jeudi, décembre 29, 2005

DEVOUSAMOI



LA FRANCE DE 2005 GRELOTTE



La France de 2005 qui s'achève est à l'image de cet hiver rude, sec et vif qui la revêt. Une France frileuse, méfiante d'elle-même, repliée sur elle-même, dominée par ses craintes d'un monde ouvert, sans frontière, de flux et de reflux. 2005 fut l'année de toutes les peurs et de toutes les contradictions. Peur de l'Europe, peur de l'empire américaine, peur d'une Chine triomphante, peur d'un Islam conquérant, peur de sa jeunesse, peur de son passé. Face à ces peurs intérieurisées, viscérales, la France de 2005 n' a trouvé, dans son placard à remèdes, pour seule réponse à ses convulsions, qu' une potion du "tout contre", véritable poison pour son environnement, politique, social et économique. Ce sont toutes ses peurs, ses doutes et par voie de conséquence, ses échecs qui ont miné, voir plombé, ses espoirs, ses ambitions. La mécanique qui fait qu'une société avance s'est grippée. Elle est en passe, si on n'en prend pas, après analyses sérieuses et synthèses, rapidement toute la mesure, en même temps que toutes les vraies bonnes mesures pour mener à bien sa guérison, de se décomposer, de se vider, de "boire la tasse". Tous les symptômes d'une société en rupture, pas celle qu'attend le Présiddent de l'UMP, Nicolas Sarkozy, sont présents. On en voit les fissures, les craquèlements. Partout.



Le fossé entre la France d'en-bas et la France d'en-haut ne cesse de s'élargir. Pour la première fois, cette année, la grève de masse, soutenue par la majorité de la population, n'a pas eu lieu, comme les syndicats l'avaient souhaitée. On a plutôt vu des grêves se radicaliser, activées par des élèments d'extême-gauche (SNCM, SNCF,...), mais réduites à la stricte expression corporatiste et donc éloignée des préoccupations des français. La gauche, les syndicats, ont perdu la bataille de l'opinion, sauf sur le référendum sur la Constitution européenne. Mais là encore, plus encore que la victoire de la gauche et de l'extrême-gauche "alliée" objective de l'extrême-droite, ne s'agit-il pas de cette peur qu'ont les Français de l'inconnu, d'un continent qui les envahirait?


Jamais la France, depuis la fin de la guerre froide, ne s'était plongée, aussi profondément, dans une atmosphère de trouble, d' incertitude où tout est sujet à caution, à remise en question jusqu'à sa propre Histoire. Rien ne trouve grâce à ses yeux. Pas même les cadeaux de Noël.



La France de 2005 a perdu ses réperts. La France de 2005 perd aussi une partie de ses attributions morales. La France n'est plus l'exemple idéal à suivre. Le débat fait place, ici, à la polémique gratuite et stérile. On s'envoit des mots d'une rare violence, en lieu et place du débat idéologique, la vindicte populaire comme corde de potence.



La France de 2005 est une France divisée, cassée en mille morceaux, qui fait de chaque individu l'ennemi de l'autre. On s'épit. On se mesure. On mesure son pouvoir, son poids dans l'opinion, son influence en politique. On compare les crimes au crimes, au nombre de victimes. Seule l'Histoire doit être égal pour tous. On confond. On amalgame. On hiérarchise par là. On mélange par ci. Une vraie cacophonie. La France est devenu cette nébuleuse, embuée dans sa complexité et dans son complexe de ne pas avoir grandi très vite, d'avoir des longueurs de retard sur la plupart de ses partenaires ou ses voisins, de n'avoir pas su s'éléver, suffisamment, à sa dimension adulte. Toujours à la traîne. Une France qui grimpe, qui grimpe, sans voir le bout du bout du sommet.


Telle quelle, La France nous renvoie d'elle même une image de désolation, affligeante. Si on devait s'en tenir qu' à ce descriptif, constat pourtant bien réel, il n'y aurait plus qu'à jeter l'éponge et à laisser ce pays se débattre dans ce vaseux marécage.


Mais, non! On n'aurait plus tendance à vouloir le secourir, car, reconnaissons-en l'augure, la France de 3è millénaire possède un tel réservoir, en homme, en nature, en culture, en science, en technologie, en agriculture, qu'on ne peut, ni ne veut imaginer, une seconde, la voir sombrer corps et biens



Pour cela, elle a besoin de regagner sa propre confiance, de croire, à nouveau, en elle-même, de penser que chaque être est une part de l'autre, partage la culture de l'autre, de savoir que chacun d'entre nous, d'où qu'il vienne, quelque soit son bord, quelque soit son origine , quelque soit sa sensibilité, est actionnaire, à part égale, de cette France que nous aimons quand elle sait être fière d'elle et forte de sa diversité, de son pouvoir d'animer, d'entraîner.


Diversité, oui! Mais pas adversité, comme quelques uns cherchent à vouloir nous l'imposer.



Qu'en 2006, la France cesse enfin de grelotter, de gémir et qu'elle revienne à plus de vitalité et d'énergie, et de volonté de conquète de l'esprit et des mentalités, si elle veut redevenir le laboratoire de l'intelligence.



Le repli sur soi, le mépris de la différence, se faire peur pour faire peur aux autres, n'ont jamais permis à une nation de se construire ou de se reonstruire.



Bernard Koch


mercredi, décembre 28, 2005


ARTS J SHOW


SURLABOBINE



"MUNICH", le nouveau film de Steven Spielberg, sur les écrans en France, le 25 janvier 2006, provoque depuis sa sortie aux Etats-Unis un vent polémique. Le réalisateur d'E.T n'a donné, à ce jour, qu'une interview à l'hebdomadaire américain TIME.


