Profiter de ces actes commis par une poignée de jeunes marginaux pour véhiculer les stéréotypes les plus odieux est un amalgame inacceptable. Le CRAN rappelle que toute publicité faite autour des groupuscules marginaux sert la cause de ces derniers au détriment de la majorité des citoyens français et des résidents qui aspirent à la tolérance. Le CRAN ne cesse, depuis sa création, d'alerter les pouvoirs publics du risque de voir se développer de plus en plus de groupes radicaux notamment parmi les jeunes. Dans le climat actuel et depuis les émeutes des banlieues, le CRAN affirme qu'aucune souffrance ne peut excuser ou amoindrir des actes de terreur. Cela n'empêche pas bien au contraire, le CRAN d'appeler les autorités françaises à poursuivre l'analyse pleine et entière de ces derniers événements pour en comprendre tout le sens. Il y a bien une situation de désespérance des populations noires qui se sentent délaissées, il y a bien une revendication urgente d'égalité, il y a bien une soif de justice auxquelles il est temps de répondre en recherchant des solutions républicaines. Le CRAN démontre par son travail que la meilleure façon de désamorcer les conflits de demain, la haine de l'autre, la montée du racisme et de l'antisémitisme en France est de traiter ces questions au fond tout en accordant aux populations délaissées toute l'attention, la considération et la reconnaissance qu'elles méritent

Contact :
Le CRAN
Tél : 08 70 28 47 07

contact@lecran.org




AMITIE JUDEO-NOIRE

L’Amitié judéo-noire a pour vocation de favoriser des liens amicaux et fraternels entre citoyens d’origine juive, africaine et antillaise en France.

Depuis quelques semaines des groupuscules extrémistes, isolés et haineux, tendent à vouloir susciter des affrontements inter-communautaires dans notre pays. Nous demandons à tous les responsables d’associations représentatives de ces communautés de ne pas tomber dans ce piège grossier prônant la supériorité raciale, ethnique ou religieuse, et d’isoler ces extrémistes par un véritable cordon sanitaire au sein de leur propre communauté, qu’elle soit chrétienne, musulmane, juive, africaine ou antillaise.



PASSERELLE

Source : rfi.fr daté du 31 mai 2006

Fidèle ami du peuple juif
et d'Israël, le chanteur ivoirien
ALPHA BLONDY,
"LE MESSAGER DE LA PAIX"
était l'invité, ce matin, de RFI


écouter 10 min




«J'ai comme l'impression que les politiciens ivoiriens parlent de paix en préparant la guerre»
Frédéric Rivière s'entretient avec le chanteur ivoirien Alpha Blondy, «messager de la paix» des Nations Unies en Côte d'Ivoire, des différents sujets, de société et politiques, qui font l'actualité en France et en Côte d'Ivoire : le groupuscule extrêmiste Tribu KA, la loi sur l'immigration de Nicolas Sarkozy, la situation en Côte d'Ivoire ou encore les chances des Elephants pour la Coupe du monde de football 2006.

par Frédéric Rivière


PASSERELLE

Source : lefigaro.fr daté du 31 mai 2006



Les délires antisémites de la Tribu Ka

Justice et police sont préoccupées
par ce groupuscule qui a fait irruption
dimanche rue des Rosiers,
au coeur du plus ancien quartier juif de Paris.



LE MINISTRE de la Justice, Pascal Clément, a demandé hier au parquet de Paris «d'examiner le contenu du site Internet» du groupuscule extrémiste Tribu Ka à l'origine d'incidents antisémites survenus dimanche rue des Rosiers à Paris et voir «quelles suites légales lui donner». De son côté, la brigade criminelle mène une enquête ouverte sur la descente, accompagnée de propos antisémites, de plusieurs dizaines de gros bras de ce groupe radical exaltant la suprématie des «kémites» (noirs) et adorateurs de l'ancienne divinité égyptienne Aton. Présent rue des Rosiers, leur gourou, qui se fait appeler Kémi Seba (étoile noire dans leur jargon tiré de la transcription des hiéroglyphes), pourrait faire l'objet de poursuites pour appel à la haine et à la violence.
La Tribu Ka n'est pas inconnue des services de police. En pleine affaire Halimi, ce jeune juif massacré par une bande dirigée par Youssouf Fofana, Kémi Seba avait envoyé au début 2006 un courriel à plusieurs organisations juives où il les menaçait en ces termes : «Que notre frère [Fofana] soit coupable ou pas, nous vous prévenons que si d'aventure, il vous prenait l'envie d'effleurer ne serait-ce qu'un seul [de ses] cheveux au lieu de lui laisser avoir un procès équitable, nous nous occuperons avec soin des papillotes de vos rabbins.»
Les illuminations d'un gourou
Entendu par la brigade criminelle, il était remis en liberté. Nouvelle alerte le 19 mai avec une descente dans un gymnase de la rue de Trévise aux cris de «Où sont les juifs ?» à la recherche de militants de la Ligue de défense juive (LDJ, organisation de jeunesse radicale) et du Betar (section française du mouvement de jeunesse du Likoud israélien). La «crim» est là encore saisie de l'enquête.
Cette flambée antisémite s'inscrit dans la droite ligne des délires d'un gourou qui, dans un entretien sur Internet en novembre 2005, déclarait que «la seule chose qui nous rapproche des nazis, et que je ne renie pas, c'est qu'ils aimaient l'Allemagne plus que l'Allemagne s'aimait elle-même». Il est vrai que Stellio Capochichi, alias Stellio Gilles Robert, alias Kémi Seba, n'en est pas à une outrance près. Né à Strasbourg le 19 décembre 1981, de parents ivoirien et haïtien, l'homme, titulaire d'une capacité en droit, a adhéré en 1999 à la section française de l'organisation noire américaine Nation of Islam de l'extrémiste Louis Farakhan.
Quelques années, plus tard, il a une illumination : l'islam «fait partie de la matrice sémito-centriste [sic]» opprimant les Noirs. En juillet 2003, il fonde le parti kémite et veut s'imposer comme le principal mouvement identitaire noir. Le 7 août 2004, il réunit 250 personnes pour une marche parisienne en mémoire d'un homme tué accidentellement par un policier dans le XIXe arrondissement. En décembre 2004, il crée ce qu'il qualifie «d'organisation politico-mystique», la Tribu Ka. Il durcit encore son discours contre les «leucodermes» (les Blancs) et «tous les macaques de l'amitié judéo-noire» (de Harlem Désir à l'écrivain Calixthe Beyala). Il a comparu le 25 avril dernier pour «diffamation publique et incitation à la haine raciale».
Dieudonné, dont une partie de l'entourage est proche de la Tribu Ka, se désolidarise de l'initiative prise en avril 2005 d'interdire une réunion du groupe aux Blancs et aux Arabes. Kémi Seba s'efforce pourtant d'infiltrer des manifestations centrées sur le peuple noir (festival, journée d'amitié, commémorations de l'esclavage...). En mars 2006, il ouvre son site Internet où les propos antisémites se multiplient. Grâce à ce filon, renforcé par les opérations coups de poing de ces derniers jours, «l'étoile noire» espère enrôler de nouveaux fidèles. Et peut-être gagner le statut de «martyr».


Cécilia Gabizon
Jean Chichizola

MILLEFEUILLES

Pour diasporablogj.,
l'Avis de Bernard Koch



"L’OPA SUR LES JUIFS DE FRANCE
Enquète sur un exode programmé"

de Cécilia Gabizon
et Johan Weisz

Editions Grasset




L’ALYA,
LE DEBAT « OUBLIE »



On se dit qu’un livre qui est si violemment haï ne doit pas être si mauvais que cela ! Disons-le, tout de go, le livre de nos deux confrères ne trahit pas le lecteur si avide d’informations ! Contrairement à ce que voudrait nous laisser croire la rumeur, on n’est pas bluffer par le contenu ! Une fois n’est pas coutume, ce livre marque un tournant dans l’édition. C. Gabizon et Johan Weisz, les auteurs de « L’O.P.A SUR LES JUIFS, enquête sur un exode programmé » prennent le risque de s’attaquer à l’un des tabous le plus jalousement gardé de la communauté juive de France : l’alya, cet acte décisif, crucial, qui mène le juif qui le souhaite, à émigrer en Israël. Sa trajectoire passe la plupart du temps par un organisme financé conjointement par l’Etat d’Israël et le Congrès Juif Américain. Ses objectifs sont désignés par le gouvernement israélien.
Il s’agit de l’Agence Juive. Cette structure est solidement et largement associée à l’Histoire du Sionisme. Elle participe activement à travers sa mission que lui confient, depuis sa création, dans les années 20, les pères du Sionisme, puis, à la naisssance l’Etat d’Israël, les premiers ministres qui se succèdent, de gauche comme de droite, au remembrement de la patrie des ancêtres.

Face à la démographie galopante et massive de la population arabe du futur état et à une population juive encore embryonnaire avant la seconde guerre mondiale, les responsables sionistes et les gouvernements israéliens vont devoir se tourner vers les Juifs de diaspora.

L’Agence Juive deviendra l’anti-chambre de ce retour à Sion, une espèce de ministère bis de l’immigration chargé du transfert de ces Juifs, candidats au départ, à partir des pays où ils se trouvent.

Cette alya, il y a deux manières de la pratiquer. Un départ consenti par idéal, une volonté d’apporter, naturellement, une pierre à l’édifice du pays, pour l’une. Un départ forcé, par les circonstances, une situation dramatique, comme ce fut le cas des Juifs d’Afrique du Nord, mais aussi par une méthode « agressive » des Directeurs de l’Agence Juive, beaucoup moins efficace.

Cet organisme n’est jamais aussi efficace que lorsqu’il effectue ses missions dans l’ombre, la discrétion. On se souviendra de ces deux opérations mémorables qui ont permis de sauver des milliers de Juifs d’Ethiopie (les Falashas) dans les années 80.

C’est en revanche dans la confusion la plus totale et une extrême précipitation que se déroulera, en 2004, l’opération « Sarcelles d’abord », en pleine montée en puissance de l’antisémitisme rallumée par une poignée de jeunes maghrébins des cités. Jouant sur les peurs supposées de ses habitants de confession juive, elle visera à vider la plus importante ville « juive » de la banlieue parisienne (environ 40 000 membres) de cette population. Cette opération spéciale se soldera par un cuisant échec que reconnaît volontiers le nouveau patron de l’Agence Juive, David Roche, récemment nommé.

Les auteurs de « L’O.P.A. SUR LES JUIFS » s’appuient sur ce dysfonctionnement regrettable –sorte de fil conducteur- pour, en réalité, mieux cerner le malaise, pour ne pas dire le trouble, qui gagne, depuis 2000, date de la seconde intifada, une bonne partie de la communauté juive française. Sur cette partie de la communauté, repliée sur elle-même, sur cette communauté dite « communautarisée », il est bon de revenir sur les propos, dans ce livre, de Gilles Bernheim, Grand Rabbin de la Synagogue de la Victoire à Paris : «
Les Juifs communautaires tournent majoritairement le dos à l’universel. Quand on ne peut pas faire confiance à l’universel, à l’autre, on se retourne vers son particularisme.. Cela devient un problème lorsque l’on finit par considérer que l’autre n’a plus rien à nous apprendre.»

Coup d’œil rapide, bien vu d’ailleurs, mais un peu trop rapide, sur ce judaïsme en perte de repère. Une enquête de journalistes, et non un ouvrage militant de complaisance, sans doute l’un des principaux reproches que leur opposent leurs détracteurs..Mais une enquête au bout du compte bien menée, mettant bien en perspective les situations et les personnalités qui tournent autour de ce mal-être. Une série de faits, de rencontres, qui rendent encore plus de crédibilité à leurs récits. Petite faiblesse, en passant. Juste d’ordre structurel : une construction narrative trop disloquée, trop éclatée qui fait perdre de la clarté dans le déroulement des faits.

OPA SUR LES JUIFS, même s’il ne peut pas plaire à tout le monde, a au moins le mérite de lancer le débat dans la communauté juive.

Un débat, comme beaucoup d’autres, « oublié ».


Bernard Koch

mardi, mai 30, 2006

INEDIT

LES REFUGIES PALESTINIENS



Le Congrès Juif Européen et le C.R.I.F viennent d’organiser au Centre de Conférences Internationales, un colloque sur le thème : « Les Réfugiés Palestiniens ». L’une des questions majeures au cœur du processus de négociations entre Israéliens et Palestiniens.
Pour la première fois, deux importantes institutions juives françaises ont convié, parmi les intervenants, un membre éminent de la société palestinienne :

Bassem Eid.

Ce palestinien, né, il y a une cinquantaine d’années, dans la partie juive de Jérusalem, hébreuophone, conférencier, expert en droit international, a fait ses premières armes, dans sa branche, aux côtés de l’association israélienne de défense des droits de l’homme, BETSELEM.

En 1996, il crée une ONG palestinienne, chargée de veiller, de répertorier et de signaler toute violation aux respects des droits de l’homme à l’intérieur des territoires palestiniens. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir une étroite collaboration avec ses homologues à tous les niveaux de compétences (la torture dans les prisons palestiniennes, la peine capitale, le fonctionnement du système judiciaire, la corruption, les arrestations arbitraires,…)

Bassem Eid, sur tous ces sujets, ne mâche pas ses mots. Il dit tout haut ce que beaucoup de palestiniens, contrairement aux idées reçues, pensent tout bas.
Il sait qu’à tout moment, sa vie est en danger. Mais, qu’importe, pour ce militant combatif, ce qui compte, c’est de rendre meilleur la situation de la société palestinienne à laquelle il appartient.

Depuis six ans, il fournit, chaque année, sous forme d’un rapport, une analyse complète de la situation des droits de l’homme dans les territoires gérés par les classes politiques palestiniennes.


Ces conclusions sont sans appel. Les droits de l’homme sont bafoués et se dégradent chaque jour un peu plus.


Diasporablogj. a rencontré, à l’occasion de sa venue à Paris, à la veille du colloque auquel il a été convié, cette personnalité palestinienne, sinngulière, atypique, dont les propos ne manquent ni de franchise, ni de clarté et tranchent, vigoureusement, avec les propos officiels.







INTERVIEW
de BASSEM EID,
Directeur d’un organisme palestinien
de Défense de Droits de l’Homme :

« Depuis l’arrivée au pouvoir
du Hamas dans les territoires,
les Droits de l’Homme
sont de pire en pire
»



Vous venez d’être invité par le Congrès Juif Européen et le C.R.I.F., principales organisations juives françaises. C’est la première fois qu’un responsable palestinien est convié, par ces institutions, à intervenir sur un thème crucial « Les Réfugiés Palestiniens ».
Vous, palestinien, quelle définition donnez-vous au terme « réfugié » ?



C’est un terme très complexe à définir dans le contexte des relations entre Israéliens et Palestiniens. Chaque gouvernement, israélien ou palestinien a sa propre définition.
Un réfugié est une personne qui a quitté son pays et qui a encore le droit d’y revenir. Quelque soit les endroits qu’il a quitté, il doit pouvoir y revenir. Par exemple, la personne qui a quitté Haïfa ou Jaffa doit pouvoir revenir dans ces villes ou dans les territoires.




Avant qu’on en vienne à discuter des Réfugiés palestiiens dans les futures négociations entre Israéliens et Palestiniens, il faudra, au préalable, se mettre d’accord, sur l’interprétation que chacun fait sur l’Histoire du conflit, et par conséquent, et donc de l’Etat d’Israël ;
Deux interprétations s’affrontent, comme vous le savez.. Laquelle vous paraît être la plus raisonnable ?


Israéliens et Palestiniens ont, il est vrai, des approches différentes, et même très opposées de leur Histoire.. Toutefois, par exemple, dans les accords de Genève (Yossi Beilin, Abed Rabo), il n’est fait aucune allusion sur les droits aux retour des Réfugiés Palestiniens. Ce droit des réfugiés devraient leur être reconnu tant qu’ils sont citoyens des pays dans lesquels ils vivent en vu d’obtenir une compensation.
Selon moi, des pays comme la Syrie ou le Liban tentent d’utiliser la carte du retour des réfugiés palestiniens pour faire pression sur les négociations au risque de faire échouer la solution définitive de ce conflit.





Comment expliquez-vous que la question des réfugiés palestiniens soit venue si tardivement sur la table des négociations ? Quelles étaient, selon vous, les intentions réelles de Monsieur Arafat à ce moment-là ?


Parce que c’est un sujet sensible. Un sujet au cœur du conflit israélo-palestinien. Les Israéliens et les Palestiniens, depuis les accords d’Oslo, ont chercher à le repousser à chaque stade des pourparlers.
Arafat était à l’époque un héros de la paix, comme l’avaient dit Rabin et Clinton et comme il l’a toujours été aux yeux des Français et des responsables politiques français également.
Mais Arafat a porté préjudice à la cause palestinienne.
Comme il a commis autant de préjudices et que dans les six dernières années, qu’il n’a pas agi comme un président devrait le faire, il a agi en individualiste, recherchant une revanche personnelle face à Israël, en laissant son peuple dans un vaste chaos, les Palestiniens ne le regretteront jamais.




Qu’est-ce qui vous paraît être le plus important, avoir un Etat palestinien avec en face un Etat israélien qui accueille les réfugiés palestiniens avec le problème démographique qu’on imagine, ou créer un Etat palestinien qui regrouperait les Palestiniens de l’intérieur et les Palestiniens de l’extérieur, vous pour aider à bâtir le nouvel Etat ?


Tout palestinien est à la recherche d’un Etat indépendant, en paix, aux côtés d’Israël.
D’après moi, aucun Etat palestinien ne pourra intégrer la totalité des réfugiés de l’extérieur et tous les réfugiés ne voudront pas revenir dans un Etat palestinien. Même s’ils revenaient dans un Etat palestinien qui s’élargirait jusqu’au frontières de 67, ils resteraient considérés comme des réfugiés. C’est lA raison pour laquelle, ils n’auront aucune envie de s’installer dans ces territoires. Pour ces personnes qui sont nées et qui ont bâti toute leur existence à l’extérieur des territoires palestiniens au cours de ces cinquante dernières années, c’est très difficiles, pour elles, de recommencer leur vie dans un nouvel Etat .




Les Juifs qui ont été invités à quitter brusquement les pays arabes auxquels ils étaient particulièrement attachés, ne pourraient-ils pas, eux aussi, revendiqués leur statut de réfugiés ?


Ce serait un gros problème. Je pense que les Juifs sont tellement heureux en Israël, que je ne crois pas qu’ils souhaitent retourner, par exemple, en Irak ou en Iran. Les Juifs qui ont laissé leurs biens dans les pays arabes auraient le droit de demander des réparations au même titre que les Palestiniens qui ont quitté la Palestine.




Sur ces sujets, à ce colloque, qu’est-ce que vous vouliez dire à la communauté juive de France ?

Je pense que Juifs et Palestiniens doivent encourager les gouvernements israéliens et palestiniens à régler ce problème le plus rapidement possible. Le conflit israélo-palestinien ne doit être suspendu au problème du droit au retour des réfugiés. Si on arrive à résoudre cette question, il sera plus facile d’aborder les autres sujets. Pour cela, ils ont besoins de dirigeants courageux . Monsieur Olmert doit savoir qu’avec Mahmoud Abbas, ce sera plus facile qu’avec les responsables du Hamas.




Qu’en est-il des droits de l’homme dans les territoires depuis que le Hamas est aux commandes ? En êtes-vous satisfait ?

Les droits de l’homme ont une image dérangeante, surtout à Gaza, depuis le 25 janvier de cette année. Plus de cinquante palestiniens ont été tués par d’autres palestiniens depuis l’arrivée du Hamas. Lors de la campagne électorale, le Hamas avait promis des réformes. Aujourd’hui, il n’en est rien. On ne voit toujours pas de réformes. Les choes sont de pire en pire.



Dans ce domaine voyez-vous une différence entre la période d ’Arafat et celle actuelle du Hamas ?


Il n’y a aucune différence pour le moment.





En tant que responsable d’une organisation de défense des droits de l’homme dans les territoires palestiniens, les affrontements entre les deux partis (le Hamaa et le Fatah), vous inquiètent-ils ?


Monsieur Abbas a son pouvoir d’affaibli. Il y a un conflit ouvert entre l’équipe présidentielle et l’équipe parlementaire. Je ne pense pas que cette incompréhension qui réside entre le Hamas et le Fatah présidé par Mahmoud Abbas puisse être résolu dans l’immédiat.






La menace d’un référendum sur la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël et le manifeste des prisonniers palestiniens pour mettre fin au conflit israélo-palestinien, vous semble-t-il aller dans le bons sens ?


Le Hamas vient de refuser le compromis de Mahmoud Abbas proposant un référendum sur la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël.
Ce sera très difficile pour Mahmoud Abbas d’organiser ce référendum auprès des Palestiniens. On ne peut pas influencer ainsi les gouvernements après qu’ils aient été élus. Mahmoud Abbas pense un jour dissoudre le gouvernement en place. Ce serait une grave erreur. Ce serait les premiers pas vers une guerre civile.





Il n’y a pas de droits de l’homme sans démocratie. L’Islam vous semble-t-il être compatible avec les droits de l’homme ?


Il y a des points de controverses entre l’Islam et la démocratie. Si nous voulons établir la démocratie dans les pays musulmans, il faut des musulmans modérés, non des fondamentalistes.. Sinon, c’est impossible !
Les droits de l’homme sont plus respectés par l’Islam que par certains musulmans. Prenons l’exemple de la Turquie. Elle représente un Etat musulman modéré. On peut imaginer ce qui se passerait si la Turquie faisait partie de l’Europe. Personne ne croirait que c’est un Etat musulman. J’espère que le Hamas s’appuiera un jour sur cet exemple.




