lundi, février 27, 2006

PASSERELLE



MARCHE SILENCIEUSE
EN SOUVENIR D'ILAN HALIMI



Source : liberaion.fr daté du 27 février 2006




DIEUDONNE RETRANCHE DANS SON QG




«Et s'ils viennent ?» Ambiance de forteresse hier après-midi au théâtre parisien de la Main-d'Or, le QG de Dieudonné. Il y a une semaine, lors de la manifestation à la mémoire d'Ilan Halimi, une vingtaine de jeunes avaient tenté de défoncer la porte du théâtre. Hier, pendant trois heures, une trentaine de sympathisants de «Dieudo» ont attendu. Tout comme une dizaine de policiers. Les participants dénoncent «l'instrumentalisation d'une histoire d'argent et rien d'autre». Et, lance l'un d'entre eux, «si, ici, il y a trois juifs et deux cents Noirs blessés, on parlera d'antisémitisme». Un montage photo qu'un homme dit avoir ramené de la manif avec sur la page de gauche le portrait de Dieudonné et la mention «Penseur», et, sur celle de droite, le visage de Fofana et le mot «Tueur», fait monter la pression. «Dieudo» reste «silencieux» sur cette affaire. Pour l'instant.


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Ce Soir, à 20h,
à la Mairie du 3è arrondissement de Paris*


JUDAÏSME dans la CITE et dans la REPUBLIQUE
et
SOLIDARITE EN BLEU, BLANC, BLEU


Source :
l'hebdomadaire Actualités Juives daté du 23 février 2006


DECRYPTER DIEUDONNE

Dieudonné choque, dérange, intrigue. Pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants d’un personnage trouble, l’association « Judaïsme dans la Cité et dans la République » organise une conférence-débat (1) « Dieudo – candidat : tocsin ou glas pour les Juifs de France ? Elle aura lieu dans le cadre d’un cycle sur « La fracture Dieudonné ».

Les intervenants, tous spécialistes de la question sont :Anne-Sophie Mercier, journaliste auteur de « La vérité sur Dieudonné », Me Aude Weill-Raynal, vice-président de l’association Avocats sans Frontières et Me Alain Jakubowicz, avocat de la Licra et du Consistoire de France. Clément Weill-Raynal assurera la présidence de la soirée, qui est organisée sous le haut patronage de Kofi Yamgnane, vice-président du conseil général du Finistère et d’Yves Pozzo di Borgo, sénateur.
C.M.

*Mairie du 3ème arrondissement :

2, rue Eugène Spuller,
75003 Paris

dimanche, février 26, 2006

SPECIAL
HOMMAGE A ILAN HALIMI


Source :lemonde.fr via AFP, REUTERS


DES ELUS FN DANS LE CORTEGE VIP
DE LA MARCHE SILENCIEUSE DU CRIF
CETTE APRES-MIDI A PARIS.


Vingt minutes avant le début de la manifestation, des membres des services d'ordre ont chassé le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers, venu participer au défilé, aux cris de "raciste, raciste". Le député souverainiste a été sorti du carré de tête sous la protection des gendarmes sous les cris de "Villiers dehors". Lors d'une conférence de presse impromptue, il a expliqué être venu "par solidarité avec tous les Français qui se sentent aujourd'hui blessés par la montée d'un nouveau racisme antifrançais sur fond d'islamisation".

Selon la police, aucun élu du Front national n'était présent à la manifestation. Mais Jean-Richard Sulzer, secrétaire général du groupe Front national (FN) au conseil régional d'Ile-de-France, a affirmé qu'il avait participé à la marche avec une dizaine d'élus et membres de son parti. "Ca s'est très bien passé, nous avons été accueillis très aimablement par le service d'ordre. Nous avons manifesté au milieu et nous sommes remontés un peu plus tard en tête de cortège", a-t-il dit. M. Sulzer a affirmé avoir"salué de façon très républicaine" le président PS du conseil régional Jean-Paul Huchon ainsi que l'ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn.



SPECIALE
HOMMAGE A ILAN HALIMI


UN SITE VIENT D'ETRE CREE CONSACRE A ILAN HALIMI


WWW.ILAN-HALIMI.ORG

SPECIAL
HOMMAGE A ILAN HALIMI



COMMUNIQUÉ POUR ILAN HALIMI
DU COMITÉ ANTILLAIS
MARCHE DU 23 MAI 1998


Le Comité Marche du 23 Mai 1998 (CM98), au nom de la communauté Antillaise présente à la famille de Ilan HALIMI ses condoléances attristées.

Ce crime odieux, dont les relents racistes semblent indiscutables, marque une nouvelle escalade dans la barbarie qui se développe dans les banlieues de notre pays et qui touche des jeunes de toutes les communautés.

Nous appelons les Antillais à exprimer leur solidarité à la famille Halimi ainsi qu’aux juifs de France en participant à la manifestation silencieuse qui aura lieu le dimanche 26 février 2006 à 15 heures entre les places de la République et de la Nation.

Pour le CM98

Dr Serge ROMANA,


www.cm98.org

samedi, février 25, 2006

SPECIAL
HOMMAGE A ILAN HALIMI


Le comédien et imitateur d'origine béninoise, Eric Blanc, actuellement sur une scène à Paris, a adressé, à travers diasporablogj., un message de soutien à la famille d'Ilan :

"CHER BERNARD,

MERCI POUR CES MESSAGES.

J'APPORTE BIEN EVIDEMMENT MON SOUTIEN A LA FAMILLE DU DEFUNT ET JE M'ASSOCIE A SA DOULEUR.

PLUS JAMAIS CA!!!!!!

CORDIALEMENT,

ERIC BLANC




DERNIERE MINUTE


Radu Mihaileanu et Alain Blanc ont reçu, ce soir, le 31è César du meilleur scénario pour le film "VA, VIS ET DEVIENS".




Ce film est sortie en DVD, distribué par France Télévisions distribution

SPECIALE
HOMMAGE A ILAN HALIMI



Manifestation
en hommage à Ilan Halimi le 26 février
à 15 heures




En hommage à Ilan Halimi, le CRIF, la LICRA et SOS-Racisme appellent à

une marche contre le racisme et l’antisémitisme

Dimanche 26 février 2006

à 15 heures

de la République à la Nation.

Venez nombreux et diffusez largement.


SPECIALE
HOMMAGE A ILAN HALIMI



A.J-M.F.
AMITIES JUDEO-MUSULMANES DE FRANCE




Ris-Orangis, le 22 février 2006


COMMUNIQUE



Le crime odieux commis par le « gang des barbares », assassins du jeune Ilan Halimi, tué parce que juif nous plonge dans l’effroi et suscite notre indignation.


Pour lutter contre les actes antisémites, contre la banalisation des propos antisémites , antisionistes et islamophobes,

Contre les clichés et les stéréotypes anti-juifs et anti-musulmans,

Contre le repli communautariste et identitaire,


Nous invitons les associations et les communautés juives et musulmanes à tout faire pour se rapprocher, pour agir ensemble et montrer à leurs environnements respectifs leur volonté de créer les conditions d’une sincère amitié par des actions et des initiatives communes.


Nous appelons tous nos adhérents et amis à prendre part à la manifestation de dimanche 26 Février 2006 Place de la République à 15 heures.






Michel SERFATY Président de l'AJMF
Djelloul SEDDIKI Co-Président de l’AJ-MF

SPECIALE
HOMMAGE A ILAN HALIMI


UNE GRANDE PREMIERE
SUR UN BLOG :
UN MINISTRE S'EXPRIME
SUR UN EVENEMENT D'ACTUALITE
D'AMPLEUR NATIONALE


Déclaration d’Azouz Begag, ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances sur diasporablogj.blogspot.com :



" L’assassinat d’Ilan Halimi m’a profondément horrifié. Je me réjouis que le meurtrier présumé du jeune Ilan ait été retrouvé et que bientôt il réponde devant la justice des faits monstrueux dont il est accusé. Cet assassinat c’est une monstruosité, c’est plus que de la barbarie. Il nous faut se mobiliser autour de la mémoire d’Ilan, autour de sa famille et de ses proches. Je leur adresse à tous mes sentiments de compassion et de sympathie. Notre société est en danger devant de tels actes barbares. Je considère qu’il est de notre rôle, à nous hommes publics, de condamner avec la dernière vigueur les actes violents commis au nom du mépris de l’autre, au prétexte qu’il est différent par ses convictions, sa race ou sa religion. Je veux dire à tous les lecteurs de diasporablogj.blogspot.com de que vous me trouverez toujours à vos côtés dans la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et contre les discriminations de toutes sortes. C’est le seul combat qui sous-tend mon action en tant que ministre et en tant qu’homme".



Azouz Begag

L'ASSASSINAT
D'ILAN HALIMI

Selon le quotidien Libération
daté du samedi 25 février 2006

Rony Brauman, une cible du gang
par Pierre HASKI



Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, a lui aussi été victime d'une tentative ­ ratée ­ d'extorsion de fonds. Dans une lettre reçue en avril 2004 à son domicile de Malakoff (Hauts-de-Seine), un groupe prétendant s'appeler Armata Corsa exigeait qu'il verse une somme de plusieurs centaines de milliers d'euros sur un compte Western Union. Pour accréditer la menace, un polaroïd d'hommes cagoulés tenant un bazooka posant devant la porte de sa résidence. Rony Brauman n'y donne pas suite mais, six mois plus tard, le groupe monte d'un cran : un coup de feu est tiré de nuit sur le portail de sa maison alors qu'il s'y trouvait en famille, et deux cocktails Molotov sont lancés sur la porte. Heureusement ils n'explosent pas. Brauman, d'origine juive, porte plainte, mais ne s'inquiète pas : «Ils avaient l'air de tocards», explique-t-il à Libération, sous le choc, rétrospectivement, d'apprendre qu'il aurait eu affaire au même groupe qu'Ilan Halimi.

vendredi, février 24, 2006

PASSERELLE

Source : Yahoo.fr via l'AFP


Le maire de Montreuil poursuivi

en diffamation par Elie Chouraqui


PARIS (AFP) - Le cinéaste Elie Chouraqui poursuivait vendredi en diffamation devant le tribunal correctionnel de Paris le maire de Montreuil Jean-Pierre Brard (app. PCF) qui avait qualifié de "manipulation" un reportage du réalisateur sur deux établissements scolaires de la ville.Le 15 avril 2004, France 2 avait diffusé dans le cadre de l'émission "Envoyé Spécial" un reportage signé Elie Chouraqui consacré à l'antisémitisme "ordinaire", dans le contexte des heurts opposant, selon lui, les élèves d'un lycée public de Montreuil aux lycéens d'un établissement juif voisin.
Au lendemain de sa diffusion, le sujet avait créé une vive émotion. Au cours d'une conférence de presse tenue en compagnie du ministre de l'Education nationale François Fillon, le maire de Montreuil avait dénoncé "une manipulation".
"Tout a été scénarisé et les enfants ont été les acteurs bénévoles d'un film dont ils ne connaissaient pas le scénario. Il (Elie Chouraqui) leur a fait dire un texte qu'il avait déjà conçu lui-même, c'est une manipulation", avait dit M. Brard.
Le cinéaste et les deux rédactrices en chef d'"Envoyé Spécial", Guilaine Chenu et Françoise Joly, ont poursuivi l'élu en diffamation.
Devant la 17e chambre du tribunal correctionnel, présidée par Philippe Jean-Draeher, M. Chouraqui a expliqué avoir voulu dénoncer la banalisation d'une haine intercommunautaire, face à plusieurs témoins, parents d'élèves ou professeurs qui affirmaient ne pas reconnaître la réalité de leur quotidien dans le reportage.
Le procureur de la République Alexandre Aubert a estimé que les propos tenus par le maire étaient diffamatoires.
"Il s'agit de bien plus que d'une simple critique, c'est une diffamation avec toute la conscience de la brutalité de cette attaque", a-t-il dit.
"On peut tout à fait critiquer un montage, discuter la méthode d'interview mais c'est tout à fait différent de ce que déclare M. Brard", a souligné le procureur, requérant la condamnation du prévenu.
Le procès se poursuivait dans la soirée. Le jugement est attendu dans plusieurs semaines.

L'ASSASSINAT
D'ILAN HALIMI

PASSERELLE

Source : Yahoo.fr via agence reuters


Paris devra attendre
pour l'extradition de Youssef Fofana


LA FAMILLE D'ILAN HALIMI
NE PARTICIPERA PAS
A LA MARCHE SILIENCIEUSE
CE DIMANCHE, DE LA REPUBLIQUE
A LA NATION



PARIS (Reuters) - La justice française devra attendre plusieurs jours, peut-être plusieurs semaines, pour que la Côte d'Ivoire extrade Youssef Fofana, chef présumé du gang des ravisseurs du jeune Ilan Halimi.
Un mandat d'arrêt international a été lancé vendredi par les juges d'instruction parisiens Corinne Goetzmann et Baudoin Thouvenot, a-t-on appris de source proche du dossier.
Cette démarche, qui vise à écarter tout risque d'annulation de le procédure, implique une demande d'extradition officielle et offre à Youssef Fofana une possibilité de recours devant une juridiction ivoirienne.
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, avait annoncé jeudi le retour du suspect "dans les prochaines heures", faisant état d'assurances reçues du président ivoirien Laurent Gbagbo.
"Il y a un certain nombre de procédures à respecter, on vit dans un Etat de droit", a dit vendredi à la presse Jean-Baptiste Mattei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Youssef Fofana, un Français d'origine ivoirienne de 26 ans, a été arrêté mercredi soir à Abidjan, où il était toujours interrogé vendredi en présence de deux policiers français.
Lors de son arrestation, il avait sur lui son passeport français ainsi qu'un autre passeport français vierge.
Selon les magistrats parisiens, il aurait avoué sa participation à l'enlèvement du jeune homme âgé de 23 ans, mais nié toute implication dans sa mort et assuré qu'il n'avait pas agi par antisémitisme.
Ilan Halimi, vendeur dans un magasin de téléphonie à Paris, a été découvert le 13 février agonisant, près de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), après avoir été séquestré et torturé pendant plus de trois semaines. Il est mort des suites de ses blessures.
LA FAMILLE HALIMI PARTIE CIVILE
Youssef Fofana, connu de la justice française pour des vols avec violences, a déjà passé au moins trois ans en prison.
Les dépositions de certains suspects laissent supposer qu'Ilan Halimi a été tué à coups de couteau à la gorge, alors qu'il devait être libéré, parce qu'il avait accidentellement vu ses ravisseurs, dit-on de source judiciaire française.
Une rançon de 450.000 euros, ensuite réduite, avait été demandée et les négociations menées par le père de la victime s'effectuaient sous surveillance policière.
Le crime est considéré juridiquement par les juges d'instruction comme un acte antisémite.
Leur analyse est contestée par les policiers et le parquet qui soulignent l'absence d'idéologie religieuse ou politique du groupe.
La mère, les deux soeurs et le beau-frère d'Ilan Halimi se sont constitués parties civiles vendredi. Leurs avocats, Me Caroline Toby et Francis Szpiner, ont précisé avoir demandé aux associations confessionnelles juives de ne pas faire de même.
"La famille souhaite exercer pleinement ses droits. Elle a un sentiment, celui qu'on est en présence d'un crime antisémite. L'instruction confirmera ou infirmera ce sentiment", a dit aux journalistes Me Szpiner.
A Paris, 14 personnes, dont trois femmes, ont été mises en examen dans cette affaire. La dernière personne poursuivie vendredi est un homme arrêté à Aix-en-Provence et soupçonné d'avoir recruté des jeunes femmes comme "appâts" pour le gang.
Le parquet a demandé son incarcération, ce qui porterait à douze le nombre de suspects en détention provisoire.
Un 14e suspect interpellé en Belgique est visé par un mandat d'arrêt européen. Deux jeunes filles, qui auraient été utilisées comme "appâts" et un autre homme doivent être présentés samedi aux juges d'instruction en vue de leur mise en examen.
Enfin, deux autres suspects étaient toujours interrogés par ailleurs par la police à Paris vendredi soir.
Après la cérémonie de jeudi dans une synagogue parisienne, une manifestation est prévue dimanche dans la capitale à l'appel d'organisations juives et antiracistes. La quasi-intégralité des partis politiques entend y être représentée, de la gauche à l'extrême droite.
La famille d'Ilan Halimi "est sensible à ce témoignage de solidarité" mais n'y participera pas, a annoncé Me Szpiner

L'ASSASSINAT
D'ILAN HALIMI


PASSERELLE

Source :
LE MONDE daté du 25 février 2006
et lemonde.fr daté du 24 février 2006




En qualité de juif,
par Eric Fottorino


La vérité, ce sont les faits : Ilan Halimi a été tué avec un raffinement de cruauté qui signe un crime abject. La vérité, c'est ce qu'on croit : peut-être a-t-il dû sa terrible fin à sa qualité, et insistons sur cette qualité, de juif. La victime a-t-elle payé de sa vie la supposition que sa famille et, plus largement, sa communauté pouvaient payer ? L'enquête déterminera la part réelle de l'antisémitisme dans cet acte odieux. Si Ilan Halimi a été torturé parce que juif, le crime contre l'humanité vient de trouver une dimension individuelle.


ÉRIC FOTTORINO
Article paru dans l'édition du 25.02.06

SPECIALE
HOMMAGE A ILAN HALIMI


COMMUNIQUE DE PRESSE de l'ACIP


Monsieur Hyacinthe Marcel KOUASSI, Ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, accompagné de Madame Kani A. SISSOKO, Vice-Consul de Côte d’Ivoire en France ont été reçus à leur demande par le Grand Rabbin de Paris, Monsieur David MESSAS et Monsieur Joël MERGUI, Président du Consistoire de Paris.

L’Ambassadeur a tenu à exprimer les condoléances du gouvernement ivoirien à la famille d’Ilan Halimi et à la communauté juive de France. Il a exprimé sa tristesse et son émotion pour cet acte criminel. La communauté ivoirienne de Paris est très choquée et formule à travers l’Ambassadeur sa condamnation à l’égard d’un acte aussi odieux et sa profonde sympathie pour la famille d’Ilan Halimi et de la communauté juive de France.

L’Ambassadeur Hyacinthe Marcel KOUASSI, a insisté sur le fait que son gouvernement met tout en œuvre pour aider le gouvernement français à retrouver le criminel.

Le Grand Rabbin de Paris David MESSAS et le Président Joël MERGUI, très touchés par leur démarche ont sincèrement remercié l’Ambassadeur et le Vice-Consul de Côte d’Ivoire pour cette visite de courtoisie et de condoléances.

SPECIAL
HOMMAGE A ILAN HALIMI


Le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais dénonce l'enlèvement, les tortures, l'assassinat du jeune Ilan pour des motifs crapuleux et sans doute antisémites.Le Collectifdom, très actif pour combattre le racisme sous toutes ses formes dont sont victimes les originaires d'Outre-Mer, combat aussi le racisme et l'antisémitisme quels que soient les auteurs.- En 2005, par exemple, une plainte avec constitution de partie civile est déposée contre un groupuscule basé dans la région parisienne qui prétend unir les originaires d'Afrique et les Antillais sur leur couleur de peau et appelle à la haine raciale contre « les blancs, les juifs, les arabes ».- De même, plusieurs avertissements ont été donnés à des sites internet qui propagent la haine raciale, y compris sur leurs forums.Le Collectifdom rappelle qu'il a tiré à plusi eurs reprises les sonnettes d'alarme devant la surenchère raciste que se livrent certains sites internet en toute impunité.Aujourd'hui, le risque de toutes les idéologies qui donnent une prééminence aux organisations fondées sur la couleur de la peau ou sur des extrémismes, comme l'idéologie salafiste, conduit inévitablement à ce type de dérives. Il est temps que la République se ressaisisse !

DERNIERE MINUTE


ENQUETE SUR L'ASSASSINAT D'ILAN HALIMI



Fofana admet "s'en être pris à un juif pour l'argent", nie être antisémiteLe chef présumé du "gang des barbares", Youssouf Fofana, a "reconnu s'en être pris à un juif à cause de son argent" supposé, tout en niant être antisémite, a déclaré jeudi une source française proche de l'enquête.



jeudi 23 février 2006 - 21:44

SPECIAL
HOMMAGE A ILAN HALIMI


INFODERNIERE

Selon une information publiée dans le quotidien LE MONDE daté du 24 février 2006, le Front National sera représenté par Richard Sulzer, proche de Marine Le Pen lors de la manifestation contre le racisme et l'antisémitisme qu'aura lieu Dimanche 26 février 2006 à partir de 15h de la Place de la République à l'appel du CRIF, de SOS Racisme et de la LICRA.

Dans une des émissions diffusées, hier soir, sur Radio-Courtoisie, Jean-Marie Le Pen a affirmé qu'il avait envoyé une lettre de compassion et de soutien à la mère d'Ilan Halimi.



SPECIALE
HOMMAGE

A ILAN HALIMI






CEREMONIE RELIGIEUSE, HIER SOIR, A LA SYNAGOGUE DE LA VICTOIRE A PARIS, A LA MEMOIRE D'ILAN HALIMI EN PRESENCE D'UNE NOMBREUSE ASSISTANCE, A L'INTERIEUR COMME A L'EXTERIEUR DU LIEU DE CULTE.

copyright Photos Alain AZRIA

jeudi, février 23, 2006

SPECIALE
HOMMAGE A ILAN HALIMI


C R A N
CONSEIL REPRESENTATIF
DES ASSOCIATIONS NOIRES



Communiqué de presse
22 février 2006


Le Conseil Représentatif des Associations Noires de France (CRAN) exprime sa totale solidarité avec la famille et les proches du jeune Ilan


Nos premières pensées vont au jeune Ilan assassiné dans des circonstances atroces par des individus que toute humanité semble avoir abandonné.

Le CRAN souhaite que toute le lumière soit faite le plus rapidement possible sur cette affaire et que les coupables soient punis avec la plus extrême sévérité, afin que de tels actes ne se reproduisent pas.

En attendant que cette lumière soit faite, le CRAN appelle toutes et tous à agir avec détermination mais sérénité.

C’est ensemble, tous ensemble que nous vaincrons la barbarie et les intolérances.

SPECIALE
HOMMAGE A ILAN HALIMI


BELGIQUE




Aujourd'hui :
Cérémonie de recueillement
en mémoire d’Ilan Halimi




Ce jeudi 23 février à 18h45 à Grande Synagogue de Bruxelles
"La vie de tout être humain, quelle que soit son origine et ses conceptions religieuses ou philosophiques, doit être respectée !"
Le Centre Communautaire Laïc Juif se joint à l'initiative de l’Union des Étudiants Juifs de Belgique, avec le soutien du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique et de la Communauté Israélite de Bruxelles qui appellent tous les citoyens à participer à une cérémonie de recueillement en mémoire d’Ilan Halimi, qui se déroulera ce jeudi 23 février 2006 à 18h45 précises à la Grande Synagogue de Bruxelles, rue de la Régence, 32 à 1000 Bruxelles.
Cette cérémonie souligne notre attachement à tous aux valeurs humanistes de la Démocratie Éclairée.