Quant à l'Etat d'Israël :


(une information AFP, COMMEAUCINEMA.COM)



Israël soutient un diplomate ayant critiqué
le dernier Spielberg



Un haut responsable israélien a soutenu un diplomate en poste aux Etats-Unis qui avait affirmé que le dernier film de Steven Spielberg, "Munich", était "présomptueux", "prétentieux" et "superficiel", a indiqué vendredi le quotidien Variety.Cité le 9 décembre dans le New York Times, le consul général de l'Etat hébreu à Los Angeles, Ehud Danoch, avait déclaré, après avoir vu le film sur la traque des responsables de la prise d'otages meurtrière des jeux Olympiques de 1972, que Spielberg avait été "présomptueux" en s'attaquant à ce sujet."Essayer de parler du conflit (israélo-palestinien) en quelques phrases (...), c'est faire peu de cas d'un conflit qui a coûté tant de vies et tant d'années. C'est présomptueux, même si c'est Spielberg", avait précisé M. Danoch.Deux jours plus tard, le diplomate enfonçait le clou dans un entretien à la radio israélienne repris par le quotidien israélien Haaretz, affirmant que Spielberg avait fait preuve "d'une certaine prétention" sur le sujet, traité selon lui "de façon plutôt superficielle".M. Danoch avait dit être dérangé par le fait que, selon lui, le film met sur un pied d'égalité les agents des services secrets extérieurs israéliens (le Mossad) et les preneurs d'otages palestiniens."C'est une équation morale incorrecte. En Israël, nous le savons bien. Il y a également une certaine prétention à essayer de traiter un conflit douloureux, qui dure depuis des décennies, de façon plutôt superficielle dans un film de deux heures et demie", avait ajouté le diplomate."En tant que film de Hollywood, je pense qu'à Hollywood il sera considéré comme un film bien fait, mais du point de vue des messages qu'il envoie, ces messages posent problème", avait-il dit.Variety avait alors contacté le ministère israélien des Affaires étrangères pour demander si la position de M. Danoch reflétait celle des autorités de son pays. Dans un premier temps, un porte-parole du ministère, Marc Regev, avait répondu que "Le ministère des Affaires étrangères n'est pas un critique de cinéma".Mais Gideon Meir, un haut responsable du ministère, a ensuite indiqué à Variety que M. Danoch avait le soutien de sa hiérarchie."Nous le soutenons. Normalement, (M. Danoch) n'a pas besoin de notre permission pour parler à un journal américain (...) Il a fait son travail et il m'a parlé avant de parler au New York Times", a déclaré M. Meir, cité vendredi par le journal spécialisé de Hollywood."Munich", un long métrage à gros budget (70 millions de dollars) qui sort ce vendredi aux Etats-Unis, raconte comment les services secrets israéliens ont poursuivi et tué les commanditaires de la prise en otage d'athlètes israéliens, les 5 et 6 septembre 1972, par huit Palestiniens du groupe terroriste "Septembre noir".La prise d'otages s'était terminée par un carnage: 11 Israéliens, cinq Palestiniens et deux policiers allemands avaient trouvé la mort.Conscient de la sensibilité du sujet alors que le conflit israélo-palestinien se poursuit, Spielberg a entouré le tournage d'un luxe de précautions et n'a accordé un entretien qu'à un journal, l'hebdomadaire Time, auquel il a affirmé début décembre que son nouveau film constituait "une prière pour la paix".

mardi, décembre 27, 2005

REFLEXIONS SUR...



GENOCIDE JUIF,
GENOCIDE TUTSI,
DEUX PEUPLES, UN DESTIN PARTAGE









Le 13 décembre dernier, l’association « Amitié Judéo-Noire » a organisé un colloque sur les génocides des juifs et des tutsi avec les interventions de Joel Kotek et d' Assumpta Mugiraneza, témoin tutsi, avec la participation de Cheik Doukouré et Louis-Georges Tin.


Durant le colloque, les intervenants ont fait remarquer que la puissance fascine souvent les hommes se laissant séduire par la haine. Cette fascination a rendu possible plusieurs génocides, parmi lesquels ceux des juifs et des tutsi. Deux crimes politiques liés de la conception à la réalisation. L’indignation devant ces génocides n’admet pas que de nos jours, le négationnisme contemporain et son désespoir ravageur puissent avoir droit de cité sans songer aux innombrables victimes livrées sans défense aux mains des bourreaux, anesthésiés par la haine. Nul n’a le droit de le nier par des théories racistes, brouillage des faits, banalisation des crimes, effacement de la mémoire et falsification de la réalité…
Certains ouvrages parus ce dernier temps sont révélateurs de l’« épidemie du négationnisme » qui frappe notre société.
Comment expliquer ce déferlement d’ouvrages orduriers ? Comment peut-on laisser ces écrivains distiller chaque jour, leur venin négationniste dans ce monde bien-pensant ?
Le lecteur doit de se prémunir contre le sensationnalisme.


Quant à l’afrique, lorsqu’on veut parler du caractère d’une fraction d’un peuple, il suffit d’abord de considérer le cas dans sa globalité qui constitue la somme des mentalités. Fait qui ne peut s’exprimer qu’en une somme hétérogène. Ici, l’individu apparaît comme un fragment anonyme du peuple.
A une époque où les bouleversements démographiques tendent de plus en plus à s’unifier, nous concevons mal l’intérêt que peut prétendre les physionomistes et obsédés des origines concernant les differents types de populations d’afrique subsaharienne. La notion d’unité excluerait tout caractère phénotypique, phénomène entaché d’erreurs systematiques, d’imprécision et d' aléatoire.
Malgré tout l’intérêt que peut présenter une étude migratoire africaine, il s’avère impossible d’obtenir des résultats à partir des subjectivités et des observations. La médiocrité du talent de ces physionomistes obsédés par les origines des Africains ne peut que nous pousser à la vigilance.
Après l’extermination systematique des juifs et des tutsi, nul n’a désormais le droit de nous laisser embarquer dans les mécanismes et les procédés de la négation, car le négationnisme c’est le génocide en continue.