Propos recueillis par
Bernard Koch



Photo Alain AZRIA
















PASSERELLE

Source : www.communautarisme.net
daté du 29 mai 2006



NDLR de Diasporablogj
Il est plus que jamais nécessaire, en ces temps de confusions généralisées, de ne pas banaliser ces mouvements qui tendent à vouloir destabiliser la société française, à l'affaiblir. Pour autant, il serait erroné, voire déplacé, de rendre responsable de ces débordements condamnables, un groupe d'individu ou une part de la communauté nationale. Attention! Conservons sang-froid et discernement.



Kemi Seba, leader de la Tribu Ka :
« le système occidentalo-sémite s'est évertué
depuis des siècles et des siècles à nous brimer »


Le site de soutien à l'humoriste Dieudonné tvdieudo.com a donné la parole dans un entretien vidéo à Kemi Seba, le responsable de la Tribu Ka, groupuscule afro-centriste bien connu pour ses multiples déclarations racistes et antisémites. Rassemblant moins d'une centaine de membres d'après plusieurs enquêtes, la Tribu Ka anime depuis peu un atelier "de soutien scolaire et de cours d'histoire" pour des enfants scolarisés dans l'enseignement primaire (*). L'Observatoire du communautarisme vous propose ici de visionner cette vidéo de 20 minutes qui se passe de commentaires.




A propos de la Tribu Ka, on se référera utilement ci-dessous aux extraits des travaux de Jean-Yves Camus : Dieudonné a de drôles de fréquentations - Extrémistes, racistes et antisémites aux marges de la communauté noire française, par Jean-Yves Camus, Extrait de L'Arche n° 566, juin 2005 : lire l'article intégral en ligne « « Parti kémite », « Tribu KA » : culte bizarre et idéologie raciste Depuis quelques années prennent pied en France, au sein des milieux africains et antillais, de petits mouvements politico-religieux qui défendent l'idée d'une séparation des « races », voire d'une supériorité de la « race noire ». On connaît Nation of Islam, le mouvement américain de Louis Farrakhan, qui est présent à Paris dans le quartier des Halles et qui, aux États-Unis, est clairement antisémite. On voit moins en France sa dissidence, The Nation of Gods and Earths, plus connue sous le nom de « 5 % Nation ». Chronologiquement, c'est pourtant le premier mouvement à avoir rejeté tous les monothéismes pour promouvoir une croyance bizarre, totalement déconnectée de l'islam déjà déviant de Farrakhan, et selon laquelle l'Être suprême est une divinité noire. C'est ce type de culte que représentent deux groupes implantés en France : le Parti Kémite et la Tribu KA, qui tous deux défendent des idées très radicales - dont une véritable détestation de tout ce qui, culture ou mode de vie, vient de près ou de loin du monde « blanc » honni. Le Parti Kémite : C'est un mouvement politique fondé en décembre 2002 par deux hommes qui se font appeler « Kemi Seba » et « Raheem Abdul Jamaal ». Le terme « kémite », entièrement inventé, se réfère à une supposée identité égypto-nubienne antérieure à toute autre forme de civilisation. Le nom a aussi été choisi par référence au New Black Panther Party américain. Dans une interview donnée le 20 août 2004 au journal en ligne www.grioo.com, les deux fondateurs affirment que certains militants du groupe sont passés par Nation of Islam. Dans le même texte, ils expliquent que le parti est « né du constat que notre peuple se faisait quotidiennement assassiner psychologiquement, physiquement, par ce système » (celui des Blancs). Ils assument l'exclusivisme de leur organisation en ces termes : « Clairement nous n'avons aucun membre non kémite dans notre organisation. Quand une famille est brisée, on cherche d'abord à la ressouder avant de parler de ses problèmes à ses voisins et de construire à côté. Quand les doigts d'une seule main sont séparés, on a beaucoup plus de mal à effectuer une poignée avec une autre main. Par conséquent qu'on ne vienne pas nous demander de ramener des Arabes, des Juifs ou des Blancs, alors que notre peuple n'est pas aujourd'hui complètement soudé ». Mieux encore, ils confirment dans cette interview qu'à leur meeting du dimanche 29 août 2004 au Théâtre de la Main d'Or, « compte tenu de notre politique, seule notre famille (le peuple kémite) est conviée ». La Tribu KA : C'est une scission du Parti Kémite qui s'est produite fin 2004, à l'initiative de « Kemi Seba ». L'ex-porte-parole des Kémites se fait appeler désormais « Fara » (leader) de la Tribu KA. Toujours dans un texte mis en ligne par www.grioo.com, Seba se livre à une surenchère de radicalité avec ses anciens amis. Cet ancien Black Muslim professe maintenant « le Culte d'Aton ». Aton est l'« Être suprême » et, selon la secte, « toutes les religions sémites provenaient du culte atonien ». Le nom « Tribu KA » provient des mots « Kémite Atonien ». La philosophie du mouvement peut se résumer ainsi : le premier homme était noir et l'ancêtre de tous les monothéismes était un culte noir. Le langage des « KA » est d'une virulence sans égale. Seba avoue sans détours son extrémisme : « Je tiens à préciser que ceux qui m'ont trouvé raciste, extrémiste, illuminé par ma foi lorsque j'étais porte-parole du Parti Kémite ne devraient pas s'intéresser à la Tribu KA. Car le choc que vous avez eu par rapport au Parti Kémite ne sera qu'un en-cas en comparaison de ce que fera la Tribu KA. » Et cela semble vrai. En effet, dans un texte récent du mouvement, qui s'ouvre sur les mots : « Salutation à nos pires ennemis qu'ils soient Juifs, Arabes ou autres », la Tribu KA s'en prend à plusieurs personnalités afro-antillaises, qualifiées de « traîtres rampants ». Ce qui leur est reproché ? Citons encore : « de vouloir établir à tout prix un dialogue avec les Occidentaux et autres Hyksos [nom de code donné aux Juifs par les « kémites » - J.-Y. C.], alors que l'heure n'est pas au dialogue mais bien à la condamnation » ; « de prôner une scélérate intégration à la raie publique [sic] française » ; « de condamner tout Noir s'attaquant au maître Leucoderme [c'est-à-dire aux Blancs - J.-Y. C.] ». Suit une longue diatribe dans laquelle Serge Bilé devient un « imbécile qui n'a rien de mieux à faire que de hurler avec la meute de loups, lorsque Dieudonné, ainsi que la Tribu KA (dans une optique plus radicale) critiquent à juste titre les Juifs pour les exactions qu'ils ont commises à l'encontre de notre peuple ». Où Dominique Sopo se voit traiter de « marionnette en chef de SOS antihébreux (...), rien d'autre que le porte-parole Nègre des Juifs de France ». Où Harlem Désir devient « Jérusalem Désir », tant « son combat est orienté vers la cause d'un peuple bien précis ». Où les promoteurs d'une association d'amitié entre Juifs et Noirs sont qualifiés de « macaques de “l'amitié judéo-noire” ». Et où Kemi Seba conclut en affirmant que l'objectif final de sa « tribu » est « la phase de confrontation, ici à Per Isis (Paris) là où tout se décide ». Langage outrancier et marginal ? Évidemment. Mais qui constitue la preuve de l'existence d'un véritable séparatisme, raciste et antisémite. »

Voir ci-dessous l'entretien de Kemi Seba
à tvdieudo.com, 17/04/2006
http://www.tvdieudo.com/infrek.asx

LETTREOUVERTE...

à Catherine BEDARIDA,
journaliste
au quotidien LE MONDE



CHERE MADAME,



J'ai lu avec interêt votre article "GENET TOUJOURS INCORRECT" (Le monde,TV,22 05 06 ) consacré à une émission du service public sur cet auteur si peu correct qu'il est en ..PLEIADE! A LA DIFFERENCE DES ABJECTS PAMPHLETS CELINIENS RACISTES ET ANTISEMITES PORTEURS DU ressentiment contemporain, les textes "nazifiants" de GENET sont aisément accessibles...EXCUSEZ LA QUESTION : avez-vous lu cet auteur?GENET est avant tout "comédien et martyr" (Sartre) - d'abord homosexuel, jouantavec les "codes" de son propre DESIR - mais il traduit le NON-DIT de la penséedominante qu'il semble défier. Ah, l'image "christique" masochiste qui appelle son "sadique" pour le dévorer!Sa défense du nazisme et du palestinisme (où est l'Argent d'Arafat?) suit les ...codes des "idées" en vogue - très années 30,comme Heidegger et Vichy - ET en place!L'ANTISEMITISME comme haine du "père" (BALZAC avait eu l'intuition des dangers du rejet Occidental du "père" - cf "Le père Goriot" et la Correspondance!) n'est pas l'expression d'une reconnaissance DEGUISEE du père (Marty - que vous accusez,absurdement,de créer une polémique!Celui qui dit l'horreur devient...l'horreur à dénoncer! IDEOLOGIE BRANCHEE!) mais un ROLE...dans un SCENARIO PER-VERS - au sens de PERVERSITE et non de "perversion",cette notion BOURGEOISE et Inquisitrice!Un peu comme les "bons" Allemands amateurs du pauvre Schubert..Mais ceci est une autre histoire...QUE VOUS OUBLIEZ? HELAS! LES IDEES S'INCARNENT UN JOUR - c'est à ce mouvement que les BANALISATEURS du discours antisémite participent...Notamment dans les "médias" récupérant les "philosophies " des années 80! Vous citez GENET ou du moins un extrait choisi par d'autres de POMPES FUNEBRES (notez le titre délétère et "anal") qui semble tourner en dérision HITLER! Bien entendu c'est TOUT LE CONTRAIRE! C'est comme dans le théâtre Pleiadisé) la défroque,le travestissement,le DENI en somme, sont L'EXPRESSION MEME DE LA fascination/fascisation!

Zut,c'est moi qui suis soudain "incorrect"! Pour longtemps?


Alain SUIED

lundi, mai 29, 2006

LE RACISME
ANTI-BLANC TERRORISE
UN QUARTIER JUIF

DE PARIS
lire notre dernièreminute de ce matin


Réaction de Bertrand Delanoë
Maire de Paris :


"Après les provocations racistes et antisémites d’un groupuscule d’activistes hier rue des Rosiers, je tiens à dénoncer ces comportements insupportables, et à assurer les Juifs de Paris de mon amitié et de ma solidarité.

Je rappelle que depuis 2002, la Ville de Paris apporte son soutien à la sécurisation des institutions juives parisiennes, dispositif renforcé en 2004 notamment par la vidéo surveillance.

J’invite le Ministre de l’intérieur à mobiliser tous les moyens afin d’empêcher que de tels faits puissent se reproduire et j’appelle l’ensemble des Parisiens à refuser que l’intolérance s’installe dans notre paysage démocratique
"








PASSERELLE

Source : cathegorynet.com
daté du 29 mai 2006



Pologne :
un site néo-fasciste
menace des journalistes


Reporters sans frontières a écrit, le 24 mai 2006, au ministre de la justice polonais, M. Zbigniew Ziobro, pour l'alerter sur les graves menaces proférées contre des journalistes polonais par Redwatch, une organisation internationale d'extrême droite qui prône la violence. Le site de Redwatch-Pologne (www.redwatch.info/sites/redwatch.htm) a diffusé une liste d'au moins quinze journalistes de gauche et d'extrême gauche directement menacés de représailles pour leurs opinions antifascistes. Sur son site Internet, cette organisation, principalement basée en Grande-Bretagne, encourage ses membres à agresser des militants des droits de l'homme, des hommes politiques, des journalistes ou des étudiants, en publiant leurs photos, noms, prénoms et adresses.Le 16 mai, un militant antifasciste a échappé de peu à une tentative d'assassinat, dans une rue de Varsovie. Ses agresseurs l'ont frappé, aspergé de gaz lacrymogène et poignardé avant de s'enfuir. La lame du couteau de l'agresseur est passée à quelques centimètres du cœur et la victime se trouve aujourd'hui à l'hôpital, dans un état grave. Elle était classée numéro deux sur la liste des « ennemis » publiée sur le site Internet de Redwatch-Pologne. Ce site émane d'une autre organisation néo-fasciste polonaise, Sang et Honneur (www.bhpoland.org/strona/pl).
Contactée par Reporters sans frontières, la procureur chargée de l'affaire, Elzbieta Janicka, a déclaré que l'enquête sur les publications du site Redwatch-Pologne était bloquée car le site est hébergé aux Etats-Unis. Elle a ajouté que le parquet de Varsovie avait demandé des informations aux autorités américaines compétentes, sans savoir exactement si cette demande était bien arrivée à ses destinataires. Interrogée sur les pistes explorées par la police, notamment celles des organisations fascistes polonaises, la procureur a affirmé : « L'enquête suit son cours ».Reporters sans frontières a envoyé au ministre de la Justice la liste des quinze journalistes menacés, qui préfèrent que leurs noms ne soient pas exposés publiquement pour des raisons de sécurité. L'organisation a exprimé son inquiétude en précisant qu'elle prenait très au sérieux ces menaces, souvent suivis d'un passage à l'acte, et son étonnement sur les incertitudes de la procureur. Reporters sans frontières a demandé au ministre de la Justice de tout mettre en œuvre pour que leurs auteurs soient identifiés et jugés, et de prendre au sérieux la thèse des groupes d'extrême droite basés en Pologne auprès de la procureur chargée de l'affaire. Redwatch-Pologne possède effectivement des liens avec une autre organisation néo-fasciste polonaise, « Sang et Honneur ». Leurs idées sont proches d'autres groupes comme « Jeunesse de la grande Pologne », qui appartient à la « Ligue des familles polonaises » (LPR), membre de la coalition gouvernementale au pouvoir.Redwtach-Pologne vise la presse de gauche et de d'extrême gauche, et défendant la cause homosexuelle. Les journalistes visés appartiennent aux médias suivants : le site Internet www.indymedia.pl, le mensuel Pracownicza Demokracja, la revue Nigdy Wiecej, le site www.gaylife.pl, le mensuel Dzis, l'édition polonaise du mensuel français Le Monde Diplomatique, la revue Krytyka Polityczna, le mensuel Nowy Robotnik, le site d'information www.innastrona.pl, la revue trimestrielle Zadra, Radio Koszalin et le site www.lbc.z.pl.Certains journalistes visés ont déclaré à Reporters sans frontières qu'ils étaient sceptiques quant aux efforts faits par la police pour retrouver les auteurs des menaces, ajoutant qu'ils n'avaient pas été contactés dans le cadre de l'enquête.

(D'après un communiqué de RSF)

DERNIEREMINUTE
reportage de Diasporablogj.


LE RACISME
ANTI-BLANC TERRORISE
UN QUARTIER JUIF DE PARIS


Rue des Rosiers, 18h, dimanche 28 mai. La rue juive est en pleine effervescence. Une fois de plus, les commerçants de cette rue, témoin-clé de l'Histoire des Juifs de France, place avant-gardiste de la culture juive à Paris, sont la cible d'une action antisémite.
C'est un commando de la Tribu K, une quarantaine d'individus, casqués, vêtus de treillis de combat, qui est venu semé la terreur dans ce quartier de fringues et de bouffe, investi, chaque jour, par des milliers de touristes, juifs ou pas, d'ailleurs.
Menaçants, lançant à la vollée des propos antisémites, ces "loubards" de banlieue, pour la plupart d'origine africaine, sont venus casser du "juif". Réjouis, fières de leur forfait, ils l'ont immortalisé comme on immortalise une prof qu'on vient de violer. C'est de la même veine!

La Tribu K est un groupuscule sectaire, environ une centaine d'"excités", de "pauméss", de laissers-pour-compte, racistes anti-blanc, antisémite, dans l'esprit serait le négatif du Ku Klux Klan aux Etats-Unis. Ils ont pour seuls maîtres : Louis Farakhan et Dieudonné. Ils reprennent à leur compte, à la fois la dialectique d'un mouvement noir américain, converti à l'Islam, la Nation de l'Islam dont Louis Farakhan est leur leader tout en s'inspirant des propos de haine contre la communauté juive de Dieudonné. Ils sont en quelque sorte le bras armé de ce triste sire. Bien qu'il s'en défende, même si son théâtre sert de QG.

Les commerçants de la rue des Rosiers accusent vigoureusement l'inaction des forces de l'ordre arrivées sur les lieux avec vingt minutes de retard et leur refus d'intervenir. Ils se disent "abandonnés" par la hiérarchie policière et promettent de s'armer pour se défendre, si de tels manifestations devaient se répéter dans leur rue, à l'avenir.

On se demande en effet que font la police et la justice pour contenir et dissuader ces forces de la haine dont le seul but est de scinder la société française en mille morceaux de puzzle et dont les Juifs seraient les premiers visés.

Pas besoin, ici, d'être, juif et parano, comme le prétendent certains. Certains juifs, d'ailleurs.


Bernard Koch

A NOS INTERNAUTES

Nous vous devons mille excuses. Depuis une semaine Diasporablogj. n'a pu vous alimenter, régulièrement, en infos et en analyses de l'actualité, en raison d'un problème technique. Pendant huit jours nous n'avons pu accéder à la connexion ADSL de notre unique ordinateur d'où partent nos textes. La raison : l'incompétence des conseillers techniques de NEUFTELECOM notre opérateur Internet.

Dès aujourd'hui, nous rattraperons notre temps perdu.
Nous vous espérons toujours, et de plus en plus, fidèles. Nous savons que vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire quotidiennement à travers le monde. Nous essaierons, à notre tour, de vous informer autant que nos moyens, notre effectif et notre temps nous le permettent.

Merci de votre patience,
Merci de votre attention.


Bernard Koch
Diasporablogj.

dimanche, mai 21, 2006

ISRAEL
ENFRANCE

Source : newsletter
de l'Ambassade d'Israël
en France


Concert
d'Einat Betzalel
25 mai à Dunkerque*

Agée de 28 ans, Einat Betzalel partage avec la chanteuse Noah, une autre grande voix d’Israël, une origine métissée et une voix superbe. Ancienne élève de l’Ecole de Jazz de Ramat Hasharon et professeur de musique au Conservatoire de Raanana (Israël), Einat Betzalel se produit régulièrement avec les grands noms de la chanson israélienne. Sa voix et sa musique puisent leurs forces dans un répertoire varié, jazz, funk, world music, folk, soul et rock, la chanteuse interprète et compose sa musique avec un grand talent. Invitée par l’association France-Israël Littoral, Einat Betzalel se produira à Dunkerque accompagnée par deux musiciens, Alon et Ofer Peled.


Jeudi 25 mai à 20h30

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles
*Le Bateau Feu
Scène Nationale de Dunkerque
Place du Général de Gaulle
59140 Dunkerque

Tel : 03 28 51 40 40

_______________________________________

« L’Homme qui respire (pas) » -
Chapiteau d'Adrienne à Paris*
19-28 mai



« Mordéchaï est mort au printemps 1984. Malca, sa femme, a choisi de le suivre dans la mort. J’avais à peine 6 ans. Ils étaient mes grands parents. J’ai voulu leur rendre hommage en racontant leur histoire d’amour. » Michal Svironi, Metteur en scène et comédienne.
Cette création mélange une narration classique à une expression abstraite, sans parole. Elle transpose des idées en gestes, des situations en chorégraphie, des émotions, des états et des besoins en formes, marionnettes et mouvements.
Créée en janvier 2003, cette structure permet aux artistes de différentes disciplines (danseurs, comédiens, marionnettes) de se retrouver et de travailler autour des projets initiés par sa directrice artistique, Michal Svironi.

Vendredi 19 au Dimanche 28 mai

*Chapiteau d'Adrienne
62 rue René-Binet 75018 Paris
Réservations : 01 47 07 30 90 ou 06 76 95 59 59

DEBATTONS

Daniel Théault, d'origine martiniquais, apporte sa contribution au débat sur cette première journée de commémoration de l'Abolition de l'Esclavage qui avait lieu le 10 mai cette année, et qui pour la plupart des observateurs a laissé un arrière-goût amer et une atmosphère diffuse.

Diaspotablogj. avait donné son point de vue sur cette journée, la semaine dernière et avait publié un éditorial de Patrick Lozès, Président du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires).


"Mon cher BERNARD

J'ai lu sur ton blog ce que tu pensais de la 1er commémoration des noirs et je suis tout à fait de ton avis. Le gros problème est que les Noirs ont du mal à dialoguer entre eux, à l'image des dirigeants africains.Tous les Noirs veulent diriger et lorsqu'il y en a un qui a la chance d'avoir le pouvoir, là, il se passe deux choses terribles!

1. Celui qui est en place ne fait pas confiance à son peuple et pour lui la meilleure façon de se protéger est de le réduire à sa merci.

2eme: Le peuple se révolte, lorsque le gouvernement est renversé, celui qui le remplace se dit, puisque j'ai souffert à cause de celui qui était là, pourquoi ne pourrais-je pas faire de mème afin de me protégéer aussi?.
Un noir n'a jamais accepté d'être dirigé par un autre noir quelque soit la partie du monde.

Nous, nous n'avons pas connu l'esclavage.Entre en entendre parler, l'avoir lu et l'avoir vécu, il y a une grande différence qui a toute son importance.Sans compter qu'à la base,des noirs ont vendus des noirs pendants l'esclavage d'ou est née cette méfiance qui est ancestrale et qui malheureusement perdure encore de nos jours.