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BORDEAUX


Marche silencieuse
en mémoire à Ilan Halimi,
dimanche 26 février 2006 à 12 heures
à partir de la Place Jean Moulin à Bordeaux
pour que soit solennellement dénoncé tout acte antisémite.
Un moment de recueillement devant le mémorial de la synagogue clôturera cette manifestation.


Centre Yavné
11, rue Poquelin-Molière - 33000 Bordeaux
Tél. : 05 56 52 62 69

SPECIALE
HOMMAGE A ILAN HALIMI









Ce soir à partir de19h, Cérémonie religieuse à la mémoire d'Ilan Halimi, en présence du Président de la Républque, Jacques Chirac et du Premier Ministre, Dominique de Villepin.















SPECIALE
HOMMAGE A ILAN HALIMI



Juste au moment où le peuple Juif célèbre la fête des arbres, en France, on les déracine…
Un arbre a été déraciné mais avant de l’extraire de la terre, l’arbre jeune, tout juste donnant ses premiers fruits, aux branches longues et fortes mais encore fragiles sur le sommet, a été touché par la foudre. Pas celle qui vient du ciel, mais la foudre des fous et des antisémites, cette même haine qui anime les hommes contre d’autres hommes parce qu’ils n’ont pas la même religion ou la même couleur de peau, cette foudre s’est abattue sur l’arbre ; d’abord le frappant de coups violents, puis le torturant au couteau pour faire couler cette sève, source de vie qui provient du profond de la terre pour nourrir les branches qui donnent des feuilles et des fruits.
Quand la sève a coulé, ils ont voulu aussi brûler l’arbre, jeune et beau , pour rien, pour le plaisir de brûler et de détruire. Comme d’autres ont brûlé des femmes et des enfants un jour pour rien, d’autres de la même trempe s’attaquent à des arbres qui fleurissent au milieu de cités.
L’arbre déraciné fut jeté près d’une ville du nom de Sainte-Geneviève-des-Bois, beau nom pour les arbres, triste endroit pour un arbre déraciné. Ils ont déraciné un arbre, c’est un crime ignoble et impardonnable.Combien étaient-ils réellement, dix, vingt, cent, mille, plus peut-être à agir, savoir et se taire, il faut une force gigantesque pour déraciner un arbre, il faudra des forces encore plus considérables pour les empêcher de recommencer.
Au printemps la vie reprend, après cet hiver qu’on n’oubliera pas. Il faut veiller sur les jeunes pousses et combattre la vermineIlan, cela veut dire arbre en hébreu…



Olivier RAFOWICZ
Directeur Général d’Infolive.tv


SPECIALE
HOMMAGE A ILAN HALIMI


COMMUNIQUÉ DE PRESSE
de Bertrand Delanoë,

Maire de Paris



Après le meurtre atroce d'Ilian Halimi, jeune Parisien victime d'une barbarie imprégnée d'antisémitisme, le conseil de Paris lui rendra hommage en ouverture de sa séance du lundi 27 février, et respectera une minute de silence à cette occasion.

Dès dimanche, j'appelle les Parisiennes et les Parisiens à se joindre aussi massivement que possible à la grande manifestation programmée à 15 heures. En effet, ce drame invite chaque citoyen à exprimer sa solidarité mais aussi sa vigilance et son refus de l'intolérance.

SPECIALE
HOMMAGE A ILAN HALIMI


PASSERELLE

Source : lemonde.fr via l'AFP




Meurtre d'Ilan:
Douste-Blazy et Colonna
présents dimanche à la manifestation
AFP 23.02.06 15h10



Le chef de la diplomatie, Philippe Douste-Blazy, et la ministre aux Affaires européennes, Catherine Colonna, participeront dimanche à la marche silencieuse organisée à Paris après le meurtre du jeune juif Ilan Halimi, a-t-on appris jeudi auprès du Quai d'Orsay.
M. Douste-Blazy "entend manifester par sa présence la solidarité du gouvernement avec tous ceux qui se mobilisent pour la défense des valeurs républicaines et contre la barbarie", a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

Mme Colonna a souhaité, de son côté, s'y rendre non seulement en tant que membre du gouvernement, mais également comme citoyenne. "Nous sommes tous concernés par cet événement tragique", a-t-elle déclaré. "C'est à la République et à la société française dans son ensemble d'y répondre, dans la fidélité à nos valeurs".
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), SOS Racisme et la Licra ont notamment appelé à cette manifestation contre l'antisémitisme et le racisme, à laquelle s'associent la Ligue des droits de l'Homme ou encore l'Amitié judéo-musulmane de France.
Ilan Halimi, 23 ans, vendeur dans un magasin de téléphonie à Paris, avait été découvert le 13 février, agonisant et portant des traces de tortures et de brûlures, près de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).

Le chef présumé du gang qui l'a séquestré et torturé à mort, Youssouf Fofana, Français d'origine ivoirienne âgé de 25 ans, a été arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi à Abidjan. Selon des policiers ivoiriens, il aurait avoué sa participation au crime tout en niant toute motivation antisémite.

INFODERNIERE

3è et dernère partie du discours prononcé par Dominique de Villepin, Premier Ministre, lors du dîner annuel du CRIF ce lundi 20 février 2006 :



"III. Ces valeurs, nous devons également les affirmer à l’échelle internationale :

- Vous avez posé, M. Le Président, la question de la politique étrangère de la France. Cette politique repose sur des principes :
· Premier principe, le respect de la règle de droit : parce que c’est le droit international qui garantit la paix et la stabilité.
· Deuxième principe, la reconnaissance des identités nationales : parce que le respect de ces identités est le seul moyen d’éviter le sentiment d’injustice, qui fait le terreau de tous les extrémismes.
· Troisième principe, le rassemblement de la communauté internationale : parce que nous savons que nous ne répondrons aux grands défis d’aujourd’hui qu’en rassemblant nos forces et nos ambitions.

- C’est vrai en particulier pour l’Iran.
· L’Iran est une grande nation, héritière d’une civilisation millénaire : c’est une réalité historique et culturelle que nous devons prendre en compte.
· C’est aussi pour l’Iran une exigence qui doit le conduire à davantage de responsabilité : de ce point de vue, les propos tenus par M. Ahmadinejad sont indignes. La France les a condamnés sans réserve et avec détermination. Nous ne pouvons pas accepter que le dialogue entre les Etats soit détourné par des provocations inacceptables qui blessent Israël, le peuple juif et l’honneur de toute la communauté internationale.
· L’Iran a par ailleurs décidé de reprendre ses activités d’enrichissement d’uranium, et de rompre ainsi avec ses engagements internationaux. Vous le savez, c’est une question majeure, qui nous mobilise tous aujourd’hui, en particulier avec les Britanniques et les Allemands. Nous avons également affiché avec le Président Poutine notre objectif commun d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.
· Le Conseil de sécurité et l’Agence Internationale de l’Energie Atomique vont travailler au cours des prochaines semaines avec une exigence de résultat. Des solutions existent : les Russes ont ouvert une première voie en proposant d’accueillir chez eux les activités d’enrichissement d’uranium. Des inspections renforcées sur place pourraient constituer une autre solution. Entre l’escalade non maîtrisée et la passivité, il existe une voie exigeante de responsabilité que nous devons tracer.

- Vous avez aussi exprimé, M. le Président, votre inquiétude au sujet du Hamas. Je veux le redire avec force : la France ne transigera jamais avec la sécurité d’Israël. La France sera toujours aux côtés d’Israël, pour réaffirmer notre refus absolu du terrorisme, du fanatisme, de la violence. Notre conviction, c’est que cette sécurité ne pourra être pleinement assurée que par une paix durable dans la région, fondée sur la justice. C’est pour cela qu’une solution politique est indispensable. C’est tout le sens de l’engagement constant de la France au Proche-Orient.
· Par sa décision d’évacuer Gaza, le gouvernement israélien a tracé une perspective qui correspond, j’en suis convaincu, à une attente véritable du peuple israélien. Celle d’ouvrir le chemin de la paix, tout en garantissant la sécurité d’Israël. Le Premier Ministre par intérim Ehud OLMERT saura, j’en suis sûr, trouver le bon équilibre entre une vigilance renforcée et la nécessité d’une relation pragmatique avec le peuple palestinien.
· La France a été l’une des premières à tirer les conséquences de la victoire aux élections palestiniennes du Hamas. Le jour même de l’annonce de ces résultats, j’ai marqué mon inquiétude. Nous avons posé trois principes clairs pour un dialogue avec tout gouvernement palestinien, quel qu’il soit :
- La renonciation à la violence,
- La reconnaissance de l’Etat d’Israël,
- La reconnaissance des accords signés par le passé entre Israël et l’OLP.
Ces principes constituent un préalable indispensable à un dialogue des autorités françaises avec le futur gouvernement palestinien issu des dernières élections.
· La France continuera d’œuvrer pour la recherche d’une solution juste et durable au conflit, permettant d’assurer l’existence de deux Etats, l’un israélien, l’autre palestinien, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.

- Face à ces défis, nous serons aux côtés d’Israël.
· En disant cela je pense bien sûr à Ariel Sharon.
Mon émotion est d’autant plus forte que notre rencontre l’été dernier, ici à Paris, avait été un moment particulièrement marquant : je me souviens de ce qu’il m’avait dit ce soir là : vous savez Monsieur de Villepin, voilà plus de 4000 ans que mon peuple attend la paix. Il me reste peu de temps à vivre. Et croyez-moi, je souhaite voir cette paix de mon vivant.
Quelques jours plus tard, nous nous étions revus lors de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Je me souviens de son discours : « Moi, avait-il dit, que le cours de la vie a amené à être combattant, commandant et officier supérieur dans toutes les guerres d’Israël, je tends aujourd’hui la main à nos voisins palestiniens pour les inviter à la réconciliation. »
Ce soir nos pensées vont vers lui.

· Car les liens entre la France et Israël sont étroits :
§ Les juifs de France constituent la deuxième communauté juive au monde, en dehors d’Israël : ces liens humains sont un atout. Le partage d’une même langue avec la communauté francophone d’Israël, constitue également un lien de cœur et de culture essentiel.
§ Nos sociétés dialoguent toujours davantage, que ce soit à travers les livres ou le cinéma. Mais notre coopération progresse également au niveau scientifique, universitaire et économique, grâce au Groupe de Haut Niveau qui travaille depuis 2003 sous l’impulsion du professeur David Khayat et de l’ambassadeur Yehouda Lancry.
§ Ces liens, j’avais voulu, lorsque j’étais Ministre des Affaires Etrangères, les réaffirmer. J’ai été touché par ces étudiants qui se pressaient nombreux à l’Université hébraïque du Mont Scopus, autour de Jacques Derrida, avec cette soif de connaissance et de partage aiguisée par les textes du grand philosophe.
§ La France et le peuple juif, ce sont deux histoires qui se croisent et se répondent. D’un côté, le premier grand monothéisme, fondant les règles d’une morale universelle. De l’autre, le pays des droits de l’homme et des Lumières. Ces deux pensées universelles sont aujourd’hui indissociables, tant elles se doivent l’une à l’autre.
· Pour renforcer cette relation nous disposons désormais d’un outil précieux : la Fondation France-Israël, décidée par le Président de la République et Ariel Sharon et qui a vu le jour cette année.
Dans le domaine économique, scientifique, culturel et artistique, elle a pour objectif de fédérer la société civile, les entreprises et les Etats, en encourageant, soutenant ou en assurant elle-même la promotion de projets communs.
La Fondation fêtera du 15 au 18 mai 2006 l’amitié franco-israélienne, à travers un programme d’activités multiples. Une semaine de l’amitié franco-israélienne sera également programmée en Israël à l’automne 2006.
· Ce dialogue renouvelé entre Israël et la France, nous l’avons fondé sur la confiance. Il n’y a eu, de part ou d’autre, ni reniement ni silence complaisant mais bien une volonté partagée : la volonté de se mettre à la place de l’autre pour comprendre ce qu’il ressent, la volonté de le respecter et de l’aider à surmonter les difficultés, dans un esprit d’amitié et de respect.

IV. Dans un monde plus fragile que jamais , l’amitié franco-israélienne est essentielle.

- Vous avez évoqué, M. le Président, la violence et les crises auxquelles nous sommes confrontés à travers le monde. Cette année encore sera, nous le savons, une année difficile. De nombreuses régions sont en proie à l’instabilité. La menace terroriste est toujours aussi inquiétante. Les réactions de certains pays musulmans aux caricatures parues dans un certain nombre de journaux européens nous montrent que l’incompréhension et l’amalgame peuvent à tout moment briser le dialogue entre les peuples.
· Pour sortir de ce cercle de la violence, nos meilleures armes sont la connaissance et l’éducation. Ce sont elles qui permettent à chacun de savoir qui il est, d’où il vient mais aussi de comprendre qui est l’autre, quelle est son histoire, quelles sont ses blessures.
· Le peuple juif a toujours été un peuple du livre, du dialogue et de la transmission. De Rachi à Emmanuel Lévinas, les grands exégètes du Talmud n’ont cessé de nourrir une pensée qui conjugue la fidélité aux Ecritures et l’audace de l’interprétation. Cette sagesse, elle ne s’adresse pas seulement au peuple juif : ce que le judaïsme apporte à toutes les nations et à tous les peuples c’est, nous dit Lévinas, « cette persévérance longue comme l’éternité, que seul peut porter quelqu’un d’aussi vieux que le monde ».

- En retour, nous avons le devoir de ne jamais oublier. Ne jamais oublier ces heures où l’Europe s’est trahie en livrant aux bourreaux nazis un peuple qui détenait une part de son identité. Ne jamais oublier ce dont l’homme est capable lorsqu’il se renie et bafoue ses valeurs, en appliquant des ordres ou tout simplement en baissant les yeux. Ne jamais oublier la responsabilité de la France, qui n’a pas su protéger ses enfants de la barbarie. Ne jamais oublier non plus les Justes de France, qui par leur courage et leur humanité, ont sauvé l’âme de notre pays. La France leur doit un hommage digne de leur geste.

- C’est pourquoi je voudrais réaffirmer aujourd’hui ce que j’avais dit lors de la commémoration de la rafle du Vélodrome d’Hiver en juillet dernier : cette mémoire, elle ne s’éteindra pas. Et je salue ici l’action courageuse de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et de sa Présidente Simone VEIL.

- La France ne manquera pas à son devoir. A cet égard, permettez-moi d’évoquer l’indemnisation des spoliations intervenues pendant la période de la Shoah.
· Aujourd’hui, nous sommes à la veille de la conclusion d’un accord franco-américain constatant l’accomplissement de tous les engagements pris dans le cadre de l’accord de Washington à l’égard des victimes spoliées de leurs comptes bancaires. En cinq ans tous les engagements pris ont été tenus. Demain, le 21 février les délégations française et américaine adopteront un texte qui se félicitera de l’accomplissement plein et entier de l’accord signé il y a cinq ans.
· La France adoptera des mesures supplémentaires en faveur de certaines victimes spoliées. La dignité due aux survivants, derniers acteurs et derniers témoins directs de cette période de honte et de tragédie, exige cette reconnaissance.
La République sait ce qu’elle doit à ses citoyens juifs, qui lui ont si souvent ouvert les yeux et qui l’ont défendue, parfois au prix de leur vie. La France a donc une responsabilité particulière dans la lutte contre l’antisémitisme, ainsi que toute forme de racisme sur son territoire et à travers le monde. Vous pouvez compter sur moi et sur mon gouvernement pour affirmer ce message et le traduire en actes.

Plus que jamais nous devons affirmer nos principes républicains, ces principes auxquels vous êtes si attachés. Ma conviction, c’est qu’ils sont les repères dont notre pays a besoin pour faire face aux nouveaux défis du monde, tout en restant fidèle à son histoire.
A nous de montrer que la laïcité constitue le meilleur moyen de garantir le respect des cultes et le dialogue entre les religions.
A nous d’affirmer la richesse de la diversité française : notre voie c’est celle de la République une et indivisible, où chaque citoyen trouve sa place, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Tous ensemble, soyons fiers de cet esprit républicain et de son idéal d’universel, qui sont la meilleure réponse à la haine et à la violence".




L'ASSASSINAT D'ILAN HALIMI



ARRESTATION EN COTE D'IVOIRE, PAR LA POLICE IVOIRIENNE, DE YOUSSOUF FOFANA, CHEF DU "GANG DES BARBARES", ACCUSE DE L'ODIEUX CRIME ANTISEMITE D'ILAN HALIMI



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PASSERELLE


Source : lemonde.fr via l'AFP



"Gang des barbares":
la police ivoirienne a agi sur renseignement
AFP 23.02.06 06h23

n renseignement a permis à la police ivoirienne de localiser à Abidjan Yousouf Fofana, chef présumé du "gang des barbare", et de l'arrêter dans la nuit de mercredi à jeudi grâce à un dispositif spécialement mis en place, a appris l'AFP de sources concordantes.
La police judiciaire (PJ) ivoirienne a eu une information faisant état de la présence de M. Fofana dans une résidence du quartier d'Abobo, a indiqué une source policère ivoirienne.
Suite à cette information, les policiers de la PJ ont mis en place un dispositif spécial: vu la configuration des lieux, avec plusieurs bâtiments, la police ne pouvait intervenir directement, a expliqué cette source.
Des postes de contrôles ont donc été installés en début de soirée dans toute la zone, quadrillée par les hommes de la PJ.
Youssouf Fofana a été appréhendé à l'un de ces postes vers 23H30 (locales et GMT), alors qu'il sortait de cette résidence au volant d'une voiture toyota blanche.
Il a été arrêté sans violence, et en compagnie de quatre personnes, trois hommes et une femme, toujours selon la même source.
Cette version des faits a été confirmée par une source française proche de l'enquête, qui avait été elle-même informée dans un premier temps d'une arrestation à un barrage routier de la police.
L'audition du suspect par deux enquêteurs français et les policiers ivoiriens se poursuivait jeudi matin à 5H00 (locales et GMT) dans les locaux de la PJ, au Plateau, quartier administratif dans le centre d'Abidjan, a-t-on constaté.
M. Fofana se montrait "agité et peu coopératif", selon un policier ivoirien sur place.
Les quatres personnes appréhendées en même temps que le chef présumé du "gang des barbares" étaient également retenues à la PJ, où elles ont été entendues par les policiers ivoiriens et attendaient patiemment dans la cour jeudi à l'aube, simplement assises sur un banc, et sous la surveillance très relachée et décontractée des inspecteurs ivoiriens en civil.
Youssouf Fofana est suspecté du meurtre d'Ilan Halimi, vendeur dans un magasin de téléphonie à Paris, enlevé le 21 janvier puis torturé par ses geôliers qui réclamaient une rançon. Découvert agonisant près d'une gare de banlieue le 13 février, bâillonné et menotté, il est décédé peu après.

mercredi, février 22, 2006

DEBATTONS


SUR LES CARICATURES
DE MAHOMET




Eric Geoffroy est universitaire islamologue et historien de l’Université Marc Bloch de Strasbourg. Auteur de nombreux ouvrages, c’est une « voix autorisée », dans la mesure où il est un membre fondateur du Conseil Français du Culte Musulman. Il est également membre de Terres d’Europe.



Pour diasporablogj.

Le Point de Vue
d’Eric Yûnus GEOFFROY


En tant qu’occidental, je suis sensible à la liberté d’expression, et je vois bien qu’elle fait défaut dans certains pays dits ‘‘musulmans’’. Mais l’Occident, à sa manière exerce aussi une forme de censure, subtile, certes, mais réelle. En France par exemple, on assiste à la montée en puissance d’une sorte de ‘‘pensée unique’’, véhiculée notamment par les médias. Il suffit d’aborder la question des valeurs religieuses ou spirituelles pour entendre clamer les slogans de « liberté d’expression » et de « démocratie ». C’est oublier une leçon élémentaire de philosophie, à savoir que la liberté de l’un s’arrête où commence celle de l’autre, autrement dit qu’il n’y a pas de liberté sans respect d’autrui et de la personnalité qui le constitue.
Dans ce monde sécularisé, « désenchanté », il est bien vu de bafouer les valeurs éthiques et religieuses, quelles qu’elles soient. Certains de nos congénères occidentaux ont perdu tout critère dans ce domaine, et la religion est devenue pour eux un « fait social » comme un autre ; dès lors, la hiérarchie des valeurs n’a plus de sens : tout ce qui a une nature noble et sacrée est raillé et suspect. Cette réaction se nourrit du nihilisme post-chrétien qui prévaut dans nos sociétés occidentales.
Ces médias prétendent agir au nom de la « tolérance », et ils affirment, par ces caricatures, avoir voulu « tester l’autocensure et la limite de la liberté d’expression » en pays musulman. Entre parenthèses, la culture islamique n’a pas de leçon de tolérance à recevoir de l’Occident ; l’histoire le prouve, mais encore faut-il vouloir la connaître. En fait, ce sont ces milieux occidentaux qui font preuve d’une intolérance foncière, car ils n’acceptent aucune sacralité, aucune adhésion à des valeurs transcendantes.
Les sociétés civiles en pays musulman ont leurs défauts, mais jamais elles ne s’attaqueraient à des figures sacrées ou emblématiques de l’Occident, et si elles le faisaient les médias occidentaux s’empresseraient de les condamner. C’est véritablement le règne du « deux poids deux mesures ».
Un philosophe français converti à l’islam, René Guénon, invoquait, il y a plus d’un demi-siècle, le droit à la non-information. En effet, nous subissons tous le dictat des médias, et se pose maintenant – ou devrait être posée – la question de la fonction des médias, lesquels profitent de l’état de confusion générale des esprits. Si les médias veulent faire plus qu’informer, du moins doivent-ils éviter d’inciter à la haine – ce qui en France est considéré comme un délit – et concourir à la Paix, al-salâm, d’où vient le mot islâm.
Dans la doctrine de l’islam comme dans sa pratique, la personne du Prophète a toujours été hautement vénérée – comme celle des autres prophètes d’ailleurs. La justice musulmane pouvait se montrer souple en mainte affaire, mais jamais lorsque la personne du Prophète était attaquée. Mais peut-être la meilleure réponse à faire à ces journalistes danois en quête de sensationnel est-elle ce verset qui pose la nature du Prophète de l’islam : « Nous ne t’avons envoyé que par miséricorde pour les mondes » (Coran 21 : 107).