Guershon Nduwa
Vice-président
de l'Association Amitié Judéo-noire.

COUPDEFILM



1) Début fort promoteur pour le premier film de Karin Albou "La Petite Jérusalem". Des critiques favorables et en chiffre, une première semaine stimulante. Plus de 36 000 cinéphiles ont rendu viste à "La Petite Jérusalem", ce qui place ce premier essai en 15è position dans le classement des entrées avec 55 copies distillés à travers l'hexagone. Jusqu'à 120 ans!




2) Marc Lévy, le célèbre auteur de "Si c'était vrai!...", dont la version cinématographique est actuellement sur les écrans, sans doute peu satisfait de l'adaptation qui a été faite de son roman à succès, se lance, à son tour, dans la réalisation. Premier tour de manivelle, en 2006. Titre du film : "Mes amis, mes amours". Patrick Timsit, Vincendon en seront les principaux interprètes.
Marc Lévy pourra alors vérifier le fameux adage : "on n'est jamais mieux servi que par soi-même".




3) C'est Denis Granier-Deferre qui réalisera, pour le compte du producteur Jean Nainchrik,deux téléfilms adaptés des romans de Robert Badinter, L'EXECUTION et L'ABOLITION.

Plus que 5 jours pour découvrir...


L'AMERIQUE, pièce écrite par Serge KRIBUS, mise en scène de Bruno-Abraham Krémer qui est aussi l'un des interprètes, de ce road-theater, aux côtés de John Arnold. Une ballade entre rêve et réalité, entre fantasme et vécu. Du bas du quotidien vers le haut de l'insouciance. Il y a dans cette AMERIQUE, un peu d'A l'Est d'Eden, d'Easy Rider, du Paris-Texas. Cette espèce de fuite en avant qui gagne l'individu face à la peur du quotidien, à une société en déliquescence. Une fureur de vivre ailleurs en se projetant son propre cinéma. Un fil conducteur, des dialogues ciselés, une interprétation de qualité, une mise en scène qui ne laisse pas de temps mort, une musique très folk des années 60 font de cette pièce l'une des meilleures découvertes de cette saison théatrale.
Le 31 décembre 2005, ce sera la centième et la der des der!
Alors, ne vous en privez pas!


Bernard Koch



RECOMMANDE PAR DIASPOABLOGJ
.

ARTS J SHOW






L'AMATEUR,ENSCENE!





Le blog est un média inter-actif, créatif, permettant de varier les possibilités. Nous avons voulu que certains secteurs de l'actualité soient traîtés de manière différente, moins strict que dans d'autres domaines. Particulièrement, dans celui de l'art du spectacle qui peut être vu et capté de manière différente qu'on soit spectateur moyen ou spectateur privilégié. En d'autres termes, qu'on soit amateur -pris dans son vrai sens-ou professionnel. Diasporablogj mettra en juxtaposition, deux regards, deux sensations, donnant à l'image une nouvelle dimension et de notre jugement, une lecture moins conventionnelle.
Bernard Koch




Nous commençons cette nouvelle expérience par "L'AMERIQUE" de Serge Kribus. Interprètes : Bruno-Abraham Krémer, John Arnold et Claire Deligny (guitare électrique et chant).
Mise en Scène : Bruno-Abraham Kremer.
Actuellement au Studio des Champs-Elysées*






Si j’avais à résumer cette pièce en peu de mots, je le ferais en en employant deux : amitié et pérégrinations.
L’amitié naît et se développe entre deux hommes au travers de leurs pérégrinations géographiques - Paris, Bruxelles, Nice - mais pas seulement.
La pièce commence de manière dramatique et finit de la même façon, comme on boucle une boucle, la boucle de la vie …
Et entre ces deux moments fortement émotionnels on assiste à une double évolution : celle d’une sorte de jeune provincial - belge, juif («Eh! Bien! tu les cumules », lui lance son copain)- coincé de toutes parts, en rupture avec ses parents - surtout son père - qui découvre des choses qu’il n’aurait jamais imaginer ou oser faire : voler, boire à se saouler, se droguer, draguer…Gauchiste en chambre, en rupture collective de ban, il va bouger et se décoincer grâce à cet autre devenu son ami. Cet autre est tout différent : largement expérimenté, déluré, en rupture individuelle de ban, vivant de larcins et de rares petits boulots, squattant un appartement, au pied léger, qui ne s’encombre de rien pas même de morale et qui un jour lui aussi change et se demande s’il ne fait pas fausse route, doutant subitement de tout et surtout de lui-même.
Autant la métamorphose du premier est prévisible autant celle du second est inattendue et subite au point de décevoir. Mais là réside l’un des points forts de la pièce .
Les décors, qui paraissent simplistes, s’avèrent suffisants puisqu’ils permettent, grâce à leurs différents niveaux, d’imaginer toutes les situations - siège de voiture, fauteuil, lit, appartement, chambre de passe, Promenade des Anglais -.
J’attendais surtout une prestation de celui que j’avais vu à Avignon et à Paris dans le rôle d’Ibrahim, à savoir Bruno Abraham-Kremer. J’avais tort. Il s’est bien avéré égal à lui-même avec des capacités de transformation augmentées mais j’ai découvert en même temps un jeune John Arnold se bonifiant au fil des minutes, palot au début et éclatant en fin de pièce, le jeu de l’acteur épousant sa métamorphose d’homme.
La mise en scène, sobre au demeurant, mixte les dialogues et les récits entre nos deux compères mais aussi entre chacun d’eux et d’autres acteurs fictifs. Chacun d’eux revêt un habit - au sens figuré – différent du sien : l’ami malfrat, la prostituée, le souteneur, le patron de restaurant, le père et bien d’autres …
Tout cela passe très bien, car le rythme est très enlevé ; on ne voyage pas en même temps que les personnages mais on se déplace avec eux entre deux bières, deux pétards, deux femmes, deux amis…
De la pièce, je retiendrai plus l’amitié entre deux êtres qu’un « road movie » théâtral car pour moi les sentiments - assurance en soi, peur, révolte contre la société ou ses parents - sont plus prégnants qu’un déplacement.
Ils constituent le vrai contenu, la vraie intrigue de la pièce .