Le noir en général a encore la chaine dans la tète.

Donc, mon cher BERNARD ne sois pas étonné d'avoir observé durant cette journée, la multiplication des cortèges et non une union totale..

Nous refusons d'avoir un leader pour la raison que j'ai cité ci-dessus.


Amitié.


Daniel Theault

CHRONIC
d'ALAIN SUIED



LA VIOLENCE, L'OCCIDENT



34% des "sondés" se rapprochent de Le Pen...Une information à prendre en considération : que signifie-telle?

Le regard que l'Occident jette sur le monde (au-delà des discours bien-pensants et de l'humanitaire,qui remplace la "charité méprisante) et sur l'autre est un regard ultra-violent - qui mêle Paganisme européen ancien et Technique sophistiquée,meurtre de masse (depuis 14/18 et depuis la SHOAH) - c'est un "jugement" qui puise au coeur du narcissisme parasitaire des tréfonds de l'aventure humaine:la vie prénatale...Celle qui est incitée à "revenir" dans la "Promesse" paradisiaque...

C'est ce "paradis" (aux 40 vierges...pour le garçon) qui est "promis" à l'aveugle "kamikaze" (le mot est mal choisi - il ne s'agit pas d'armée ici...) palestinien ou Irakien ...

C'est ce paradis de ...contentement de soi et de mépris(e) de l'autre qui anime bien des "possédants" Ocidentaux:possédants d'argent ou de "savoir" institutionnel...

La confirmation de la Lepenisation d'un certain électorat (l'ancienne "ceinture rouge" de la banlieue parisienne,vouée,semble-t-ilau discours du RESSENTIMENT...) indique assez que le narcissisme minimum n'est plus assuré par les hommes politiques "traditionnels" - qui n'ont su que collaborer...avec les PUISSANCES DU PETROLE....depuis 67!Tout comme le voulait aussi un certain discours "pseudo-progressiste" ou désormais alter-narcissique (pardon,mondialiste...)

LE REGARD DE L'OCCIDENT ne change pas - même si certains l'espèrent et le croient...Mais l'actualité verra peut-être enfin des "réactions":réactions devant l'effondrement Français - sur le plan économique et politique....Réactions devant la folie criminelle (et pétrolifère)des dirigeants Iraniens.Réactions devant les discours "médiatiques" officiels quadrillés par la langue de bois....Mais des réactions qui n'emprunteront pas aux critères ultra-violents du Lepenisme!Des réactions de conscience,d'étude des "leçons" du texte Génésiaque,des réaction d'écoute et de respect de l'AUTRE.

UTOPIE?Sans doute - mais cela vaut mieux que renoncer à soi en croyant influer sur le monde,cela vaut mieux que servir les tyrans du monde arabo-musulman et les intégristes de tous bords!

Chacun de nous est responsable.
C'est encore le prix de la LIBERTE.


ALAIN SUIED

DERNIEREMINUTE
info diasporablogj.


Dans son "CLUB de la PRESSE" qui lui a été consacré cet après-midi, et diffusé sur les ondes de Radio J, Philippe de Villiers, Président du M P F, a "accusé le Ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, de s'être servi dans les caisses de l'Etat pour financer sa campagne électorale".

Philippe de Villiers a admis que de "plus en plus de Juifs rejoignent le Mouvement Pour la France". "Et vous savez, pourquoi me rejoignent-il?, interroge-t-il. "Parce qu'ils me disent qu'ils ont peur et que si cela continue, si l'antisémitisme se poursuit, ils risquent de quitter la France".

On ne peut pas être plus claire pour ceux qui en doutaient (ndlr).

BILLETDOUX
d'ALAIN SUIED



A L'ADRESSE D'UN BIEN-PENSANT

Dans "LE MONDE" du 16 mai 2006 , un article de JEAN BIRNBAUM évoque le livre de nos confrères CECILE GABIZON et JOHAN WEISZ : OPA SUR LES JUIFS DE FRANCE (Grasset) - titre dérivé du remarquable ouvrage de F. Venner également paru chez GRASSET "OPA SUR L 'ISLAM DE FRANCE" consacré à l'UOJF et aux Frères Musulmans,qui ont récemment invité CHRISTINE BOUTIN - on ne se refait pas!

Je n'évoquerai pas ici la polémique suscitée par l'essai, mais la "note de lecture" du quotidien de la famille COLOMBANI...

Vieille technique de propagande stalinienne,c'est un "juif" qui va "critiquer" un livre juif...Comme CYPEL avec FINKIELKRAUT , Weill avec GRUNBERGER etc...
En l'occurence,la critique est favorable - mais elle permet...DE LAISSER PERCER UNE TRES MEPRISANTE condescendance pour "LES JUIFS D'EN BAS".
Qui sont-ils?LES SEPHARADES!
Sarcelles,morne plaine ne renferme que des juifs prêts à obéir aux ordres de l'Agence Juive et à faire leur alyah- des "pauvres" qui d'ailleurs renoncent rapidement et reviennent en France...Ces types manquent d'adaptation...

UN EPISODE - UNE CITATION sortie de son contexte du Rabbin SERFATY - montrant l'humiliation d'un juif DHIMMI d'Afrique du Nord , vient "illustrer" cette évidence:ces "séphs"
font toujours des "histoires"...et ils projettent leur passé sur la VICHYRAQUIE si belle et si démocratique (ni raciste ni antisémite!)

Est-ce la querelle ASHKENAZES-SEPHARADES qu'on nous ressort sous le prétexte de la sortie d'un ouvrage un peu hâtif?Birnbaum a-t-il "oublié" le sort des juifs Polonais, Lithuaniens, Russes,sans même évoquer leur idéal SIONISTE de retour à la TERRE De LA GENESE?
Peut-être, mais tout ceci est finalement "idéologique" : il ne supporte pas qu'on puisse parler d'ISLAMO GAUCHISME et d'alter-antisémitisme!C'est du Maurras,paraît-il...
Rien ne fait peur à ces bien-pensants et pas même la cruelle réalité du retour de la HAINE ANTISEMITE des BARBARESQUES!

Birnbaum,souviens-toi!

ALAIN SUIED







DERNIEREMINUTE
info diasporablogj.



Dans son émission "QUI VIVE!" que diffuse, chaque dimanche, en début d'après-midi, RCJ (94.8), le philosophe Alain Finkielkraut vient de "comdamner vivement les actions ciblées de l'armée israélienne" en réponse aux actes terroristes des mouvements palestiniens.
Il ajoute qu'"Israël bloquant les moyens destinés au gouvernement Hamas, doit en revanche, pour soutenir Mahmoud Abbas, le Président palestinien, aider à faciliter la vie quotidienne du peuple palestinien".

Une prise de position qui pourrait bien signifier un léger fléchissement dans sa vision du conflit israélo-palestinien et lui valoir quelques inimitiés au sein d'une partie de la communauté juive, plus que jamais à fleur de peau comme le démontre sa violente hostilité à l'égard du livre de C. Gabizon et de Johan Weisz.

Bernard Koch

vendredi, mai 19, 2006

PASSERELLE

Source : lefigaro.fr


LES TENANTS D'UN ISLAM MODERE
VEULENT SE FAIRE ENTENDRE



Les partisans de la modernité

s'organisent pour contrer
les fondamentalistes et donner
une autre image de leur foi.

MUSULMANS, ils veulent faire entendre une autre voix en France. Scientifiques, intellectuels, responsables associatifs, ils exposent désormais «leur» islam, celui des Lumières. Beaucoup se sont déjà brûlés face aux fondamentalistes. Certains se sont épuisés dans des duels de sourates, avant de comprendre qu'il valait mieux séduire les autres.
«Avant, nous étions sur la défensive. Mais le climat a changé», reconnaît l'anthropologue Malek Chebel, auteur d'un récent Kama Sutra arabe (1) qui lui aurait valu en d'autres temps les foudres des radicaux. Cet érudit annonce l'avènement du «postfondamentalisme». «Dans le monde musulman comme en Europe, les gens constatent que les sectaires échouent.» De plus en plus de jeunes musulmans fréquentent ses conférences. «Ils savent que je ne conteste pas leur foi. En revanche, je cherche à faire émerger l'individu en eux, un musulman qui fait ses propres choix.»
L'identité enfouie
Depuis le 11 Septembre, l'islam est un sujet d'étude planétaire. «Il y a quinze ans, celui qui voulait connaître l'islam ne trouvait que des manuels wahhabites», raconte Yacine Demaison, qui dirige les Scouts musulmans. Désormais, chacun peut l'aborder par divers chemins, de la sociologie aux livres de spiritualité. Ce savoir diversifié change la donne. Les prêcheurs ne sont plus les seuls à réveiller l'identité enfouie de certains enfants d'immigrés. Par le biais des Scouts musulmans, le mouvement spirituel soufi s'investit dans les quartiers pour proposer d'éclairer les jeunes. Un livre, L'Islam dans la cité (2), des assises, du dialogue : les initiatives se multiplient pour sortir les musulmans du «ghetto communautaire». «Si nous laissons l'islam aux fondamentalistes, le conflit est inéluctable et les jeunes s'en rendent compte», assure encore Yacine Demaison.
Avec d'autres mots, Mustafa Cherif, islamologue, ancien ministre algérien de l'Enseignement supérieur, professeur à l'université d'Alger, dit la même chose dans L'Islam, tolérant ou intolérant ? (3). L'islam est ouverture, affirme-t-il, mais le dénigrement d'un côté et la «faiblesse des musulmans d'aujourd'hui à renouveler l'interprétation» de l'autre brouillent son image.
Des intellectuels diffusent cette version éclairée jusque dans les écoles (voir ci-dessous). Et de nouvelles figures veulent incarner cet islam ouvert. L'ancien champion de karaté Mohamed Qatiri est devenu, le mois dernier, président de la mosquée d'Argenteuil, longtemps un fief salafiste. «La foi doit s'exprimer par le comportement plus que par la tenue vestimentaire», estime celui qui va ouvrir un centre culturel pour accueillir des non-musulmans dans sa mosquée. C'est encore Saliha Brahimi, aumônière formée à la mosquée de Paris, qui s'active pour créer une association culturelle. «Parce qu'il faut d'abord du savoir : la religion mêlée à l'ignorance conduit à l'obscurantisme.»



(1) Le Kama Sutra arabe, Pauvert
(2) L'Islam dans la cité, Albin Michel
(3) L'Islam tolérant ou intolérant ?, Odile Jacob



jeudi, mai 18, 2006

ndlr Après s'être incrusté à la journée de l'UOIF, avoir poursuivi ses délires dans les colonnes d'un mensuel d'extrême-droite "LE CHOC DU MOIS", et pour finir, jeté en pâture, dans son théâtre, ses blagues au vitriol antisémite, qui pourrait encore avoir le moindre doute sur l'antisémitisme de Dieudonné? Pas même son public d'antisémites! B. K.

Un dernier témoignage :


PASSERELLE

Source : newsletter du CRIF via le Canard Enchaîné



DIEUDONNE FAIT RIRE
LES ANTISEMITES
18/05/06



Le Canard Enchaîné a assisté au spectacle de Dieudonné au Théâtre de la main d’or dans lequel il enchaîne les blagues antisémites : « Vous connaissez l’histoire de Bernard-Henry Lévy qui va au marché acheter des patates ? Comme le kilo est à 1,30 euro le philosophe milliardaire marchande et proteste : « Avec 6 millions de morts, vous pourriez me faire un prix quand même ! »
« Tout se spectacle parano baigne dans une ambiance de fin du monde, comme dans ce sketch morbide où Dieudonné joue Hitler dans son bunker avalant du cyanure », commente l’hebdomadaire qui raconte un autre sketch dans lequel Dieudonné dans la peau d’un rédacteur en chef ordonne de changer la une car Roger Cukierman, le président du CRIF, a attrapé un rhume, victime d’ « une attaque de microbes antisémites ». Pour le Canard Enchaîné, « dans ce nouveau et pénible spectacle, le comique fait ses adieux à l’humour avec des blagues clairement antisémites ». « On peut rire de tout mais plus avec Dieudonné », estime l’hebdomadaire.

MéDiATiC

Marc-Olivier Fogiel quitte le service public
Paul Amar y revient.


ndlr Le transfert des animateurs vedettes du petit écran, en pleine saison printanière, est comparable au marché des footballeurs. A celui qui tendra à l'heureux élu le plus gros chèque. Et là, le marché va bon train. On le voit dans les chaises musicales que se jouent les chaînes entre elles en s'échangeant les journalistes-phares. C'est le marché aux animateurs, qui lui, bat son plein. Parmi les nouvelles qui vont certainement faire jazzer dans le milieu médiatic, et ailleurs (suivez mon regard!), c'est le départ de Marc-Olivier Fogiel de France Télévisions. Celui qui, dans la catégorie "talk show", tire plus vite que Lucky Luke, jette l'éponge. L' audience de son émission "On ne peut pas plaire à tout le monde" perd du terrain.
"Marco" présentera une nouvelle émission hebdomadaire de talk show sur M6, la "petite chaîne qui monte". Paul Amar, "placardisé" depuis plusieurs années sur la 5, pourrait revenir dans l'orbite du service public en présentant à son tour une émission quotidienne sur la 3.
Et le manège n' a pas fini de tourner. Jusqu'à la fin de l'été.

Bernard Koch



PASSERELLE

Source : lemonde.fr




MARC-OLIVIER FOGIEL
QUITTE FRANCE TELEVISIONS



Le "mercato" des animateurs et des présentateurs bat son plein entre les chaînes de télévision. Après que TF1 a fait ses emplettes, prenant Anne-Sophie Lapix et Benjamin Castaldi à M6, la chaîne du groupe RTL contre-attaque. Pour remplacer la présentatrice de son journal télévisé de la mi-journée, M6 est allée faire son marché à LCI, la chaîne d'information continue de TF1, où elle a débauché la présentatrice Nathalie Renoux.

Surtout, la chaîne présidée par Nicolas de Tavernost a réalisé le gros transfert du moment en faisant venir Marc-Olivier Fogiel, jusqu'ici sur France 3. L'animateur-producteur présentera, à partir du 30 septembre, une émission hebdomadaire en direct et en seconde partie de soirée sur M6. M. Fogiel affirme que, s'il quitte France 3, c'est uniquement pour tenter "une nouvelle aventure avec M6". En fait, France Télévisions ne souhaitait plus continuer à programmer son émission "On ne peut pas plaire à tout le monde", explique un porte-parole du groupe public.
Il semble que M. Fogiel paie les trop faibles audiences de son magazine dominical. Sur la première partie de soirée (prime time), "On ne peut pas plaire à tout le monde", en concurrence frontale avec la série de France 2 et le film de TF1, réunirait moins de 15 % de part d'audience fixée par son contrat.
"Le mercato n'est pas fermé", glisse un dirigeant de M6. La chaîne s'intéresse à l'animatrice Maïtena Biraben, en partance de Canal+, où son magazine de la mi-journée, "Nous ne sommes pas des anges", ne sera pas reconduit. M. de Tavernost convoiterait aussi Sébastien Cauet, l'un des animateurs vedettes de TF1. Canal+ s'y intéresserait aussi, selon une rumeur courant dans les coulisses du Festival de Cannes.
Mais la Une ne semble pas prête à lâcher sa principale locomotive auprès des jeunes. La saison prochaine, Cauet, dont les audiences en deuxième partie de soirée souffrent d'une concurrence de plus en plus vive, pourrait s'essayer avant le journal télévisé. Il serait l'un des bénéficiaires de la réduction du volume d'émissions dévolu à Endemol à l'occasion de la reconduction du contrat du producteur avec TF1 (Le Monde du 17 avril).
France Télévisions anime aussi le "mercato". Après avoir laissé partir M. Fogiel, la direction du groupe public continue de discuter avec Thierry Ardisson. France Télévisions ne démord pas de sa volonté d'obtenir l'exclusivité de l'animateur de "Tout le monde en parle", émission phare de France 2, qui présente aussi "93 Faubourg Saint-Honoré" sur Paris Première. "Impossible de donner une dérogation", réaffirme la direction de France Télévisions, qui se veut "totalement ferme sur le principe". Toutefois, la porte n'est pas totalement close. "Nous allons en rediscuter" avec Thierry Ardisson, dit-on dans l'entourage de Patrick de Carolis. France Télévisions pourrait proposer à M. Ardisson de diffuser "93 Faubourg Saint-Honoré" sur une de ses antennes, France 4, par exemple, dont le positionnement se veut proche de celui, urbain, de Paris Première.
Le groupe public fait savoir qu'il est "en discussion" avec Stéphane Bern, l'animateur des week-ends de Canal+, pressenti sur France 2 le samedi soir à la place de... "Tout le monde en parle". Quant à Marc-Olivier Fogiel, il pourrait être remplacé, sur France 3, par Paul Amar, actuellement sur France 5, qui se verrait confier un magazine quotidien en soirée
.

Guy Dutheil


Article paru dans l'édition du 19.05.06

mardi, mai 16, 2006

BILLETDOUX
d'Alain SUIED


Après la "nuit de cristal", l'Europe traîta l'Allemagne de "nation barbare"... et baissa les bras...
Dans les années 60, de Gaulle lança les premières graines de la "politique pro-arabe de la France", reprise, un jour, par la "Commission Européenne". Haine narcissiquede l'Amérique au "fonds" inconscient antijudaïque des "terroirs"... Depuis, les "crises du Pétrole" qui remplissent des "caisses" diverses et la "diabolisation d'Israël"... a fait leur oeuvre...
De Gaulle, symbôle de la post-colonisation de l'Afrique (collaboration avec les tyrans, intértêts bien compris...) a imprimé sa marque sur les politiques "officielles" ultérieures.
Aujourd'hui, l'Islamisme menace...L'Europe et la figure du "palestinien" (criminel et martyr "christique") tétanises les réactions de "simple bon sens " devant l'actualité internationale.
Triste bilan!
Où mène-t-il?


Alain SUIED

ENTREAMIS


C'est ce soir que débute, sous un magnifique feu d'artifice à Tel-Aviv, que la saison culturelle française que s'achevera à la mi-octobre, date à laquelle la France accueillera à son tour une saison culturelle israélienne de grande envergure.
Parallèlement, aujourd'hui, en France, plusieurs conférences, expositions, sont offerts au public français, au Centre Internationale de Conférence à Paris, jusqu'à la fin de la semaine prochaine. Ces différents échanges s'inscrivent dans le cadre des nouvelles relations entre la France et Israël réunies autour de la Fondation France-Israël, co-présidée, en France, par le Professeur David Kayat, en Israël, par l'ancien ambassadeur d'Israël en France, Yehouda Lancry.

Diasporablogj., autant qu'il le pourra, vous tiendra informer régulièrement de ces multiples signes d'amitiés entre deux états, proches l'un de l'autre, par le coeur et l'esprit, mais où règnent parfois, ici ou là, quelques malentendus.

Ces rencontres ont, au moins, le temps de leur programmation, l'avantage de permettre, aux uns et aux autres, de s'entendre pour une meilleure écoute entre les deux Etats.

Voici le programme de la saison culturelle française en Israël pour les quinze prochain jours :

GROUPE F enflamme le ciel
Une flamboyante création pyrotechnique et
musicale
Lag Baomer, 16 mai, Baie de Tel-Aviv
En coopération avec la Municipalité de Tel-Aviv

Avec le concours de Veolia Environnement
CHRISTIAN LACROIX
DIALOGUES !
Une exposition sur l’art et la mode
Du 16 mai au 15 juin, Reading Power Station
En coopération avec Israel Electric Corporation

LES TENTES DE LA PAIX
Une installation de Clara Halter
Du 17 au 25 mai



En coopération avec la Municipalité de Jérusalem
CONCERT DE GALA

Ouverture du Festival d’Israël
Hommage à Maurice Ravel
Boléro Daphnis & Chloé Schéhérazade
Orchestre Philharmonique d’Israël
Dirigé par Yoel Lévy
Accompagné par Béatrice Uria-Monzon
et par le Choeur de l’Orchestre
Philharmonique d’Israël

Mise en scène par d’Emmanuel Gat
27 mai Dans le cadre du Festival d’Israël

DERNIEREMINUTE


Le Parti Communiste Français n'en finit pas de se distinguer dans ses rapports très étroits avec les Palestiniens.
La Municipalité de St Denis vient de signer un accord de partenariat dans le cadre de son jumelage avec ...le Camp palestinien de Rafah, au Sud de Gaza. Un jumelage qui surprent quand on sait que le jumelage est une association, un échange entre deux villes, deux administrations, de même dimension. La ville de St Denis continue de manifester un vif mépris à l'égard de la communauté juive comme l'a encore démontrée, dans un premier temps, la lettre qu'a adressé le Maire de cette grande cité du 93, refusant d'y accueillir le Bus de l'Amitié Judéo-Muslmane de France.


Un débat sur le conflit entre Israéliens et Palestiniens, à l'Assemblée Nationale, pourrait bien avoir lieu avant la fin de la cession parlementaire. Jean-Claude Lefort, député communiste, membre de la commission des Affaires Etrangères, vient de déposer une demande dans ce sens sur le bureau du Président de l'Assemblée Nationale.

PASSERELLE

Source : lemonde.fr


Après le point de vue de Marc Knobel, rédacteur en chef de la newsletter du CRIF, nous vous présentons l'avis de Jean Birnbaum, paru dans le quotidien LE MONDE daté du 16 mai 2006, sur le livre "L'OPA SUR LES JUIFS" de C. Gabizon et J. Weisz (Editions Grasset) qui provoque depuis plusieurs semaines un véritable tollé.