اريك جوفروا : هناك ازدواجية معايير غربية في قضية الرسوم


باريس – هادي يحمد – اسلام اون لاين نات

اعتبر " اريك جوفروا " المختص في الإسلاميات و الأستاذ في جامعة " مارك بلوخ " في مدينة ستراسبورغ شمال فرنسا " أن قضية الرسوم كشفت ازدواجية معايير غربية " في التعامل مع مسالة حرية التعبير و الرأي"
وقال جوفروا في تصريحات خاصة لشبكة اسلام اونلاين نات " ان ليس للغرب دروسا يمكن ان يقدمها للثقافة الإسلامية في خصوص التسامح الديني " .
وحول المؤاخذات الغربية للعالم الإسلامي بأنه ضد حرية التعبير قال اريك جوفورا "باعتباري غربي أنا اشعر بحساسية فائقة تجاه قضية حرية التعبير و التي تعتبر غير محترمة في بعض البلدان التي تسمى " إسلامية " .
و استدرك جوفورا قائلا " ولكن للغرب طريقته أيضا المطبقة أحيانا للرقابة غير مرئية في و لكنها حقيقية . ففي فرنسا على سبيل المثال نحن نواكب فترة صعود من نوع لشكل معين أحادية التفكير تجسمه في وسائل الإعلام .فما ان نتطرق إلى موضوع القيم الدينية أو الروحية حتى يرفع شعار " حرية التعبير "و " الديمقراطية" ويضيف جوفروا قائلا " ففي هذا المجال يقع التناسي في مبدا فلسفي أساسي وهو أن حرية الفرد أي كان تتوقف
عندما تبدا حرية الآخر أو بطريقة أخري فانه ليس هناك حرية دون احترام الآخرين في ذواتهم ".
ويعتبر " اريك جوفورا " احد ابرز المختصين الفرنسيين في الفلسفة الصوفية الإسلامية و يعتبر كتابه " اللحظة الصوفية "آخر انتاجاته العلمية ويشغل " اريك جوفورا" بالإضافة إلى منصبه في جامعة ستراسبورغ كأستاذ محاضر منصب عضو مستقل في المجلس الفرنسي للديانة الإسلامية باعتباره خبير فرنسي معتنق للإسلام .
وحول الفلسفة الغربية في عدم إعطاء أي قيمة للمقدس مهما كان قال اريك جوفروا " في هذا العالم العلماني " غير المتناغم " يرى انه من الجيد انتهاك القيم الدينية و الأخلاقية مهما كانت ".
ويضيف جوفروا " لا شك بان بعض الغربيين فقدوا أي معايير في هذا المجال و الديانة أصبحت بالنسبة إليهم " معطى اجتماعي "من المعطيات الأخرى" ويبين جوفورا "حينئذ يمكن أن نفهم أن تراتبية القيم لم يعد لها أي معنى في النظرة الغربية حيث اصبح كل ما له طبيعة نبيلة و مقدسة محل سخرية و شكوك وردة الفعل هذه يقول جوفورا " نمت نتيجة الفلسفة العدمية ما بعد الفترة المسيحية و التي هيمنت على مجتمعاتنا الغربية ".
وينتقد جوفورا استعمال قضية التسامح من قبل بعض الغربيين لانتقاد المسلمين و يقول " وسائل الإعلام ادعت أنها و بدعوى " التسامح " تقول أنها عن طريق الصور الكاريكاتورية تريد قياس درجة الرقابة حول حرية التعبير " في البلدان الإسلامية . ما بين قوسين يقول جوفورا " فأن الثقافة الإسلامية لا تحتاج إلى دروس في التسامح تستمدها من الغرب كما يشهد بذلك التاريخ.
ويقول جوفورا " في الحقيقة فان الأوساط الغربية ذاتها هي التي أثبتت عن طريق هذه الصور الكاريكاتورية إنها غير متسامحة و بشراسة عن طريقها رفضها لأي قداسة و لأي قيم سامية يتبناها الآخر في مقابل هذا فان المجتمعات المدنية في البلدان الإسلامية لها أيضا نقائصها إلا أنها لا تهاجم الخصوصيات المقدسة و الرمزية
و التي عليها إجماع في الغرب".
ويتهم جوفرا الغرب باستعمال ازدواجية المعايير في هذه المسألة و يقول " وإذا ما تجرأت بعض الأقلام الإسلامية و نقدت هذه المعتقدات أو القيم فان الأعلام الغربي سيمضي إلى إدانتها بقوة وهذا هو بالفعل ازدواجية المعايير"
ويقول جوفورا " في الغرب علينا إن نعيد التفكير عن الدور الحقيقي لوسائل الإعلام فمنذ حوالي اكثر من نصف قرن طالب الفيلسوف الفرنسي المعتنق للإسلام " ريني قانون "إلى عدم الخضوع لهيمنة وسائل الإعلام في إشاعة خلط كامل للأفكار " ويقول جوفورا " و إذا كانت وسائل الإعلام تريد أن تتجاوز مهمتها الإخبارية فإنها على الأقل يجب أن تتجنب التحريض على الكراهية - وهو الأمر الذي تعتبره فرنسا من الجنايات- لانه أمر ضد السلام وهو أحد مشتقات كلمة إسلام ".
و ينبه جوفورا الى المكانة التي تحتلها شخصية الرسول في الثقافة و التاريخ الإسلامي ويقول " في الأسس الاعتقادية للإسلام كما في الممارسة فان شخصية الرسول كانت دائما محل تبجيل وتحتل مكانة رفيعة كم هو
الأمر بالنسبة لبقية الأنبياء وكانت المحاكم الإسلامية طيعة و لينة غير أن الأمر كان يختلف عندما يتعلق الأمر عندما بتهجم على شخصية تهاجم شخصية الرسول" .
وحول الرد المناسب على ما يروجه الإعلام الغربي من إساءة لشخصية الرسول يقول اريك جوفورا والذي يعتبر من ابرز المختصين في الصوفية في فرنسا " لعل الرد المناسب على هؤلاء الصحافيين الدنمركيين و غيرهم هو الآية التي تؤكد الطبيعة الرسالية و العالمية للرسول محمد عندما يقول القران "وما أرسلناك إلا رحمة للعالمين". (21\107)

INFODERNIERE


2è partie de la retansmission du discours de Dominique de Villepin, Premier Ministre, prononcé au cours du dîner annuel du CRIF, ce lundi 20 février 2006 :



" Depuis un an, nous avons ciblé nos efforts sur les nouveaux supports pouvant véhiculer des messages antisémites :
· Un guide actualisé sur la cybercriminalité sera prochainement publié par le Ministère de la Justice : il contient des instructions spécifiques pour lutter contre la propagande antisémite.
· Nous voulons également être plus vigilants avec les programmes de la télévision satellitaire : c’est ce que nous avons fait en juillet 2004 en demandant à la société satellitaire Eutelsat d’interrompre la diffusion de la chaîne Al Manar, qui avait diffusé des programmes antisémites.
§ Cette année, les nouvelles dispositions de janvier 2006 donnent le pouvoir au CSA de refuser de conventionner une chaîne qui transmettrait des messages inacceptables.

- Enfin, lors du dernier Comité Interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme que j’ai présidé, nous avons décidé de nouvelles mesures :
· Le développement de la vidéo-surveillance aux abords des zones les plus sensibles, notamment les écoles et les lieux de culte ; le programme de mise en sécurité des établissements scolaires, des locaux communautaires et des lieux de culte sera poursuivi. Une nouvelle subvention sera versée au Fonds social juif unifié, qui est l’interlocuteur de l’Etat en la matière.
· Nous avons également décidé la mise en place d’un point de signalement Internet qui devra recueillir et traiter les signalements portant sur les messages ou les comportements illicites sur la toile, au premier rang desquels les contenus antisémites ou racistes.


I. La lutte contre l’antisémitisme est un devoir moral. Elle doit aussi nous aider à construire une société de la République et non des communautarismes :

- L’histoire des Juifs français est intimement liée à celle de la République. Depuis l’émancipation inspirée des valeurs de 1789, vous avez toujours été les défenseurs les plus ardents de l’esprit républicain et de ses principes universels.
· Vous avez rappelé, Monsieur le Président, l’importance de la commémoration de l’affaire Dreyfus. Vous avez raison, car elle marque le lien indéfectible qui unit les Juifs de France et le destin de la République.
· Car l’histoire de l’affaire Dreyfus, c’est l’histoire d’une vérité : une vérité que d’abord personne ne veut entendre ; une vérité qui s’insinue peu à peu sous la forme d’un simple doute, un simple soupçon, qu’exprime Bernard Lazare à l’automne 1896 : « Il est encore temps de se ressaisir. Qu’il ne soit pas dit que, ayant devant soi un Juif, on a oublié la justice. » Avec l’acquittement et la réhabilitation de Dreyfus, la République impose la vérité contre la rumeur publique, la justice individuelle contre la Raison d’Etat.
· Et je veux rappeler ici les paroles de Théodore Reinach, qui malgré la campagne d’antisémitisme qui accompagna cette affaire, affirme sa confiance dans la République : « Ne confondez jamais la France avec l’écume qui s’agite impunément, mais passagèrement à sa surface. Continuez à l’aimer de toutes vos forces, de toute votre âme comme on aime une mère, même injuste, même égarée, parce qu’elle est votre mère et parce que vous êtes ses enfants ». Voilà le message qu’il adressait alors aux élèves des écoles consistoriales en juillet 1898.

- Aujourd’hui plus que jamais c’est cet esprit que nous devons défendre face aux tentations du repli et du communautarisme : car la cohésion nationale n’est pas une chose acquise. La crise des banlieues nous a rappelé il y a quelques mois seulement que vivre ensemble est plus que jamais un défi quotidien :
· Cela implique d’abord que nous luttions contre toutes les formes de racisme et de discriminations. Nous le savons : les chances ne sont pas les mêmes pour tous les enfants de la République. Cette injustice, le président Jacques Chirac l’a dit, c’est un véritable poison pour notre société. C’est pourquoi j’attache tant d’importance au projet de loi sur l’égalité des chances, qui permettra de revitaliser les quartiers défavorisés et donnera de nouvelles opportunités à tous ceux qui rencontrent aujourd’hui des difficultés.
· La cohésion, c’est donner les mêmes chances à chacun. Mais c’est aussi faire en sorte que chacun respecte les mêmes devoirs. Je pense en particulier à la laïcité : nous venons de célébrer le centenaire de la loi de 1905. Ce texte constitue aujourd’hui encore le meilleur garant pour l’égalité entre les cultes et pour la liberté de conscience. Je pense aussi au respect et à la tolérance, qui sont au cœur de l’esprit républicain. Oui, la liberté d’expression doit être défendue envers et contre tout, parce qu’elle est un fondement de l’Etat de droit. Mais elle s’arrête là où commencent l’insulte, la diffamation, la xénophobie. Prenons garde à tout ce qui peut blesser les consciences et les convictions.

- Car pour faire vivre la diversité française, nous avons besoin de respect et d’ouverture. Tout en restant fidèle à son idéal universel, la République doit aujourd’hui mieux reconnaître l’identité de chacun :
· A Jérusalem, un jeune rabbin m’expliquait que la France, en hébreu, se dit « Tsarfat ». Et « tsarfat », c’est aussi le creuset de l’orfèvre. Dans ce creuset les métaux apportent chacun leur qualité, leur beauté. Chacun est indispensable à l’équilibre de l’ensemble. Le secret de l’orfèvre, c’est de faire que l’alliage final reflète chacun des différents métaux qui le composent. Et bien, me disait ce rabbin, le secret de l’orfèvre, c’est le génie de la France.
· Vous êtes la meilleure preuve que l’unité de la France, ne signifie pas l’uniformité : c’est ce que disait le grand rabbin Kaplan. C’est encore ce qui a permis à Emmanuel Lévinas, originaire de Lituanie, de devenir juif de France, une nation à laquelle, disait-il « on peut s’attacher par l’esprit et par le cœur aussi fortement que par les racines ».
· La force de la France, c’est sa diversité. Cela implique que nous soyons capables de faire de la place à l’histoire de chacun, aux mémoires de tous. Nous avons vu combien certaines pages de notre histoire sont encore douloureuses et difficiles à évoquer. C’est pourquoi il est essentiel de laisser les historiens faire leur travail dans un climat de sérénité et d’apaisement. C’est pourquoi le président de la République a demandé la modification de l’article 4 de la loi de février 2005 : je sais, Monsieur le Président, que vous y étiez vous-mêmes favorable.
· Notre pays ne doit pas avoir peur de regarder son passé avec lucidité. Le choix d’une journée de commémoration de l’esclavage permettra à tous les Français de se rassembler autour du souvenir d’un épisode constitutif de notre histoire nationale, mais aussi d’affirmer notre attachement à la liberté et à la dignité de l’homme".


DéVéDé


LA BIBLE DEVOILEE
Documentaire d'Isy Morgensztern
et Thierry Ragobert

Coffret de 2 dvd
Editions Montparnasse



Pour diasporablogj,
L'AVIS DE MAURICE-RUBEN HAYOUN



Cette Bible dévoilée met une fructueuse et très instructive confrontation entre la Bible hébraïque et les recherches archéologiques ou épigraphiques à la portée du grand public cultivé, désireux de mieux connaître les sources et les fondements de la culture et de l'identité européennes (et par delà de l'humanité judéo-chrétienne). C'est tout le débat autour de la Bible conçue comme livre d'histoire ou recueil de légendes, ce qui, même dans ce dernier cas, n'ôte rien à son caractère fondateur puisque l'on sait que les récits légendaires et hagiographiques ont indéracinables du cœur de l'homme…De quoi s'agit-il dans ces émissions ? Il s'agit de savoir si le livre de la Genèse qui commence par rendre compte de la création de l'univers par la divinité et des premiers pas d'Israël sur la scène de l'histoire mondiale, incarné par le patriarche Abraham, est aussi conforté par le témoignage des pierres, c'est-à-dire par l'archéologie. C'est surtout le périple d'Abraham qui quitte sa région natale d'Ur en Chaldée qui retient l'attention. Cette pérégrination est censée avoir eu lieu, selon les sources bibliques, vers le XVIIIème siècle avant l'ère chrétienne. Or, les détails fournis par les textes hébraïques de la Genèse font intervenir des sites et des animaux qui n'étaient guère familiers à l'époque sus-dite. En revanche, on remarque, grâce aux témoignages archéologiques, que le recours au chameau, par exemple, comme bête de somme et moyen de locomotion, remonte, au mieux au VIIe siècle. Il y aurait donc de fortes chances pour que la rédaction de ces textes soit datée de cette époque et que les rédacteurs hébraïques aient parlé d'une époque reculée (XVIIIe siècle avant JC) en recourant à un paysage contemporain familier, le VIIe avant JC…La même remarque semble s'imposer pour le grand événement fondateur de la nation hébraïque, à savoir l'Exode ou sortie d'Egypte. Selon les sources, la datation nous mène vers la seconde partie du XIIIe siècle, mais là aussi, les toponymes mentionnés n'existaient pas à l'époque dite et surtout la présence de garnisons égyptiennes puissantes en terre d'Israël, notamment sur le site de Bet-Shé »an, plus d'un siècle après la conquête de Josué, laisse planer un doute sérieux sur l'historicité du récit. Est-il concevable que des soldats égyptiens, chargés de veiller à la sécurité des frontières, aient laissé s'échapper des esclaves fugitifs et que le Pharaon lui-même ait ensuite lancé sa cavalerie à leur poursuite ? Enfin, le nombre d'hommes en armes, 600. 000, paraît incroyable, d'autant qu'il faut y ajouter les femmes, les vieillards et les enfants, ce qui nous rapproche des 2 000 000 d'âmes. Il est peu probable qu'une telle saignée n'ait pas infligé à l'empire un irréparable dommage. Enfin, le livre de Josué est lui aussi placé sous la loupe des chercheurs et des archéologues. On ne trouve pas trace des fameuses murailles de Jéricho, renversées par les clameurs des soldats israélites et le souffle de leurs trompettes. Mieux, à cette époque, il semblerait plutôt que la ville ait été un champ de ruines, désertée par ses anciens habitants. Là encore, nous avons probablement affaire à une rédaction tardive située au VIIe siècle, dans les collines de Judée. Mais que se passait-il donc en ce temps là autour de Jérusalem ?La clé de ces énigmes semble être la volonté réformatrice etl'esprit conquérant du roi Josias qui entreprit une réforme religieuse en profondeur en 622 avant JC. C'est son école de chroniqueurs royaux qui fut chargée de réécrire ou tout simplement d'écrire une histoire officielle d'Israël afin de galvaniser les forces vives de la nation et de forger des figures héroïques -donc forcément légendaires- de l'épopée israélite. En réécrivant l'histoire dans un sens royaliste, en faisant du roi Josias le continuateur de l'œuvre des rois David et Salomon, on organisait le passé -que l'on voulait glorieux- et en le projetant dans un avenir exaltant à souhait. C'est ainsi que les règnes de David et de son fils Salomon sont décrits en termes dithyrambiques… Un seul exemple devrait suffire à illustrer cette tendance : d'une simple chapelle royale, forcément modeste, on fit un temple à vocation universelle, le temple de Jérusalem… Josias, le pieux et conquérant monarque, dut louvoyer entre deux puissances régionales redoutables, l'Egypte qui obsédait littéralement le landerneau politico-religieux de l'époque, et l'Assyrie qui, déjà en 702/01 (voir le livre du prophète Isaïe) avait administré au royaume du nord, celui d'Israël, une terrifiante leçon en le faisant disparaître de la scène de l'histoire. La ville de Lakhish fut elle-même assiégée et soumise, ce qui conduisit le roi de Judée, Josias, à accepter de payer un tribut à Sennacherib, fils du roi Sargon… Mais, paradoxalement, cette soumission politique alla de pair avec une ère d'expansion économique et de développement grandiose de Jérusalem, obligée, par ailleurs d'accueillir les flux de réfugiés du royaume détruit d'Israël… Lorsque la férule assyrienne fut enfin brisée et que le gros de l'armée d'occupation fut rapatriée à la suite de graves troubles ayant éclaté dans d'autres parties de l'empire, le roi Josias, incarnation de ce grand renouveau national, songea à reconquérir le royaume d'Israël, situé plus au nord, et à unifier sous sa bannière un grand royaume d'Israël et de Judée. Pour réaliser un tel projet, il fallait que le passé des Israélites fût peuplé de figures aussi héroïques que légendaires : d'où une véritable transfiguration du patriarche Abraham, de Moïse, de Josué et bien entendu de la monarchie davidique… Par malheur, l'Egypte qui avait sombré dans une profonde léthargie, sortit de sone engourdissement et le bon roi Josias fut mis à mort par le roi d'Egypte… Ce qui paraissait être à portée de main, cet avenir grandiose d'une nation réunie et confiante en son avenir, fut remis à beaucoup plus tard et inspira sans conteste les visées messianiques d'Israël. L'espérance juive allait connaître un sursis sans fin.Cette reconstruction de l'histoire de l'Israël antique est certes brillante mais repose aussi sur de nombreuses hypothèses qui ne manqueront pas, de connaître elles aussi, de cruelles remises en cause à la suite de découvertes archéologiques futures… C'est la loi du genre. Raison de plus de regarder avec soin ces brillantes émissions.



Maurice-Ruben HAYOUN

BILLET
DOUX
d'Alain SUIED



LETTRE OUVERTE A DOMINIQUE LE POETE


LA VIOLENCE QUI VIENT



LE MEURTRE D'ILAN HALIMI devrait questionner DOMINIQUE DE
VILLEPIN, poète et homme de gout: la Poésie est aussi
vigilance, pressentiment, courage. Avant la Guerre de 40, fruit
du Narcissisme blessé de l'Allemagne aprés le Traité de
Versailles ,plusieurs poètes PIERRE-JEAN JOUVE, ANDRE
SUARES , ANTONIN ARTAUD crièrent leur prémonition - la
violence,la Guerre, la Barbarie se profilaient derrière la
joyeuse folie des années 30!
Sans chercher à sur-interpréter les événements, ne faut-il
pas dire à un haut responsable de notre pays qu'il ne peut A
LA FOIS soutenir Poutine et sa démarche surprenante auprés du
HAMAS ("Nous boirons le sang des Juifs") et s'étonner du
monstrueux crime de Bagneux.
L'Islamisme n'a pas...de frontiéres!
Les Palestiniens ont votés majoritairement pour une
organisation terroriste; les images et les commentaires
antisémites répandus par le "cable" sur tout le territoire
Français "votent" contre l'Occident.
La mort d'un jeune homme "parce qu'il est juif" est ,dans
ce contexte, Ã peine une "surprise" - si l'on ose s'exprimer
ainsi...
REFUSER LE DISCOURS ISLAMISTE EN FRANCE C'EST REFUSER
QU'ON BRULE LE DRAPEAU FRANCAIS A L'ETRANGER! C'est refuser
de négocier avec les organisations antisémites, c'est refuser
de voir s'étaler en France les idéologies Islamistes et/ou
néo-nazies, néo-Heideggeriennes (dans l'Université, NOTAMMENT),
c'est dire non pas la "surprise" mais la volonté radicale
de LUTTER CONTRE LE RETOUR DE LA VIOLENCE.
Les discours que Mr Chirac a consacré à l'abjection
Vichyste doivent-ils rester "lettre morte" - leur vérité
se conjugue aussi au présent. Dans la douleur d'une famille
juive, d'une communauté, d'un pays aussi - qui REFUSE de
retomber sous la coupe des ennemis des Juifs ...et des Poétes!
Monsieur le Premier Ministre,refusons le CHAOS.
Refusez l'ambiguité des Poutine et des Tariq Ramadan
qui voudraient salir notre pays et l'avenir de notre jeunesse
libre.

ALAIN SUIED

INFODERNIERE


PETITION

Pour Déclarer le Président Iranien Persona Non Grata Ad Personam sur le Territoire Européen




Nous, soussignés, Citoyens Européens, sommes profondément inquiets des appels du Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, à " rayer Israël de la carte" et de ses déclaration incessantes niant la réalité de la Shoah.

Plusieurs Etats Membres de l’Union Européenne ont promulgué des lois interdisant le déni de la Shoah, assorties de lourdes peines pour délit de révisionnisme.

C’est pourquoi, nous appelons l’Union Européenne et ses Etats Membres à déclarer le Président iranien "persona non grata ad personam" sur tout le territoire des Etats Membres européens, pour violation des lois en vigueur dans les pays européens.

Au moment où le régime iranien commence à enrichir de l’uranium, se préparant ainsi à développer l’arme nucléaire, il est impératif que la communauté internationale se mobilise et agisse contre l’antisémitisme d’Etat de Téhéran et contre ses incitations au meurtre.




Pour signer la pétition, connectez-vous sur le lien suivant :
http://www.eurojewcong.org/ejc/DOC/petition/petition.htm

mardi, février 21, 2006

INFODERNIERE


L'ASSASSINAT D'ILAN HALIMI :



Communiqué du Maire de Paris


COMMUNIQUÉ DE PRESSE
de Bertrand Delanoë, maire de Paris





"L'assassinat de Ilan Halimi a provoqué la consternation de l'ensemble de la population parisienne.