Gérard BENSAID






*Studio des Champs-Elysées
Du Mardi au Samedi 20h 30
Dimanche 15h 30
Réservation 01 53 23 99 19

samedi, décembre 24, 2005







JOYEUX NOEL AUX UNS




















HANOUKA SAMEAH
POUR LES AUTRES









BONNES FETES A TOUS

PASSERELLE



Source : lefigaro.fr daté du 24 décembre 2005




Hanoukka, mille lumières pour les familles
Par Jean Kahn *





Cette année, la première bougie de Hanoukka sera allumée à la tombée de la nuit du 25 décembre, marquant la fête juive des Lumières, des miracles et de la solidarité. Cette célébration a toujours lieu dans les nuits noires du solstice d'hiver, quand le froid et la neige se font sentir le plus cruellement et qu'il est bon de se rassembler autour d'une source de chaleur et d'espoir.
La fête de Hanoukka a une signification à la fois historique et religieuse : elle correspond, en effet, à une victoire militaire du peuple de Judée sur l'occupant grec de la Terre sainte, victoire miraculeuse puisqu'une poignée de juifs attachés à leurs traditions et à leur foi ont défié les armées aguerries d'Antiochos Epiphane, et ce au deuxième siècle avant notre ère.
Mais le symbole religieux attaché à Hanoukka est celui que les enfants aiment à retenir, face à ce candélabre à huit branches (la hanoukia), dont les lumières vont être éclairées, une supplémentaire chaque jour, seule la lumière «de service» étant allumée tous les huit jours.

Car c'est du Temple de Jérusalem qu'il s'agit : une seule fiole d'huile consacrée, destinée à illuminer le candélabre d'or du Temple a brûlé pendant huit jours au lieu d'un seul, laissant aux pontifes le temps de presser une nouvelle huile.
Le judaïsme est très attaché au symbole de la lumière. «Le commandement divin est un flambeau et la Thora est lumière», lit-on dans les Proverbes (VI, 23). Celles de Hanoukka, hautement symboliques, se doivent d'être observées, méditées et joyeusement fêtées par les enfants réunis autour de ceux qui sont invités à partager ce moment de chaleur et de convivialité. Car il est un devoir de partager et de tendre la main vers les autres, tous les autres, les démunis en priorité, et tous ceux à qui il faut dispenser de la lumière.
C'est pourquoi le Consistoire central, pour la dixième année depuis 1995, vient en aide à toutes les familles ou personnes âgées isolées, en leur distribuant une aide qui apporte un peu de chaleur et de lumière dans leur foyer. Cette année, le 19 décembre, à l'approche de Hanouka, quelque deux mille familles auront bénéficié de ces bourses au cours d'une cérémonie présidée par Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille.
Les représentants des communautés juives de France et des associations caritatives étaient présents, afin de recevoir les chèques destinés à leurs pupilles.
Une fois encore, les miracles de Hanoukka témoigneront qu'une petite lumière peut avoir raison des ténèbres : «Ni par la puissance, ni par la force, mais par Mon Esprit», a dit l'Eternel (Zacharie VI, 6).



*Président du Consistoire central de France.

BILLETDOUX
d'Alain SUIED




MON DROIT AU RETOUR



En Tunisie et en Palestine


Vidal-Naquet , José Bové , Sylvain Cypel vont sûrement voler à ma rescousse:en tant que JUIF TUNISIEN je réclame un double DROIT AU RETOUR.
Tout d'abord, juifs et berbères habitaient l'Afrique du Nord bien avantl'arrivée des arabes...La célèbre ECOLE RELIGIEUSE JUIVE DE KAIROUAN le rappelle!
Par ailleurs, mon cousin Jésus habitait la Galilée au temps de la dominationpaïenne et la Palestine était notre terre.
CES HOMMES DE LA BIEN PENSANCE ET CES DEFENSEURS DE L'IDEOLOGIE(l'idée-au-logis disait LACAN) doivent pétitionner et me défendre ainsi que les milliers et milliers de DHIMMIS libérés par la REPUBLIQUE mais CHASSES PENDANT LES ANNEES 1960de leurs terres et propriétés!
Certains détruisent le tombeau des Patriarches, les restes du Temple, les vies aussi pour effacer les traces de l'histoire juive. Les historiens maso-gauchistes vont certainement se révolter contre ce négationnisme actif!
ENFIN L'ESPOIR!
NON...Les névrosés du 6ème vont encore dénier mes propos,ignorer ma réclamation et insulter mes frères et soeurs Israéliens!
Ils me feront rire - c'est déjà mieux qu'Amadinedjad - dont ils expliquent que (comme les Ramadan et Quaradawi) il ne faut pas entendre ce qu'il crache à la face du monde : la mort de l'Histoire.
ALAIN SUIED

mercredi, décembre 21, 2005




TRAITD'UNION


ECONOMIQUEMENT
VOTRE



TROPHEES 2005
DE LA CHAMBRE DE COMMERCE
FRANCE-ISRAEL



Nous vous présentons les quatre entreprises qui ont été désignées pour recevoir les trophées 2005 de la Chambre de Commerce France-Israël et remis au cours de son dîner de Gala auquel furent associés cette année, Monsieur Shimon Pérès, Vice- Premier Ministre d'Israël et Monsieur Philippe Douste-Blazy, Ministre français des Affaires Etrangères.