Diasporablogj. publiera son point de vue en fin de semaine.




Malaise dans le judaïsme d'en bas


Dans les périodes de montée aux extrêmes, les livres dignes ont tendance à se raréfier. Ils ne s'en repèrent que plus aisément : au moment de les refermer, on comprend que leurs auteurs, pour avoir refusé de choisir tel ou tel "camp", ne se sont fait à peu près que des ennemis. En atteste l'ouvrage signé par Cécilia Gabizon, reporter au Figaro, et Johan Weisz, journaliste à Radio Shalom, consacré à l'actuel malaise des Français juifs.

Certes, on pourra regretter le titre un rien tapageur. Car se focaliser sur l'opération "Sarcelles d'abord", imaginée en 2004 par l'Agence juive (organisme chargé de favoriser le "retour à Sion") dans l'espoir de faire venir "30 000" nouveaux immigrants en Israël, c'est jouer avec le fantasme d'un "exode programmé", alors que le livre lui-même démontre combien cette "opération" aura été à la fois banale et vaine.
Banale, d'abord, parce que, depuis ses origines, le mouvement sioniste se fixe pour objectif de rassembler les juifs en Israël ; après avoir épuisé ses possibilités au Maghreb, en Ethiopie ou en Russie, il n'est guère surprenant qu'il se tourne notamment vers la France, où vivent environ 500 000 juifs, dont beaucoup ne cachent plus leur inquiétude devant la recrudescence des actes antisémites. Vaine, surtout : après des mois de porte-à-porte dans les HLM, il se sera trouvé à peine plus de 2 000 candidats au départ. Du reste, pour beaucoup d'entre eux, l'aventure sera de courte durée : d'origine modeste, peu diplômés, ils ne pourront s'intégrer à une société israélienne minée par la guerre et le chômage.

Et c'est ici que l'enquête se révèle féconde : faisant le récit de ce fiasco, Gabizon et Weisz ne se contentent pas d'explorer cette frange du judaïsme qu'on appelle "communautaire". Ils vont également à la rencontre de ce qu'on pourrait nommer le "judaïsme d'en bas", celui des "petites gens" et des "cages d'escalier miteuses". Essentiellement composé de Séfarades (issus des pays méditerranéens), ce judaïsme-là porte la mémoire du monde colonial. On s'y souvient qu'au Maroc, par exemple, les juifs étaient soumis à un statut inférieur : "Il fallait descendre du trottoir pour laisser passer un musulman", témoigne Michel Serfaty, rabbin à Ris-Orangis, où il anime un groupe d'amitié judéo-musulmane.

Or les plus fragiles socialement, ceux qui n'ont pu fuir les cités difficiles, supportent de moins en moins les agressions spécifiques dont ils sont victimes : "Mikaël s'est fait rosser plusieurs fois : la semaine dernière, une bande l'a coincé dans les toilettes. Ils lui ont fait boire l'eau de la cuvette (...) avant de lancer, fiers d'eux : "Crève ! Vive la Palestine !"", raconte un père de famille. Dans ce contexte de précarité et d'angoisse, une partie de cette population est tentée non par un exil physique, mais par un "exode mental". Convaincue que les médias traditionnels déforment la vérité, elle se tourne vers des sites Internet de "ré-information", où prolifèrent raccourcis et amalgames, voire "une suspicion aveugle et générale envers les Arabes".

D'une plume précise et hardie, les auteurs abordent des questions qui fâchent. S'ils ne minimisent en rien la réalité du climat judéophobe, ils soulignent la dangereuse dérive d'une minorité, livrée à la rhétorique exaltée de quelques intellectuels peu scrupuleux. A un an de la présidentielle, certains maîtres à penser ne semblent avoir qu'une idée en tête : instrumentaliser "le sentiment d'isolement des juifs" afin de fustiger la gauche antiraciste et de prêcher la "défense de l'Occident", quitte à faire alliance avec des hommes parfois directement issus de l'extrême droite française. Contre le spectre "islamo-gauchiste", le salut devrait-il venir d'un improbable sursaut "judéo-maurrassien" ? C'est fort douteux.


Jean Birnbaum


OPA SUR LES JUIFS DE FRANCE.
Enquête sur un exode programmé, 2000-2005
de Cécilia Gabizon et Johan Weisz
Grasset, 270 p., 17,50 €.


PASSERELLE

Source : lemonde.fr via AFP



Six colonies sauvages démantelées
avant la rencontre Bush-Olmert (journal)


Le Premier ministre israélien Ehud Olmert devrait décider du démantèlement de six colonies sauvages en Cisjordanie avant son départ le 21 mai pour Washington pour sa première rencontre avec le président américain George W. Bush, rapporte mardi le Maariv.
M. Olmert devrait trancher le sort de ces six colonies lors de consultations avec le ministre de la Défense, Amir Peretz, chef du parti travailliste, partenaire majeur de son gouvernement de coalition, souligne le journal.

Le Premier ministre israélien avait affirmé début mai, lors de la première séance de son cabinet, qu'il entendait mettre un terme au phénomène de la colonisation sauvage.
"Nous n'accepterons pas la violence ou les tentatives de créer des faits accomplis sur le terrain", avait-il déclaré.
Les six colonies sauvages dont il est question sont Ramat Gilaad, Maale Rehavam, Givat Haroeh, Givat Assaf, Mitzpe Lakhish et Mitzpe Yitzhar.
Selon un rapport officiel, il y a 105 colonies sauvages en Cisjordanie, dont 24 créées après l'accession au pouvoir du Premier ministre Ariel Sharon en mars 2001, dans le coma à la suite d'une attaque cérébrale survenue le 4 janvier.
Pour la communauté internationale, toutes les colonies dans les territoires occupés sont illégales.
Début février, les colons israéliens qui s'étaient farouchement opposés au retrait de la bande de Gaza lors de l'été 2005, avaient tenté d'empêcher par la force la démolition de neuf maisons construites illégalement sur le site de la colonie d'Amona. Les affrontements avaient fait 250 blessés.
M. Olmert, dont le gouvernement a été investi le 4 mai, ambitionne d'établir les frontières permanentes d'Israël d'ici 2010 et une séparation unilatérale d'avec les Palestiniens.
Dans le cadre de son projet, il prévoit des retraits partiels en Cisjordanie, le démantèlement de colonies isolées et l'annexion des grands blocs de colonies.

lundi, mai 15, 2006

RETOURSUR...

...la 1ère Journée de Commémoration
de l'Abolition de l'Esclavage



Non, la 1ère journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage, le 10 mai dernier, n'a pas été à la hauteur des ambitions que la polémique autour de l'Histoire de l'Esclavage pouvait laisser présager, l'automne dernier. Les manifestations furent diverses, variées, à travers tout l'Hexagone. Diverses, mais aussi dispercées, ici ou là. Il régnait entre les associations, une étrange cacophonie, allimentée par des polémiques, qui signale déjà des fissures entre elles et annonce des luttes de pouvoir entre les leaders. Une situation qui pourrait, à la longue, porter préjudice à ceux qui ont combattu pour obtenir cette reconnaissance.

Ni larges échos dans les colonnes des journaux, ni retransmission en direct sur les écrans. C'est donc à une commémoration palôte à laquelle les Français ont dû assister.

Quand à l'Histoire, elle n'a pas fait un grand pas. Et la leçon d'Histoire n'a pas eu lieu.

Bernard Koch


Diasporablogj. publie l'éditorial de Patrick Lozès, Président du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires) sur cette journée au goût amer :

"Le 10 mai 2006, date symbolique de la 1ère commémoration de l'abolition de l'esclavage en France hexagonale n'a été à la hauteur ni de son ambition ni de ce que nous espérions.La satisfaction d'avoir enfin une date commémorative en France a laissé place à une certaine amertume. Nous sommes bien obligés de constater que seules une cérémonie officielle expéditive et quelques marches associatives relayées par les médias ont marqué ce qui aurait pu et du être une grande manifestation nationale.Il est encore bon de rappeler, tant que tout le monde n'en a pas conscience, que l'histoire de l'esclavage appartient à l'histoire de la France. La connaissance de cette histoire et le devoir de mémoire qui s'y rapporte ne sont pas du domaine d'un passé rébarbatif mais au contraire d'un présent et d'une actualité brûlantes qui conditionnent notre avenir. Ceux qui prétendent qu'il faut cesser de regarder dans le rétroviseur font semblant de ne pas comprendre ou ne veulent peut-être pas doter les citoyens des outils et des vertus pédagogiques que nous offrent aujourd'hui la compréhension de notre histoire.Ce sont pourtant bien ces décennies d'esclavage et de promotion d'une culture de hiérarchies des supposées races qui ont fait naître et prospérer le racisme souvent de manière insidieuse et inconsciente.Affirmer cette réalité là ce n'est pas jeter la pierre ou faire le procès de qui que ce soit c'est simplement montrer les racines du mal, les causes profondes et par là même apaiser les tensions.Pourquoi cacher au lieu de mettre en lumière ces raisons qui font qu'au bout du compte les discriminations raciales à l'encontre des populations noires perdurent? Il est fondamental de faire évoluer les mentalités de la société française en démontrant à la majorité des citoyens qu'il sont eux aussi victimes, victimes de l'héritage incontrôlé de la mentalité de l'esclavagiste puis du colonisateur, victimes de ces petites idées sournoises distillées par des manipulateurs ...

Face à cela une phase de déconstruction de ces idées reçues et de ces clichés apparaît nécessaire et préalable à toute avancée constructive.Les concitoyens sont, pour nous, assez grands, mûrs et dignes de considération pour comprendre et intégrer cette histoire.Ils étaient prêts aussi à l'occasion du 10 mai 2006 à sortir dans la rue, se rassembler dans un élan populaire autour d'une grande manifestation culturelle célébrant comme il se devait l'abolition de l'esclavage, crime contre l'humanité...Et bien non le gouvernement a raté le coche en laissant passer la belle occasion de porter un message de cohésion sociale et d'union nationale. Matignon avait, il est vrai, d'autres préoccupations à cette date là notamment celle de contrer l'affaire Clearstream et de faire passer à l'Assemblée Nationale la loi de M.Sarkozy sur l'immigration choisie. Éventail de mesures rendant encore plus difficile l'intégration en France et plus précaires les conditions de vie des résidents étrangers et des français issus de l'immigration. Le tout sous des dehors affriolants appelés carte de séjour,compétences et talentsou création d'un ,ontrat d'accueil et d'intégration. Tout un programme plus que douteux à décortiquer,

A la semaine prochaine
pour en reparler....



Patrick Lozes




http://www.lecran.org/

REAGIR

Un internaute de diasporablogj. a souhaité réagir à notre éditorial publié jeudi dernier, intitulé "UNE "FATWA" JUIVE?" qui, partant de la vindicte qui s'était abattu sur les auteurs de "L'OPA SUR LES JUIFS (Editions Grasset), mettait l'accent sur l'un des us pratiqués dans la communauté juive depuis quelque temps : l'opprobe, l'anathème dès lors que la cible visée -souvent un journaliste ou un intellectuel- n'entre pas dans le moule "pensée unique juive".


Voici l'avis de Victor Pérez :

"Au nom de cette sagesse que vous réclamez, je ne doute nullement (?) que vous publierez prochainement les réactions de tous ceux mis en cause dans ce fumeux livre, comme le fait Primo-europe. Telles, entre autres, les réactions des deux différents présidents de cette vénérable institution qui se trouve être l'Agence Juive.
Le contraire, signerait votre parti pris dans la campagne contre la communauté juive française au côtés des nombreux ''juifs'' qui auraient (paraît il à vous lire ) les ''fatwas'' anti-juifs en horreurs.


Diasporablogj. attend vos points de vue, vos réactions.
Diasporablogj. ouvre le débat.

PASSERELLE

Source : www.crif.org


"L'OPA SUR LES JUIFS"
de Cécilia Gabizon et Johan Weisz
(Editions Grasset)


Le point de vue de Marc Knobel,
rédacteur en Chef du site
et de la newsletter du CRIF



Selon le vieil adage « deux Juifs, trois opinions », je voudrais rendre compte sereinement d’un ouvrage récent « OPA sur les Juifs de France », coécrit par Cécilia Gabizon, journaliste au Figaro et Johan Weisz, journaliste à Radio Shalom. Permettez-moi de personnaliser cet article. Je pense que l’on peut et que l’on doit avoir des opinions divergentes. Je pense qu’il ne peut y avoir dans la communauté juive de monolithisme et/ou de pensée unique. Je suis donc partisan du libre débat, dépassionné et modéré. Selon moi, la modération doit toujours primer. Elle est une exigence intellectuelle et morale.

On peut poser sur ce livre un regard agacé ou méfiant, lui reprocher des lacunes et des erreurs, un titre gonflant et inapproprié. Par ailleurs, des lecteurs pensent que ce livre nourrit le phantasme de la double allégeance. J’ai discuté de ce livre avec mon ami Pierre-André Taguieff. J’ai entendu ce qu’il m’a dit. Je comprends également qu’il soit agacé d’être ramassé dans un chapitre déplaisant. Tout cela est gênant.

Pourtant, même si j’entends ce que l’on me dit, je ne voudrais pas que les insultes fusent. J’ai donc une autre lecture et je voudrais à mon tour susciter le débat. J’ai par exemple été touché par les premières pages du livre. Gabizon et Weisz racontent qu’un jour, Pierre Besnainou imagine une visite à Sarcelles « dans les cages d’escalier miteuses, là où vivent des foyers touchés par le feu antisémite qui rougeoie dans les banlieues. » Besnainou convainc des dirigeants juifs de l’accompagner à Sarcelles. « Partout, les cinq dirigeants juifs écoutent, effondrés, le récit d’un quotidien mortifère. Un récit que nous entendrons aussi : le cortège d’insultes, les fenêtres brisées par les jets de pierre, la boîte aux lettres régulièrement taguées d’un « Mort aux Juifs », la « mezouza », cet insigne placé à l’entrée des foyers juifs arraché, et la peur qui rôde, comme un poison qui infuse lentement. La crainte permanente de voir leurs enfants agressés assombrit les visages des mères, jour après jour… (p.12) » Les auteurs racontent que les dirigeants de l’Agence juive furent atterrés de ce qu’ils virent et entendirent. Besnainou propose d’aller frapper chez les voisins, et de porte en porte, les récits inquiétants se répètent. La peur est revenue : « pour les responsables sionistes et israéliens, l’issue est claire : les juifs de Sarcelles ne peuvent plus rester dans cette banlieue devenue périlleuse. Plutôt que de déménager dans un quartier voisin, dans une fuite en avant qui leur semble vouée à l’échec, les Juifs doivent collectivement gagner Israël au plus vite, pour vivre librement sans avoir à se cacher. C’est ainsi que germe l’idée de l’opération « Sarcelles d’abord » (p.17).

Il était important de rappeler ce contexte. Il est à la fois question de déperdition des valeurs de la République, de villes qui se meurent, qui « crèvent » littéralement de devenir des ghettos de misère. Il est aussi question d’une violence urbaine devenue presque banale, d’insultes racistes ou antisémites au quotidien. Les gens ont mal, oui. Mal de partout, tous les jours, dans la grisaille des banlieues parisiennes. Et même si la banlieue est heureusement autre, cela existe aussi. Il faut alors entendre le cri de ces Juifs qui ont mal aussi. Mal d’être esseulés, abandonnés. Mal d’avoir mal et de devoir se cacher, mal d’être mal perçus, mal d’être insultés, mal d’être vilipendés. Oui, il faut entendre cela et le dire.

Les deux auteurs parlent ensuite de l’Agence juive : « bras armé du sionisme » (p.18). L’Agence juive est une structure complexe, mais son but est d’une grande simplicité : faire monter les Juifs en Israël. Il est le fondement et la source de ce que l’on nomme le sionisme. N’est ce pas le but avéré du sionisme que de rassembler le peuple Juif en Israël ? Pourquoi faudrait-il d’ailleurs interdire aux Juifs qui le souhaitent le droit de vivre en Israël ? Pourquoi faudrait-il leur interdire le droit d’être sujet de leur propre histoire ? Pourquoi faudrait-il leur ôter le droit inaliénable de vivre sur cette Terre, de puiser en sa source, de bénir ses entrailles, de pleurer pour ses monts et merveilles, d’espérer y élever ses enfants et de cultiver sa propre histoire ? Pour beaucoup de Juifs, le sionisme est tout simplement l’espoir, une refondation, une libération, une identité retrouvée.

Mais les auteurs rappellent que depuis quelques années, les candidats à l’immigration sont rares, les chiffres ne cessent de décliner. En 2004, ils ne sont que 2.000 Juifs de France à se rendre en Israël. Les auteurs insistent aussi sur le fait que sans immigration, l’Etat juif s’éteindra. Alors, à partir de janvier 2004, des entrepreneurs, des consultants, des responsables politiques et des spécialistes du dossier sont chargés d’évaluer le potentiel d’émigration de la diaspora occidentale (p.31).

Je m’arrête là délibérément parce que je ne suis pas obligé de rendre compte de l’intégralité du livre. Après tout, chacun est susceptible de se faire sa propre idée. Les uns trouveront que ce livre est mauvais, d’autres qu’il est très bon. J’invite les lecteurs à le lire, parce qu’il suscite une réflexion sur des stratégies qui ont été élaborées, sur des courants qui s’affrontent et des conflits qui ont lieu. Dernière chose, je ne pense pas que les nombreux contempteurs de l’Etat d’Israël aient besoin de ce livre pour crier au complot (sioniste) et au loup, tout simplement parce qu’ils détestent Israël.


Marc Knobel

Cécilia Gabizon et Johan Weisz, OPA sur les Juifs de France. Enquête sur un exode programmé 2000-2005. Paris, Grasset, 2006, 264 pages.

dimanche, mai 14, 2006

INFOCOM


Mercredi 17 mai 2006,

à 20 h 30

Conférence exceptionnelle

de Georges Bensoussan,

« Europe. Une passion génocidaire »
au Centre Yavné

Qui a fait la formation intellectuelle des architectes de l'anéantissement ? Qui furent les maîtres des médecins nazis ? Dans quel bain culturel ont trempé les concepteurs de l'assassinat de masse ? Parce que les hommes sont nourris des croyances de générations qui les ont précédées, il faut procéder à une archéologie intellectuelle du désastre du siècle passé, non en épousant la fonction d'un juge ou d'un procureur (et contre qui instruire ?) mais en adoptant la démarche d'un passant ordinaire. Convaincus que la culture était synonyme de « progrès » et de « raison », nous avons occulté l'immense histoire des anti-Lumières, cette part de la culture européenne qui s'employa à faire des Juifs une question. L'imaginaire antijuif ne se limite pas à quelques figures de renom, mais imprègne l'histoire de l'Europe tout entière. Que l'antijudaïsme, mué en « antisémitisme » demeure la toile de fond de cette catastrophe, qui le contesterait ? Mais cet arrière-plan n'exclut pas un environnement plus large : comment entendre les lois de Nuremberg sans référence aux statuts de l'impieza de sangre du XVe siècle espagnol ? Comment comprendre le basculement génocidaire de l'automne 1941 sans corréler au programme « T4 » nazi de mise à mort des malades mentaux ? Les années 1880-1914 ont constitué la matrice d'une brutalisation de la société que la Grande guerre allait exacerber par une mort de masse, qui réduisit le corps à des débris d'humanité en ravalant l'ennemi au rang de parasite.

Coupée de son terreau nourricier, l'histoire sans précédent mais non sans racines de la Shoah risque à la longue d'apparaître comme un accident dans la « marche continue du progrès ». la mise en lumière de ses origines culturelles et politiques contribuera, au contraire, à ancrer cette tragédie dans le temps long de l'histoire.

Professeur d'histoire, Georges Bensoussan, est responsable éditorial au Mémorial de la Shoah (Paris). Il est notamment l'auteur d'une Histoire de la Shoah (PUF, 1996 ; 2006), de Une historie intellectuelle et politique du sionisme (Fayard, 2002) et de Auschwitz en héritage ? D'un bon usage de la mémoire (Mille et une nuits, 1998 ; 2003).

Centre Yavné

11, rue Poquelin-Molière

33000 Bordeaux

Tél. : 05 56 52 62 69

Retrouvez tous les rendez-vous du Centre Yavné

sur http://www.centre-yavne.com

INFODERNIERE


Les actes racistes sévissent aussi hors de nos frontières.
La Belgique vient dêtre, en l'espace de deux jours, le théâtre de violences racistes ayant fait deux morts, une nourrice d'origine africaine et la petite fille dont elle avait la charge. La veille, c'est un jeune fraçais, d'origine africaine qui a été grièvement blessé. Adepte du Parti d'extrême droite belge, l'auteur présumé de ces actes odieux a été ,retrouvé et arrêté.
Ces faits ont bouleversé la population belge.
La communauté juive de Belgique a aussitôt manifesté son soutien aux victimes par le communiqué suivant:

"Le racisme tue !
Diffusé le 12/05/2006

Le Centre Communautaire Laïc Juif est profondément choqué et horrifié par les crimes racistes commis jeudi 11 mai à Anvers par un jeune skinhead raciste, sympathisant de l’extrême droite. Ce triple crime vient s’ajouter à un autre crime perpétré dimanche 7 mai à Bruges par 5 skinheads sur un jeune Français d’origine africaine, toujours entre la vie et la mort. Le CCLJ s’inquiète de l’augmentation et de la banalisation du racisme et de l’intolérance dans la société belge. La violence raciste s’exprime dans la rue, dans les transports en commun, dans les écoles et sur les lieux du travail. Notre pays doit se mobiliser et faire preuve de détermination face au racisme, à l’antisémitisme et à la xénophobie. La répression est indispensable mais doit s’accompagner en amont d’actions conjointes de prévention et d’éducation auxquelles doivent être associés tous les acteurs de la société civile.