A l'heure où les autorités évoquent de possibles motivations antisémites dans ce crime atroce, chacun attend, sans délai, que toute la vérité soit établie sur le sujet.
Face à une telle barbarie, l'unité de toute la diversité parisienne autour des valeurs républicaines de démocratie, de tolérance et de respect, est plus que jamais indispensable.

C'est pourquoi, face à l'épreuve qu'elle affronte, j'ai tenu à rendre visite ce matin à Madame Halimi, la maman d'Ilan, afin de lui exprimer affection et solidarité, au nom de Paris et en mon nom personnel".


INFODERNIERE

21è DINER DU CRIF
LUNDI 20 FEVRIER 2006


Diasporablogj. publie en trois parties, le texte de l'intervention de Dominqiue de Villepin, Premier Ministre, prononcée, hier soir, au cours du dîner annuel du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), en réponse aux interrogations et inquiétudes présentées en préambule par Roger Cuckierman à la tête de cette institution.


1ère partie :




"Avant toute chose, permettez-moi d’adresser un message à la famille d’Ilan HALIMI, qui pleure son fils assassiné dans des circonstances dramatiques. Je veux dire à chacun d’entre eux combien je m’associe à leur douleur. Je veux leur dire que mes pensées vont vers eux. Je veux qu’ils sachent que nous ferons tout pour que les auteurs de ce crime barbare soient arrêtés et traduits devant la justice. J’ai demandé au Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et au Garde des Sceaux que toute la lumière soit faite sur cette affaire, y compris bien sûr, sur les motivations de cet acte odieux. Je tiens d’ailleurs à vous dire, comme je viens d’en avoir confirmation, que le juge d’instruction a retenu, dans cette affaire, la circonstance aggravante de crime commis à raison de l’appartenance à une religion. Nous devons la vérité à la famille l’Ilan. Nous vous devons la vérité. Nous devons la vérité à tous les Français".





C’est un grand honneur pour moi de prendre la parole devant vous ce soir.

Et c’est avec une grande émotion que je vous retrouve cette année. Comme Ministre des Affaires Etrangères et comme Ministre de l’Intérieur, j’ai eu à plusieurs reprises l’occasion d’aborder avec vous des questions importantes.

Je connais votre attachement à la France, à la République et à ses valeurs, je connais la franchise et la passion avec laquelle vous abordez les grandes questions qui concernent nos concitoyens juifs et la République : et je vous remercie M. le Président d’avoir, une fois encore, parlé avec votre cœur.




I. Moi aussi, je veux parler avec mon cœur et vous dire avec force, avec conviction : la lutte contre l’antisémitisme est pour moi une priorité absolue. Parce que je me sens responsable de votre sécurité à tous. Et parce que l’antisémitisme est la négation de l’esprit républicain.

- Je me souviens, lorsque j’étais Ministre de l’Intérieur, de l’émotion et de l’indignation partagée par toute la communauté nationale après la profanation du cimetière d’Herrlisheim en avril 2004. Je me souviens aussi de la solidarité de tous ceux qui étaient venus apporter leur soutien lors de la cérémonie interreligieuse à laquelle ont assisté plus de 500 personnes.

- Nous ne pouvons accepter que des lieux de culte ou des écoles soient dégradés sur notre territoire. Nous ne pouvons tolérer que des enfants soient menacés, des citoyens agressés en raison de leurs croyances. Je veux le redire aujourd’hui avec force : rien ne saurait excuser de telles violences. Rien, aucune raison politique ou historique ne saurait les justifier. Nous irons jusqu’au bout de chaque enquête. Nous ferons tout pour que la Justice puisse faire son travail.

- En 2005 les actes antisémites ont diminué de 47% par rapport à l’année précédente. C’est le résultat de la mobilisation de tous.
· Le Ministère de l’Intérieur et les forces de sécurité d’abord : et je veux saluer la détermination de Nicolas Sarkozy, dont je sais qu’il est particulièrement attaché à ce combat :
Lorsque j’étais Place Beauvau, j’ai tenu à mettre en place, sous l’autorité des préfets, des structures de veille et de coordination de services de l’Etat : elle sont opérationnelles depuis 2004.
J’ai souhaité également améliorer le suivi statistique des faits antisémites ainsi que des poursuites pénales.
Par ailleurs nous avons amélioré la coopération entre la police nationale et les bénévoles du Service de protection de la communauté juive, qui assurent un travail remarquable, afin de mieux prendre en compte les questions de sécurité.

Je voudrais également saluer l’action de la Chancellerie, qui, sous l’impulsion de Pascal Clément, travaille sans relâche au renforcement de l’arsenal législatif. La loi permet désormais d’aggraver les peines et de punir les infractions à caractère raciste, antisémite ou xénophobe.
L’information et la concertation avec les communautés religieuses et les associations ont été renforcées.
Comme vous l’avez rappelé, M. le Président, la formation des magistrats à l’Ecole Nationale de la Magistrature intègre désormais une meilleure préparation aux questions de lutte contre l’antisémitisme.
§ Grâce à la mobilisation des parquets, la Justice est aujourd’hui plus sévère face aux actes d’antisémitisme : désormais les poursuites sont systématiques lorsque l’auteur est identifié. La comparution immédiate et les peines d’emprisonnement ferme sont possibles dans les cas les plus graves, mais aussi pour des délits d’atteintes aux biens.

· De son côté, Gilles de Robien s’est engagé pour mieux préparer les enseignants confrontés à ce fléau : le Ministère de l’Education nationale mettra en place dès cette année un dossier de référence pour les enseignants et les responsables d’établissements, qui sera également disponible sur Internet.

· Enfin, avec Philippe Douste-Blazy, le Ministère des Affaires étrangères mène une action d’information sur les efforts que nous mettons en place dans la lutte contre l’antisémitisme. Notre mobilisation ainsi que les bons résultats obtenus ont d’ailleurs été salués aussi bien en Israël que par les représentants de la communauté juive aux Etats-Unis et dans le monde entier. Par ailleurs, la France est engagée dans la lutte contre l’antisémitisme au sein de l’Union Européenne ainsi que dans les grandes enceintes internationales.

INFODERNIERE


L'ASSASSINAT D'ILAN HALIMI


Source : lemonde.fr via l'AFP



Meurtre d'Ilan Halimi:
des enquêteurs en Côte d'Ivoire mardi


Au moins deux enquêteurs en charge de l'enquête sur le meurtre d'Ilan Halimi devaient se rendre mardi en Côte d'Ivoire où le chef présumé de la bande de ravisseurs pourrait s'être réfugié, a-t-on appris de sources concordantes.
Selon des sources policières, des mails en provenance de ce pays, signés par le chef supposé de la bande, âgé de 25 ans et originaire de Côte d'Ivoire, ont été retrouvés.

Selon une source bien informée à Abidjan, le principal suspect de l'affaire est "susceptible de se trouver en Côte d'Ivoire". Selon la même source, deux enquêteurs de la police française "arrivent mardi soir à Abidjan pour mener des vérifications" dans le cadre d'une commission rogatoire internationale.
La thèse d'un crime antisémite a été retenue à l'encontre de sept personnes mises en examen lundi soir par la juge d'instruction chargée de l'enquête sur l'enlèvement et le meurtre d'Ilan Halimi, alors que le chef présumé des ravisseurs qui se fait appeler "the brain of barbarians" (cerveau des barbares"), était toujours en fuite.
Les sept suspects - six hommes et une femme- ont été mis en examen pour "enlèvement et détention", "association de malfaiteurs en vue d'enlèvement, détention et séquestration en bande organisée sous conditions" et "association de malfaiteurs en vue de commettre un meurtre avec préméditation en raison de l'appartenance ou la non appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion".
Toutefois, cette circonstance aggravante peut ne pas être retenue à l'issue de l'instruction en fonction des déclarations des suspects.



INFODERNIERE



L'ASSASSINAT
D'ILAN HALIMI :










PREMIER CRIME A CARACTERE ANTISEMITE EN FRANCE DEPUIS LA FIN DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE




C'est au cours du 21è dîner du CRIF, qui avait lieu le 20 février 2006 au Pavillon d'Ermenonville, que le Premier Ministre français, Dominique de Villepin, a annoncé et confirmé la thèse qualifiant de "crime à caractère antisémite" l'assassinat crapuleux du jeune Ilan Halimi.
C'est en ces termes, que le Premier Ministre a commencé son intervention : "En cet instant, je voudrais tout d'abord m'adresser à la famille d'Ilan Halimi. Je voudrais dire à chacun de ses membres que je partage la douleur qui est la leur. Je veux qu'ils sachent que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour découvrir la vérité de ce drame horrible et barbare. Que toute la lumière sera faite sur cette affaire, y compris sur les motivations.
La juge d'instruction, chargée de ce dossier, vient de donner sa première conclusion : l'assassinat d'Ilan Halimi est un "crime à circonstances aggrantes pour enlèvement, séquestration, association de malfaiteurs, meurtre avec préméditation commis en raison de l'appartenance de la victime à une religion déterminée". "Nous vous devons la vérité.Nous devons la vérité à tous les Français" a conclu le Premier Ministre sur ce sujet, avant de poursuivre sur l'antisémitisme et les moyens de le combattre.

Bernard Koch


diasporablogj. reviendra très prochainement sur ce dîner et les déclarations croisées entre le Président du CRIF, Roger Cuckierman et le Premier Ministre, Dominique de Villepin.


lundi, février 20, 2006

PASSERELLE

Source : lemonde.fr daté du 20 février 2006




40 % des musulmans britanniques
voudraient instaurer la charia chez eux
Dans ce même sondage, 53% des Musulmans britanniques estiment que la communauté juive de Grande-Bretagne a trop d'influence sur la diplomatie du Royaume-Uni.

Un nombre accru de musulmans britanniques semble tenté par un repli identitaire. Selon un sondage ICM publié, dimanche 19 février, par le Sunday Telegraph, quatre musulmans de Grande-Bretagne sur dix souhaitent que la charia (loi islamique) soit instaurée dans les zones du pays où leur communauté est majoritaire. Une proportion égale de personnes interrogées s'y oppose.
D'après la même enquête, un musulman sur cinq dit "avoir de la sympathie pour les sentiments et les motivations" des quatre kamikazes auteurs des attentats du 7 juillet 2005 à Londres (56 morts et 700 blessés). Mais l'écrasante majorité d'entre eux (96 %) condamnent ces attaques terroristes et 90 % se sentent personnellement "loyaux" envers la Grande-Bretagne. Les résultats de ce sondage reflètent une nette radicalisation d'une partie des musulmans du royaume. C'est l'avis des sondeurs qui suivent depuis plusieurs années l'évolution de cette communauté. C'est aussi l'opinion des principaux intéressés. 60 % d'entre eux pensent que leur communauté est plus "aliénée" à l'égard de la société britannique qu'il y a un an, et 46 % croient qu'elle est plus "radicale".
Ce que constatent avec inquiétude les élus musulmans et les représentants de la communauté. Pour Sadiq Khan, député travailliste musulman, ce sondage est "alarmant" : "Nous devons redoubler d'efforts, a-t-il dit, pour intégrer les musulmans dans la société britannique." Ce parlementaire appartient à un "groupe de travail" mis en place après les attentats-suicide de Londres pour combattre l'extrémisme qui a nourri le vivier d'où sont sortis les quatre auteurs des attaques de juillet 2005.

Sir Iqbal Sacranie, secrétaire général du Conseil musulman de Grande-Bretagne, la principale association communautaire, voit dans ces chiffres la preuve du "degré d'attachement" de ses coreligionnaires à "un mode de vie régi par une éthique islamique". Mais ils expriment aussi, selon lui, "la large opposition des musulmans britanniques à la prétendue guerre contre le terrorisme".
Nombre de jeunes musulmans de Grande-Bretagne éprouvent compassion, solidarité et colère face au sort de leurs coreligionnaires, acteurs ou victimes de plusieurs grands conflits dans le monde : Cachemire, Palestine, Afghanistan ou Irak. Ces sentiments conduisent une infime minorité à un militantisme radical ou à l'action terroriste, comme les kamikazes du 7 juillet 2005, pourtant apparemment bien intégrés.



BESOIN D'APPARTENANCE


Ils amènent aussi une grande partie des musulmans à adopter des vues politiques très différentes de la majorité des Britanniques. Selon un sondage du Times paru il y a deux semaines, 53 % des musulmans estiment que "la communauté juive de Grande-Bretagne a trop d'influence sur la conduite de la diplomatie", et 52 % seulement approuvent le droit à l'existence de l'Etat d'Israël.
Beaucoup d'entre eux trouvent la réponse à leur "différence" par un repli sur leur identité musulmane, qui satisfait leur besoin d'appartenance. Ce comportement ne fait que renforcer le sentiment qu'ils ont d'être marginalisés. Depuis le 7 juillet, le gouvernement s'efforce, avec le soutien des chefs de la communauté, d'apaiser les frustrations des jeunes et d'encourager leur intégration civique. Cette politique n'a jusqu'ici guère porté ses fruits, comme l'a reconnu, au vu du dernier sondage, le ministre de l'intérieur, Charles Clarke.


Jean-Pierre Langellier





L'ASSASSINAT
D'ILAN HALIMI



Plus d'un millier de personnes ont manifesté, hier, le long du Bd Voltaire à Paris, à l'endroit où se situe le commerce de téléphonie vers lequel Ilan Halimi se rendait chaque jour avant qu'il ne soit victime d'un assassinat crapuleux. Manifestation entre émotion et colère de la part d'une communauté juive sécouée par ce nouveau drame.


Quelques images de ce rassemblement
en hommage à Ilan Halimi signées par notre photographe,

Alain AZRIA.




copyright
Photos Alain Azria


dimanche, février 19, 2006

LES OBSEQUES D'ILAN HALIMI

NOTRE PHOTOGRAPHE
ALAIN AZRIA
Y ETAIT


















Au cimetière de Pantin,
devant le carré juif, plusieurs centaines de personnes
ont accompagné, vendredi matin, le jeune Ilan,
à sa dernière demeure.
















copyright Photos Alain Azria

L'ASSASSINAT D'ILAN HALIMI



Les mots ne sont pas asssez forts pour qualifier le crime odieux dont le jeune Ilan, 23 ans a été la victime, après trois semaines de détention par ses geôliers et tortionnaires. Une bande de la banlieue parisienne menée par un certain Youssouf Fofana, toujours recherché. Trois de ses complices viennent d'être mis en examen.

Ce crime est d'autant plus abjecte et d'une incroyable bestialité qu'il touche à un membre de la communauté juive, dont la mère est connue de la communauté juive organisée. Un fait divers, hors du commun, qui suscite, à juste titre, au sein de cette communauté, un vif effroi et une forte émotion.
La consternation est à son comble.

A ce jour, jusqu'au dernier développement de l'enquête, cet assassinat d'une rare gravité ne semble pas être encore considéré comme un acte antisémite . Cependant certaines thèses, non encore corroborées, mettent en avant des élèments troublants qui laissent à penser que le caractère racial et anti-juif de cet acte criminel, n'est pas à exclure. La prudence dans ce domaine, même si certaines rumeurs circulent, ici ou là, doit demeurer, jusqu'à preuve démontrée, de mise.

Trop d'erreurs répandues, à chaud, par certains membres de la communauté juive, lors de précédents attentats visant ces locaux (en 2004, celui dont le restaurant associatif de la rue popincourt dans le 11è arrondissement fur la cible à Paris pour ne citer que cet exemple) devraient commander la retenue. Le déclanchement de la seconde intifada, en 2000, et son transbordement de l'autre côté de la Méditerranée a traumatisé, durablement, la communauté juive. Les propos menaçants de certains leaders arabo-musulmans à l'égard d'Israël et la situation inquiétante dans le conflit israélo-palestiinen créée par la présence du Hamas à la tête du pouvoir palestinien met la population juive de l'hexagone à fleur de peau. Raison de plus, pour éviter tout excès ou tout jugement hâtif, qui pourrait la mettre en difficulté, si la vérité s'avérerait contraire à ses sentiments ou à ses premières estimations.

Place à la justice. Même si celle-ci est, aujourdhui, malmenée par l'opinion publique ou dysfonctionne.


Bernard Koch


____________________________


REACTION DU CRIF


Le CRIF a appris avec consternation l’assassinat dans des conditions horribles du jeune Ilan Halimi.
Le CRIF a immédiatement pris contact avec les pouvoirs publics, en particulier avec les cabinets du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur pour demander que tout soit mis en œuvre pour retrouver au plus vite les auteurs de ce crime et notamment pour déterminer si l’appartenance de la victime à la communauté juive a été ou non déterminante dans le déroulement et l’issue tragique de cet assassinat.
Selon les autorités, il s’agirait d’un gang de banlieue qui n’aurait pas agi sur des motivations antisémites et qui par le passé aurait tenté d’enlever d’autres personnes qui n’étaient pas toutes juives. Un groupe d’une dizaine de personnes a été arrêté la nuit dernière.
Le CRIF partage l’émotion de la communauté juive. Il convient de garder sang froid et prudence dans l’attente de nouveaux développements de l’enquête.
Le CRIF transmet à la famille de la victime et à ses proches ses plus sincères condoléances et l’assure de son entier soutien en ces moments difficiles.

DANSLALUCARNE


SUR








ISRAEL-PALESTINE



Programmation à venir :ARTE propose la suite de la série de documentaires Israël et les Arabes dont les trois premiers épisodes ont été diffusés en 2001.



le 15 mars 2006, à 20h45 :
Israël et les Arabes - Une paix insaisissable
1/3 - Les négociations de la dernière chance. [1999-2000]

le 22 mars 2006, à 20h45 :
Israël et les Arabes - Une paix insaisissable 2
2/3 Arafat assiégé. [2001-2002]


le 29 mars 2006, à 20h45 :
Israël et les Arabes - Une paix insaisissable
3/3 - Le grand projet de Sharon. [2002-2005]



Cette série donne la parole en direct aux protagonistes et décideurs au plus haut niveau des différents camps en présence, qu'ils soient présidents, premiers ministres, conseillers, généraux, ministres. Des témoignages exceptionnels organisés en trois chapitres, depuis l'échec des entretiens de Camp David jusqu'aux nouvelles négociations en cours depuis le printemps 2003, en passant par l'explosion de la seconde Intifada.
Une production Brook Lapping Productions en association avec ARTE France (3 x 52 min.) Programmation passée : THEMA - Israël-Palestine : un pays, deux peuples (3 février 2006)

22h25 - Mon pays

23h30 - L'oliveraie de mon grand-père

ARTE Reportage - Emission spéciale Gaza (25 janvier 2006)

Le Dessous des Cartes - une cartographie de la clôture de sécurité.Avec un accès direct aux cartes.

DANSLALUCARNE



Sur





LUNDI 20 FEVRIER 2006
à 20h 50



LE TEMPS DE LA DÉSOBÉISSANCE

Téléfilm de Patrick Volson
inédit

Origine : Fra. (2005) Stéréo. Scénario : Corinne Atlas et Patrick Volson.
Musique : Marc Marder.
Réalisation : Patrick Volson.
Distribution : Daniel Russo (Edouard Vigne), Martin Lamotte (Lucas Barois), Pascal Elso (Durieux), Jacques Spiesser (le divisionnaire), Thierry Gibault (Alfred Cablot)



Amis d'enfance, Édouard et Lucas sont deux policiers à Nancy dans des commissariats différents, tous deux formés à l'obéissance et au respect de la loi. Mais la guerre sépare ceux qui s'aiment et les deux hommes sont amenés, par les circonstances de la vie, à faire des choix différents. Bientôt, la belle amitié entre les deux hommes vole en éclats. Une rafle de Juifs est en effet programmée par les nazis et la police de Vichy le 19 juillet 1942. Édouard et six de ses collègues décident collectivement de désobéir aux lois de Vichy. De son côté, Lucas sombre, sans l'avoir souhaité, dans la plus odieuse collaboration.

A noter : Un téléfilm formidable qui vient de recevoir le Grand Prix de la fiction et le prix du scénario au festival de Luchon. De l'histoire au jeu des comédiens, tout est remarquable.

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L'AVIS DE TELERAMA
Source : telerama.fr semaine du 15 au 21 février 2006



La base de l'histoire est vraie : en juillet 1942, à Nancy, sept policiers français désobéirent aux ordres, et allèrent d'eux-mêmes prévenir les Juifs étrangers d'une rafle à venir, leur permettant d'y échapper. C'est le point culminant de ce téléfilm, qui dresse un état des lieux plutôt fin et réaliste de la police française sous l'Occupation : une majorité attentiste et disciplinée, une minorité résistante, et une autre minorité qui applique avec zèle la politique an tisémite nazie. Une petite phrase lâ chée par le commissaire divisionnaire (« Si nous voulons que la France soit indépendante, c'est à nous de faire le travail. ») suffit à faire comprendre la perversité du contexte, en même temps que l'essence du système collaborationniste défini par (entre autres) La val et Bousquet.


Tant pis, alors, si les premières scènes pâtissent de l'effet chromo qui guette la plupart des fictions en costume. Tant pis si l'incarnation de la minorité pronazie par l'ex-voyou Alfred Callot, une ordure insauvable qui suinte l'abjection par tous ses pores, introduit un manichéisme inutile : qu'un salaud aussi transparent puisse manipuler aussi facilement ses collègues passe l'entendement. En revanche, le choix de Daniel Russo pour incarner le « juste » Edouard Vigne passionne d'autant plus que Vigne n'est rien d'autre que le reflet inversé de Lafont, le gestapiste mafieux joué par Russo dans 93, rue Lauriston. Ne serait-ce que pour la prestation de cet excellent comédien, et pour l'intérêt pédagogique d'un scénario soucieux de véracité, ce Temps de la désobéissance est vivement recommandé.



Sophie Bourdais

vendredi, février 17, 2006

VISAVIS



POUR EN FINIR
AVEC LES CARICATURES DE MAHOMET


Depuis une quinzaine de jours, la rue arabe s'est brusquement embrasée, rasant sur son passage tout ce qui pouvait représenter de près ou de loin, certes le Danemark, mais, sans distinction, l'ensemble des pays occidentaux, à l'exception, une fois n'est pas coûtume, des Etats-Unis, notons-le au passage. Pour une poignée de dessins plaisantants sur Mohamet ou sur tout autre signe religieux de l'Islam.

Mais sait-on qu'en matière de caricatures, la presse arabe et celle qui sévit dans les territoires palestiniens n'est pas sans reproche, sans immoralité. Elle n'hésite pas même, allégrement, à dépasser les bornes sans que cela ébranle le moindre du monde... le monde. Il n'y a pas dans ces pays-là, mais aussi, ailleurs, de CFCM prêt à brandir l'arme juridique, ni même de Mouloud Aounit pour porter plainte en diffamation et incitation à la haine raciale. Non, ces dessins circulent, avec la bénédiction du pouvoir en place et les vivas du public. De la caricature du juif, d'Israël et de la relagion juive, nos talentueux artistes ne s'en privent pas et s'en donnent même à coeur joie.