TINOKI SARL
_____________


Tinoki SARL est une société fondée en juin 2002 qui fêtera ses trois ans et demis dans quelques jours.En tant qu'agence commerciale sa première année lui a permis de réaliser un chiffre de vente de 800.000 US $. En fin 2005 le volume de vente dépassera les 7 millions de US $ soit de 9 fois plus que l'année de sa création.
Les résultats ont été obtenus grâce à la coopération d'une seule « strategic business unit » du groupe Keter( en puériculture et jouets de jardin )secteur considéré comme "niche" et non pas de grande consommation.Tinoki avait sous sa responsabilité marketing 14 produits, sur le millier que le groupe Keter compte, et a réussi a s'imposer, comme leader du marché, sur plusieurs produits dépassant les 20 % de pénétration sur le marché français.Depuis sa fondation, idéal de Tinoki, est d'être un maillon, chaque année renforcé, entre les industriels israéliens et le marché de la distribution française.Suite à expérience et aux résultats acquis, de nouveaux contrats sont en cours de négociation.La plus grande fierté de Tinoki serait, de revenir à nouveau vers ce forum, pour recevoir un nouveau prix, aux vues des résultats acquis avec nos nouveaux partenaires.
__________________________________________
Radware
___________



Radware est une société d'origine israélienne, filiale du groupe RAD cotée en bourse au NASDAQ aux USA, spécialisée dans les domaines de la haute disponibilité et de la sécurité des applications critiques au bon fonctionnement des entreprises.Depuis sa création en 1997, Radware s'est toujours illustrée par son innovation technique et sa capacité à adresser de manière pragmatique et efficace les problématiques rencontrées par les clients.La filiale française a été ouverte en 2000 et a connu une croissance forte et régulière qui s'est concrétisée en 2005 par la conquête de la première place du marché de la haute disponibilité des applications critiques avec près de 35% de parts de marché devant Cisco.Cette performance est tout à fait remarquable et nous voulions la reconnaître et féliciter Radware à cet égard en lui attribuant le trophée de la meilleure performance 2005.
______________________________________________________
LABORATOIRE ALMA CARMEL
__________________________



En 2003, Alma Carmel-Reza, a créé le LABORATOIRE ALMA CARMEL à Chartres, capitale de la Cosmetic Valley, le plus grand pôle mondial des sciences du Bien-être et de la Beauté,
Soutenu par l’Anvar, il est aujourd’hui le plus innovant en biotechnologie naturelle appliquée à la peau.
Les découvertes d’ Alma Carmel sur les végétaux, initiées par les recherches des pionniers du Neguev ont été menées sous l’égide du Ministère de la Santé israélien.
En France, grâce aux structures administratives et de production d’Eure et Loir, le LABORATOIRE ALMA CARMEL a industrialisé ses brevets de dermocosmétiques à partir de légumes et fruits frais.
A l’époque d’une volonté pour un meilleur contrôle de l’environnement et d’une remise en question des produits de synthèse ce concept de formules biologiques « vivantes », révolutionne les soins de la beauté.
Seuls produits naturels à avoir une composition d’actifs végétaux non transformés, ils assurent une efficacité exceptionnelle, en toute sécurité.
Les essais cliniques actuels, pratiqués par les dermatologues leaders israéliens sur les pathologies cutanées, leur permettront de répondre à la nouvelle législation de médicaments de phytothérapie.
En France, la marque Alma Carmel est appréciée du monde médical, est distribuée en pharmacies, dans les magasins « NATURE » et aux Galeries Lafayette.

Elle exporte en Israël, au Japon, en Chine, en Corée, puis début 2006 aux Etats-Unis.

________________________________________
CALYON
_______



Après l’ouverture d’un Bureau de Représentation à Tel Aviv en l’an 2000, CALYON, Banque de Financement et d’Investissement du Groupe Crédit Agricole, a décidé à la fin de 2004 de redéployer fortement sa stratégie en direction d’Israel.

Cette étape importante s’est traduite notamment par la mise en place d’un dispositif commercial dédié qui permet désormais de couvrir les besoins à l’échelle mondiale de nombreux Groupes israeliens (tant Entreprises qu’Institutions financières) et de soutenir bien entendu la coopération franco- israélienne : A ce titre, on citera par exemple, le mandat de Conseil obtenu par CALYON sur l’important projet de Métro à Tel Aviv qui réunit un consortium binational (Alstom – Vinci – Véolia coté français et Housing & Construction, Ashtrom coté israélien)

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Photo de gauche à droite :

David Harari, Président de Israël Aircraft Industries EUROPE et Ovadia Harari Israël Aircraft Industries ISRAËL
Eric Leblanc, Managing Director de Radware et Yehuda Zisapel Président Directeur Général Radware
André Maarek, Vice-Président de la Chambre de Commerce France Israël
Irène Rosenblum, Directrice Générale France Belgique de Tinoki sarl
Philippe Douste-Blazy, Ministre français des Affaires Etrangères
Alma Reza-Carmel, Présidente de Alma Carmel
Shimon Peres, Vice-Premier Ministre Israélien
Hervé Uzan, Senior Banker sur Israël de Calyon
Henri Cukierman, Président de la Chambre de Commerce France-Israël


Copyright Erez Lichtfeld
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------












ATRAVERSLALUCARNE



SERIE L'AVENTURE HUMAINE

DIMANCHE 25 décembre 2005
à 20h 40

















A LA RECHERCHE DE L'OR DU TEMPLE


Documentaire de Georg Graffe



Le temple d' Hérode à Jérusalem recelait des trésors. Que sont devenues ces richesses après la mise à sac de la ville par les Romains en 70 après J.C.?