Pour le Conseil d’Administration du CCLJ,
Michèle Szwarcburt,
Présidente

vendredi, mai 12, 2006

DIASPORABLOGJ.
le média du Tour
de l'Ile de France
en Bus...



AMITIE
JUDEO-MUSULMANE
DE FRANCE

VENDREDI 12 MAI A CORBEIL
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FIN DE PARCOURS EN APOTHEOSE
POUR LE TOUR DE L'ILE DE FRANCE
EN BUS DE L'AMITIE JUDEO-MUSULMANE
DE FRANCE

jeudi, mai 11, 2006

DEVOUSAMOI
l'éditorial de DIASPORABLOGJ.



UNE "FATWA" JUIVE?


Un livre, en librairie depuis une quinzaine de jour, a été, et reste encore, la cible d'une fronde sans précédent dans une partie de la communauté juive, alors même qu'il n'avait pas encore rencontré ses lecteurs. Rumeurs par ici, bonnes feuilles par là, il n'en fallait pas plus pour exciter une meute, prête à se payer, à bon compte, les auteurs.

Sans attendre, un site voué à la désinformation n'hésite pas à en faire des "juifs réacs". Un célèbre sociologue, réputé pour ses travaux savants et référants sur l'antisémitisme, plutôt classer à gauche, réagit en un éclair sur un site placé à la lisière d'un judaïsme radical et sectaire. Un chroniqueur, sociologue, lui aussi, ancien trotskyste, pourtant connu pour avoir réalisé un excellent documentaire sur l'image d'Israël dans les médias au lendemain de la seconde intifada, dans une radio juive, fonce tête baissée et à bras raccourcis sur ces "délinquants" modernes. Depuis, il s'est repenti. Tandis que le site va...désinformer. Il annonce sur sa newsletter une interview-vérité de l'un des auteurs sur son site.

L'anathème, la diffamation, dans la communauté juive, ont remplacé le débat et sont devenu des exercices fréquemment exploités.
La faute est à mettre sur le compte des institutions et associations qui, pour éviter tout débat qui fâche ou toute fissure au sein de cette communauté, organisent à la place, des soirées de récoltes de dons, pour telle ou telle cause ou des dîners rutillants. Pour le débat et les questions sur la société juive, aujourd'hui, ça repassera. Circuler, y a rien à voir! Côté radios communautaires, la situation sur ce point, n'est pas plus brillante.Les vrais débats internes à la communauté restent tabou et passent le plus souvent à la trappe.

C'est donc, tout naturellemnt, la curie, le procès en sorcellerie qu'auront droit les deux auteurs, journalistes de sensibilité juive, dont la preuve de leur loyauté à l'égard de la communauté juive n'est plus à démontrer. L'un, Cécilia Gabizon suit l'actualité des religions au FIGARO, l'autre Johan Weisz, fait partie de l'équipe de Radio-Shalom. Leur crime : avoir commis un livre qui démonte le mécanisme de l'Agence Juive, une institution israélienne créée, bien avant la création de l'Etat d'Israël, pour préparer la diaspora juive à la montée en Israël (l'Alya). Nous reviendrons sur ce livre, "L'OPA SUR LES JUIFS" (Grasset), la semaine prochaine.

Cette façon de censure, montre à quel point, la communauté juive est en plein désarroi, a l'épiderme sensible, comme d'autres attitudes, celles de s'en prendre à certains journalistes (Xavier Ternisien, du MONDE) pour leur strabisme supposé qu'il porte sur elle-même.

La communauté juive, en France, est de plus en plus fièvreuse, prête à en découdre. Soit en pliant bagage, soit en prenant une position vindicative. Ainsi son image auprès du public et des médias ne cesse de se dégrader et son discours sur un soit-disant antisémitisme français se perdre dans la nature.

Et si, cette communauté revenait à la sagesse toute simple que nous enseigne le judaïsme?

Bernard Koch

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C'est pourquoi, dans un premier temps, en guise de soutien à nos confrères, diaspoarblogj. reproduit l'une des premières réactions de ces auteurs à cette "fatwa" juive suscitée, sans aucune justification, par leur enquète fort documentée :


"Chers tous,


Après un livre en papier.Grand saut dans la modernité. Nous avons lancé un blog pour qu'on parle de nous, et de nous encore et un peu de notre bouquin, vous savez, celui qu'on a essayé et même réussi à vous faire acheter. Rendez-vous sur *blogoptimist.com.*...pour l'instant, c'est vide, mais pour ceux qui auraient lu l'oeuvre, à vos claviers.J'espère vous y retrouver: cela nous changera des cris de rage et de haine d'une petite meute communautaire aux abois. Nous nous sommes faits traiter de maquereaux de Pigalle par un sociologue, un ancien du CNRS, quant en procès en antisémitisme...ils fleurissent chaque jour. Elle est pas belle la vie ?

Cécilia Gabizon

DIASPORABLOGJ.
le média du Tour
de l'Ile de France
en Bus del'...



AMITIE
JUDEO-MUSULMANE
DE FRANCE


PROGRAMME DU 11 MAI 2006


PARIS : QUARTIERS JUIFS


10H A 12H
QUARTIER SAINT PAUL


12H A 15H
MONTMARTRE


15H A 18H
PLACE DES FETES




PROGRAMME DU 12 MAI 2006



08H30
Départ de Ris-Orangis (synagogue)


9H00-13H30
MASSY
Stationnement Place de France quartier Massy Opéra
Accueil du Maire et des élus

11H30
Apéritif en présence du Maire
et élus ainsi que
des communautés Juives et musulmanes




14H-17H30
CORBEIL-ESSONNES

14H-16H30
Animation musicale : Concert de Musique
et Jingle de l'Amitié Judéo-Musulmane
sur la Place de l’ Hôtel de Ville de Corbeil

17H30
Cérémonie de la fin du Tour, Prise de Parole & Cocktail

mercredi, mai 10, 2006

PASSERELLE

Source : www.communautarisme.net
via Libération daté du 10 mai 2006



CESSEZ DE JOUER AVEC LES MEMOIRES
par Jean-Pierre Azéma, historien


Les lois visant à imposer un jugement historique sont dangereuses pour la démocratie, selon Jean-Pierre Azéma, professeur à l'IEP de Paris, qui s'exprime ici au nom de membres de l'association Liberté pour l'histoire.


Nous sommes un certain nombre d'historiens à avoir lancé en décembre 2005 un appel «Liberté pour l'histoire» après que le Collectifdom eut assigné en justice, au prétexte de la loi Taubira, un universitaire auteur de l'ouvrage les Traites négrières (1). Nous participions aussi à la campagne visant à obtenir l'abrogation de l'article 4 de la loi dite Mekachera, enjoignant aux enseignants d'évoquer dans leurs cours «le rôle positif de la présence française outre-mer». Cet appel a été signé par près de 700 universitaires et chercheurs, avant d'être relayé par l'Association des professeurs d'histoire et de géographie. Nous réclamons le toilettage d'articles de quatre lois «mémorielles» qui prétendent imposer un jugement historique : la loi dite Gayssot du 13 juillet 1990 interdit le «négationnisme» de la Shoah ; la loi de janvier 2001 reconnaît le génocide arménien ; la loi dite Taubira du 21 mai 2001 qualifie la traite et l'esclavage de crimes contre l'humanité ; la loi dite Mekachera du 23 février 2005 affirme la reconnaissance de la nation aux Français rapatriés. Nous estimons, comme l'avait écrit Madeleine Rebérioux, que «la loi ne saurait dire le vrai. Le concept même de vérité historique récuse l'autorité étatique. L'expérience de l'Union soviétique devrait suffire en ce domaine». Nous ne disons pas que l'histoire appartient aux historiens : le résultat de tous les travaux qu'elle inspire devient le bien de tous. C'est précisément pour préserver ce droit de tout citoyen d'accéder aux connaissances historiques que nous nous élevons contre la proclamation de vérités officielles, qui, en imposant ce qu'il faut chercher, trouver, enseigner, au risque de sanctions administratives, voire pénales, est indigne d'un régime démocratique. Et notre association Liberté pour l'histoire soutiendra ceux qui, hormis les négationnistes des chambres à gaz, seraient menacés pour avoir enseigné la réflexion, le débat. En décembre, des responsables de groupes parlementaires de l'Assemblée nous avaient assurés à demi-mot qu'aucune nouvelle disposition ne viendrait aggraver ces lois mémorielles. Nous apprenons qu'une proposition de loi déposée par le groupe socialiste entend «compléter» la loi sur le «génocide arménien de 1915» : sa «négation» serait «punie des mêmes peines que la négation de la Shoah». Récemment, quarante députés UMP demandaient le «déclassement» d'un article de la loi Taubira «par souci d'égalité de traitement», plus probablement en représailles du déclassement de l'article 4 de la loi Mekachera. On assiste donc à ce que nous redoutions, à la rivalité et à la surenchère de mémoires victimaires qui prendront les enseignants, mais aussi la connaissance historique des citoyens, en otage. Que les députés ne prêtent pas attention aux retombées perverses des lois mémorielles, c'est désolant. Que leur dessein ne soit pas exempt de visées électoralistes est tout bonnement consternant.


Jean-Pierre AZEMA


(1) Olivier Pétré-Grenouilleau, Gallimard.

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de l'Ile de France
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AMITIE
JUDEO-MUSULMANE
DE FRANCE


RADIOJ (94.8) 14h30 - 15h

EN DIRECT DE BAGNEUX
OU LE BUS DE L'AMITIE JUDEO-MUSLMANE DE FRANCE
SE RENDRA A PARTIR DE 14h 30

Michel Zerbib, Directeur de l'Information de Radio J, interrogera plusieurs responsables d'associations (dont une délégation de femmes ivoiriennes) venus soutenir le Bus de l'AJMF.

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AMITIE
JUDEO-MUSULMANE
DE FRANCE


LE BUS DE L'AMITIE JUDEO-MUSULMANE
DE FRANCE SERA A BAGNEUX LE...

MERCREDI 10 MAI à 15h
PLACE DES BAS LOMPCHAMPS
PRESENCE DES ELUS

VENEZ NOMBREUX

DERNIERE MINUTE
_______________


L'appartement de l'Imam de Drancy a fait l'objet, ce mardi, tôt dans la matinée, d'un acte grave de vandalisme à caractère islamophobe. Un appartement entièrement saccagé, dévasté par un pillage.
Apprécié par son voisinage, connu pour son esprit courtois, chaleureux, attentif à bâtir une relation fraternelle avec l'ensemble des concitoyens de sa ville, Drancy, Chaghouni Hassen n'a été la cible d'aucune violence à son encontre jusqu'à ce dernier acte.

Cet acte de violence survient quarante-huit heures après avoir prononcé un discours, devant le Mémorial du Camp de Drancy, en présence du Maire de la ville, de la communauté juive, totalement novateur où pour la première fois, une haute autorité religieuse musulmane reconnaissait, publiquement, de façon explicite, l'existence de la Shoah. Cette cérémonie de souvenir avait été organisée à l'occasion de la venue à Drancy, ce dimanche matin, du Bus de l'Amitié Judéo-Musulmane de France conduit par le Rabbin Serfaty.

La date de cet acte inqualifiable et condamnable n'est pas, apparemment, fortuite. Elle précéde de vingt-quatre heures la présence du Bus à Bagneux. Sans doute voulu par ces auteurs, comme un avertissement.

Les responsables de l'AJMF, ne voulant pas cédé à l'intimidation que sous - tend cet attentat, maintiennent la venue du Bus de leur amitié à Bagneux où des milliers de personnes les attendent et l'ensemble des élus, Place Bas Longchamps.

Cette amitié entre Juifs et Musulmans n'est ni négociable, ni monnayable, ni même échangeable. Elle est souhaitable, indispensable et réalisable. Ceux qui chercheraient à la mettre en difficulté, se tromperaient, ici comme ailleurs, de combat. Face à eux, un vaste mur de mépris les accueillerait.


Bernard Koch

mardi, mai 09, 2006

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AMITIE
JUDEO-MUSULMANE
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UN IMAM, EN FRANCE,
RECONNAIT L'EXISTENCE

DE LA SHOAH


L'intervention qu'a faite, dimanche dernier , devant le Mémorial du Camp de Drancy, en présence du député -Maire (UDF) de la ville, Jean-Christophe Lagarde et d'une cinquantaine de membres de la Communauté Juive, l'Imam et le Président de l'Association Culturelle des Musulmans de Drancy, Chalghouni Hassen, à l'occasion de la visite du Bus de l'Amitié Judéo-Musulmane de France dans cette ville de Seine St Denis, chargée d'un sombre passé, pourrait bien augurer d'une nouvelle ère entre Juifs et Musulmans, en France et avoir des résonnances bien au-delà. Il tranche, pour ne pas dire s'oppose, à la fois aux Musulmans radicaux révisionnistes et aux propos provocateurs et menaçants du Pésident iranien.
Un discours qui, venant d'une haute autorité religieuse de l'Islam, restera, c'est certain, dans l'esprit des gens, comme anti-conformiste, éloigné des stéréotypes entendus dans certains cercles musulmans, cherchant à briser un tabou. De quoi surprendre, plus d'un, d'un côté comme de l'autre.

Il détonne par la force de son authenticité et plus rare encore, par sa prise de position en faveur de l'Histoire, reconnaissant très nettement, sans aucune ambiguité, la réalité du génocide juif. C'est une première en France. Sans doute dans l'Islam organisé en Europe.

Un courage qui méritait d'être signalé en ce temps où la tendance est plutôt à l'accentuation des clivages ou des malentendus.


Bernard Koch




Diasporablogj., avec l'accord de l'Imam de Drancy, Chalghouni Hassen, publie l'intégralité de son discours en hommage aux victimes de la Shoah :


" Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, bonjour,

Nous, communauté Musulmane de Drancy, sommes honorés de participer avec vous à ce rassemblement en la mémoire de la Shoah.

Notre présence en ce lieu symbolique, marqué de tant de souffrance, permet de nous rappeler que durant la seconde guerre mondiale, un terrible génocide a frappé une partie ciblée de la population française.

En tant que citoyen français et en tant que Président de l'Association Culturelle des Musulmans de Drancy, je dois vous avouer être gêné par le fait de savoir que je vis mon quotidien dans une ville qui, il y a plus de soixante ans à peine, a été le lieu de concentration et de déportation, un lieu où a été vécu la Shoah. Un historique qui me touche énormément. Cela revient à imaginer qu'à quelques mètres d'ici, des personnes innocentes ont souffert d'une injustice sans égale, avant d'être déportées à Auschwitz, juste car elles étaient Juives. Je me sens directement concerné, en tant que drancéen, lorsque le sujet de la Shoah est abordé autour de moi, car Drancy fut le plus grand camp de transit d'Ile de France.
Effectivement, le 17 août 1944, seuls 1647 prisonniers sont sortis vivant de ce camp. Leurs témoignages ne nous donnent qu'un aperçu de ce qu'ils ont enduré : humiliation, torture, déportation.

C'est pour cette raison que je suis ici aujourd'hui, en compagnie de Monsieur Jacques Aboucaya et Monsieur le député-maire, pour rendre un hommage à ces personnes qui ont souffert gratuitement dont un nombre trop important n'a pas survécu à des actes de barbaries que condamne l'Islam et que d'ailleurs aucune religion n'aurait tolléré.

Mais aujourd'hui est également un jour de fête où nous célébrons le passage à Dracy du "Tour de l'Ile de France de l'Amitié". Comme je viens de l'affirmer, dans la mesure où l'Islam condamne de tels actes inqualifiables qui sont ceux de la Shoah, je viens adresser mes amitiés au Président de l'Association Culturelle Israëlite de France, ainsi qu'à toute la communauté juive, en même temps que je viens rendre hommage à ces personnes victimes de la déportation et de la Shoah.

Je dois ajouter une chose, et là, je m'adresse à ma communauté. Ce rassemblement est pour nous l'occasion de transmettre un message de paix à la communauté juive. L'occasion de leur dire que nous faisons écho à la souffrance endurée par leurs frères durant la seconde guerre mondiale. C'est un devoir de citoyens, mais aussi de croyants de combattre toute forme d'injustice, et d'aider les plus faibles.

Nous repartirons de cette cérémonie le cour lourd en émotion, mais le travail ne sera pas terminé pour autant : nous devons nous permettre de transmettre à notre entourage ce que nous avons retenu de cette cérémonie afin de revenir plus nombreux à la prochaine.

Je terminerai en affirmant avec certitude et amitié, qu'issus de la même famille, enfants d'Israël et d'Ismaël sont des cousins, et ce encore aujourd'hui.

Merci à toutes et à tous."


Discours de Monsieur Chalghouni Hassen, Imam de Drancy, adressé devant le Mémorial du Camp de Drancy, le Dimanche 7 mai 2006 à 11H


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JUDEO-MUSULMANE
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MARDI 9 MAI



NANTERRE

9H -13H
AUTORISATION DE STATIONNEMENT PLACE PABLO PICASSO PRES DU MARCHE
RENCONTRE PREVUE AVEC LES COMMUNAUTES JUIVES ET MUSULMANES
TRAVAIL DE TERRAIN RENCONTRE DISTRIBUTION DE TRACT



LA GARENNE COLOMBE


13h - 17h 30
STATIONNEMENT PLACE DE LA LIBERTE
RENCONTRES AVEC LES JEUNES DU LYCEE/COLLEGE DE LA VILLE
POSSIBLE RENCONTRE AVEC UNE DELEGATION ISRAELIENNE PRESENTE A L'OCCASION DU JUMELAGE DE LA VILLE AVEC UNE VILLE DE GALILEE.


lundi, mai 08, 2006

INFOCOM BELGIQUE


Le Centre Communauté des Juifs Laïques de Belgique vous convie, le vendredi 12 mai, d'assiter à la conférence de Joël Kotek :



LA CARTE POSTALE ANTISEMITE.
DE L'AFFAIRE DREYFUS A LA SHOAH



Le CCLJ en collaboration avec l’Institut de la Mémoire audiovisuelle juive (IMAJ), ont le plaisir d’inviter JOËL KOTEK à l’occasion de la sortie de son dernier livre co-écrit avec Gérard Silvain.
Peut-on, pour défendre une cause que l'on croit juste, utiliser des moyens scandaleux ? Depuis la seconde Intifada, un état de guerre de plus en plus violent règne en Israël-Palestine. De manière générale, le gouvernement Sharon est violemment pris à parti par les médias arabes et européens. Non sans raison, diront certains. Alors que l'Image d'Epinal et les dessins de presse ont leurs historiens, la carte postale illustrée reste généralement négligée. Son étude livre pourtant des enseignements essentiels. Mode majeur de communication, à la portée de toutes les bourses, elle fait découvrir le monde et témoigne des modes qui passent. L'image, tout comme le texte dont elle est le support, révèle aussi les mentalités et les préoccupations de la société qui la produit. Entre l'affaire Dreyfus et la Shoah, tous les aspects de la judéophobie sont véhiculés par ce puissant vecteur populaire. Les éditeurs exploitent sans vergogne les poncifs les plus éculés : le Juif contre l'Egli Joël KOTEK est historien, professeur de sciences politiques à l’ULB et directeur de formation au CDJC - Mémorial de la Shoah (France). Il a récemment publié Au nom de l'antisionisme. L'image des Juifs et d'Israël dans la caricature depuis la seconde Intifada (avec Dan Kotek - éd. Complexes), Atlas de la Shoah (avec Martin Gilbert, éd. de l’Aube), Le siècle des camps : emprisonnement, détention, extermination, cent ans de mal absolu (avec Pierre Rigoulot), La jeune garde (Ed. du Seuil).Une projection de diapositives illustrera la conférence



Avec le soutien de la Librairie Filigranes


Sous la direction de Roland Baumann, anthropologue et historien d'art (ULB-INRACI)

Où?:
Auditorium de l'Espace Yitzhak Rabin
Rue de l'Hôtel des Monnaies 52 à 1060 Bruxelles

Quand?: Vendredi 12 mai à 21 h

Qui?: Le CCLJ et IMAJP.A.F.:
Non-Membres 8 €, Membres 6 €, Etudiants/Chômeurs 3 €

Information et réservation: au CCLJ : +32 2/543 02 70 ou info@cclj.be
Le Restaurant King David est ouvert dès 18h. Réservez votre table au CCLJ.
Avec le soutien de Filigranes.Réserver en ligne en cliquant ici

10 MAI 1ère JOURNEE
COMMERATION
DE L'ABOLITION
DE L'ESCLAVAGE

VIA www.amitiejudeonoire.com

Le Conseil Représentatif des Associations Noires communique :