On se libère des maux de la société arabe comme on peut. En vitupérant, à crayons déplyoyés, sur une cible exécrée, vouée à l'égémonie : le juif et tout ce qu'il traîne avec lui.

Les Editions Complexe avaient, en 2003, publiés un remaquable album de dessins humoristiques parus dans les médias arabes et dans les territoires palestiniens, réunis par deux chercheurs, Joël et Dan Kotek.
Cet ouvrage a été réédité en 2005. Passé quasiment inaperçu lors de sa sortie, "Au nom de l'Anisionisme" (en sous-titre, "l'image des Juifs et d'Israël dans la caricature depuis la seconde initifada") redevient d'actualité et donne une réponse à ceux qui pensent que la provocation antireligieuse n'est qu'à sens unique.

Diasporablogj. vous recommande la lecture de cet ouvrage et la visite de cette galerie de dessins et caricatures qui n'ont rien à envier à celles parues dans le quotidien danois et la presse française.

Bernard Koch

PALESTINIAN
MEDIA WATCH


Vidéo du Hamas :
"Nous boirons le sang des Juifs"
Par Itamar Marcus et Barbara Crook

Traduction H.K-L.



« Nous savons qu'il n'y a pas demeilleur sang que celui des Juifs »
Le site Internet du Hamas présente cette semaine une vidéo qui montre les adieux de deux terroristes suicide du Hamas. L'un des messages est destiné aux Juifs, dont le Hamas promet de boire le sang jusqu'à ce que les Juifs « quittent les pays musulmans. » Le second message est adressé à une mère qui aide son fils à s'habiller pour partir au combat avant sa mission de terroriste suicide.
Chaque terroriste a un message pour les Juifs. Le premier dit :
« Mon message aux Juifs méprisables est qu'il n'y a d'autre Dieu que Allah et que nous vous poursuivrons partout ! Notre nation boit du sang et il n'y a pas de meilleur sang que celui des Juifs. Nous ne vous laisserons pas en paix avant d'avoir étanché notre soif avec votre sang et la soif de nos enfants avec votre sang. Nous ne vous laisserons pas tranquilles tant que vous n'aurez pas quitté les pays musulmans. »
Le second terroriste dit ceci :
« Au nom d'Allah, nous vous détruirons, nous vous ferons exploser, nous nous vengerons de vous [et] nous purifierons la terre de votre présence, vous porcs qui avez souillé notre pays... Cette opération est une vengeance contre les fils des singes et des porcs. »
Pour l'un des terroristes sa mort sera un mariage avec les Vierges du Paradis :
« Je dédie ce mariage [ mort pour Allah] à tous ceux qui ont fait d'Allah leur but, le Coran leur constitution et le Prophète [Muhammad] leur modèle. Le Jihad [la guerre sainte] est la seule manière de libérer la Palestine – la totalité de la Palestine – de l'impunité des Juifs. »
Le message adressé à la mère de l'un des terroristes lui enjoint de se réjouir lors de sa mort et donc de son « mariage » avec les « Vierges du Paradis. »
« Ma chère mère, toi qui a pris soin de moi, je sacrifie ma vie aujourd'hui pour intervenir pour toi [le Jour du Jugement]. Oh mon amour et mon âme, essuie tes larmes, ne sois pas triste. Au nom d'Allah, je vais accomplir tout ce à quoi j'ai aspiré. Je ne veux pas te voir triste le jour de mon mariage avec les Vierges du Paradis. Sois donc heureuse et ne sois pas triste, parce que, au nom d'Allah, l'existence après la mort c'est le Paradis miséricordieux d'Allah. »
Dans ce clip on voit la scène d'adieu entre la mère et son fils terroriste pendant laquelle elle l'aide à se revêtir de sa veste militaire. On entend, en arrière plan, les paroles : "Ma chère mère, ne pleure pas pour nous."
De telles paroles ressemblent étrangement à celles d'une vidéo musicale diffusée par la télévision officielle de l'Autorité Palestinienne pendant des années. Un jeune garçon y demande à ses parents de se réjouir de la mort qu'il recherche. En voici quelques paroles :
« Ma bien aimée, ma mère, la plus chère pour moi,réjouis-toi de mon sang [versé] et ne pleure pas pour moi »
Palestinian Media Watch a remarqué que, très souvent, le message final des Palestiniens qui partaient pour des missions suicide reflétait les messages qu'ils avaient entendus dans les médias de l'Autorité Palestinienne. Vous pouvez voir cette vidéo en cliquant
ici.
Après avoir filmé leurs adieux, les deux terroristes suicide du Hamas se sont rendus au Karni Crossing [ Passage Karni ] et ont tué un soldat israélien.
Dans ce clip il y a également des scènes dans lesquelles on voit la préparation d'un tunnel où l'on cache des explosifs.
Le Hamas a affiché cette vidéo sur son Site Internet en février 2006 – après les élections parlementaires palestiniennes. L'acte terroriste glorifié dans cette vidéo a été commis il y a un peu plus d'un an, le 7 décembre 2004.
Transcription de la vidéo du Hamas
« Mon message aux Juifs méprisables est qu'il n'y a d'autre Dieu que Allah et que nous vous poursuivrons partout ! Notre nation boit du sang et il n'y a pas de meilleur sang que celui des Juifs. Nous ne vous laisserons pas en paix avant d'avoir étanché notre soif avec votre sang et la soif de nos enfants avec votre sang. Nous ne vous laisserons pas tranquilles tant que vous n'aurez pas quitté les pays musulmans. »
« Au nom d'Allah, nous vous détruirons, nous vous ferons exploser, nous nous vengerons de vous [et] nous purifierons la terre de votre présence, vous porcs qui avez souillé notre pays... Cette opération est une vengeance contre les fils des singes et des porcs. »
« Je dédie ce mariage [ mort pour Allah] à tous ceux qui ont fait d'Allah leur but, le Coran leur constitution et le Prophète [Muhammad] leur modèle. Le Jihad [la guerre sainte ] est la seule manière de libérer la Palestine – la totalité de la Palestine – de l'impunité des Juifs. »
« Ma chère mère, toi qui a pris soin de moi, je sacrifie ma vie aujourd'hui pour intervenir pour toi [le Jour du Jugement]. Oh mon amour et mon âme, essuie tes larmes, ne sois pas triste. Au nom d'Allah, je vais accomplir tout ce à quoi j'ai aspiré. Je ne veux pas te voir triste le jour de mon mariage avec les Vierges du Paradis. Sois donc heureuse et ne sois pas triste, parce que, au nom d'Allah, l'existence après la mort c'est le Paradis d'Allah miséricordieux. »
« Ma chère mère, ne pleure pas pour nous, nous devons chercher, ma mère, l'aide d'Allah. Ma chère mère, ne pleure pas pour nous, nous devons chercher, ma mère, l'aide d'Allah. »
[ Site Internet du Hamas, 12 février 2006 ]

jeudi, février 16, 2006

CHRONIC

de Philippe Meyer



Caricatures :
le silence irresponsable de l’Europe



L’affaire des caricatures danoises et de la réaction d’une grande partie du monde musulman est évidemment d’une gravité extrême. Beaucoup a été dit et écrit sur le sujet. De la manipulation des foules par les islamiques avides de violence, à l’importance centrale de la liberté de la presse ; de la colère que certains peuvent légitimement éprouver à la vue de dessins jugés offensants, aux moyens employés pour exprimer cette colère. Et c’est précisément ce dernier point qui doit le plus faire réfléchir occidentaux et défenseurs de la démocratie. Le recours à la justice et l’expression pacifiste d’un désaccord sont une chose ; la mise à feu d’ambassades et la manipulation de foules hystériques en sont une autre. Incendier volontairement des ambassades européennes en plein cœur de nombreuses capitales arabes est tout simplement inacceptables. Quelles qu’en soient les raisons. Au-delà même du caractère purement juridique, politique et diplomatiques de telles barbaries, il est des symboles auxquels on ne s’attaquent pas. Et ceux-là en font partie. L’ambassade est une enclave ; une parcelle appartenant au pays qu’elle représente ; et dans ce cas précis, une enclave de liberté et de démocratie dans des pays qui n’en comptent presque pas. Y mettre le feu par une foule en délire hurlant sa haine et crachant son venin est révélateur de ce que les islamistes ont toujours voulu chercher et continuent à chercher par tous les moyens : combattre la démocratie, combattre l’occident, combattre les valeurs de la liberté qui y sont associées. En un mot, le terrorisme. Des avions qui percutent des tours de bureaux, des kamikazes qui se font exploser au milieu de lieux de rencontres, des ambassades qui sont mises à feu. Trois moyens pour envoyer le même message au monde : l’islam politique est en guerre contre le monde démocratique et utilisent les symboles de liberté les plus forts pour le faire savoir. Que quelques pauvres dessins danois aient pu choquer certains – six mois après leurs sortie initiale - n’est en rien à la mesure des réponses apportées par ces fous de l’islam pour exprimer leur soit disante réprobation. De même le conflit israélo-palestinien n’avait rien à voir avec le 11 septembre, avec Londres ou avec Madrid, de même ces caricatures n’ont rien à voir avec cette traînée de violence mondiale. Faute de raisons rationnelles et justifiées, les islamistes ont besoin de prétextes fallacieux pour déclencher leur guerre et la mener comme ils l’entendent, à savoir par le terrorisme le plus barbare qui soit. Et une ambassade européenne qui brûle dans le centre de Téhéran ou de Damas n’est rien d’autre que l’expressions de ce terrorisme sauvage et lourd de sens. Que certains imams ou musulmans danois aient pu saisir la justice de LEUR pays pour s’en prendre au journal en question aurait été acceptable ; que les islamistes du monde entier expriment leur folie en brûlant drapeaux et ambassades, en appelant au meurtre, et faisant appel à la violence la plus crue ne peut pas l’être. Il s’agit là d’une déclaration de guerre, une de plus, contre un ennemi bien ciblé : le monde moderne, démocratique et laïque. Et comment réagit ce monde là, en l’occurrence les premiers concernés à savoir les pays européens ? Une fois de plus très faiblement. Face à ces images d’ambassades en feu, on aurait pu attendre une réaction forte et sans appel des politiques européens, de la presse européenne, des citoyens européens. Un cri venu de toute l’Europe et hurlant à l’unisson : nous sommes tous des dessinateurs danois ! Condamnation commune, forte et solennelle des dirigeants des 25 pays européens ; rappel officiel des vraies valeurs de la démocratie, manifestations citoyennes dans toutes les capitales européennes appelant à la liberté de la presse ; front uni des journalistes européens. Et pourtant. Rien de tout ça. Ou si peu. Combien de politiques a-t-on entendu en France ou ailleurs en Europe prendre résolument et sans ambiguïtés le parti de la caricature contre la censure ? A part le ministre de l’intérieur français, très peu. La réaction est globalement restée timide, contenue, presque cachée. L’Europe a peur de cet islam politique qui la menace. Pour des raisons qui sont toutes contestables (frilosité endémique, recherche permanente de la paix intérieure, volonté de ne pas choquer une partie de sa population, disparition des véritables combats politiques en son sein, culture du pacifisme, etc …) elle ne réagit que du bout des lèvres. Et encore, on a également entendu ici des excuses, ou là des appels à ne pas « heurter la sensibilité du monde musulman ». Près de soixante-dix ans après la honte de Munich, où les dirigeants européens s’étaient couchés devant Hitler, c’est à un nouveau Munich auquel on commence à assister en Europe. L’ennemi a changé d’uniformes, mais les motivations, les buts et les moyens d’y parvenir sont les mêmes. Osons toutefois encore espérer que le sursaut demeure possible. La France et l’Europe, à travers ses dirigeants, journalistes, intellectuels, doivent sans plus attendre relever la tête et dire non. Sans pour autant faire l’apologie des dessins mis en cause, il convient en revanche de combattre avec la plus grande force la violence crée par les islamistes qui ne font qu’utiliser cet épisode pour avancer un pion de plus vers leur objectif final. Les méthodes de l’islamisme réclament une réponse à la hauteur. Une réponse certes basée sur la justice, le droit, et les valeurs démocratiques, mais une réponse qui cherche enfin à stopper cette avancée des barbares et des criminels. Face à leurs aboiement incessants, le silence actuel de l’Europe est à cet égard totalement irresponsable. En attendant qu’il ne devienne responsable de maux bien plus graves, réagissons !


Philippe Meyer

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MILLEFEUILLES


Pour diasporablogj.
L'AVIS d'ALAIN SUIED



LA BANQUE DU SANG

Journaliste suisse, Sylvain Besson, propose une enquète fouillée sur le "Projet" secret des Islamistes, un document, retrouvé dans les dossiers d'un homme d'affaires proche des "Frères musulmans" et de la Banque "Al-Taqwa". Son essai précis et sans polémiques inutiles, rend compte des "leçons" tirées par les Services Secrets Européens depuis l'exil des
opposants aux Régimes Nassériens et Syriens -dans les années 60-, comme Saïd Ramadan, jusqu'aux annés récentes de la "mouvance" Al-Quaeda, émanation ultra-violente de la même idéologie (Marx employait ce mot dans le sens d'une fusion de la Civilisation et de la Barbarie...) visant à l'islamisation de l'Europe.
Le texte du "Projet" est donné en annexe : on pourrait y lire le programme développé depuis la Guerre de 67 en Occident - de l'infiltration des "communautés" à la calomnie anti-israélienne permanente, du rejet de la pensée des "Lumières" au déni de la modernité...
Réseau de pseudo-ONG, de mosquées, de manipulation des "intellectuels", apprentissage de la Haine et de l'antisémitisme aux délaissés du monde "bourgeois"...Peut-on parler pour autant d'une filiation directe avec les mouvements terroristes? Besson montre que le discours d'un Qaradawi ou d'un Ramadan allume des incendies, mais se garde de se mêler directement aux actes immondes perpétrés à Madrid, à Djerba, à New-York ou ailleurs...préférant laisser ses "éminences grises" libres de s'accoquner ici avec le Maire de Londres, là avec les banquiers Suisses, afin de sauvegarder son action souterraine dans les communautés "muslmanes" supposées attendre le "grand soir" de l'islamistan...

Auteur de "L'ORDRE DES CAÏDS"(Editions Karthala), Patrick Haenni propose, quant à lui, une approche différente et fort argumentée : il nous indique qu'une "autre révolution conservatrice" a lieu et qui est sans liens avec le néo-conservatisme du Président Bush...Spécialiste de l'islamisation, il ne se démarque pas qui signalent les dangers immédiats
qui menacent nos sociétés, mais nous apprend à voir que les "élites" d'Egypte, de Turquie, d'Indonésie développent un islam de marché qui, tout en s'appuyant sur des "valeurs" traditionnelles, entend intégrer la mondialisation et se hisser au niveau des plus grands "entrepreneurs" tout en conservant un discours de "vertu" et de religiosité...

Ces ouvrages nous indiquent, chacun à sa façon, que le "modèle" Européen est radicalement remis en cause, par le fer et par la "morale" -soulignant le paradoxe invraisemblable de l'attitude des "gauchistes" et des esprits "éclairés" qui scient la branche qu'ils chevauchent en croyant lutter contre les vilains "capitalistes"!


Alain SUIED



-"LA CONQUETE DE L'OCCIDENT"
de Sylvain Besson
Editions du du Seuil
225 pages - 18 Euros


-"L'ISLAM DE MARCHE"
de Patrick Haenni
Editions du Seuil
110 pages - 10, 50 Euros

LEBILLET
DOUX D'...

ALAIN SUIED




NABUCCODINEJAD



Il n'est pas facile de trouver la "logique" des "positions" officielles Françaises dès qu'il s'agit du proche Orient:
Chirac semble déterminé à se rapprocher des USA pour mettre en cause
les régimes TOTALITAIRES de Syrie et d'Iran et dans l'affaire du Nucléaire Iranien,où s'exerce toute la cynique hypocrisie du nazi perse...
De Villepin,lui....d'Hamas à Damas fait le grand écart:
il soutient...Poutine QUI PREND CONTACT AVEC LE HAMAS.
Pour contrer les USA et sans le moindre souci de l'avenir d'ISRAEL
(si vous croyez le contraire,écrivez-nous!)
LE LEIT MOTIV ANTI ISRAELIEN NE CACHE PLUS LA HAINE AVEREE DE L'OCCIDENT
LA HAINE DES PAYS EUROPEENS QUI FONT VIVRE LES PALESTINIENS GRUGES PAR
LEURS EX-DIRIGEANTS ET PAR LE MONDE ARABE...
MAIS L'ATTITUDE fRANçAISE RESTE AMBIGUE - même si Chirac était hier un "héros
arabe" (sic) et aujou rd'hui la cible favorite des terroristes d'aLqUAIDA
ET DES FILIERES ALGERIENNES souvent dormantes en France...
Face au Pire,encore Munich?
L'économie mondialiste aime jouer avec le feu
et avec le pétrole?Refuse-t-on de VOIR les pulsions de mort qui parsèment
les discours et les actions de certains POUR MIEUX REFUSER DE VOIR
LA PULSION DE MORT A L'OEUVRE DANS NOS PROPRES SOCIETES?
Les pamphlets ultra-virulents contre Chirac
disent le malaise Français:avoir sacrifié tant d'années au jeu de pouvoir d'un seul dirigeant!Mais...

...LES FRANCAIS ONT LAISSE FAIRE...
comme hier...
COMME AU TEMPS DES ANNES 30...
ET L'EUROPE A ENGENDRE LE NAZISME:
allons-nous enfin nous souvenir...que l'Ambigüité est un recul et Ahmadinejad
un nouveau Nabucchodonozor?


Alain SUIED

CHAMPS
SAVANTS


LA PROBLEMATIQUE
DE LA JUDEITE DES PEULS


(4è partie)


Suite et fin de cette passionnante synthèse d'étude d'Idrissa Ba sur la parenté décelable entre les rites des Peuls, l'une des peuplades les plus anciennes et les plus reculées du continent africain et les rites de la tradition juive. Des travaux d'une rare précision, patiemment établis, qui font, dès à présent, figure de référence.
Ces travaux donc, feront l'objet avant cet été d'un soutenance de thèse qui devrait, selon toute vraisemblance, aboutir à sa publication dans les mois qui suivent.
La semaine prochaine, diasporablogj. republiera l'étude du chercheur sénégalais dans son entier.
_________
Nous vous invitons à donner votre point de vue sur cette étude. Idrissa Ba n'hésitera pas à dialoguer avec vous.

_________

Tentatives d’explications



Comment expliquer toutes ces convergences ? La tradition pulaar n’offre offre aucune explication convaincante sur le sens et la signification du terme « Peuls » (Pullo au sing. Et Fulbe au pluriel) et des termes voisins. Tous ces termes (Pullo, Fulbe, Fuuta, fullude, fulde, …) ainsi que les ethnonymes par lesquels les Peuls sont dénommés par leurs différents voisins (Foullânia, Ifoulân, Foulani, Fellata Fila, …) ont pour radical Pul ou Fut. Des tentatives de rapprochement ont été faites entre ce terme et le Phout (Pout, Pul) biblique, celui-ci étant l’un des quatre fils de Cham. Dans l’Ancien Testament Pout est à la fois un anthroponyme, un ethnonyme et un toponyme. Il s’agit du pays de Pount (Pwnt) des anciens Egyptiens, sis aux voisinages du pays de Kouch (Ethiopie), c’est-à-dire en gros la Somalie actuelle. Le pays de Pount se disait Puta en Assyrien et Putiya en vieux Perse. La question qu’on se pose alors est de savoir si les Peuls viennent du pays de Pount. Un certain nombre d’indices peuvent le laisser penser.
- Historiquement le pays de Pount fait partie de l’arrière - pays égyptien. Or de nombreux travaux, comme ceux de Cheikh Anta Diop et d’A. Moussa Lam et qui font le lit de la thèse dite nilotique ont avancé des éléments et des indices d’importance qui rattachent les Peuls à l’Egypte.
- Le parrallèle est permis entre d’une part le mythe du serpent Caamaba qu’on retrouve chez les Peuls et d’autre part différents mythes du serpent (Roi serpent Aroué, Prince de Pout, …) qu’on retrouve dans l’arrière pays égyptien. En fait ce mythe est dispersé un peu partout en Afrique et en les reportant sur une carte on pourrait être tenté de tracer une route des migrations qui conduirait à l’arrière pays égyptien.
- Le mythe de Hasan b. Tubba est connu pour être d’origine yéménite. Dans ce mythe il est question d’un conflit ouvert entre les Tasmites et les Jadîs. Les premiers sont pratiquement décimés par les seconds. Riyâh b. Murra un des rares rescapés tasmites se réfugia auprès de Hasan b. Tubba, le roi des Himyarites et lui demanda son aide pour venger les siens. Le subterfuge trouvé fut de cacher les guerriers himyarites derrière des branches d’arbres qui leur permirent d’avancer jusqu’à l’ennemi sans être vus et de les décimer. La sœur de Riyâh, Zarqâ’ al-Yamâma bint Murra, était mariée chez les Jadîs. Grâce à sa vue perçante qui portait sur une distance équivalent à trois jours de marche, elle leur servait d’éclaireur. Certes elle les averti, mais nul ne la crue. Ce mythe est connu des traditions maures qui en ont récupéré les articulations que nous avons rappelées ci-dessus pour les intégrer dans la résistance que les Bafours menèrent à Azûki, dans l’Adrâr mauritanien, face aux Almoravides. Ce mythe est aussi connu des Peuls. Faut-il en déduire une origine yéménite des Peuls, sachant que durant sa période de gloire le pays de Saba englobait aussi bien le Yémen que l’arrière - pays égyptien ? Il n’est pas exclu que les Peuls aient emprunté ce mythe. La chaîne de transmission serait alors la suivante : traditions yéménites - auteurs arabes – traditions maures – traditions peules.
- Le zébu qui compose le cheptel peul a pour origine l’Egypte et son arrière pays (Axum et Nubie).
- Chez les Peuls les nénuphars sont utilisés dans la pharmacopée, dans la cuisine et dans l’esthétique. Leurs mythes d’origine considèrent que les semences de cette plante ont été apportées d’Egypte.
- Le terme de Put est connu des anciens, notamment Ptolémée, Flavius Josèphe (37 – 100) et Pline l’Ancien (23 – 79). Chez F. Josèphe Phuté correspond à la Lybie et à un fleuve sis en Maurétanie. Chez Pline l’Ancien il s’agit d’un cours d’eau sis non loin de l’Atlas. La tentation est grande de considérer ces données de l’onomastique comme autant de jalons des migrations des Pout, avec comme point de départ l’arrière pays égyptien et ce d’autant plus qu’il y’a un silence étourdissant de la Table des Nations sur la postérité de Put et qu’au cœur du monde hellénistique et romain (cf liber genealogus) on finit par considérer que Phut est celui qui a disparu. Des récentes recherches ont révélé l’installation des Peuls dans l’Oued Noun et dans l’Adrâr mauritanien. On sait aussi qu’ils ont séjourné dans d’autres régions sahariennes : Tagant, Tassili, Hoggar, … Avec ces ultimes étapes nous voilà à quelques encablures de l’habitat actuel des Peuls.