DIASPORABLOGJ. l'a vu pour vous et vous le recommande.




L'AVIS de
MAURICE-RUBEN HAYOUN*




Mais où a bien pu passer l'or du Temple?



Ce n'est pas le mystère de l'Arche perdue, ni celui de l'or des Templiers, mais presque! L'enquête assez charpentée, bien documentée d'ARTE sur l'or du Temple (sic!) ne laisse pas d'être intéressante et instructive. Ce sont surtout les pistes ouvertes, les suggestions proposées qui font que cette émission mérite éminemment d'être vue.
On sait que c'est surtout cette merveilleuse Menorah (chandelier à sept branches), emportée par les captifs de Titus à Rome qui a stimulé l'imaginaire des historiens et des chroniqueurs au cours des âges… On s'est alors demandé quel a bien pu être le devenir de ces «trésors» (en core que la tradition peu disertes sur ce point), réputé évanoui ou devenu le butin des conquérants! On ne peut s'empêcher de penser à l'échange d'Etienne et de Simon dans les ACtes des Apôtres: Perisse ton or avec toi puisque tu as cru que le don de Dieu s'achète…



Une émission à voir absolument!




Maurice-Ruben HAYOUN




*philosphe, écrivain



dernier ouvrage paru
"Ecoute Israël, Ecoue, France"
Editions Armand Collin

lundi, décembre 19, 2005











A TRAVERS LA LUCARNE



TROIS RENDEZ-VOUS IMPORTANTS SUR ARTE :






Dans la série L'AVENTURE HUMAINE,
DIMANCHE 24 DECEMBRE 2005 à 20h 40


A LA RECHERCHE DE L'OR DU TEMPLE
Documentaire de Georg Graffe


Le temple d' Hérode à Jérusalem recelait des trésors. Que sont devenues ces richesses après la mise à sac de la ville par les Romains en 70 après J.C.?



Dans le cycle espionnage
Lundi 9 Janvier 2006 à 20h 40


LES PATRIOTES
film réalisé par Eric Rochant


Un jeune juif quitte Paris pour rejoindre les services secretes israéliens et conduit bientôt ses premières missions. Une plongée palpitante dans l'univers de l'espionnage international, avec Yvan Attal à la tête d'une distribution étincelinte.




Dans LES MERCREDIS DE L'HISTOIRE
Mercredi 11 janvier 2006 à 20h 40


LA NEF DES DAMNES ou
Le périple du Saint-Louis
documentaire de Deltmar Schultz


Contrairement à l'EXODUS, le périple du paquebot allemand Saint-Louis, à bord duquel des juifs avaient tentés de fuir l'Allemagne nazie en 1939, reste un chapitre largement méconnu de l'Histoire.



ROND-POINT DES CULTURES






VERSION CREOLE



Premier venu dans cette nouvelle rubrique :



DANIEL THEAULT




Daniel Théault est un ami de longue date. Un ami sincère comme on aimerait en avoir tout au long de sa vie. Daniel est aussi un homme ouvert au monde extérieur, attentif à la nature humaine, avide de culture. Daniel Théault est antillais. La Martinique est sa terre natale, la musique sa religion. Il compose. Il écrit. Il chante. Daniel Théault est un artiste de variétés, porte-parole de la chanson antillaise traditionnelle. Il porte à la communauté juive depuis toujours une particulière estime. Entre lui et elle, il n'existe pas de frontière, mais un profond sentiment de respect mutuel. Cette relation personnelle, si exemplaire qu'elle puisse paraître, n'est pas un cas isolé, contrairement à ce que certains, aujourd'hui, voudraient le laisser croire. La communauté antillaise et la communauté juive n'ont jamais été en position de méfiance ou de concurrence l'une par rapport à l'autre. Tant en métropole que dans les Iles. Membre de l'Association des Amitiés judéo-Noires, le témoignage que nous livre Daniel Théault, dans cette rubrique, en est la melleure illustration.




Nous avons le plaisir de publier ce soir,
la version créole de ce texte,
suivi de sa version française :




Es en coincidence ou bien en destinée?





Mwen cé en antillais é mwen ka di,fok toujou lécé destin en décidé.Dépi pa mal lenné, cé sa mwen toujou fè, dé lè bien malgré mwen. Imaginé, chake lè ke mwen té ni bizouin ède cété toujou en étrengé. Penden dé lenné, mwen pa pren gad bien ki mwen té ka chèché a save sa ki cé moune ta la é mwen rivé save ke yo toute yo juifs. Lè mwen konstaté sa ki ka rivé mwen.Mwen di:sa cé en signe.
Dépi jou ta la, mwen chèché jouinne communauté tala. Sa po ko rivé mwen ni pièce problème épi yo. Mwen ni yonne dé zanmis, payo, mwen télé aille pli lwencé kon sa épi yo ke mwen jouinne en association. En lote zanmi invité mwen épi fenmille mwen a dan en BAR-MITSVAH( cé sa nou ka crié en renonce a kaille nou). Mwen té kontent,pace pou mwen cé té en menniè fè mwen konprenne ke lenmitié yo pou mwen o top. Cété en mennié intégré mwen pami yo.Jou la rivé ,mi nou en synagogue la épi kipa a. En bon ten pou mwen pace bien ke en paté konnète pèssonne,sa pa géné cé lézote la ki vini di mwen bonjou é pi yo té lé save ki sa mwen rissenti apré cérémoni a o bo en bifé. Cé kon sa ke mwen aprenne ke a kaille yo,en jenne jen ka célébré en bar-mitsvah ke le samedi ki ka précédé cé treize ans ye. Pou premié foi ,y ké mété sa yo ka crié en talit ou chale de prière,y ka maré en lè front y, dé téfilines ou phylactères(cé dé piti étuis nouè yo ka mété a dan y moço pachimin ki ni en phrase de la bible.
Atièlmen y pou poté y tou lé jous pou prié et a dan synagogue la koté papa y, menman y et moune ki mènme religion ki y. Y pou li la tora.
Dépi jou ta la, y magè religieusement et pou disponibe a toute obligation juif.