Ce projet avait été mis en oeuvre avec la Ligue de l'enseignement, la Ligue des Droits de l'Homme, SOS Racisme et Trace TV. Il s'agissait d'inviter des artistes engagés, et de diffuser des séquences vidéo sur l'esclavage, sur Toussaint Louverture, sur le commandant Delgrès, des entretiens avec Aimé Césaire, Maryse Condé, des jeunes et des moins jeunes d'aujourd'hui. Le tout, place de la Bastille, pour commémorer la fierté des esclaves qui se sont libérés.
Le projet avait reçu un avis très favorable du Comité pour la mémoire de l'esclavage, dirigé par Maryse Condé, et il était activement soutenu par Christiane Taubira, qui s'est battue jusqu'au bout pour qu'il puisse aboutir. Il s'agit là de personnes dont la compétence sur les questions liées à la mémoire n'est plus à démontrer.
Le CRAN et ses partenaires se sont démenés, et nous avons fini par obtenir de plusieurs institutions publiques des subventions pour un montant total de 170 000 Euros. Cela permettait de faire cette action publique pour célébrer l'abolition de l'esclavage, en faisant passer un message fort pour la jeunesse de ce pays en particulier, et pour tous nos concitoyens en général.
Malheureusement, certains ont lancé une campagne de dénigrement, diffusant même des images du carnaval de Rio, et d'autres plus ou moins obscènes, pour affirmer que tel était notre projet pour le 10 mai. Pouvait-on sérieusement croire que Madame Taubira, Madame Condé, la Ligue des droits de l'Homme et tous les autres soutenaient un « carnaval » ou une « bamboula » pour célébrer le 10 mai ?
Cette campagne de mauvaise foi, relayée par des personnes de bonne foi, mais manipulées malgré elles, a fini par payer. Les pressions exercées sur les bailleurs (certains sont même allés jusqu'à menacer d'envoyer des casseurs lors de cette manifestation culturelle!) ont été efficaces, et l'Etat, trop content d'avoir une bonne excuse pour ne rien faire le 10 mai, a finalement retiré sa subvention. Moralité, il n'y aura aucun événement d'importance nationale pour célébrer l'abolition de l'esclavage cette année. Le 10 mai a donc été instrumentalisé pour régler des comptes, et certains préfèrent priver la nation tout entière d'une grande action culturelle en mémoire de l'esclavage, pourvu que cela puisse nuire au CRAN. Mais est-ce bien le CRAN qui pâtit de tout cela ?
Depuis la création du CRAN, les attaques les plus vives ont été formulées. Nous avons été accusés d'avoir une logique « d'apartheid », d'être proches « du Ku Klux Klan et de Jean-Marie Le Pen » etc. Est-ce bien sérieux ? Par la suite, certains ont également appelé (en vain) au boycott des Etats Généraux des populations noires organisés le 29 avril dernier à la Mutualité. Aujourd'hui, on tente de saboter le projet d'envergure que soutenait Madame Taubira elle-même, et désormais, certaines menaces d'agressions physiques sont parfois formulées. Jusqu'où ira-t-on ?
Devant le spectacle navrant de ces manoeuvres et de ces divisions, nous tenons à dire et à redire que malgré les divergences d'appréciation qui peuvent exister, nous ne sommes pas de ceux qui cherchent à insulter, à avilir ou à dénigrer. On s'en persuadera aisément en nous lisant ou en nous écoutant. Nous cherchons à construire, et non pas à détruire. Nous cherchons le dialogue, et non pas l'invective. Nous cherchons l'union, et non pas la discorde. Nous savons tous le prix de la désunion, et c'est cela qui a permis si longtemps de dominer les Noirs de France. A qui profitent ces divisions sempiternelles, constamment entretenues ?
Pour notre part, nous restons sereins, conformes à notre politique, soucieux d'ouverture et de respect, en faisant appel aux hommes et aux femmes de bonne volonté. Cet esprit, du reste, est de mieux en mieux compris par tous, par les partis politiques, par les médias, par la société civile et notamment par les Noirs de France eux-mêmes, qu'ils viennent d'Afrique ou des DOM TOM (comme le révèle le récent sondage publié dans Le Monde, montrant que 83% des domiens soutiennent la création du CRAN). Si autrefois la négritude a pu réunir Césaire et Senghor, l'Antillais et l'Africain, nous croyons que cet exemple illustre que nous essayons de promouvoir permettra de renforcer la solidarité, pour que les forces de l'esprit et de l'intelligence triomphent des forces de la discorde et du ressentiment.



www.lecran.org/news_detail.php?id=162

DIASPORABLOGJ. s'associe à la Commémoration de l'Abolition de l'esclavage fixée au 10 mai. Notre blog vous informera des diverses manifestations qui se dérouleront à travers l'Hexagone tout au long de cette première journée. La date avait été inscrite dans le calendrier officiel par le Président de la République à la suite de la polémique qui avait été déclanchée, l'an dernier, par un certain nombre d'associations antillo-guyanaises. Elle est aussi un début de concrétisation de la loi Taubira.
B. K.


PASSERELLE

Source : lemonde.fr



Commémoration de l'esclavage le 10 mai
avec un hommage solennel à Paris


Le président Chirac inaugurera le 10 mai au jardin du Luxembourg à Paris une oeuvre destinée à marquer ce qui sera le lieu de mémoire de la traite négrière et de l'esclavage, temps fort de la première journée de commémoration jamais organisée en métropole.
Cette oeuvre composée de bambous, de l'artiste guadeloupéenne Léa de Saint-Julien, exposée du 10 mai au 14 juillet, "marquera l'hommage solennel de la nation à la mémoire des abolitions" avant de laisser place à une future stèle commémorative, a indiqué le ministère de la Culture et de la communication, en charge de cette journée.

Le 10 mai est la date de commémoration en métropole de la traite négrière et de l'esclavage, date qui ne se substitue pas aux dates qui existent déjà dans chacun des quatre départements d'outre-mer (Guyane, Guadeloupe, Martinique et Réunion).
Cette date, qui avait donné lieu à polémique, est la date anniversaire de l'adoption à l'unanimité par le Sénat en 2001 de la loi reconnaissant la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité.
"Transmettre" et "permettre une connaissance scientifique" de la culture propre à l'esclavage seront les grands axes de cette commémoration, qui se déclinera en initiatives ponctuelles, le jour même de la commémoration, ou dans la durée, indique le ministère.
Le 10 mai, le Panthéon ouvrira gratuitement ses portes pour que le public puisse se recueillir devant les tombes des grands hommes ayant lutté contre l'esclavage, Toussaint-Louverture, Victor Schoelcher, Victor Hugo, etc.
Des textes d'Aimé Césaire ou de Léopold Sedar Senghor notamment seront lus dans les établissements scolaires et la Bibliothèque nationale de France exposera des ouvrages historiques.
Des manifestations sont également prévues en région, à Bordeaux et Nantes notamment, ainsi qu'à Gorée au Sénégal, d'où sont partis pendant trois siècles des esclaves en direction des Amériques.

Pendant plusieurs jours, le Louvre proposera un parcours des oeuvres liées à l'esclavage et des programmes spéciaux seront diffusés par les télévisions publiques.
Une mission de préfiguration d'un futur Centre national consacré au sujet a été confié à l'écrivain Edouard Glissant. Les Archives de France travaillent à un guide des sources pour les chercheurs, à un site internet sur l'histoire de l'esclavage et à l'organisation d'un colloque universitaire début 2007 à Aix-en-Provence.

Le Comité pour la mémoire de l'Esclavage (CPME) travaille sur la recherche, les programmes scolaires et les lieux de mémoire, et prépare une exposition virtuelle d'oeuvres d'art répartis dans les musées de france.



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AMITIE

JUDEO-MUSULMANE
DE FRANCE



LUNDI 8 MAI 2006


Le Rabbin Serfaty participera, à partir de 18h 30, sur EUROPE 1, à l'émission "A L'AIR LIBRE"de Pierre-Louis Basse. Invités de l'émission : Cécilia Gabizon et Johan Weisz pour leur livre "OPA SUR LES JUIFS" (Ed. Grasset)
_________________________________________


Présence du Bus à :

GENEVILLIERS



09H30
Autorisation de stationnement
Place Jean Grandel
Quartier village


-------------------------------------------------------


COURBEVOIE


13H30 17H30
Stationnement emplacement réservé gare SNCF de Courbevoie
Sur emplacement du bibliobus
Angle Avenue Marceau et rue Eugène Caron


14H30
Match de baskets Gymnase Pompidou

dimanche, mai 07, 2006

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JUDEO-MUSULMANE
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DIMANCHE 7 MAI 2006


DRANCY

10H00
STATIONNEMENT RUE ARTHUR FONTAINE

11HOO
DEPOT DE GERBE
MONUMENT CITE MEMORIAL DE DRANCY

11H30 A 12H30

COCKTAIL A L'ECOLE JOLIO CURRY




ASNIERES


13H00
STATIONNEMENT 12 RUE LOUIS ARMAND

TOURNOI SPORTIF
ORGANISE PAR
Mr MOHAMED ZOUAR
EN PRESENCE

DU MAIRE ET DES ELUS

STADE DOMINIQUE ROCHETEAU
ANCIENNEMENT PAUL NICOLAS
DERRIERE LA TOUR D'ASNIÈRES

samedi, mai 06, 2006

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DEVOUSAMOI


LA BANLIEUE N’EST PAS
CE QU’ON VOUS MONTRE




Non, ce n’est pas la banlieue qu’a flambé cet automne, ce sont les médias qui l’ont fait flamber. Par la surenchère des images et des comptes-rendus vitriolés.
Derrière ces tours en béton, ces immeubles informes, disgracieux, sans état d’âme, des êtres en déshérence, qui déambulent, de long en large, le long de leur territoire, forteresse bien gardée, et vous croisent de leur regard, épiant, dévisageant, méfiant. Ils sont en bande. A cinq, à dix. Plus ou moins. La bande, c’est leur moteur, le fondement de « leur société », le lieu de « leur pouvoir ». Même génération, même « famille ». La bande, pour être plus fort, pour ne pas se laisser déborder. Une sous-pape de sécurité.

C’est en les abordant qu’un rai de lumière apparaît. Au-delà des apparences, une vérité encore fragile point. Leur fureur de vivre n’est qu’un appel à les entendre. Condition de vies, rejet de la société, échec social, famille dispersée. Des murs infranchissables. Des murs à abattre. Et pourtant, en les écoutant, on sent bien, une volonté de sortir de ce cercle vicieux qui, pour certains, les mènent à la délinquance, de la délinquance à l’ultime violence. Oui, d’autres, beaucoup d’autres, aimeraient qu’on les tire de là. Là, c’est l’enfer ! Ces « gosses » de Banlieue aimeraient bien qu’on les regarde d’un autre œil, qu’on les écoute d’une oreille neuve et qu’on les sorte des bancs de la société. « On veut bien s’insérer, disent-il en substance, mais qu’on nous prenne tels que nous sommes, avec nos différences, nos qualités et nos défauts. Qu’on cesse de nous marginaliser !»

A force d’échanger à hauteur d’homme, le décor change, l’atmosphère se détend. L’écoute, l’un à l’autre, se fait plus attentif, presque plus amicale.
Une lueur d’espoir se dessine. On se dit qu’il y a bien quelque chose à faire pour que ces jeunes en déroute finissent par retrouver un peu de leur dignité.

C’est l’un des premiers enseignements qui retient notre attention dans ce très captivant Tour de l’Ile de France en Bus de l’Amitié Judéo - Musulman de France que conduit le Rabbin Serfaty, avec force détermination. Sans jamais se laisser prendre au piège du découragement.


Bernard Koch



Philosophiquement
Votre


Dans un milieu, le monde de la pensée, où il n'est pas bon aujourd'hui, de se distinguer, de prendre, philosophiquement parlant, des distances avec le philosophiquement correct, il devient de plus en plus difficile de clamer haut et fort la judaïté de ceux qui ont renouvellé, innové, cette discipline et ont fait bougé les mentalités et les sociétés de façon notoire. Paul Celan fait partie de cette mouvance philosophique visée, avec une rare véhémence, par une école de pensée fort active, et fort influente, qui tend à vouloir extraire son identité juive de son oeuvre poétique et littéraire et lui dénier ainsi la nature juive de sa créativité. Face à cette école de la négation identitaire juive, Alain Suied, notre collaborateur et collaborateur au mensuel du judaïsme "L'ARCHE", poète et l'un des meilleurs connaisseurs de l'oeuvre de Celan, s'oppose avec une ténacité et sans répis, depuis son "Kaddish pour Celan" publié dans les années 80 aux éditons Obsidiane, à cette kabbale anti-juive, à ce nouveau "progrom" idéologique pour rendre à l'auteur de "Pavot et mémoire" la racine de son arbre : exister en tant que juif. Une démarche qui met tout en émoi le landernau des maîtres du prêt-à-penser et provoque une tornade dévastatrice à son encontre.


Bernard Koch



Dans le texte que publie diasporablogj., Alain Suied apporte une première explication à cette déferlante qui ne ressemble pas moins qu'à une forme d'antisémitisme déguisée.



CELAN CONTRE HEIDEGGER

La poésie est le poste le plus avancé du combat contre l'idéologie. Mais elle est aussi porteuse d'idéologie : du moins, elle est utilisée par certains pour transmettre une forme d'identification. Le jeu de mots lacanien le rappelle : il s'agit bien d'une "idée au logis", de la reconnaissance d'un "terroir".
Penseur du "terroir" et du territoire, lecteur "nationalisant" de Nietzsche et de Freidérich Hölderlin, philosophe des "souches" d'Allemagne et des "sources" d'une Grèce antique "désorientalisée" par ses soins, Heidegger, dont les choix politiques nazis" sont établis, est l'un des "idéologues" les plus influents de la pensée Française ou du moins Parisienne.
Poète de la Mémoire Hébraïque, Paul Celan a parsemé ses textes de mots de la mystique Juive, de symbols de la pensée et de la vie des Juifs de sa région natale, la Bucovine, située au coeur des influences Allemande, Russe et roumaine, mais aussi siège du Hassidisme (cf, les poêmes de "La rose de Personne", traduit par Martine Broda, éditions "Nouveau Commerce", Paris). Le volontaire "oubli" de cet aspect de son oeuvre a motivé de nombreuses "approches" heidegerrienne de son oeuvre. Certains ont cru voir dans la poésie de Celan les éléments les plus clairs d'un refus de la pensée-du-Monologue, de la fascination du Terroir que représente pour longtemps la pensée Heideggerienne, plus en vogue à Paris que partout ailleurs dans le monde.
Mais il ne s'agit pas seulement de penser la poésie de Celan à partir d'une "grille" idéologique admise ou refusée -il s'agit de rappeller que les idées qui ont amené le Malheur ne sont pas éteintes -et que le témoignage Poétique est fondatalement un acte d'éclaireur, de découvreur, de pionnier du monde à venir dans les impasses de la mémoire ou de refoulé d'une si proche et si lointaine Catastrophe : le Passé Païen de l'Europe.


Alain SUIED


BILLETDOUX
d'Alain SUIED


LA LETTRE OUVERTE A MOLIERE


La direction de la Comédie-Française censure Handke : il a assisté à l'enterrement de Milosevic. Mais on joue...le nazi GENET dans sa "maison" sans sourciller!
On dit que le très beau "Violon sur le toit" a été "privé de Molière".
Prétexte : les "intermittents ont travaillé plus de 35h par semaine"!

Pendant ce temps l'affaire Clearstream qui ment? "Le Monde"? Le "pouvoir"? De toutes façons, rien...
ne change...La France raciste et antisémite reste sur ses positions pro-tyrannies Arabes...

Et la vigilance reste une priorité.

Alain SUIED

MUSICALE


SOURCE : www.regardencoulisse.com

UN VIOLON SUR LE TOIT
AU CASINO DE PARIS

du 9 mai au 27 juin 2006 ,

Musique de Jerry Bock... Paroles de Sheldon Harnick... Livret de Joseph Stein

Mise en scène et chorégraphie originale de Jerome Robbins

Mise en scène : Olivier Benezech et Jeanne Deschaux

Adaptation française : Stéphane Laporte

Direction musicale : Thierry Boulanger... Direction vocale : Pierre-Yves Duchesne
Décors : Yves Valente... Costumes : Frédéric Olivier...Lumières : Laurent Castaingt



Si le sens de l’expression « comédie musicale » apparaît aujourd’hui bien frelaté au vu des pièces montées indigestes que l’on nous sert sur scène depuis maintenant bientôt dix ans, il suffit, pour se souvenir de ce que cette expression a bien pu vouloir dire un jour, d’aller au Théâtre Comédia et de s’installer bien confortablement. La magie et les charmes d’Un Violon sur Le Toit ne tarderont certainement pas à vous envoûter dès le lever de rideau pour ne céder la place qu’à une émotion difficilement contenue lors des dernières scènes du spectacle. Comment en effet expliquer l’extraordinaire adéquation entre tous les ingrédients constituant ce spectacle si ce n’est, à la base, l’intelligence d’une pièce de théâtre à l’intrigue bien construite, reposant sur des ressorts émotionnels largement justifiés par l’arrière-plan socio-historique, offrant aux numéros musicaux un développement naturel et à une troupe de comédiens des rôles aux caractères bien trempés. L’histoire est la suivante : dans un village de la Russie tsariste du début du 20ème siècle, un père de famille pauvre, laitier ambulant de son état, et juif pieux mais arrangeant, a plusieurs filles à marier ; à l’encontre de toutes les règles de la tradition, elles feront leur propre chemin et non celui qui semblait tracé pour elles, cependant que les circonstances politiques leur feront à tous fuir les massacres et leur village natal. Cette nouvelle production d’Un Violon sur le Toit est formidable, menée par des comédiens aux divers talents incontestés. La mise en scène très fluide d’Olivier Benezech réussit le miracle de gommer subtilement ce que nous pourrions appeler des longueurs dans le développement du sujet, et la partie orchestrale est menée tambour battant par un orchestre dont la permanence sur scène nous rappelle que la musique berça perpétuellement les bonheurs et les tragédies de ce peuple au cours de son histoire. Nous nous laissons emporter par les superbes ballades nostalgiques, par les monologues passionnés sur l’amour ou l’engagement politique (mention spéciale pour la nouvelle adaptation de Stéphane Laporte qui ôte le caractère « opérette » de la version française des années 60), par les chorégraphies échevelées de Jeanne Deschaux et l’onirisme quasi-gothique de certaines scènes musicales, et surtout par un Franck Vincent dans le rôle principal dont le moins qu’on puisse dire est qu’il fasse honneur à la tradition qui consiste à choisir pour ce rôle, depuis maintenant plus de 40 ans et dans le monde entier, des comédiens d’exception. Mais tous les autres comédiens ont également su s’approprier les caractéristiques de leurs personnages pour recréer des personnalités scéniques très convaincantes : Cathy Sabroux en marieuse inénarrable, Vincent Heden en petit tailleur contorsionné de timidité, Isabelle Ferron en mère impériale, Robert Aburbe en boucher lubrique ou le formidable trio des filles de Tevye (Sandrine Seubille, Christine Bonnard, Amala Landré)… pour n’en citer que quelques uns.Ce Violon sur le Toit nous prouve que Paris peut parfois nous offrir de la « vraie » comédie musicale avec tout ce que ce genre peut comporter de magie, d’émotion et de sincérité. Reste à souhaiter que cette production rencontre beaucoup de succès… et puisse ainsi ouvrir la voie à d’autres spectacles de ce type.


CASINO DE PARIS
17, Rue de Clichy
75009 Paris

M° : Trinité

Du mardi au samedi
20h 30
Dimanche : 15h

Réservations : 08 926 08 926

_______________________________________



Serge Tapierman

UN PRODUCTEUR PROLIFIQUE!

Originaire de Lyon où il possède un cabaret et produit des spectacles musicaux pour enfants, Serge Tapierman a réussi son entrée dans la production de théâtre musical. Ses deux spectacles, Nonnesens et Un Violon sur le Toit, ont connu un joli succès. A l’occasion de la reprise du Violon sur le Toit au Casino de Paris, nous avons rencontré un producteur passionné par le théâtre musical qui ne manque pas de projets ambitieux (Le livre de la jungle, Aladin...) et qui compte bien "résister" à la sinistrose ambiante et aux productions étrangères…


Serge Tapierman, vous reprenez Un Violon sur le Toit au Casino de Paris, vous attendiez-vous à un tel succès ?

Oui, mais je sais que beaucoup de gens étaient sceptiques. Moi je savais que ça allait marcher parce que l’histoire était bonne, les deux metteurs en scène (Olivier Benezech et Jeanne Deschaux) exceptionnels, et nous avions sur scène les meilleurs artistes du théâtre musical accompagnés par un orchestre de seize musiciens. Mais le public n’est pas arrivé en claquant des doigts. Nous avons joué devant des salles vides avant d’avoir des salles pleines grâce au bouche à oreille. Les médias nous ont ignorés dans les premiers temps. En effet, si vous n’avez pas d’artistes connus, vous ne passez pas. L’argent perdu dans les premières semaines a été très difficile à rattraper, heureusement que nous avons pu faire le plein tout le temps après. Un producteur ne vient pas dans ce métier pour gagner de l’argent, il faut se le dire une bonne fois pour toutes ! Il faut être totalement inconscient. Mais que voulez-vous, nous finançons du rêve, on est là pour ça. Les émotions que procure le théâtre musical, on ne les retrouve nulle part ailleurs.


Allez-vous conserver la même équipe pour cette reprise ?

Je suis très fidèle. En général, soit on me quitte au bout de la première semaine, soit on reste avec moi pendant des années. Financièrement ce n’est pas toujours facile pour eux, ils ont fait des efforts, je leur en rend grâce. C’est aussi avec la même équipe que le spectacle partira en tournée de novembre 2006 à avril 2007.