Pour autant la prudence doit être de mise. Pour avoir vécu au voisinage des Juifs, dans différentes régions (Oued Noun, Adrâr mauritanien, …) les Peuls leur ont emprunté certains de leurs éléments culturels. Des emprunts non moins importants se sont faits à travers l’Islâm. Les traditionnistes et les lettrés peuls n’ont guère hésité à réécrire leurs mythes et traditions pour y intégrer tous ces éléments.


IDRISSA BA

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mercredi, février 15, 2006

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L’ANCIEN TESTAMENT, TEXTE FONDATEUR
DES 3 RELIGIONS DU LIVRE, ENFIN DÉCRYPTÉ DANS

LA BIBLE DÉVOILÉE


Au commencement était un projet de livre: La Bible Dévoilée, les nouvelles révélations de l’archéologie, écrit par deux archéologues, Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman. Depuis sa sortie en 2002 (plus de 80 000 exemplaires vendus en France), l’ouvrage est le support d’une révolution dans la vision que nous avons de l’Ancien Testament et l’objet -forcément- d’une controverse…

L’ANCIEN TESTAMENT EST UN DES TEXTES A L’ORIGINE DE LA CIVILISATION OCCIDENTALE. NOTRE IMAGINATION A ETE EMPORTEE PAR LES AVENTURES DE ABRAHAM ET SON FILS ISAAC, MOISE ET L’EXODE D’EGYPTE, LES ROIS DAVID ET SALOMON ….
CETTE ENQUÊTE ARCHEOLOGIQUE ET BIBLIQUE PASSIONNANTE BOULEVERSE NOS CERTITUDES SUR L’ANCIEN TESTAMENT.
AU-DELA DE LA RECHERCHE ET DECOUVERTE SCIENTIFIQUE (PAR DES SPECIALISTES DE L’ARCHEOLOGIE DU LEVANT, DES SAVANTS BIBLISTES DE TOUTES NATIONALITES), AU DELA MEME DE TOUTE POLEMIQUE, SE POSE LA QUESTION DE SAVOIR : « CES RECITS SONT-ILS HISTORIQUES ? QUI A ECRIT L’ANCIEN TESTAMENT ? A QUELLE EPOQUE, DANS QUEL CONDITION ? POURQUOI ECRIT-ON UN TEL LIVRE?».


Série diffusée sur France 5 au mois de décembre 2006 et en rediffusion actuellement.

A noter : le livre « Les Rois Sacrés de la Bible, A la recherche de David et Salomon » de Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman sortira chez Bayard le 30 mars 2006.



COFFRET DE 2 DVD A LA VENTE

LE 22 FEVRIER 2006

Edité par les Editions Monparnasse


Distribué par :
Arcades et Actes Sud

www.editionsmontparnasse.fr

mardi, février 14, 2006

DEBATTONS

Sur la polémique
autour des caricatures de Mohamet


Nous sommes heureux qu'un de nos internautes musulmans réagisse à nos informations sur la polémique autour des caricatures de Mohamet, et ouvre le débat sur l'une des interrogations que se posent déjà les sociétés occidentales : assistons-nous dès à présent à une fracture entre le mode culturel et cultuel oriental, passéiste, sur sa défensive, et une société mondialisée, au libéralisme débridé, tournée résolument vers une forme de modernité, évolution normale de son histoire, et qui laisserait à la traîne un pan entier de peuples, privés de cette modernité et de cette liberté. Le terme de Choc des civilisations n'est plus tabou. Désormais, nombre d' intellectuels français ne se privent plus de le prononcer. Cette affaire qui mobilise tant de haînes manipulées et manipulatrices dans les pays arabo-musulmans donne forcément du grain à moudre à ce nouvel état d'esprit et montre surtout que le Rubicon est sur le point d'être franchi.

Bernard Koch



Commentaire de S. Mehallah
Réponse de Jill



« La vérité est comme le soleil, il éclaire tout mais ne se laisse pas regarder »Victor Hugo



Par Samir MEHALLA



De nos jours, être musulman et, de surcroît, arabe n’est plus une tare mais, entreprenons de l’admettre en face, tous ensemble nous autres, un monstrueux handicap universel. Nous aurions pu dire, tout simplement, une infirmité qui sonne le glas des gyrophares ... des «Attention ! » Quel boucan racial nous propose ce siècle des lumières technologiques ! Un siècle où, «zaâma», tous les « a priori » pètent en éclat, notre seule religion, l’Islam, le seul en l’occurrence, résiste à ces petites gens qui voudraient voir et saisir en lui l’archaïsme démesurément caractérisé. L’Islam ! C’est celui qui vide les mitards de Madame « démocratie » la hantant par sa menace et ses tentatives de lever les rideaux sur les vérités du sacré. Avec son tissu blanc pureté, il couvre –il couve- les têtes de ma mère, ma sœur, ma femme et ma fille telle un drapeau qui lèche les quatre vents. Effectivement, pour l’Etranger la chose inquiète et ça… ça fout les boules ça.Ce qui reste étrange aussi, c’est que dans un siècle où le dialogue devient plus métissé, c’est là où les gens –ces gens qui nous ont civilisés durant des souffrances et des souffrances- se figent dans les cultures des énigmatiques tolérances des amalgames, mobiles et alibis à l’appui des tricotages juridiques, pour égorger notre « moi » collectif et notre conscience spirituelle.Les amalgames, disais-je à l’instant ! Terrible nouvelle arme politique des uns et des autres. Nous oyons ce mot et nous le voyons courtiser les dessous du sens du mot leurre. La politique des amalgames est celle des pièges qui peuvent se refermer sur les artisans de leurs propres inspirateurs car : L’amalgame est également l’autre ruse réfléchie dans les méandres des laboratoires, des coulisses et arrières plans d’action des mentalités puissantes… les puissances de l’heure précisons la chose. Là où tout se rejoint dans les cabinets du « bien » de ceux qui veulent chasser et traquer les forces du mal et déraciner son axe. Ceux qui qualifient leur propre « moi », à eux, d’Etats de droit. Ce droit qui canalise leur propre légitime de la force et, c’est indéniablement, vulgairement sans doute, le baromètre des avidités colonialistes.L’Islam !Il est comme celui qui décline cet état conjoncturel ! Celui qui refuse de vivre au-dessous du seuil de la dignité dans lequel les « civilisés » nous ont payé le bail et la caution en nous invitant poliment à ne pas avoir droit à l’erreur… celle de vouloir nous en sortir... celle de tenter relever le bout du nez. N’est ce pas là l’ignoble des caricatures que nous ne voulons pas voir en face ? N’est ce pas là celle que nous troquons tous les jours contre un bout de camembert, un pinard chatouillant l’orgasme ou un palais salé de Rochefort car, finalement, les dessins peaufinés dans les laboratoires de l’oncle Sam ne sont qu’aberrations qui ne traitent même pas de notre Islam. Un numéro bis du cirque politique, américain probablement, voulant entraîner l’Occident dans le jeu. L’Amérique qui empreinte une face de taille, celle de l’Occident, pour amortir le choc des Civilisations dont Walker Bush planifie les circonstances tout en rêvant d’un monde sous ses pieds. Un rêve différent d’un certain «I have a dream» d’un black très pacifiste, éveillé aux vraies valeurs humanistes et ayant l’intelligence de l’égalité.« Rien ne se perd et rien ne se gagne, tout se transforme » et « La vérité est comme le soleil, il éclaire tout mais ne se laisse pas regarder », disaient Lavoisier et Victor Hugo ; osons en plein jour allumer cette bougie pour chercher la lumière de ce soleil, au moins ! Et là nous comprendrions, peut-être, la haine que nous subissons tacitement au nom du bien fait de la colonisation dont les nostalgiques de l’exploitation et la traite négrière se « syndromisent ». Arrêtons là et disons que ce sont là des débats de comptoir et des paroles vieillissantes déjà… des paroles qui se bradent le bourrichon sur la propre réalité des miens. Nous avons mal de cette vérité qui attriste, de cette hypocrisie qui se dissipe lorsqu’il s’agit d’un filet tendu pour nos cerveaux pour vider nos sociétés de sa substance pesante et pensante… qu’importe s’ils soient musulmans ou pas… Enfin, c’est le jeu de la bonne jugeote non ?Ben rions de notre propre caricature et prenons en bonne graine !


S. M.


_______________________________



Texte très intéressant et très bien écrit. Mais où je crois discerner des accusations bien précises. J'ai donc envie d'y répondre point par point.
L'Islam serait un handicap du point de vue des autres. Les autres, dits « Infidèles » en Islam, n'ont en général guère d' a priori contre. Nombre d'entre eux vont d'ailleurs passer des vacances au soleil – puisque vous en parlez- en terre d'Islam. Pas partout, certes, car on imagine mal des touristes en maillot ou autres paréos sur les rives de nombre de pays appartenant à la nation musulmane. Sauf à se faire lyncher...
Cela, beaucoup le savent. D'où une certaine méfiance que l'on peut comprendre....
Le voile, maintenant...Aux diverses géométries. Cela peut aller du foulard nonchalant à la carapace noire avec masque de cuir que l'on voit parfois dans les rues de Paris...Où est le blanc dans tout cela ? Et, oui, les femmes occidentales, qui jouissent de droits appréciables, ne peuvent qu'avoir un mouvement de recul instinctif devant des accoutrements parfois moyenâgeux – le masque de cuir fait penser au Masque de Fer..-. Et puis, ce voile, on le sait, quand on y réfléchit, couvre toutes sortes de choses : infériorité institutionnelle de la femme, mariages arrangés, y compris pour des jeunes filles parfois encore enfants, interdiction de choisir son époux, virginité obligatoire au mariage – avec drap sanguinolent au balcon dans certains pays, ou passé de main en main dans d'autres-. Tiens le blanc est soudain tâché de rouge ! Et malheur à celle qui ne saignerait pas ! Que dire, d'ailleurs des « crimes d'honneur » qui abondent en terre musulmane pure et dure. Hors de question de regarder même, parfois, un homme sans être soupçonnée d'être lascive et donc bonne à tuer ! Les statistiques existent, regardez-les. Mais les hommes, eux, ont droit à quatre épouses légitimes en principe et souvent aussi dans les faits. Alors, le voile....On pourrait développer...
Quant à « égorger votre moi »....deux réflexions me viennent. D'une part il semble que les musulmans qui vivent ici pratiquent leur religion et leur culture sans que qui que soit s'y oppose. Sauf si l'on force une jeune fille à se marier ou à se voiler à l'intérieur d'une école laïque et républicaine et, certes, les autorités françaises s'attendent à ce que les moutons égorgés – pour de bon, eux – le soient dans des règles d'hygiène imposées pour tout abattage. Or, vous et moi savons que nombre de ces animaux périssent par le couteau dans nombre de baignoires....
Et, toujours au sujet de cet acte, « égorger », franchement, cet exemple est plutôt maladroit quand on sait que plus d'un « otage » - procédé charmant en soi – a été égorgé en direct – un opérateur filme sans coup férir- a été bel et bien égorgé, au propre ou plutôt au très malpropre, au nom d'Allah par des barbares qui se réclament haut et fort de l'Islam. Un Islam dévoyé, certes, mais il n'est pas aisé, pour le spectateur pas très averti, de faire la différence quand on voit des milliers de musulmans défiler la haine à la bouche pour mettre le feu, de préférence à des drapeaux ou des bâtiments.... Il faudrait donc peut-être balayer devant votre porte et, comme l'a dit plus d'un commentateur, manifester votre désapprobation avec force quand un innocent est égorgé au nom d'Allah ou autres actes violents. Avez-vous protesté quand « on » a crié « mort aux Juifs »à Paris lors de manifestations dites « pour la paix » et contre la guerre en Irak ?
Et que peut penser le Français lambda de ces images ahurissantes de jeunes Juifs de l'Hashomer Hatzaïr – organisation de gauche pour le dialogue- agressés à coup de barres de fer parce que aperçus portant kipa !!!!!! Dans deux vidéos prises, y compris par une agence de presse, on voit des jeunes gens montés sur le toit de voitures hurlant « Allah Ouakbar ! » Est-il besoin de commentaires ?
Deuxième remarque : Etat de droit et réflexes « colonialistes » ? ! Oui, nous sommes dans un Etat de droit, aussi imparfait soit-il. Et, très franchement, et dit sans la moindre agressivité, si cet Etat ne vous plaît pas, si vous vous y sentez « égorgé », ou si vous estimez que le climat y est « colonialiste, » alors, pourquoi y restez-vous ? Quand on n'aime pas ou part. C'est ce que disent, d'ailleurs, une association de musulmans danois, avec une logique imparable.
Et, que vient faire ici le colonialisme ? L'Islam n'a jamais rien « colonisé » en forçant d'autres peuples d'adopter sa culture et ses dogmes ? Relisez quelques livres d'histoire...Et, pas d'anachronisme !
Idem pour la traite négrière. Vous ignorez, de toute évidence, que les premiers à pratiquer ce « commerce » ahurissant étaient....des Arabes et que les premiers « fournisseurs » étaient des roitelets noirs qui faisaient leurs « emplettes » dans les tribus ennemies. Là encore, renseignez-vous. Et que dire, là encore, de l'esclavage actuel ? Ce ne sont pas dans les représentations américaines ou européennes, que je sache, que l'on trouve des jeunes femmes réduites en esclavage – passeports confisqués, pas de salaires versés, coups et parfois viols...-. Et il y avait récemment sur une chaîne nationale un reportage épouvantable sur des enfants esclaves en Haïti...
Quant à votre hargne, voire obsession, anti-américaine....vous ne pensez pas que vous caricaturez quelque peu ?


Jill



samedi, février 11, 2006

LEVEEDERIDEAUX


AU THEATRE DE LA TEMPETE*
Jusqu'au 12 février 2006





UNE FAMILLE ORDINAIRE

Une pièce de Joël Pliya

Mise en Scène :
Isabelle Ronayette




avec

Denise Bonal,
Romain Bonnin,
Chantal Garrigues,
Johan Leysen,
Agnès Pontier,



LE SILENCE ASSOURDISSANT
DE LA GUERRE




Hambourg. Allemagne, années 30. C’est dans un décor intimiste, un appartement occupé par des objets familiers, simples, sans distance entre eux, que va évoluer une famille protestante comme les autres. A droite, sur un tiers de la scène, juxtaposant l’appartement, un écran déroule, en contre-point, des images de l’extérieur, l’album souvenir, l’Histoire. L’Histoire qui viendra s’introduire dans cette famille ordinaire. Ordinaire ? Pas vraiment ! Sans doute pas, puisque très vite le fils de la famille Abraham, Julius, marié à Dörra, va se trouver enrôler volontairement dans l’armée de la Wermacht, vite gagné par un esprit patriotique rigoureux.

Cette situation où brusquement tout un monde s’effondre, bascule dans l’horreur, finira par ébranler l’ apparente sérénité de cette famille, enfermée dans son vase clos, éloignée des réalités. La seule réalité palpable, c’est cette arrière fond, la guerre. Cette guerre qui va réveiller les cicatrices entre les personnages. Faire réapparaître les fissures, aiguiser leur rancœur, lever le voile de leur apparence. Non seulement. Cette guerre, c’est aussi, pour Dörra, une rupture avec une famille juive, des voisins, unique présence humaine évoquée dans la pièce, hors les murs, qui, chaque jour ou presque, accueillent sa petite Véra. Véra, la narratrice, fil conducteur de cette œuvre forte, qui retrace, à travers cette espèce de phase insouciante de l’être devant la barbarie humaine, une galerie de portraits, confinés dans leur fragilité et leur immaturité, se prend d’amitié pour la fille de cette famille juive, Sarah. Elles ne se quitteront plus jusqu’au jour où la famille de Sarah sera emmenée en déportation.

A quelques jours de la fin de la guerre, Julius ne reviendra plus. Il mouura au champs de bataille, sur le front russe.

La guerre finie, alors que ses parents sont exterminés, Sarah aura, elle, échappé à ses bourreaux. Au lendemain de la guerre, Véra retrouvera son amie d’enfance, cette fois, pour une amitié durable.

Joël Pliya joue, ici, sur les dualités, les ruptures, les contrastes. Entre réel et irréel. Silence et bruits de la guerre. Bourreaux et victimes. Entre les générations. Photographie de la contradiction des êtres qui nourrit toutes les peurs, les incertitudes et les incompréhensions. D’où peuvent éclater les conflits. En s’appuyant, pour son récit, sur la seconde guerre mondiale et par touches fines sur la Shoah, l’auteur d’ «Une famille ordinaire », d’origine béninoise, donne à ses propos sur le monde en crise, un écho plus actuel. Une plus grande résonance.

Isabelle Ronayette, qui a mis ce texte en scène, a su trouver le juste équilibre, entre un texte à caractère littéraire, des objets de décor très présents et des comédiens impliqués et appliqués.


« Une famille ordinaire », après « Nous étions assis sur le rivage du monde », à l’affiche, un mois plus tôt à la Cité Universitaire, place Joël Pliya, d’ores et déjà, comme un auteur francophone prometteur. A suivre, donc. A la trace.


Bernard Koch



*Théâtre de la Tempête
Cartoucherie
Riute du Champ de Manoeuvre
75012 Paris

Tél : 01 43 28 36 36


jeudi, février 09, 2006

PASSERELLE

Source :lacroix.fr daté du 9 février 2006



Selon un sondage à paraître dans le quotidien LA Croix demain matin :
54% de Français désapprouvent la publication des caricatures de Mahomet dans les médias.


(ndlr diasporablogj. Pourtant plus de 300 000 exemplaires de CHARLIE HEBDO reproduisant les dessins parus dans le quotidien danois ont été vendus)


LES CARICATURES DESAVOUEES


Pour 54 % des Français, les journaux ont tort de publier les caricatures du prophète de l’islam. Plus des trois quarts d’entre eux sont inquiets des violences qui en ont résulté. Enquête au sein de communautés musulmanes en France et dans le monde

«On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde », aimait à dire Pierre Desproges. Pas si sûr, semblent répondre les Français dans le sondage exclusif La Croix-CSA. Pour une majorité de Français, l’arme de l’humour doit être maniée avec précaution sur un certain nombre de terrains. Et particulièrement sur celui de la foi et des croyances religieuses.Au moment où le débat bat son plein sur l’opportunité de faire paraître les caricatures qui ont déclenché la colère de beaucoup de musulmans, les Français affichent majoritairement leur opposition. Plus de cinq sur dix estiment que la publication des caricatures était une erreur. Seules des catégories sociales supérieures se montrent d’un avis différent, plaçant la liberté d’expression comme prioritaire. De même, les sympathisants de gauche et les jeunes s’avouent plus partagés. Pour le reste, le rejet de la provocation inutile l’emporte sur le principe de la liberté d’expression. Voilà un soutien qui devrait faire plaisir à l’Élysée, au lendemain d’une nouvelle déclaration de Jacques Chirac condamnant « toutes les provocations manifestes susceptibles d’attiser dangereusement les passions ».
8 personnes sur 10 inquiètes de la violence dans certains pays
Cette crainte d’attiser les passions et de nourrir la violence semble très présente dans l’esprit des personnes interrogées. Près de huit sur dix d’entre elles (78 %) s’inquiètent de la montée des violences constatée dans certains pays. « Ce chiffre est très fort et traduit une véritable angoisse », note Jean-Daniel Lévy. Pour le directeur d’études à l’institut CSA, les Français paraissent d’autant plus inquiets qu’ils ne comprennent pas bien « cet engrenage entre la situation actuelle et la publication des caricatures voilà des mois dans un journal danois. Ils se posent aussi des questions sur la possibilité de voir cette violence rebondir en France. »Cette inquiétude des Français déteint sur leur jugement quant à la réaction du monde musulman, après la publication des caricatures controversées. Selon notre sondage, deux tiers des Français (65 %) estiment que c’est une mauvaise chose que de faire de l’humour sur l’islam – un chiffre qui varie peu à propos des autres religions. Mais seul un tiers des sondés (36 %) dit comprendre l’indignation des croyants concernés. « Les gens peuvent partager le malaise des musulmans, mais ils répondent aussi en ayant en tête les formes que prend cette protestation. Et là se mélangent aussi bien les réactions verbales que les images très fortes de violences, d’ambassades qui brûlent et d’appels au meurtre », analyse Jean-Daniel Lévy.
On ne peut pas rire de tout
Au-delà des caricatures décriées, les Français se déclarent prudents quand on leur demande si l’on peut rire de tout. Certains sujets leur paraissent franchement tabous, à commencer par celui du handicap : une personne sur sept seulement estime que faire de l’humour sur les personnes handicapées est « une bonne chose ». Dans le même registre, les Français veulent préserver les religions de la dérision. Ainsi, moins d’un sur trois pense qu’on peut rire de l’islam (28 %) ou du judaïsme (29). Se moquer du christianisme semble un peu mieux accepté : « Les Français ont davantage l’habitude de voir le catholicisme raillé. Et sans doute considèrent-ils l’islam et le judaïsme comme des minorités, méritant à ce titre davantage de protection », estime Jean-Daniel Lévy.Si la réticence à voir les religions tournées en ridicule se révèle forte, elle reste inégalement partagée. Avec un discriminant fort : la sensibilité religieuse des personnes interrogées. Catholiques pratiquants, juifs et musulmans réprouvent massivement l’humour sur la religion : la leur, mais aussi celle des autres. À l’inverse, les personnes qui se déclarent sans appartenance religieuse sont majoritairement favorables à la possibilité de dérision sur ces thèmes.Au final, moins d’un Français sur quatre (24 %) considère que l’on peut rire de n’importe quelle religion. Mais même ceux-ci mettent souvent des limites à l’humour qu’ils jugent acceptable, puisque moins d’un Français sur dix (9 %) estime finalement que l’on doit pouvoir rire de tout, du comportement sexuel comme des origines ethniques, des religions ou des personnes handicapées.


Mathieu CASTAGNET

CHRONIC
d'ALAIN SUIED


Nous republions la CHRONIC de notre collaborateur Alain SUIED, parue en octobre 2005 "LE NAZISLAMISME", au moment où le monde arabo-musulman est à feu et à sang, cinq mois après la publication dans un journal danois de dessins humoristiques, caricuturaux, mettant en scène des symbôles sacrés de l'Islam. Ce point de vue, alors encore peu audible, contraire à la pensée unique en France, passe aujourd'hui de son statut prémonitoire, quasi-visionnaire, à la réalité probante et évidente des faits. Il porte, déjà, en lui les symptômes d'un Occident inquiet, mais pas pris au dépourvu, ayant perçu, ici ou là, des signes avant-coureurs ne laissant aucune place au doute, annonciateurs de la vague foudroyante actuelle du "fascisme vert". Double retour : celui d'une part, de comportements stériles, moyen-âgeux et celui d'autre part, d'un relent accompagné de menaces violemment et puissament anti-juifs, rappelant les moments les plus sombres que l'Histoire humaine ait connu. Comme si, cette Histoire s'apprêtait à se répèter.