Mwen ka espéré ke apré moment émocion ta la ,ké ni dote.


Mèci en lo ba toute moune ki pensé a nou


DANIEL THEAULT


___________________________


Coincidence ou destinée ?


Je suis antillais et je dis qu'il faut toujours laissé le destin décidé.Depuis bon nombre d'années, c'est ce que j'ai toujours fait, quelque fois bien malgré moi. Imaginé,chaque fois que j'ai eu besoin d'aide, c'était toujours un étranger.Pendant des années, je n'ai pas fait attention, bien que je me renseignais sur mes bienfaiteurs qui avaient tous un point commun, ils étaient de la commumauté juive. Lorsque j'ai pris concience, je me suis dis que c'est un signe. A partir de ce moment, j'ai souhaité me rapprocher de cette communauté d'où à ce ce jour, je n'ai jamais eu de problèmes.Toutefois, ayant quelques amis sincères, j'ai voulu aller plus loin dans ma démarche, c'est ainsi qu'avec l'aide d'un d'entre eux j'ai pu enfin rejoindre une association..Parallèment, un autre ami m'invita ainsi que ma famille à participer à une BAR-MITSVAH. J'ai été tres heureux, car pour moi c'était une tres grande preuve d'amitiée. C'était une façon de mieux m'intégrer à la communauté. Le jour dit, nous nous retrouvames à la synagogue la kipa sur la tête , moment émouvant pour moi car bien que je ne connaissais que peu de monde, cela n'a pas empéché les autres membres de venir me saluer et me demander mon impréssion à la fin de la cérémonie, autour du buffet.Ainsi, j'appris que l'adolescent juif célèbre la bar-mitsvah le samedi qui précède ses treize ans. Pour la première fois, il va revétir le talith ou châle de prière. Il attache autour de son front les téfilines ou phylactères: de petits étuits noirs où sont enfermés des morceaux de parchemin portant une phrase de la bible. Désormais, il doit les porter chaque jour pour prier et dans la synagogue en présence des parents et des membres de communauté, il sera appelé à lire la TORA.
A partir de ce jour, il est majeur religieusement et donc soumis à toutes les obligations juives .


J'espère qu'après ce moment d'émotion, il y en aura d'autre.


Un grand merci à tous ceux qui ont pensé à nous.


DANIEL THEAULT

dimanche, décembre 18, 2005

DERNIERE MINUTE :
____________________________



Quelques heures à peine, après l'hospitalisation
du Premier Ministre Israélien, Ariel Sharon, les opposants au désengagement de Gaza et aux accords d'Oslo, partis religieux et partis d'extrême-droite, prennent, d'ores et et déjà, position et mettent en garde.




Source : Arouts7
22h 58 18 décembre 2005



Le Conseil rabbinique de Yésha:
Votez pour le candidat fidèle aux valeurs juives






Le rabbin Dov Lior, qui préside le Conseil des rabbins de Judée-Samarie, demande aux membres du Likoud de voter pour "un leader fidèle aux valeurs du peuple juif, qui s'est fermement opposé aux maudits accords d'Oslo de même qu'au Retrait de Gaza et renforcera l'identité juive de l'Etat".


DG

PASSERELLE



Source : AFP


DERNIERE MINUTE :
________________



- Le premier ministre israélien restera hospitalisé
toute la nuit.


-Des prières anti-Sharon sont prononcées
par l'extrême-droite israélienne.





Ariel Sharon a été victime
d'une légère attaque cérébrale
18/12/2005 21h24




JERUSALEM (AFP)

- Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a été victime dimanche soir d'une légère attaque cérébrale ne mettant pas ses jours en danger, à trois mois et demi des élections législatives du 28 mars.
Selon les médias israéliens, un caillot de sang a apparemment causé cette attaque qui ne met pas en danger les jours de M. Sharon, qui est conscient après avoir brièvement perdu connaissance.
Le directeur adjoint de l'hôpital Hadassah Ein Karem, à Jérusalem, où le Premier ministre était traité, a assuré que M. Sharon, qui aura 78 ans en février, "s'est amélioré pendant les examens qu'il a subis".
"Les premiers examens montrent que le Premier ministre a été victime d'une attaque cérébrale légère. Il est parfaitement conscient. Il n'a pas eu besoin d'une assistance respiratoire", a précisé ce médecin.
"M. Sharon s'entretient avec ses proches et ses collaborateurs. Il doit passer la nuit à l'hôpital en observation. Nous estimons qu'il sera en mesure de quitter l'hôpital rapidement", a ajouté le docteur Weiss sans toutefois donner plus de précisions.
Le secrétaire du gouvernement Israël Maïmon a pour sa part affirmé que l'état de santé du Premier ministre ne nécessite pas d'intérim.
"Dans la mesure où (l'organisme du) Premier ministre fonctionne normalement, (qu'il) parle, et est en relation avec nous et avec les membres de sa famille, il n'y a pas de nécessité de nommer un Premier ministre par intérim", a déclaré à la presse Israël Maïmon.