Vous préparez également une nouvelle version de votre précédente production, Nonnesens. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Il ne s’agit pas d’une mais de deux nouvelles versions ! Nous serons au Méry à partir du mois d’août et jusqu’en décembre avec deux versions qui se joueront en alternance : une version féminine proche de celle que vous connaissez déjà mais qui s’appellera Sisters Act et une version masculine qui s’appellera Amen dans laquelle les nonnes seront donc interprétées par des hommes. L’idée ne m’appartient pas. Elle est de Dan Goggin, l’auteur américain, qui a décliné le spectacle en plusieurs versions, là-bas c’est un véritable phénomène. Au Méry, nous jouerons en version acoustique avec un pianiste. Christophe Mirambeau va raccourcir un peu le texte pour ramener la durée du spectacle à 1h20. Vous allez aussi produire deux nouvelles comédies musicales d’ici la fin de l’année plus particulièrement destinées aux enfants : Le livre de la jungle et Aladin…Ce sont deux spectacles qui me tiennent particulièrement à cœur. J’en ai écrit le livret et la musique est de Bernard Poli, mon fidèle compère et mélodiste extraordinaire avec qui je travaille sur d’autres projets. Le livre de la jungle va se jouer du 7 octobre au 7 janvier au Théâtre de Paris. C’est une création originale, un parcours initiatique, loin de Disney. La mise en scène sera signée par Jeanne Deschaux. Nous savons déjà que ce sera un succès, la moitié des places a déjà été vendue. Parallèlement, nous allons créer en décembre à la salle 3000 de Lyon, nouvelle salle exceptionnelle de 3 000 places et 50 mètres d’ouverture de scène, Aladin dont tous les effets magiques seront réglés par Dani Lary. Ce sera une très grosse production. Là aussi ce sera une création complètement originale qui n’aura rien à voir avec la production de Disney. Le spectacle sera ensuite présenté à Paris fin 2007 au Palais des Congrès, c’est déjà signé.


Qu’en est-il de Saturday Night Fever, le musical qui a connu un grand succès à Londres et qu'il avait été question que vous produisiez en version française à Paris ?


C’est un doux rêve qui s’est estompé. Tous les contrats étaient pourtant prêts mais à la dernière minute les Anglais n’ont pas signé. Nous n’avons pas eu d’explication plausible. On nous a dit que c’était un changement de politique, mais nous, nous pensons plutôt à une tournée internationale de la production originale qui passerait par la France. C’est d’ailleurs un phénomène qui a tendance à se généraliser. Les grands groupes de production anglais, allemands, néerlandais, qui ont des débouchés importants, utilisent l’anglais comme langue internationale ; ils viennent à Paris avec leurs spectacles en langue anglaise. Ils achètent les licences de spectacle pour l’Europe entière. Ce qui veut dire que nous ne pouvons plus avoir accès à ces licences pour la France seule. S’il n’y a pas des gens comme moi qui essayent de bouger un peu les choses, on risque très vite de n’avoir plus que des productions étrangères en tournée.


Que comptez-vous faire ?

J’aimerais pouvoir occuper en permanence deux ou trois théâtres à Paris. Je suis en train de signer des accords avec un grand groupe pour monter une société qui va investir dans le spectacle vivant, la télévision et le cinéma. Je vais vers des gens qui vont me donner les moyens de mes ambitions. Nous devons avoir un contre-pouvoir à des sociétés comme Stage Entertainment par exemple, avec qui on peut travailler par ailleurs en très bonne intelligence. Nous proposerons des spectacles de qualité égale mais avec une création totalement française, on ne prendra pas des mises en scène formatées et imposées. Nos cerveaux fonctionnent aussi bien que les cerveaux anglais ou américains, nous n’avons aucun complexe.


Etes-vous confiant dans l’avenir du théâtre musical en France ?

Ce sera très difficile. On a l’impression de prêcher dans un désert. Le théâtre musical en France est considéré comme un sous-genre. Regardez les Molières par exemple. C’est une catastrophe et je ne dis pas ça parce que nous ne l’avons pas eu. Le Molière de la sous-catégorie fourre-tout dans laquelle était nommée Un Violon sur le toit n’a même pas été remis en direct le soir de la cérémonie ! C’est faire preuve d’un grand mépris pour le théâtre musical et pour ses artistes. Mais je suis optimiste de nature, on y arrivera à condition d’en avoir la volonté. Il faudrait aussi que les gens de ce métier changent un peu de mentalité et ne passent pas toujours leur temps à critiquer les autres, à voir tout en noir et surtout qu’ils aient le courage de prendre des risques et d’aller de l’avant. C’est ce que je fais. Aujourd’hui nous travaillons sur plusieurs autres projets. Tout d’abord le Bonnie and Clyde de Bernard Poli qui est en réécriture avec Stéphane Laporte et qui va être réorchestré par un des plus grands maîtres de la comédie musicale anglo-saxonne. Il va sans doute faire l’objet d’une grande co-production européenne, nous sommes en contact direct avec l’équipe de Cameron Mackintosh à Londres. Nous travaillons également, et ça c’est un événement, sur Marguerite, une comédie musicale écrite et composée par Claude-Michel Schönberg, Alain Boublil et Michel Legrand, qui sera présentée sur des scènes nationales ou dans des Opéras. C’est somptueux. Vous voyez, si je devais échouer dans mon entreprise, j’aurais au moins essayer de faire avancer les choses pour le théâtre musical.


Thierry Quinson
© REC 2006


vendredi, mai 05, 2006


ROND-POINT
DES CULTURES


DANSLALUCARNE


SUR FRANCE Ô


Lundi 23 janvier 2006
20h 35



REDIFFUSION
sur FR3

DIMANCHE 7 MAI
23h



« PARCOURS DE DISSIDENTS »
Documentaire réalisé par
Euzhan Palcy
Commentaires dits par


Gérard Depardieu




LA MEMOIRE OUBLIEE



Ils ont pour nom Barthélemy Pruneau, 84 ans, Félix Fouché, 83 ans, Michel Drescin 85 ans, Paul Bedot, 88 ans, Fernand Pain, 81 ans, Anne Pationnise Thomé, 94 ans, Yolande Amiante Ganecss, 80 ans ou Robert Ghiteau, dit « la gauloise », 81 ans... Qu’ils soient de Guadeloupe ou de la Martinique, un lien les unit, leur Patrie, la France ! Fiers d’en être et de l’avoir servie.


Ils sont plus de 2500 originaires d’Outre-Mer, en 1940, qui ont dit non à l’humiliation de la France, non à sa défaite. La France sous Vichy, sous les bottes de l’Allemagne nazie, c’était intolérable, inacceptable pour ces Antillais, futurs combattants: « lorsque nous avions appris que les autorités françaises avaient signé avec le gouvernement allemand, nous avons tous pleurer ».
De 40 à 43, le Maréchal Pétain envoya dans les Iles, l’Amiral Robert chargé de l’administration et de l’ordre. Mais, c’est la terreur qui s’installera, très vite, en Guadeloupe et en Martinique. Les opposants au régime dictatorial de Vichy seront arrêtés, parqués dans le camps de Balata ou jetés dans les cages de Fort Napoléon en Martinique. Bien peu réussiront à s' en échapper. Déjà, la résistance s’organise. Certains arrivent à capter clandestinement, Radio Londres. Un certain 18 juin 40, un général -chaleureusement surnommé "général micro"- en rupture avec le tournant collaborationniste de son pays crée sa propre armée de résistance, les Forces Françaises Libres, et appelle les Français qui le désirent, à le rejoindre. Ils seront des milliers à entendre son appel et à rejoindre le Général de Gaulle. On comptera parmi eux, des patriotes, hommes, femmes, venus de Fort de France, de Pointe-à-Pitre. « Nous étions des Français libres, partant à la défense de la Patrie, de la France engagée ».
Les « dissidents » nommés ainsi par l’Amiral Robert en raison de leur hostilité manifeste à l’égard du gouvernement de Vichy. « Nous étions des anarchistes. Nous ne voulions pas nous plier aux bons vouloirs de ces messieurs de Vichy ! ».

Dans ce documentaire, Euzhan Palcy (réalisatrice du très beau «Rue Cases-Nègres » qui reçut en 1983, le César du meilleur premier film, d’ « Une Saison sèche et blanche », tiré de roman de l’auteur sud-africain André Brink, avec en tête d’affiche un Marlon Brando magistral) qui fait œuvre, ici, de mémoire, d’une mémoire oubliée, évincée de la mémoire collective, exclue des livres d’histoire, non seulement, nous fait découvrir une Histoire méconnue, mais retrace aussi, avec beaucoup d’affection et de déférence pour ces hommes et femmes de l'ombre, leur cheminement, décrit leur obstination, leur désir de vaincre, leur fidélité à un idéal.

Sous cet apparent détachement à relater leurs faits de résistance, ainsi que leur préparation à la libération du pays, se cache, en vérité, chez ces dissidents, au fond de leur âme, une réelle et profonde émotion . Cet art, si particulier, qu’ils ont de conter le vécu rend leur propre histoire plus authentique encore, redevenant ainsi, les acteurs de leur propre existence.
On est aussi touché par ce qu’ils conservent de leur expérience de Français libre, dont l’un, par ailleurs, fut le premier noir à avoir été parachuté, en juin 44, dans un village du Calvados, Ouistram, pour le libérer. « La guerre, dit l’un, ce n’est pas beau ! Je ne comprends pas pourquoi les gens s’entretuent !? ».
Les derniers propos du film vous glacent, vous interrogent : «On nous a ignoré ! Même les jeunes nous haïssent. On ne s’occupe pas de nous ! dit, avec une certaine amertume, Guy Cornelly*».

Pour ces combattants de l’Outre-Mer, Français de cœur et de cultrure, attachés à la nation française, pas de mosolée, pas de monument aux morts, pas la moindre trace de leur courage et de leur héroïsme. Tout juste, pour certains, une médaille ou deux accrochéss à leur boutonnière. Pour la France, ils sont portés « inexistants ».


PARCOURS DE DISSIDENTS leur donne, enfin, un juste droit au chapitre et fait entendre leurs voix tout en ranimant la flamme de leurs souvenirs.

Le film d’Euzhan Palcy est, à ce titre, un remarquable travail de restitution de cette part de l’Histoire des Iles du Pacifique et de sa population. Partie intégrante de l’Histoire de France depuis plus de deux siècles.


Alors même que l’évocation de l’esclavage met , depuis quelques mois, la Métropole sens dessus-dessous, PARCOURS DE DISSIDENTS apporte un éclairage inédit à cette Histoire des Antilles qui reste encore à écrire.


Bernard Koch


*photo, en haut à droite du message

http://parcoursdedissidents.rfo.fr/

10 MAI 1ère JOURNEE
COMMEMORATION
DE L'ABOLITION
DE L'ESCLAVAGE




le port de Liverpool (Grande-Bretagne)

Quelques points de repère
sur l'Histoire de l'Esclavage :

L'ABOLITION

Aboli officiellement en 1848, en France grâce à Victor Schoelcher, l’esclavage aurait fait 15 millions de victimes, 15 millions de noirs, hommes, femmes, enfants, déportés sur trois siècles. Ce chiffre avancé par les historiens africains est certainement en-dessous d’une réalité plus terrible encore. De l’île de Gorée, l’embarquement pour l’enfer, aux florissants ports européens du commerce triangulaire, retour sur quelques hauts lieux de l’esclavage.

L'ILE DE GOREE

A Gorée, au large de Dakar, la citadelle - prison de l’île - fut le point de départ de milliers de déportations d’esclaves vers l’Amérique, une plaque tournante du commerce triangulaire.Combien d’hommes, de femmes et d’enfants sont passés par les esclaves de Gorée ? Les statistiques manquent. La maison des esclaves de Gorée est là pour témoigner de l’horreur.

Les Bordelais n’aiment pas parler de leur passé. Ils n’aiment pas qu’on associe leur port à l’histoire de la traite négrière. Pourtant comme Nantes, le Havre et la Rochelle, Bordeaux a pratiqué la traite transatlantique.Pendant près de deux siècles elle a envoyé des navires en Afrique pour échanger des esclaves contre des armes et de la pacotille puis les revendre dans « le nouveau monde ». Aujourd’hui le port n’assume pas cette histoire, c’est ce que dénonce Eric Saugera, le seul historien à avoir véritablement travaillé sur le sujet.A Liverpool, l’un des plus grands ports négriers d’Europe, on regarde et on affronte le passé avec plus de courage. La ville s’est excusée contre ce qu’elle considère être un crime contre l’humanité et le port s’est doté d’un immense musée, à la mémoire des millions de victimes de la traite.


EXTRAIT DU CODE NOIR

"Article 33 - L’esclave qui aura frappé son maître, sa maîtresse ou le mari de sa maîtresse ou leurs enfants avec contusion ou effusion de sang, ou au visage, sera puni de mort". Le code noir est l’esclavage codifié par l’État français, un édit de soixante articles promulgué par Louis XIV en mars 1685 qui ne sera abrogé qu’en 1848.Pendant trois siècles, ce texte officiel a été la loi de la Royauté, de la République, de l’Empire ; il a codifié l’inhumain et réglé en détail l’arbitraire.



10 MAI 1ère JOURNEE
COMMERATION
DE L'ABOLITION
DE L'ESCLAVAGE



Quelques livres récemment édités, à retenir, pour comprendre et s'informer sur ce que fut la traite négrière, ses ravages humains et ses conséquences dans les pays ou continents (Europe, Afrique, Moyen-Orient) où elle fut largement pratiquée, vivement soutenue et encouragée par les pouvoirs politiques installés à cette époque.


Pascal Clément :
Persigny - L'homme qui a inventé Napoléon III
aux éd. Perrin

Christiane Taubira :
L'esclavage raconté à ma fille
aux éd. Bibliophane

Codes noirs, de l'esclavage aux abolitions. Introduction de Christiane Taubira
aux éd. Dalloz

Audrey Pulvar :
L'enfant-bois
aux éd. Mercure de France

Dominique Fernandez :
Jérémie !Jérémie !
aux éd. Grasset

Jeannette Bougrab :
François Luchaire, un républicain
au service de la République
aux éd. Publications de la Sorbonne

Aux origines de la Constitution de la IV ème République
aux éd. Dalloz

Françoise Vergès :
La mémoire enchaînée. Questions sur l'esclavage
aux éd. Albin Michel

François Paoli :
Nous ne sommes pas coupables
aux éd. La Table Ronde

Gisèle Pineau :
Femmes des Antilles : traces et voix
aux éd. Stock

Chair piment
aux éd. Gallimard/Folio

Fleur de Barbarie
aux éd. Mercure de France


Joseph N'Diaye : Il fut un jour à Gorée… aux éd. Albin Michel Robert C. Davis : Esclaves chrétiens Maîtres musulmans aux éd. Jacqueline Chambon Olivier Pétré-Grenouilleau : Les traites négrières aux éd. NRF/Gallimard Philippe Ségur : Seulement l'amour aux éd. Buchet-Chastel René Rémond : Quand l'état se mêle de l'histoire aux éd. Stock, coll. Les essais




MUSICALEMENT
VOTRE


Au Satellit Café à Paris
Mercredi 24 mai
à 21h


CATHERINE BRASLAVSKY



Toujours inspirée par les grandes traditions de la Méditerranée, de l’Afrique et de l’Inde, la voix de Catherine Braslavsky nous emmène vers un ailleurs luxuriant. Sur des rythmes soufis ou africains, les percussions et le chœur viennent soutenir sa voix chaude et profonde. Une voix unique où les couleurs du monde font l’écrin d’un chant sacré intemporel en plusieurs langues (araméen, arabe, hébreu, grec, français, copte).
« Le chant est une quête qui implique tout en moi. J'aime l'extrême simplicité et la complexité, la mélopée aérienne et la fougue syncopée. Mais surtout, au-delà de la forme, je cherche à me dépasser et à le partager. »

Née d'une mère française et d'un père russo/judéo-ukrainien, Catherine Braslavsky est bercée aux impros de jazz du papa (l'illustre Pierre, pour les connaisseurs). Après un long détour par les mathématiques, elle revient à la musique. Elle prend au chant lyrique une solide technique du souffle et s'en va à son tour étudier l'impro, version chant médiéval. Elle sera extrêmement marquée par le répertoire d'Hildegarde de Bingen qu'elle a interprété lors de nombreux concerts. C'est ensuite la rencontre avec David Hykes, initiateur du Chant Harmonique, qui la fait rentrer dans son Harmonic Choir. Elle étudie également la musique de l'Inde du Sud avec Nageswara Rao, son premier supporter.
En 1995, après des concerts dans le monde entier, elle quitte l'Harmonic Choir pour se consacrer à sa propre musique. Pierre Toureille (directeur de la collection Ocora/Radio France de musiques traditionnelles) la révèle au public et lui permet d'enregistrer son premier album « Alma Anima » chez Al Sur. Quatre autres albums suivront avec des musiciens comme Steve Shehan, Alain Kremski, Sara Alexander, Gilles Andrieux...
Catherine Braslavsky s’est lancée dans une nouvelle aventure musicale avec des musiciens et des choristes. Quatre musiciens et deux choristes font partie du voyage… Steve Shehan, percussionniste de renommée internationale (Paul Simon, Hadouk Trio, Brian Eno...) apparaît ici en leader musical. La communion entre les deux musiciens est évidente, voix et percussions s’enrichissent pour se sublimer mutuellement. Joseph Rowe, percussionniste et oudiste, est spécialiste des musiques arabes et africaines. Disciple du maître Hamza El Din, il a joué en sa compagnie avec les Grateful Dead. Complice de Catherine Braslavsky depuis toujours, il a été à l'origine du mix orient traditionnel/occident médiéval qui a débouché sur les compositions actuelles. Thierry Renard a été formé au violoncelle au Conservatoire National de Bordeaux, puis s'est orienté vers les musiques traditionnelles et l'improvisation. D'où un violoncelle "dans tous ses états". Un des premiers collaborateurs de Catherine Braslavsky, il est également chanteur et percussionniste. Richard Maygnan fera sonner son cistre et sa guiterne (instruments médiévaux occidentaux). Celui-ci est passé par le rock et manipule, comme si de rien n'était, ses cordes médiévales sur les rythmes soufis ou brésiliens. Enfin, Blandine Lambert et Nadine Ouannoughi, accompagnent de leur voix naturelle celle de Catherine Braslavsky depuis plus de six ans. L'une est spécialisée en musique indienne, l'autre en rock alternatif.Catherine Braslavsky pratique le chant comme une immersion dans l'essentiel. C'est un art global, peut-être le seul, qui implique tout en soi. Après avoir dirigé de nombreuses formations comme le chœur Terra Sancta et le groupe Credo, elle se lance dans une nouvelle aventure où désormais, ses compositions s'ouvrent sur l'impro libre entre transe et sérénité…


La formation
Braslavsky Catherine : Chant


Renard Thierry : Violoncelle, chant, percussions
Rowe Joseph : Percussions (djembé, darbuka …) , oud

Lambert Blandine : Chant

Ouannoughi Nadine : Chant

Maygnan Richard : Cistre, guiterne



SATELLIT Café
44, rue de la Folie Méricourt

75011 Paris
Tél : 01 47 00 48 87

Entrée : 8/10 Euros


Site internet :
http://www.naturalchant.com/disco_fr.htm





INFODERNIERE


Diasporablogj. publie la lettre que Jacques Chirac, Présdent de la République Française, a adressé mercredi dernier, au Premier Ministre Israélien, Ehud Olmert, à la suite de son entretien avec le Président Palestinien, Mahmoud Abbas, lors de sa visite en France, en debut de semaine.


Lettre de M. Jacques CHIRAC, Président de la République, adressée à M. Ehoud OLMERT, Premier ministre d'Israël, à propos de la situation dans les Territoires palestiniens.


LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE


Paris, le 3 mai 2006


Monsieur le Premier ministre,


J'ai reçu le 28 avril M. Mahmoud Abbas, Président de l'Autorité palestinienne. Il a souligné auprès de moi l'imminence d'une crise humanitaire, économique et sociale sans précédent dans les Territoires palestiniens, en grande partie du fait de l'incapacité dans laquelle se trouve l'Autorité palestinienne, depuis deux mois, de procéder au versement des salaires des fonctionnaires.
Face au risque et aux conséquences qui peuvent découler d'une telle situation, une action est nécessaire et urgente vis-à-vis de la population palestinienne.
J'ai donc donné mon accord de principe au Président Abbas pour soutenir la création d'un fonds fiduciaire géré par la Banque mondiale, qui possède les ressources, le savoir-faire et la logistique nécessaires. La Banque prendrait en charge, dans le respect du droit international et des principes du Quartet, la mise en place d'un mécanisme permettant le versement sans délai du salaire des fonctionnaires de l'Autorité palestinienne.
Monsieur le Premier ministre, le soutien d'Israël est nécessaire pour la réalisation d'un tel projet.
Avec la mise en place du Gouvernement issu des élections du 28 mars, Israël se trouve aujourd'hui au début d'une étape nouvelle. J'ai noté avec satisfaction, lors de vos déclarations au soir du scrutin, que votre première option restait la négociation. Le versement des traitements des fonctionnaires me paraît la première mesure à prendre pour éviter une grave déstabilisation des Territoires, qui compromettrait toute solution politique mutuellement agréée.
Je sais qu'en homme de paix et de vision, vous souhaitez mettre en place un environnement favorable au règlement définitif du conflit israélo-palestinien. Certains rendez-vous avec l'Histoire ne doivent pas être manqués. C'est pourquoi j'ai l'espoir que le gouvernement israélien aura une approche pragmatique et constructive sur la création de ce fonds, qui permettra d'empêcher la rapide détérioration des conditions de vie de l'ensemble du peuple palestinien, tout en maintenant une position politique unie et ferme quant au respect des principes du Quartet par son gouvernement. Ces deux objectifs doivent pouvoir être combinés. Il me semble que les conditions du maintien d'un espoir de paix se trouvent très précisément dans cet équilibre que nous devons préserver.
Monsieur le Premier ministre, je connais votre projet de visite en Europe au mois de juin et je m'en réjouis. Je suis persuadé que cette visite sera l'occasion, pour nous, de consolider encore l'amélioration de nos relations bilatérales à laquelle je suis personnellement très attaché, et qui a franchi une étape majeure grâce à votre prédécesseur vers lequel vont aujourd'hui mes pensées.
Je vous prie de croire, Monsieur le Premier ministre, à l'assurance de ma haute considération.
Bien cordialement votre,

Jacques CHIRAC


Monsieur Ehoud OLMERT
Premier ministre d'Israël

PASSERELLE

Source : www.communautarisme.net
via le cnil.fr



La CNIL refuse d'autoriser
un sondage d'opinion
effectué à partir
de patronymes supposés juifs



Cette décision est motivée par «la méthode de collecte» d'après la CNIL, puisque celle-ci revient qu'on le veuille ou non à dresser des «listes de Juifs». La Cnil ne va malheureusement pas jusqu'au bout de son raisonnement puisqu'elle indique ne pas critiquer «l'objet du sondage qui consiste à "objectiver, mesurer et analyser l'état de l'opinion de la communauté juive de France"». Ce sondage était une commande du CRIF.