Bernard Koch






LE NAZISLAMISME




Le"regroupement familial" de Giscard s'est accompagné de la création des "cités-dortoirs":complaire aux Rois du Pétrole ne signifiait pas s'intéresser aux pauvres!Il s'agissait (déjà) d'obtenir que la "crise" du pétrole s'achève en acceptant que les interêts de l'Islam en France (EN et non DE) soient défendus...Sur tous les plans - notamment sur la question du Proche-Orient: la politique "pro-Arabe" du Gay (pardon du) Quai d'Orsay se réclame de ...de Gaulle,alors....Mais voilà : on a lâché ISRAEL, on a asphyxié le système social Français,on acassé l'image de la FRANCE à l'étranger...On a coupé la société en deux : les "héritiers (Bourdieu) et les miséreux...QUE LES CLASSES MOYENNES craignent de...rejoindre...Mai-68 a "validé" le système - et notamment en faisant de cette politiquele "must" aveugle et inique! Un "tueur de juifs" est dans ce discours, un "résistant"!L'irresponsabilité trône désormais et le climat de "fin de règne" n'arrange rien! Les "programmes politiques" et économiques se résument à la formule "Calife à la place du calife"! DANS CE CONTEXTE , l'Islamisme n'a qu'à patienter...A l'intérieur, l'indifférence et l'interêt personnel bien compris, à l'extérieur, les attentats et les beaux dicours...La 4ème Guerre a ses "collabos" - leur "Je suis partout" est "Le monde diplomatique"! - qui identifie "Londres" et "Bagdad" comme si leur "camp" était "ni l'un ni l'autre",comme si les Intégristes répondaient aux capitalistes...L'ISLAMISME N'EST PAS UN HUMANISME.MAIS EN FRANCE, il vaut toujours mieux "avoir tort avec Sartre que raison avec Aron"!

mercredi, février 08, 2006

PASSERELLE


Source :
AFP, via Libération.fr daté du 8 février 2002




Caricatures de Mahomet:
Condoleeza Rice accuse Damas et Téhéran d'avoir incité à la haine


La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a accusé mercredi la Syrie et l'Iran d'avoir "incité" aux violences anti-occidentales après la publication de caricatures de Mahomet, lors d'une rencontre avec la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni.mercredi 08 février 2006 - 18:48

mardi, février 07, 2006

PASSERELLE


Source : commeaucinema.com



POUR LES AMATEURS DE 7è ART





Patrick Brion, programmateur des films sur France 3 notamment du « Cinéma de minuit », nous propose de redécouvrir l'un des plus grands réalisateurs hollywoodiens des années 40-50 : Joseph Léo Mankiewicz. Le cinéaste a légué au monde entier de magnifiques films tels que Eve avec Bette Davis et Anne Baxter, Cléopâtre avec Elizabeth Taylor et Richard Burton, ou bien encore Chaînes Conjugales avec Jeanne Craine, Linda Darnell et Ann Sothern. L'ouvrage se découpe en trois parties distinctes d'environ 200 pages chacune avec une biographie, une filmographie et une analyse des films du maître. La biographie nous permet de mieux cerner le personnage ainsi que le cinéma de l'époque, un cinéma basée sur l'éphémère et la starisation, en fin de compte pas si éloignée du Hollywood d'aujourd'hui. Un homme a joué un grand rôle pour Joseph, il s'agit de son frère Herman, critique dramatique au New York Times puis haut responsable à la MGM. C'est lui qui fera débuter son jeune frère dans le cinéma. Tout d'abord scénariste pour les plus grands comme Cukor, Vidor, Lang, Mankiewicz su également s'imposer en tant que réalisateur dans les années 40 lorsqu'il arriva à la 20th Century Fox. Son rêve aboutit enfin avec son tout premier long métrage : Le Château Du Dragon avec Gene Tierney et Vincent Price, et produit par Ernst Lubitsch (To Be Or Not To Be). La biographie est également parsemée d'anecdotes et d'interviews du réalisateur avant sa mort en 1993, de ses acteurs et amis d'Hollywood. Ensuite, la partie filmographie présente les œuvres de Mankiewicz à travers des photos de tournage parfois inédites et des photos des avants-premières. Enfin, l'ouvrage se termine par l'analyse des films par Patrick Brion. Une bonne idée après avoir vu le long métrage dont il est question dans l'analyse. Les cinéphiles apprécieront grandement Joseph L. Mankiewicz par ses illustrations et ses analyses très précises. Un très bel ouvrage sur un grand cinéaste hollywoodien, un peu oublié de nos jours mais à qui Patrick Brion rend un bel hommage.

Aurélia Mounier


Joseph L. Mankiewicz
de Patrick Brion
- Ed. La Martinière Beaux Livres
- 622 pages
- Prix : 49€



PASSERELLE


Source :





Polémique autour
des caricatures de Mohammed



Source





daté du 7 février 2006



Le Vatican défend la liberté religieuse



Dans l'affaire des caricatures du prophète Mohammed, le Saint-Siège veut donner des signes d'encouragement aux musulmans modérés
«Ce matin encore, j’ai transmis à un responsable musulman le texte du pape condamnant les caricatures.» Mgr Michael Fitzgerald veut croire qu’il est encore possible de calmer les esprits, malgré la tournure violente que prennent aujourd’hui les réactions dans le monde : «Il existe des voix modérées dans l’islam, et elles ont besoin du soutien du Vatican», confie le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Calmer les esprits, mais ne justifier aucune violence. La marge de manœuvre du Saint-Siège est étroite, et le piège évident : cautionner de fait une sorte d’alliance des religions contre la liberté d’expression.«Certains, dans le monde musulman, faisaient pression depuis plusieurs jours pour obtenir une condamnation des caricatures par le pape», observe un diplomate romain. De fait, note de son côté le P. Jean Mouhama, responsable des programmes en arabe à Radio-Vatican, «les associations islamistes réclamaient une prise de parole du pape». Attendue, celle-ci est arrivée samedi, sous la forme d’un communiqué de la Salle de presse. À cela s’est ajouté mardi 7 février, à la «une» de L’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican, un long article de réflexion intitulé «Progrès de la liberté, ou recul de la civilisation ?».La position du Vatican se veut équilibrée. Les ambassades occidentales ont apprécié qu’elle ne se contente pas de condamner la dérision visant la religion. Certes, cette dérision peut constituer dans certains cas, dit le Saint-Siège «une inadmissible provocation» : le terme est souligné sur le communiqué, ce qui est assez inhabituel. Cependant, la même déclaration rappelle que les actions violentes de protestation sont «déplorables», qu’il faut agir dans le cadre des lois des pays. Surtout, ce qui est important côté européen, elle souligne que «les offenses d’une personne ou d’un organe de presse ne peuvent être imputables à toutes les institutions publiques de ce pays».
"L’Église catholique défend la liberté religieuse des musulmans"Le ton se durcit avec l’article de L’Osservatore Romano du mardi 7 février, plus sévère contre une certaine utilisation de la liberté d’expression. Le texte souligne que les deux droits – liberté d’expression et liberté d’exercer sa religion – sont l’un et l’autre «fondamentaux». Mais, poursuit-il, on ne peut ridiculiser et se moquer de la religion sans en même temps outrager la liberté. Pour le journal du Vatican, la satire « privée de toute finalité critique ou éducative devient pur acharnement ». L’article fait d’ailleurs remarquer que l’islam n’est pas seul en cause, citant des exemples de satires anticatholiques en Espagne.Quelle est la force de cette prise de position ? Variable selon les pays, reconnaît-on à Rome : tout dépend des réseaux tissés par le nonce, de l’état de l’opinion. Cette intervention pour le respect de la religion est aussi à destination des musulmans, rappelle justement le P. Justo Balda Lacunza, président du Pisai (Institut pontifical d’études arabes et islamiques) : «L’Église catholique défend la liberté religieuse des musulmans. Elle explique qu’il faut tenir compte des symboles et textes qui ont une sacralité. Mais elle demande aussi que le droit des chrétiens à exercer leur religion soit respecté en monde musulman, là où ils sont minoritaires…»Sur le long terme, estime enfin Mgr Fitzgerald, «l’Église entend continuer à encourager le dialogue entre religions, plus que jamais indispensable». Dialogue aussi avec les non-croyants, note le président du Conseil pour le dialogue interreligieux, qui observe avec « tristesse » que « certains médias s’entêtent à reproduire ces caricatures alors que des vies sont en danger : l’intolérance existe des deux côtés».

Isabelle De GAULMYN, à Rome


PASSERELLE


Source : RTL.fr daté de ce jour


Luc Ferry,
Ancien Ministre de l'Education Nationale
au micro de J. M. Apathie, ce matin :


"ISLAMISME = NAZISME"



Une autre crise, devant nos yeux : elle est nettement plus importante, celle-là. Ce sont ces foules musulmanes qui défilent, un peu partout dans le monde musulman, pour protester contre les caricatures. Comment regardez-vous cette crise, Luc Ferry ?

Je trouve cela terrifiant. C'est-à-dire qu'on a maintenant des leaders politiques de premier plan, dans le monde musulman, qui affichent carrément, comme objectif, la destruction d'Israël. On a des foules qui font l'amalgame entre un journal, un gouvernement : "A mort le Danemark !", on entendait, hier. Enfin, toute la population de l'occident est coupable.
On a, au fond, quelque chose d'effrayant qui est, quasiment, l'équivalent de la montée du nazisme, peut-être même en pire, parce que plus nombreux, et avec des objectifs à peu près comparables. Avec une haine qui s'affiche à tout bout de champ. Et nous sommes là, à discuter des limites de la liberté d'expression. Et nous sommes là, notamment à droite, entre une arrogance qui essaie de mettre en place un discours positif dans l'école sur la décolonisation, ce qui est complètement idiot, et la culpabilité : ce qui est encore plus bête, d'un jour de repentance sur l'esclavage. Je trouve cela d'une absurdité totale. Et je pense que face à cet équivalent - encore une fois, dans les années 30 - de ce que fut la montée du nazisme, notre repentance, notre culpabilité, "le sanglot de l'homme blanc", comme disait Bruckner, pour moi, c'est l'horreur. C'est-à-dire, c'est, à la fois, la mollesse et la bêtise.



Les choses sont dites !


Ah oui ! J'espère !


Les mots étaient forts, ce matin ! Et vous étiez l'invité de RTL, Luc Ferry. Bonne journée.

lundi, février 06, 2006

PASSERELLE


Source : libération.fr daté du 6 février 2006


POLIMIQUE AUTOUR
DE LA CARICATURE de MAHOMET



DES ETATS ARABES
SOUFFLENT SUR LES BRAISES


Réagissant avec surenchère, ils espèrent tirer profit de la montée du sentiment anti-occidental.


par Christophe BOLTANSKI




Dans une Syrie placée depuis plus de quarante ans sous état d'urgence, muselée par ses multiples services de sécurité et le parti Baas, les défilés de rue sont rares et presque toujours solidement encadrés. Pourtant, samedi à Damas, des milliers de manifestants ont pu bousculer de très maigres cordons de police, saccager la représentation du Chili puis incendier tour à tour les ambassades du Danemark et de Norvège, deux pays qui ont les premiers publié les caricatures jugées sacrilèges du prophète Mahomet. Accès de colère spontané ou suscité ?


Circonstances aggravantes dans une ville quadrillée par des polices de toutes sortes, un kilomètre sépare les deux chancelleries prises pour cibles. Les manifestants n'étaient pas des opposants au régime et brandissaient des portraits du président Bachar al-Assad. Les Etats-Unis, comme les Européens, ne sont pas dupes. Ils accusent le régime syrien, sinon d'avoir provoqué les violences, du moins de n'avoir rien fait pour les empêcher. Un journal émirien, Al-Ittihad, fait la même analyse dans son édition d'hier : «Une manifestation de colère ne doit pas conduire à une exploitation politique qui pousse les gens à commettre des actes stupides attisant la tension, écrit son éditorialiste. Il est inacceptable que certains régimes cherchent à exploiter les sentiments [de la foule] pour réaliser des gains politiques.»

Courroux. Isolé sur la scène internationale depuis l'assassinat il y a un an de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, sommé de livrer ses meurtriers sous peine de sanctions onusiennes, le président syrien peut être tenté de tirer profit d'une affaire qui enflamme le monde arabo-musulman. En laissant ses concitoyens exprimer leur courroux, il conforte son assise, témoigne discrètement de sa capacité de nuisance et donne un avant-goût du chaos qui régnerait dans son pays si son régime était renversé.
Au-delà de l'émoi populaire, les dessins satiriques du quotidien danois Jyllands-Posten ont donné lieu à une exploitation politique évidente. Les Etats arabes, même laïcs ou déclarés tels, ont été prompts à dénoncer le «blasphème», parfois avant leurs propres opinions publiques. Ce sont souvent les plus exposés d'entre eux à la contestation islamiste qui ont répondu avec le plus de vigueur. En brandissant l'étendard vert de l'islam, ils espèrent désamorcer les critiques, contenir la contestation, voire capitaliser sur la montée du sentiment antioccidental.
Boycott. Secouée ces dernières années par de nombreux attentats attribués à Al-Qaeda, l'Arabie Saoudite a été la première à rappeler «en consultation», le 26 janvier, son ambassadeur à Copenhague et à décréter un boycott des produits danois. Une façon de rappeler son rôle de gardienne des Lieux saints et surtout d'un islam très rigoriste. Au sein des instances panarabiques ou panislamiques, la monarchie wahhabite se distingue également par la fermeté de ses positions. Ainsi, lors d'une réunion des ministres arabes de l'Intérieur, mardi, le prince saoudien, Naef Abdel Aziz, a demandé à ses collègues de rappeler à leur tour leurs ambassadeurs en poste à Copenhague.
Le Premier ministre danois croyait pourtant avoir mis fin à la crise, début janvier. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, avait promis de distribuer auprès de chacun de ses Etats membres une lettre signée de sa main condamnant «toute action ou propos qui essaie de diaboliser certains groupes en raison de leur religion ou appartenance ethnique». Mais la polémique a repris de plus belle après la tournée au Moyen-Orient de plusieurs délégations d'imams danois munis des douze caricatures du Jyllands-Posten, mais aussi, apparemment, de faux dessins encore plus insultants pour les musulmans.
Plusieurs régimes de la région ont alors décidé de prendre les devants. Ils réagissent avec d'autant plus de force qu'ils subissent une double surenchère. A l'intérieur, ils ne peuvent laisser le thème de la défense de religion à un adversaire islamiste plus que jamais menaçant. Au cours des derniers mois, les Frères musulmans ont partout gagné du terrain. En Egypte, ils ont obtenu 88 sièges à l'Assemblée du peuple et se sont imposés comme le premier parti d'opposition lors des élections cet automne. En Palestine, leurs cousins du Hamas ont battu le vieux mouvement nationaliste, le Fatah, et remporté haut la main les législatives. En Syrie, où l'appartenance à la confrérie est toujours punissable de mort, ils sont parvenus pour la première fois à signer un texte commun avec l'opposition laïque et démocratique.

A l'extérieur, ces mêmes dirigeants sont confrontés, comme dans les années 80, aux outrances de la république islamique d'Iran. Avec ses appels à la destruction d'Israël et au renversement des régimes «apostats», le nouveau président, Mahmoud Ahmadinejad, a renoué avec une rhétorique révolutionnaire et panislamique que ses prédécesseurs avaient progressivement abandonnée.
Attaques. L'exemple le plus parfait de surenchère a été donné dans les territoires palestiniens encore ébranlés par le résultat des législatives. Contre toute attente, les attaques les plus dures contre le Danemark, la Norvège ou même la France ne sont pas venues des islamistes mais de groupes armés proches du Fatah. En prenant la tête de la contestation, ces nationalistes font coup double : ils mènent un combat qu'ils savent populaire et embarrassent le Hamas qui tente de convaincre l'Union européenne de poursuivre son aide économique à l'Autorité palestinienne, malgré l'alternance.

CHAMPS
SAVANTS


LA PROBLEMATIQUE
DE LA JUDEITE DES PEULS


(3è partie)




Salomon et la reine de Saba dans la mythologie pulaar


Dans les mythes peuls un double rattachement de ce peuple à Salomon est perceptible. D’abord par Bouytôring, le fils du premier homme Kîkala : il réussit la prouesse de dérober du fer aux mines qui appartenaient aux génies de Salomon. Il apparaît donc comme son alter ego: Salomon réussit à soumettre les génies par le pouvoir et la magie procurés par son sceau, Bouytôring réussit lui par la ruse et le courage.
Ensuite par Bilqis, la reine de Saba et l’une des épouses de Salomon: les Peuls la considèrent comme leur tante. Cette affiliation s’avère des plus utiles : Salomon est totalement au service des Peuls: non seulement il fait construire Heli et Yoyo, leurs cités originelles par ses génies, mais en plus, il apparaît comme celui-là même qui initia les Silatiguis à la connaissance des plantes, des animaux et des hommes.
- Le mythe du retour : les Peuls croient qu’un jour ils retourneront à leur patrie originelle. Le parralélisme avec l’aliya est saisissant.



Sacralisation du feu



Chez les Juifs le premier feu, l’altar, est d’origine divine. Il a été descendu du Paradis. Il est resté allumé de Moïse jusqu’à son transfert au Temple de Salomon. Il a continué à brûler jusqu’au règne de Manasseh. Le feu du second Temple est d’origine humaine. A travers le candélabre il est symboliquement transféré du Temple au sein de chaque foyer juif.
Chez les Peuls : dans Laaytere koodal il est fait allusion à un feu qui est toujours allumé. Il s’agit du feu sacré de la maison. Il ne doit jamais s’éteindre. Cela correspondrait à l’extinction de la famille. Ce feu ne relève pas seulement du mythe : on retrouve des cas pratiques dans la vie au quotidien.



Le bouc émissaire et cas similaires



Chez les Juifs le rite du bouc émissaire tourne autour du sacrifice d’un bélier comme holocauste, d’un taureau pour l’expiation des péchés d’Aaron et de sa famille et de deux boucs. Les boucs sont tirés au sort : un sort à Jéhovah et un sort à Azazel. Le premier bouc est sacrifié à Yahvé en offrande pour les péchés d’Israël. Le Pentateuque précise qu’Aaron qui est ici le prêtre officiant prend avec ses doigts du sang du taureau et du sang du bouc pour faire expiation des péchés de tous et de chacun. Mais cela ne suffit guère à l’expiation totale du peuple d’Israël. C’est pourquoi, en guise de complément, tous les péchés d’Israël sont confessés sur le deuxième bouc qui est alors abandonné dans le désert, à Azazel. Le rite du bouc émissaire est à rapprocher du rite d’expiation de la lèpre où on substitue deux oiseaux aux deux boucs. Ces pratiques ne sont pas propres aux Juifs. Elles étaient courantes dans l’Orient antique. A Babylone, durant les festivités du nouvel an (Akîtu) un bouc était immolé en substitution d’une âme humaine (pûh) et en l’honneur d’Ereshkigal, Dieu des Abysses. Il est probable qu’au début les Babyloniens procédaient à des sacrifices humains. Chez les Hittites, en cas de disette, un bouc était abandonné chez l’ennemi afin d’y transférer ce malheur. Il était apprêté : sur sa tête était déposée une couronne sculptée dans un bois coloré et comparable au fil en bois cramoisi que portait le bouc à l’époque du second Temple.
Chez les Peuls, on connaît la pratique de « l’attache bouche du village » : un bouc est choisi exprès pour servir de paravent à tous les malheurs qui doivent tomber sur le village. De cette pratique se rapproche celle du « xaru sarax » (litt. mouton de sacrifice en Wolof). Ce bélier blanc sensé protéger son ou ses maîtres porte quelquefois autour du cou une étoffe rouge qui n’est pas sans rappeler la couronne hittite et le bois coloré du Second Temple abordés ci-dessus. Il arrive aussi que le maître du bélier blanc, pour parfaire cette protection, porte exprès une chevalière avec le sceau se Salomon. Rappelons que Kobbu le fidèle bélier de Bouytôring dans Njeddo Dewal finira sacrifié. Ce sacrifice est-il une réminiscence du sacrifice d’Abraham ? Toujours est-il qu’à la Tabaski ou Aid al-Kabîr qui est la fête qui commémore ce sacrifice on n’hésite guère, un peu partout au Soudan, à enduire son index du sang du bélier et à le marquer de son front. On pense à Aaron officiant. Il semblerait aussi qu’en certains endroits un Peul était sacrifié aux Dieux Ma, Wa et Sa du panthéon pulaar. La raison est que le Peul est considéré comme le confluent humain du blanc et du noir. Enfin la pratique du korte qui consiste à jeter un mauvais sort sur quelqu’un se fait ordinairement par le support d’oiseaux, exactement comme avec le rite d’exorcisme de la lèpre.
- L’anthroponymie pulaar fait penser à une inspiration biblique : Hammadi (le protégé du Dieu Ham), Samba (le protégé du Dieu Sam ou Sem), Pathé (le protégé du Dieu Path [Phut ?]), …
- Le nombre de lignages peuls : il semble qu’au départ, ils étaient au nombre de douze et que c’est par la suivante qu’ils seraient passés à quatre sous l’instigation de Soundjata. On pense aux douze tribus d’Israël ou aux douze « clans » initiaux du Mande.

Cette liste est loin d’être exhaustive : d’autres occurrences permettent d’approfondir la comparaison : croyance en des jours fastes et néfastes, modulation des principaux évènements de la vie (voyage, mariage, funérailles, …) en fonction de ces jours, pratique du lévirat, pratique du soeurorat, pratique de la circoncision, interdits alimentaires, intégration de Mathusalem dans la culture wolof comme élément de définition des temps immémoriaux, …
- Lexique Pulaar – Hébreu : De nombreux termes pulaar présentent des similitudes frappantes avec des termes hébraïques, aussi bien du point de vue du signifiant que du point de vue du signifié.