Texte intégral de la décision de la CNIL : Refus d'autorisation pour un sondage d'opinion effectué à partir des noms 14/04/2006 - Echos des séances La CNIL a refusé d'autoriser la réalisation par la SOFRES, mandatée par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), d'un sondage d'opinion par téléphone, dont l'échantillon est constitué à partir d'un tri sur les patronymes. Le refus porte sur la méthode de collecte et non sur l'objet du sondage qui consiste à «objectiver, mesurer et analyser l'état de l'opinion de la communauté juive de France». Pour effectuer cette enquête par téléphone, la SOFRES entendait constituer l'échantillon des personnes à interroger téléphoniquement selon la méthode patronymique suivante :
identifier d'abord une liste d'environ cent-soixante noms à consonance juive sur la base d'un « Guide des patronymes juifs » ;
procéder ensuite à une sélection aléatoire, au sein du fichier des abonnés au téléphone, d'environ 15 000 personnes portant un des patronymes identifiés ;
tirer enfin, sur la base de cette liste, un échantillon de cinq cents personnes qui seront interrogées téléphoniquement. Lors de sa séance du 2 février 2006, la CNIL a estimé que, la constitution de l'échantillon des personnes à interroger reposant uniquement sur un tri par leur nom, le traitement ainsi mis en œuvre se heurtait au principe posé par l'article 8 de loi « informatique et libertés » d'interdiction de collecte ou de traitement de données faisant apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques ou les appartenances religieuses des intéressés. En l'espèce aucune des exceptions prévues par la loi n'est applicable à la constitution même de l'échantillon, le consentement préalable des personnes concernées ne pouvant être recueilli. Elle n'a pas exclu l'exception également prévue par la loi du recours à un procédé d'anonymisation de la base d'exploitation des réponses par la SOFRES mais a jugé que le traitement envisagé ne répondait pas aux conditions posées par l'article 6 de la loi aux termes duquel les données doivent être «adéquates, pertinentes et non excessives au regard des finalités pour lesquelles elles sont collectées». En effet, la CNIL conteste le postulat selon lequel les personnes ayant un nom figurant dans le « Guide des patronymes juifs » appartiennent à la «communauté juive» et souligne les risques liés à une sélection de ce type. La CNIL a entendu les représentants du CRIF et de la SOFRES au cours de sa séance du 2 mars 2006 et une nouvelle demande d'autorisation a été étudiée le 21 mars. Dans cette demande, les modalités de constitution de l'échantillon reposent sur l'établissement d'une liste des 50 noms juifs les plus fréquents parmi le fichier des 50 000 donateurs de l'Appel Unifié Juif de France qui servira ensuite de base à la sélection aléatoire au sein du fichier des abonnés au téléphone portant un des 50 patronymes juifs sélectionnés. La CNIL a également refusé d'autoriser cette étude en considérant que, même dans ces conditions, la méthode de sélection par le nom n'était pas admissible, le lien entre un nom et l'appartenance à la communauté juive pouvant être contesté.







jeudi, mai 04, 2006

DIASPORABLOGJ.
le média du Tour
de l'Ile de France
de l'...



AMITIE
JUDEO-MUSULMANE
DE FRANCE


Vendredi 4 mai

SAINT OUEN


09H00
STATIONNEMENT DU BUS FACE MAIRIE

MR MEROUANE, IMAM DE LA MOSQUEE DE SAINT OUEN SERA

PRESENT A PARTIR de 9h



10h00
VISITE DE LA MOSQUEE


12H00
APERITIF EN PRESENCE DE MME NADIA SOLTANI
MAIRE-ADJOINTE
DISCOURS

LES RESPONSABLES DES COMMUNAUTES JUIVES
ET MUSULMANES SERONT PRESENTES A LA RECEPTION


METRO : MAIRIE DE SAINT OUEN LIGNE 13


PASSERELLE

Source : lemonde.fr via l'Afp


Bob Dylan fait ses débuts
comme animateur de radio


Bob Dylan, symbole de la chanson engagée des années 1960, a reçu jeudi un torrent de compliments de la part des critiques au lendemain de sa première émission de radio en tant qu'animateur.
L'auteur des immortels "Mr Tambourine Man", "Blowin' in the wind" et "Like a rolling stone", 64 ans, a signé pour une émission hebdomadaire sur un réseau de radio par satellite, portée par sa voix nasillarde reconnaissable entre toutes.


"Oui, on peut mieux comprendre ce que dit Dylan à la radio que lors de ses concerts", a plaisanté un journaliste du Chicago Sun-Times, Dave Hoekstra, après la première de l'émission.
"Le programme est naturel et sans fioritures, comme la radio devrait être", a affirmé pour sa part le musicologue et animateur de la BBC Charlie Gillett au quotidien britannique The Observer.
"C'est charmant lorsqu'il grommelle ses commentaires. On se retrouve immergé et jamais on ne croit qu'il joue un rôle, ce qu'il est pourtant censé faire tout le temps", a applaudi M. Gillett.
Lors de sa première émission, Dylan a été éclectique, diffusant des chansons de Judy Garland, Frank Sinatra, Muddy Waters ou Jimi Hendrix.
Avec la présence de Dylan sur les ondes, le réseau XM va tenter de garder l'avantage sur son concurrent Sirius, qui a recruté l'année dernière le sulfureux animateur Howard Stern, bête noire de la FCC, le gendarme des ondes américaines.
XM revendique quelque six millions d'abonnés, contre 2,2 millions pour Sirius.

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STAINS


09H00
Réception du bus en présence des élus
Petit déjeuner en mairie


10H00
Stationnement du bus Place Marcel Pointet
Rencontre et distribution de tract




APRES MIDI


SAINT DENIS

13H30
AUTORISATION DE STATIONNEMENT
PLACE DU 8 mai 1945
Rencontre et distribution de tract

mardi, mai 02, 2006

PASSERELLE

Source : www.communautarisme.net
daté du 30 avril 2006




Au FSE d'Athènes, Tariq Ramadan s'exprimera
sur l'affaire des caricatures :
« contre l'islamophobie et le clash des civilisations »


Le Forum social européen qui se tiendra du 4 au 7 mai 2006 à Athènes accueillera notamment une conférence au titre suivant "Against islamophobia and the clash of civilizations: the case of the Danish pictures", où est invité le prédicateur musulman Tariq Ramadan. Il sera alors intéressant de voir ce qui choque ce dernier : la publication de quelques caricatures bien innocentes si on les compare aux caricatures habituelles en Europe sur les religions -et bien davantage si l'on considère les "caricatures" antisémites et anti-occidentales qui sont très présentes dans les médias arabo-musulmans- ou la violence de masses fanatisées organisée par des pouvoirs corrompus ?


Extrait du programme du FSE :

06/05/2006
Against islamophobia and the clash of civilizations:
the case of the Danish pictures

Janne Louise Andersen (SFU-Socialist Peoples' Party Youth, Denmark)

Tariq Ramadan (theologist, France)

Dimitris Hristopoulos (Greek Ligue for Human Rights)

Pantelis Mpoukalas (ESIEA-greek federation of journalists)

Nikos Filis (active media, Avgi journal, Greece)

Petros Tsagaris (active media, Greece)

coordinator:
Milena Boyoum
(NAAP-National Assembly Against Racism, Great Britain)

Source :
http://athens.fse-esf.org/

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Mercredi 3 mai 2006


Venez retrouver le Bus à :


NOGENT SUR MARNE


09H00
PLACE ESPLANADE HOTEL DE VILLE


10H00
VISITE SYNAGOGUE
RABBIN MR BENCHETRIT
173 AVENUE DU GENERAL DE GAULES
94170 LE PERREUX


11H00
ESPLANADE HOTEL DE VILLE NOGENT




CLICHY SOUS BOIS



13H30
PELOUSE MUNICIPALE A COTE DE LA MAIRIE
ALLEE SALVADOR ALLENDE

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Le bus vous attend actuellement à LA COURNEUVE (93) devant la station de métro et de tramway : La Courneuve 8 mai 1945. Il vous y attend jusqu'à 14h.

Il se rendra ensuite au Blanc Mesnil et stationnera devant la Mairie, Rue Claude Terrasse.

Renseignements : 01 69 43 07 83

PASSERELLE

Source : lemonde.fr via l'AFP, Reuters




Assuré de la majorité à la Knesset,
Ehoud Olmert finalise la composition de son gouvernement


Le premier ministre israélien en exercice Ehoud Olmert a attribué lundi 1er mai les douze postes ministériels qu'occuperont les élus de sa formation Kadima au sein du gouvernement de coalition qu'il doit présenter, jeudi, à la Knesset (Parlement). Ces désignations interviennent au lendemain du ralliement des ultraorthodoxes du Shas qui assure au nouveau gouvernement une majorité au Parlement : avec le soutien déjà formalisé la semaine dernière des travaillistes et du Parti des retraités, le successeur d'Ariel Sharon est certain de disposer de 67 des 120 sièges de la Knesset élue le 28 mars.


La formation d'extrême-droite russophone Israël Beiteinou (11 siéges) a annoncé définitivement qu'elle ne rallierait pas la coalition de M. Olmert en raison de son opposition au projet de redéfinition des frontières de l'Etat hébreu soutenu par M. Olmert. Un ralliement ultérieur de la coalition de la formation orthodoxe Judaïsme unifié de la Torah (6 siéges) reste en revanche d'actualité.
M. Olmert avait jusqu'à jeudi pour former un gouvernement. Il devrait donc respecter ce délai légal, même s'il savait pouvoir compter sur un délai supplémentaire de 14 jours prévu par la loi. D'ici là, lundi soir, M. Olmert devrait rendre compte des derniers développements de la constitution de cette équipe au président israélien.


Dans la nouvelle équipe, Shimon Peres, l'ancien premier ministre travailliste, lauréat du prix Nobel de la paix en 1993, occupera une place importante puisqu'il sera l'un des vice-premiers ministres d'Olmert, qui lui réserve également le ministère du Néguev, de la Galilée et du Développement régional. "Peres sera le sage de ce gouvernement, susceptible d'être envoyé en missions spéciales dans le monde arabe et en Europe", a déclaré lundi un haut responsable de Kadima. Autre élément fort de cette nouvelle équipe, Tzipi Livni, l'étoile montante du parti, conserve la responsabilité de la diplomatie et est également premier ministre par interim.
L'actuel ministre du tourisme et des communications Abraham Hirschsom, un proche d'Olmert, hérite du portefeuille des finances. Les travaillistes auront sept ministères, dont la défense confiée au principal dirigeant du parti, Amir Peretz. Son prédécesseur à la tête de ce ministère stratégique, Shaul Mofaz (Kadima), considéré par les Palestiniens comme l'un des dirigeants israéliens les plus radicaux, et coupable peut-être aux yeux d'Olmert de ne lui avoir apporté qu'un soutien trop tardif, sera ministre des transports.Il siègera toutefois au conseil restreint chargé des questions de sécurité et dispose également du titre de vice-premier ministre. Deux ministères iront au Parti des retraités (Gil) et trois sont réservés au Shas. L'objectif d'Olmert est de constituer la majorité la plus large possible pour faire avaliser son "plan de consolidation" : évacuation des petites colonies juives de Cisjordanie et regroupement au sein des grands blocs d'implantation. Olmert souhaite que cette délimitation des frontières définitives d'Israël soit effective d'ici 2010 au plus tard.

lundi, mai 01, 2006

DEVOUSAMOI
l'édito de diasporablogj.





L'INQUIETANTE DERIVE
DE LA COMMUNAUTE JUIVE




Chaque année la communauté juive de France commémore le triste anniversaire des six millions des siens morts (Yom Hashoah), parce qu’ils étaient juifs, dans la plus effroyable et la plus barbare des industries d’extermination de toute l’histoire de l’humanité.

Paradoxalement, depuis quelque temps, cette communauté juive prompte, à juste titre, à dénoncer le moindre dérapage d'antisémitisme, actes ou propos, dans ce pays prestigieux, berceau des droits de l’homme, déploie sans compter le tapis rouge à l’un des personnages le plus viscéralement islamophobe. Celui qui, en « draguant » les électeurs du Front National cherche à séduire, sans complexe, et en parallèle, la communauté juive.Certains, sans attendre le sifflet, se jettent déjà tête baissée dans ses bras.

Cela a commencé, bien avant la manifestation en hommage à Ilan Halimi en février dernier, sur certains sites internet de la communauté juive, où Philippe de Villiers fut, rien de moins, comparé à un sauveur capable de la tirer de sa « misère » morale, devenant ainsi, d’office, son porte-parole contre le nouvel antisémitisme ambiant dont elle est la cible depuis six ans. Comment ne pas reconnaître la situation angoissante, complexe, de ces Juifs en France, serrés entre leur attachement à la Nation française et devenus, ces dernières années, responsables de tout, considérés comme des êtres indésirables en raisons de leur allégeance à un « pays étranger » par une poignée de Français
, poussant ainsi quelques uns d'entre eux, à plier bagage. Direction : Israël (lire le livre de Cécilia Gabizon et de Johnatan Weiss « L’OPA sur les Juifs » Editions Grasset).

C’est la polémique autour de la présence de Philippe de Villiers -faut-il le rappeler, jusqu'à ce jour, l'ancien Secrétaire d'Etat d'Edouard Balladur, n'avait été vu dans aucune manifestation en faveur de la communauté juive - dans le cortège des officiels lors de la manifestation en mémoire d’Ilan Halimi, meurtre à visée antisémite, le premier commis depuis la seconde guerre mondiale, qui mettra en lumière l'évidente collusion entre l’extrême-droite juive (la ligue de défense juive, et quelques autres individus en rupture de ban avec les institutions de la communauté juive) et l’extrême-droite nationale en commençant par être les gardes-fous du Président du Mouvement pour la France, et les protecteurs du FN.

Même les médias de la communauté juive ne prennent plus de gants pour appuyer cette dérive. Le Directeur d'un mensuel francophone israélien a passé commande à une journaliste juive d'une interview de Marine Le Pen. Un autre, réputé pour sa noriété ancienne, prépare une rencontre avec le patron du MPF.

Et pourtant, pas un mot, pas une ligne, sur Israël, pas une initiative dans le programme de Philippe de Villiers, ni celui de Jean-Marie Le Pen, pour tenter d'éradiquer le racisme et l'antisémitisme en France. Bien au contraire.

Eux, ces Juifs, qui ont, tout à coup, pour cause d'islamophobie, perdu la mémoire ou qui n’ont pas vécu la Shoah et qui à chaque mouvement de foule brandissent, sans discernement, le drapeau israélien, à tout vent, en scandant « Et, Israël vaincra !», comment n'ont-ils pas décéler la supercherie d'un de Villiers?. Quelle mouche les a piqués? Quelle image donne-t-il de la communauté juive? Eux dont les parents, pour la plupart, ont péri dans les chambres à gaz?

On a plus à craindre d'un juif entrant dans le camp de l'extrême-droite que d'un antisémite de toute obédience qu'il soit. Il est l'ennemi de soi et distille la haine de soi. Soi, sa propre identité.

Ils n’ont bien évidemment pas lu tous ses discours, ni entendu ceux de ces lieutenants. Paul-Marie Couteaux, député européen MPF, ancien Directeur de Cabinet, de Philippe Seguin, d’Alain Madelin, lors d’une intervention au Parlement européen de Starsbourg recommande aux Pays arabes de « se doter de l’arme nucléaire afin de pouvoir rééquilibrer avec la politique nucléaire de l’Etat Israël, pouvant devenir une menace pour la Région, si on y est pas attentif ».

Tout propos contre l’Islam voile un comportement raciste, puis antisémite. Ne nous…voilons pas la face. Ne prenons pas nos vessies pour des lanternes. L’islamophobie glisse graduellement vers la judéophobie, tôt ou tard, sans qu’on y prenne garde et même si on se vante, à tors et à travers, d’avoir eu des parents résistants. Marie-Pierre Stirbois, Jean-Marie Le Pen, et quelques autres du même acabit, ne se sont pas privés d’utiliser cet argument pour faire passer à travers les mailles du filet, leur idéologie nauséabonde.

Dans une récente interview au MONDE, Marine Le Pen, le Front National relooké, light, regrettait les propos négationnistes tenus par son père quelques années auparavant. Sans doute ouvre-t-elle la porte aux nouveaux moutons noirs de la communauté juive, prêts à tout, pourvu qu’on les protège des Musulmans barbares. Pourvu qu’on leur fasse

« bouffer » de l’Arabe à la place du porc interdit.

Embrasser sur la bouche le fils d'Hitler, plutôt que de mourir dans les bras d'un ennemi imaginaire.

Mais qui trop embrasse, mal étreint



Bernard Koch


MILLEFEUILLES

Pour DIASPORABLOGJ.
l'avis d'Alain SUIED


"Regain"
de RACHEL
Traduit de l'hébreu
par Bernard Grasset

Editions Arfuyen
125p 16 Euros



RACHEL (Blaustein) est née en 1890 en Russie. Au bord de la Volga.
Elle est la fille d'Asir Blaustein dont l'épouse est la fille d'un rabbin. Et une amie de Tolstoï, Sa, sera marquée par les formes et la simplicité des Textes Bibliques, des Prophéties, des écrits sapientiaux. LE LECTEUR FRANCOPHONE VA DECOUVRIR ENFIN cette oeuvre directe, presque minimaliste et qui va droit à l'esprit . Comme une prière?
1909 : elle s'installe en "Terre Sainte" et travaille dans la ferme-école de Kinéret.
1913 : elle part pour la France et étudie l'Agronomie à l'Université de Toulouse.
La Guerre va marquer son destin,sa santé. ELE REGAGNE LA RUSSIE ET CONTRACTE LA TUBERCULOSE. En 1919, elle peut retrouver les plus proches et s'installe dans un kibboutz près du Lac de Tibériade.
Ses poêmes disent les chambres d'hôpital et l'espoir spirituel au coeur de l'angoisse et dans la conscience incontournable de la Mort.
En l'âme purifiée, comme un enfant", elle s'étonne -l'énigme et l'angoisse de la vie sont-elles des malédictions ou des bénédictions?
Au coeur de la mélancolie (parfois délétère) ne peut-on trouver l'espoir, le signe, la consolation?
"Comme Rachel attendait son ami", Jacob, à qui son père la refuse longtemps - la poétesse constate que sa joie est "souffrante",
son espoir est "illusoire"...Mais il faut "innocenter Dieu de la demeure du couer" et "de nouveau bâtir".
"Rien ne subsiste/De l'or pur des richesses passées..."mais "dans l'encerclement, dans la détresse, peut advenir" un rai de lumière au jour de la grande nouvelle"!
Rachel est ausdsi traductrice de russe, de français, d'hébreu, et de yiddish; mais elle est une voix essentielle d'Israël -peu connu encore
à l'étranger...PAS POUR LONGTEMPS!
Son pème le plus célèbre est sans doute "A mon Pays" :
"Je ne t'ai pas chanté
Et je n'ai pas glorifié ton nom
Par de victorieux exploits...

"Rien que l'écho d'un cri de joie
Au jour où brille la lumière
Rien qu'un sanglot voilé
sur ta peine."

Dans cette poésie, la prière et l'écoute de la vie quotidienne se mêlent et témoignent avec simplicité et vérité de l'expérience humaine de la surprise et de la souffrance d'exister de la joie d'être fidèle à soi et aux siens.


Alain SUIED





DIASPORABLOGJ.
le média du Tour
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AMITIE
JUDEO-MUSULMANE
DE FRANCE


Le Bus vous attend, aujourd'hui, dès mainteant à Bobigny, dans le 93, près de la Gare Centrale RATP. Terminus de la ligne 5, arrêt Bobigny-Pablo Picasso du Tram.

Cet après-midi, vous pouvez le retrouver à Clichy La Garenne.

Renseignements : 01 69 43 07 83