IDRISSA BA


dimanche, février 05, 2006

PASSERELLE

TRADUCTION


Source : HAARETZ daté du 05 01 06


La polémique sur les caricatures représentant les symbôles de l'Islam n'en finit pas de s'envenimer et de créer, certains n'hésitent pas, d'ailleurs, cette fois à prononcer le terme, ce fameux choc des civilisations, qu'on aurait aimer ne pas voir apparaître. Les adeptes de la forme néfaste de l'Islam ne seraient-ils pas sur le point, pour dissimuler l'échec des régimes arabo-musulmans, étranglés qu'ils sont dans leur despotisme, dont la plupart ont mal digéré leur post-colonialisme, de nous préparer une sorte de Sainte Barthélémy islamique où seule la religion de Mahomet s'imposerait au-dessus de toutes les autres? Dans cette affaire déplorable par les manifestations de violence et de haine qu'elle engendre, il est regrettable que pas une voix musulmane qui serait portée par le visage de la sagesse d'orient qui nous a été tant conté dans notre enfance, ne s'élève pour que l'Islam cesse enfin d'être cet épouvantail aux yeux du monde, ce qui finit par nuir inexorablement à son image et rend sa compréhension confuse. Bien plus qu'une simple caricature.
Il manque à cette foi pour qu'elle se réalise, un Martin Luther King, un Gandhi, un Elie Wiesel, un Jean-Paul II.

Islam signifie "paix". Cette paix à laquelle, pourtant, certains musulmans aspirent et qui reste encore à advenir.

Bernard Koch




Nous rerprenons, grâce à la traduction en français d'une de nos amies, une information parue dans l'édition de ce jour du quotidien israélien "HAARETZ".

En réponse aux caricatures du quotidien,
un site musulman publie
des dessins anti-juifs, négationniste.


Dans son édition Internet du 5 février Haaretz annonce qu'un site Belgo-Hollandais, Arab European League a posté sur son site des caricatures anti-juives en réponse aux caricatures de Mahomet qui ont offensé nombre de musukmans.


Le Site précisait que, comme l'ont fait des journaux européens, en reproduisant ces dessins il ne s'agissait que d'exercer pour lui son droit à la liberté d'expression.
[ Note : il se voulait sans doute être ironique...]

Dyab Abou Jahjah, fondateur de cette Ligue a expliqué cette action à la télévision danoise en disant "L'Europe a également ses vaches sacrées, même si elles ne sont pas religieuses."

L'AEL se considère comme non violente, mais s'oppose à l'intégration de musulmans avec des non musulmans. Il y a chez elle un débat interne quant à la participation aux élections.

A ce propos des musulmans danois modérés avec, à leur tête, Naser Khader, parlementaire danois du Parti Social Libéral, ont fait paraître un communiqué dans lequel ils déclarent que les musulmans qui ne se plaisent pas au Danemark ne sont pas forcés à y rester et devraient aller s'installer dans des pays dont les coutumes sont proches des leurs. http://www.brusselsjournal.com/node/758

PASSERELLE

TRADUCTION


Source : HAARETZ daté du 05 01 06


La polémique sur les caricatures représentant les symbôles de l'Islam n'en finit pas de s'envenimer et de créer, certains n'hésitent pas, d'ailleurs, cette fois à prononcer le terme, ce fameux choc des civilisations, qu'on aurait aimer ne pas voir apparaître. Les adeptes de la forme néfaste de l'Islam ne seraient-ils pas sur le point, pour dissimuler l'échec des régimes arabo-musulmans, étranglés qu'ils sont dans leur despotisme, dont la plupart ont mal digéré leur post-colonialisme, de nous préparer une sorte de Sainte Barthélémy islamique où seule la religion de Mahomet s'imposerait au-dessus de toutes les autres? Dans cette affaire déplorable par les manifestations de violence et de haine qu'elle engendre, il est regrettable que pas une voix musulmane qui serait portée par le visage de la sagesse d'orient qui nous a été tant conté dans notre enfance, ne s'élève pour que l'Islam cesse enfin d'être cet épouvantail qui nuit de façon inexorable à son image et rend sa compréhension confuse. Bien plus qu'une simple caricature. Il manque visiblement à cette foi pour qu'elle se réalise, un Martin Luther King, un Gandhi, un Elie Wiesel, un Jean-Paul II .

Islam signifie "paix". Cette paix à laquelle, pourtant, certains musulmans aspirent et qui a bien du mal à advenir


Bernard Koch


Nous rerprenons, grâce à la traduction en français d'une de nos amis, une information parue dans le quotidien israélien "HAARETZ".



En réponse aux caricatures du quotidien,
un site musulman publie
des dessins anti-juifs, négationniste.


Dans son édition Internet du 5 février Haaretz annonce qu'un site Belgo-Hollandais, Arab European League a posté sur son site des caricatures anti-juives en réponse aux caricatures de Mahomet qui ont offensé nombre de musukmans.


Le Site précisait que, comme l'ont fait des journaux européens, en reproduisant ces dessins il ne s'agissait que d'exercer pour lui son droit à la liberté d'expression.
[ Note : il se voulait sans doute être ironique...]

Dyab Abou Jahjah, fondateur de cette Ligue a expliqué cette action à la télévision danoise en disant "L'Europe a également ses vaches sacrées, même si elles ne sont pas religieuses."

L'AEL se considère comme non violente, mais s'oppose à l'intégration de musulmans avec des non musulmans. Il y a chez elle un débat interne quant à la participation aux élections.

A ce propos des musulmans danois modérés avec, à leur tête, Naser Khader, parlementaire danois du Parti Social Libéral, ont fait paraître un communiqué dans lequel ils déclarent que les musulmans qui ne se plaisent pas au Danemark ne sont pas forcés à y rester et devraient aller s'installer dans des pays dont les coutumes sont proches des leurs. http://www.brusselsjournal.com/node/758

MILLEFEUILLES


L'AVIS DE DIASPORABLOGJ.
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ALAIN SUIED A LU :


"PORTEES DU MOT "JUIF""
de Alain Badiou

Editions Lignes



LA CONFUSION ET LA HAINE


Le "nom du père" est une notion suffisamment connus aujourd'hui pour ne pas souligner son aspect "narcissique" et significatif. Philosophe des cénacles "parisiens", Alain Badiou illustre (plus directement encore que dans ses ouvrages précédents) cette déroute "les non-dupes errent" (Lacan).
Après un ouvrage consacré à Paul (comme l'autre Badiou a évoqué -dans l'ambiguité de saison- Paul Celan...) et diverses thèses plus ou moins dérivée d'une lecture orientée de Deleuze, Badiou nous produit une théorie alambiquée mais chargée de confusion et de haine : en somme, dans l'air du temps.
"Portées du mot "juif" entend nous dire que le vocable "juif" ayant été utilisé par la Barbarie nazie, il est un mot nazi...Curieuse élision de l'antijudaïsme ancien et du délire anti-sémite du 19è s.
Portées? Etrange musique -on croit entendre "déportés"...
En somme le "juif" (fantasmé) serait DEFINI PAR SON ASSASSIN...
Donc, n'employons plus ce mot -d'autant, nous explique l'auteur que les "juifs" sont aujourd'hui...les "Palestiniens" (tout aussi fantasmés!).
On devine la "suite" : les "nazis" sont... les Israéliens. Et voilà pourquoi votre fille est muette!
Théopriser l'IDEOLOGIE DOMMINANTE n'est plus laissé à Faurisson, à Gollnish ou Laguiller : on peut -en France aujourd'hui-tenir de tels propos et ne pas susciter l'émoi, ni l'interrogation...
NIER LE JUIF n'est plus une honte stigmatisée par le "plus jamais ça" des pseudo-humanistes?
Le juif?...se vengerait-il?

Mais il est vrai qu'à Paris, personne ne lit "personne". Le "Nouvel Obs" affiche Finkielkraut en le stigmatisant du terme "nouveau-réac" mais ne dit mot du "livre" néo-nazi d'un "penseur" dévoyé.
Néo-nazi? J'ai dû faire une erreur.

On ne soupçonne pas la prtée des mots.
Surtout, quand ils avouent votre impensé antisémite.
Narcisse n'a pas encore oublié son image. Mais sa pensée est morte depuis longtemps. Le "nom" du père va le hanter longtemps...


Alain SUIED




ARTS J SHOW

MUSIC


A NE PAS MANQUER
CET APRES-MIDI




A LA CITE DE LA MUSIQUE*
à 15H

VIRGA ,
chants du Moyen Age

Yaël Taï
Meirav Ben-David (Jérusalem)


Deux jeunes chanteuses interprètent et révèlent avec virtuosité la richesse musicale du Moyen Âge : musique religieuse et profane, poèmes d’amour, chants célestes, chansons traditionnelles populaires… Chaque chant est l'occasion d'une surprenante métamorphose des costumes et des personnages issus d'une imagerie médiévale : saintes, sorcières, paysannes, chevaliers, animaux étranges… La beauté des langues chantées (latin, français, italien, sicilien, hébreu et suédois) contribue au mystère de l'art vocal. L'univers visuel fascinant de ce spectacle, sa scénographie dépouillée, servent la beauté de ce répertoire ancien.


A partir de 6 ans.
Durée : 55 minutes
Plein tarif : 8 €
Renseignements - Réservations : 01 44 84 44 84


*Cité de la Musique
221, Avenue Jean Jaurès
75019 Paris

jeudi, février 02, 2006

MILLEFEUILLES


LE COUP DE COEUR


DE DIASPORABLOGJ.



DESSINS D'ENFANTS, DESTINS D'ADULTE, paru aux Editions du Cygne, est l'association d'un journaliste, Michel Zerbib, et d'une psy, Roselyne Davido, qui, chaque semaine, pendant plusieurs années, sur la pionnière des radios juives, Radio J, mirent sur le grill, des dizaines de personnalités, proches ou éloignées de la communauté juive, à partir du souvenir qui leur restaient de leur premier dessin d'enfant. Une galerie de croqus d'où se dégagent profils, traits de caractère et destins. Un sentier qui nous mène du passé au présent et vous renvoie votre mémoire.

Daniel Mesguich, Jean-Claude Grumberg, Joseph Joffo, Yvan Levaï, Nadine de Rotschild, et quelques autres, se sont prêtés, généreusement, à cette séance de "divan". On y découvrira des anecdotes inédites, des morceaux intimes, des séquences inavouées.

Diasporablogj. vous dévoilera, la semaine prochaine, les bonnes feuilles de cet ouvrage original et plein de saveurs.

WWW.EDITIONSDUCYGNE.COM

mercredi, février 01, 2006

PASSERELLE








01-02-2006




LES RELIGIONS FACE A LA DERISION



Les caricatures du prophète Mohammed publiées dans un quotidien danois suscite une polémique d'ampleur internationale. "La Croix" analyse les relations toujours mouvementées entre le sacré et la caricature
Manifestation à Sanaa de femmes yéménites appelant au boycott des produits danois, le 1er février (photo Fazaa/AFP). Publiées le 30 septembre dernier par le quotidien danois Jyllands-Posten, reprises le 10 janvier par le magazine norvégien Magazinet et depuis par plusieurs journaux européens, douze caricatures du prophète Mohammed – dont l’une le montre la tête surmontée d’un turban en forme de bombe – provoquent, depuis quelques jours, de vives réactions dans l’ensemble des pays musulmans. Des demandes de sanctions contre le journal ont été adressées au Danemark par des gouvernements arabes tandis que des appels au boycottage des produits danois ont été lancés dans plusieurs pays arabes. Et si des responsables musulmans s’indignent de l’amalgame que ces dessins créent entre l’islam qu’ils vivent et le terrorisme qu’ils combattent, cette violente polémique souligne à quel point l’interdit de l’image et de toute représentation du prophète reste vivace dans le monde musulman. Symptomatique du fossé entre l’islam et la modernité occidentale, elle pose aussi la question des difficiles relations entre humour et sacré.


Les chrétiens espèrent le respect

Peut-on se moquer de Dieu, du Christ, de ce qui est au cœur de la foi des croyants ? Pas de positions unique et définitive chez les chrétiens. Pour le P. Michel Evdokimov, prêtre orthodoxe, Dieu ne peut pas être sujet de dérision et objet de caricature. Mais « l’homme est l’homme », confie-t-il, sensiblement affecté par tous ceux qui déforment les représentations de Dieu. «Au lieu d’élever l’homme vers Dieu, ils abaissent Dieu vers l’homme. On peut être joyeux avec Dieu, mais on ne peut pas se moquer de lui. Des martyrs sont morts pour défendre leur image de Dieu. On ne peut pas piétiner le sang des martyrs. Lorsque quelqu’un se moquait du Christ, Dostoïevski devenait blême et quittait immédiatement la salle où il était. Notre époque a perdu le sens du sacré.»Jésuite, rédacteur en chef du mensuel Études, le P. Pierre de Charentenay s’offusque aussi des agressions qui touchent le cœur de la foi. « D’accord, précise-t-il, pour l’humour, la caricature et même la dérision lorsqu’il s’agit du clergé, des institutions ecclésiales ou des comportements des croyants, mais toute liberté doit se donner ses propres limites. On ne peut pas traiter n’importe comment ce qui constitue le fondement de la foi de millions de croyants. Pendant longtemps, l’Église catholique a laissé faire. En 1996, elle a créé une association “Croyances et libertés” pour mettre un frein à toutes ces manifestations agressives. C’est normal et légitime. »« La caricature n’est pas forcément hostile, fait remarquer Régine du Charlat, religieuse auxiliatrice, théologienne, directrice honoraire de l’Institut des arts sacrés. C’est aux artistes de prendre leurs responsabilités. Mais aucune religion ne peut prétendre imposer sa foi à ceux qui ne la partagent pas. Ni les chrétiens ni les musulmans ne sont propriétaires d’une image ou d’une représentation de Dieu. Comme chrétiens, nous sommes exposés à des contresens sur le Christ, faut-il s’en offusquer ? »Jean-Luc Mouton, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire protestant Réforme va plus loin : « Le Christ ne nous appartient pas. Nous ne sommes pas propriétaires de son image. Les représentations caricaturales peuvent nous blesser parce qu’elles nous touchent au plus profond, tant pis ! Les croyants qui aiment le Christ n’ont pas à s’inquiéter de ceux qui le méprisent. Nous sommes invités à être ses témoins, pas ses défenseurs. »


L’islam aime l’humour mais pose des limites

« Allégez les cœurs instant après instant, car quand les cœurs sont las, ils s’aveuglent. » Rejetant les plaisanteries et les expressions grivoises, le prophète Mohammed ne condamnait pas le rire. « Sous la dynastie ommeyyade (…), un esprit caustique, parfois frondeur et enjoué, s’est épanoui », souligne Jean-Jacques Schmidt, anthropologue, dans son anthologie Le Livre de l’humour arabe (collection Sindbad, chez Actes Sud). Humour qui revêtira au cours de la période abbasside, à partir de 750, « une forme littéraire à travers des jeux de mots, des énigmes, des traits d’esprit, des anecdotes savoureuses sur des grammairiens, des hommes de droit et de la religion », poursuit encore l’anthropologue. Le prophète, en revanche, non représentable, n’est pas caricaturable.La publication des caricatures de Mohammed par France Soir est donc «une vraie provocation», a lancé, jeudi 1er février au matin, Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman (CFCM). «C’est odieux, nous désapprouvons totalement cela, c’est une vraie provocation vis-à-vis des millions de musulmans en France», a-t-il déclaré avant de recevoir l’ambassadeur du Danemark en France qui lui en a fait la demande. La Fédération nationale des musulmans de France (FNMF) et l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), quant à elles, ont annoncé qu’elles étudiaient le lancement d’une procédure judiciaire. « Critiquer le prophète est une chose et les musulmans y répondent mais l’islam a un principe, ne pas se moquer du prophète… », explique à La Croix Laj Thami Breze, président de l’UOIF. « Dans ce cas précis, ajoute-t-il, on n’est plus dans la critique, ni même dans l’humour, mais c’est de l’insulte. C’est comme s’il n’y avait plus rien à proposer aux gens que la moquerie des choses sacrées… Trop c’est trop ! »Au-delà, Ghaleb Bencheikh, président de la Conférence mondiale des religions pour la paix, a appelé au « respect fondamental de ce qui fonde les croyances des uns et des autres, quels qu’ils soient », lançant « une supplique au sens des responsabilités car des sermonnaires doctrinaires existent pour sauter sur ce genre de comportements et aggraver la situation ». Crainte partagée par Laj Thami Breze : « Ces caricatures peuvent pousser certains musulmans à la radicalisation. »



Le judaïsme pratique l’autodérision

« Non, vraiment, je ne vois pas ! » Le rabbin parisien Haïm Korsia est bien en peine de trouver un exemple, dans un passé récent, de protestation provoquée par une caricature à propos de l’une ou l’autre figure du judaïsme. Que Moïse, ou le roi David, ou encore Maïmonide soit ridiculisé, cela ne prête pas à conséquence. « Dans le judaïsme, on a l’habitude de l’autodérision », souligne Haïm Korsia qui n’est jamais en panne d’histoires de rabbins. Selon lui, l’ironie face au sacré n’a ni plus moins les mêmes limites que face à la vie : « On sait que ce n’est pas bien de se moquer des handicapés mais on le fait tous. » Et de citer le film Roberto Benigni La Vie est belle, mettant en scène un père et son fils dans un camp de concentration… « On peut rire de beaucoup de choses, insiste Haïm Korsia, et si l’on se sent blessé par une moquerie il faut se demander pourquoi. »Dans le judaïsme primitif, rappelle le philosophe Armand Abécassis, il existait un « interdit absolu de représenter Dieu ». Interdit qui s’est ensuite étendu aux représentations de l’être humain, comme le prescrit la Torah : « Tu ne feras pas d’idole, ni rien qui ait la forme de ce qui se trouve au ciel là-haut, sur terre ici-bas ou dans les eaux sous la terre » (Ex 20,4). Par crainte de l’idolâtrie, le judaïsme a même interdit, jusqu’au Moyen Âge, tout art pictural, sacré ou profane. Encore aujourd’hui, dans les synagogues, il est rare de voir représentés des êtres humains même si certains artistes juifs, tels Chagall, se sont autorisés à le faire : « parce que l’homme est à l’image du Dieu unique dont on ne peut voir la face » (Ex 33, 20).Ceci n’a jamais empêché, insiste à son tour Armand Abécassis, les moqueries et les caricatures « dès lors qu’elles ne manquent pas de respect » aux personnes. D’ailleurs, chaque année pour la fête de Pourim, il est permis – « et même recommandé ! » – de boire du vin jusqu’à perdre la tête pour mieux se moquer de toutes les figures d’autorité. « Dans les écoles rabbiniques, les élèves singent leurs enseignants ; dans les familles les enfants se moquent de leurs parents. Et en Israël, c’est dans la rue qu’on se moque des hommes politiques… »

Bernard JOUANNO, Pierre SCHMIDT et Claire LESEGRETAIN

APARIS


PARIS HONERERA
LA MEMOIRE DE SIMON WISENTHAL



Un lieu à Paris au nom de Simon Wiesenthal



Un lieu parisien à caractère éducatif devrait porter le nom de Simon Wiesenthal. C’est à l’initiative de Pierre Schapira, adjoint au Maire de Paris chargé des relations internationales et de la Francophonie, que le Conseil de Paris des 30 et 31 janvier a voté cette proposition.

Né en 1908 dans l’actuelle Ukraine, architecte, Simon Wisenthal a été détenu dans plusieurs camps. Le 5 mai 1945, il est sorti du camp de Mauthausen, libéré par l’armée américaine.

Dès que sa santé le lui a permis, il s’est mis au service de la section crimes de guerre de l’armée américaine, rassemblant des preuves contre les atrocités commises par les nazis. Il a fondé alors le Centre de Documentation Juif à Vienne, deux ans après la fin de la guerre, afin de réunir les éléments nécessaires aux procès.

Sa détermination et son travail ont conduit notamment à l’arrestation d’Adolf Eichmann, chef du département des affaires juives de la gestapo et grand ordonnateur de la solution finale, de Karl Silberbauer, officier nazi responsable de l’arrestation d’Anne Frank, et de quelques 1100 autres criminels, arrêtés puis jugés.

Sa vie durant, il a lutté pour que l’holocauste reste une leçon pour l’humanité. « Quand l’histoire reviendra sur cela, je veux que les gens sachent que les nazis n’ont pas pu tuer des millions de gens et s’en tirer », a-t-il déclaré pour éclairer son inlassable chasse aux barbares.





PALESTINIAN MEDIA WATCH




PALESTINIAN MEDIA WATCH, l'Observatoire des Médias Palestiniens, est une ONG qui porte toute son attention sur ce qui se publie, s'écoute, se voit dans les territoires palestiniens. Sa lecture des médias de cette région du monde en dit beaucoup plus long que tout ce qui se dit ou s'entend dans la presse occidentale, plus particulièrement la presse française, grande pratiquante du "politiquement correct", partisane du non-dit sur l'Autorité Palestinienne et ses satellites ou organisations concurrentes. Aux Etats-Unis, PMW est une référence. A ce jour, leurs informations, leurs dépêches, ont trouvé peu d'échos en France, y compris dans la presse juive. Curieusement.


Avec l'autorisation de leur traductrice en français, diasporablogj. s'enorgueillit d'être l'un des rares médias sur le net à faire découvrir le travail d'observations d'hommes qui sont sur le terrain, en contact direct avec la réalité. PALESTINIAN MEDIA WATCH a environ 6 ans d'existence et a été imaginé et conçu par Itamar Marcus, spécialiste du Proche-Orient et du monde musulman.

Nous relaierons aussi fréquemment que possible les infos en provenance de cette agence.



LE HAMAS RESTE LE HAMAS
22 janvier 2006

Par Itamar Marcus et Barbara Crook

Traduction H.K-L.



Tandis que les intentions de vote en faveur de l'organisation terroriste du Hamas montent quotidiennement dans les sondages d'opinion à quelques jours des élections dans l'Autorité Palestinienne, nombre de médias dans le monde écrivent que le Hamas présente désormais une image plus modérée. Depuis 1993 la plupart des médias ont été coupables de relayer les messages des organismes de relations publiques palestiniennes qui faisaient état d'une soi-disant modération, en les amplifiant et en les présentant comme des changements sincères dans l'idéologie palestinienne. Mais cette précipitation à laquelle nous assistons aujourd'hui pour nous présenter le Hamas comme une organisation devenue modérée est totalement fausse.
Mahmoud Al-Zahar, un haut responsable du Hamas, a fait diffuser à la télévision de l'Autorité Palestinienne une publicité pré-électorale dans laquelle il réaffirmait qu'il n'y a eu aucun changement dans les buts du Hamas qui veut toujours détruire Israël. L'idéologie religieuse du Hamas n'a pas changé et, selon elle, la totalité d'Israël se trouve sur une terre islamique et l'Islam exige donc qu'Israël soit détruit, ce qui est affirmé sans équivoque lorsque Al-Zahar déclare : « La Palestine est une terre qui appartient au Waqf [Fonds islamique], et ne peut être abandonnée. »

COMMENTAIRE
SUR...


LA COMMEMORATION
DE L'ABOLITION DE L'ESCLAVAGE



Commentaire de Daniel Théault, martiniquais :
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"Une telle démarche ne peut etre qu'applaudit mais restons vigilant car la route pour le rétablissement de toute la vérité est encore longue.Pour ce premier pas tant attendu,ne faisons pas la fine bouche et saluons cette reconnaissance".