Le deuxième fils de M. Sharon, Omri arrive à l'hôpital Hadassah à Jérusalem suite à l'hospitalisation de son père le 18 décembre 2005©AFP - Gali Tibbon
Selon lui, M. Sharon a demandé à quitter l'hôpital dès dimanche soir, mais les médecins ont recommandé de le maintenir en observation.
En cas d'incapacité du Premier ministre de continuer d'exercer ses fonctions, l'intérim est assuré par le vice-Premier ministre Ehud Olmert.
Si cette période d'incapacié dépasse les 100 jours, des élections seront organisées le 101e jour.
Des élections législatives sont prévues le 28 mars.
M. Sharon, qui parlait au téléphone avec son fils Guilad, a été pris d'un malaise peu après avoir quitté la présidence du Conseil à Jérusalem, sur la route reliant la ville sainte à Tel Aviv, alors que sa voiture roulait vers son ranch dans le Néguev (sud d'Israël).
Il a confié à son fils qu'il se sentait mal et ce dernier lui a immédiatement demandé de se rendre à l'hôpital. La voiture du Premier ministre a alors fait demi-tour sur l'autoroute.
M. Sharon, qui est en permanence accompagné d'un médecin, a été conduit d'urgence à l'hôpital.
Il a été transporté à l'intérieur de l'hôpital allongé sur une civière, a précisé la deuxième chaîne de télévision.
En juillet, M. Sharon avait démenti avec ironie les rumeurs selon lesquelles il aurait été victime d'une crise cardiaque.
En 2004, il avait subi une intervention chirurgicale destinée à lui enlever des calculs à la vésicule biliaire.
En avril 2003, le Premier ministre s'était fait retirer une tumeur cancéreuse au visage dans un hôpital de Tel-Aviv.
Cet incident cérébral survient alors que M. Sharon s'apprête à mener son nouveau parti, Kadima, créé fin novembre après son départ du Likoud (droite), aux élections de la fin mars.
M. Sharon est au pouvoir depuis son élection triomphale au poste de Premier ministre le 6 février 2001. Il a été réélu haut la main le 28 janvier 2003.

samedi, décembre 17, 2005

PASSERELLE



Courrier d'une lectrice


source :
le quotidien LE MONDE
daté du 17 décembre 2005



HISTOIRE DE FRANCE


Née en 1928,juive, ma mère a séjourné quelques temps à Drancy, d'où elle a pu sortir par un concours de circonstances providentielles. (...) Cette histoire familiale, je la lui ai arrachée bribe par bribe quelques mois avant qu'elle ne décède, et encore ne l'a-t-elle confiée qu'avec une grande réticence.
Il est inutile de s'étendre ici sur le rôle qu'a joué l'Etat français dans la persécutions de ses propres citoyens. Cependant, ma famille ne m'a pas élevé dans le resentiment antifrançais, ni dans la haine de la République. (...) Elle n'a jamais demandé réparation. Lorsque que la "repentance" officielle est venu tardivement, elle a été accueillie sans excès d'effusion. Ma famille est demeurée française; elle a tout gardé, le bon et le mauvais, d'un pays que ses aïeux avaient choisi au XVIIIè siècle et qui est le sien, qui est le mien.
Désolée pour les anciens colonisés, pour les indigènes, ou tout autre nom qu'ils voudront se donner : nous sommes français, ici et maintenant, l'histoire est telle que nous la connaissons, nous la prenons tout entière ou pas du tout.


Madeleine Dubousquet
Paris

ROND-POINT DES CULTURES


Nouvelle rubrique sur diasporablogj. Ce sera l'espace où des hommes venant de toutes les cultures viendront sur notre blog témoigner de la culture de l'autre. Nous ferons partager leurs impressions et communiquerons leurs sentiments sur ce qu'ils ont vu, ce qu'ils ont appris sur l'autre, différent.
La rubrique du croisement des cultures dans une France plutôt poussée dans ses retranchements. Invitée à se diviser plus qu'à se rassembler.
Diasporablogj. reste et restera le lieu du débat et du dialogue.
Diasporablogj. est et sera à l'écoute de l'autre dans une volonté de pacification.

____________________________________________


Premier venu dans cette nouvelle rubrique :

DANIEL THEAULT


Daniel Théault est un ami de longue date. Un ami sincère comme on aimerait en avoir tout au long de sa vie. Daniel est aussi un homme ouvert au monde extérieur, attentif à la nature humaine, avide de culture.
Daniel Théault est antillais. La Martinique est sa terre natale, la musique sa religion. Il compose. Il écrit. Il chante. Daniel Théault est un artiste de variétés, porte-parole de la chanson antillaise traditionnelle.
Il porte à la communauté juive depuis toujours une particulière estime. Entre lui et elle, il n'existe pas de frontière, mais un profond sentiment de respect mutuel. Cette relation personnelle, si exemplaire qu'elle puisse paraître, n'est pas un cas isolé, contrairement à ce que certains, aujourd'hui, voudraient le laisser croire. La communauté antillaise et la communauté juive n'ont jamais été en position de méfiance ou de concurrence l'une par rapport à l'autre. Tant en métropole que dans les Iles.


Membre de l'Association des Amitiés judéo-Noires, le témoignage que nous livre Daniel Théault, dans cette rubrique, en est la melleure illustration.


Dans quelques jours, nous publierons la version créole de ce texte :





Coincidence ou destinée ?




Je suis antillais et je dis qu'il faut toujours laissé le destin décidé.Depuis bon nombre d'années, c'est ce que j'ai toujours fait, quelque fois bien malgré moi. Imaginé,chaque fois que j'ai eu besoin d'aide, c'était toujours un étranger.Pendant des années, je n'ai pas fait attention, bien que je me renseignais sur mes bienfaiteurs qui avaient tous un point commun, ils étaient de la commumauté juive. Lorsque j'ai pris concience, je me suis dis que c'est un signe. A partir de ce moment, j'ai souhaité me rapprocher de cette communauté d'où à ce ce jour, je n'ai jamais eu de problèmes.Toutefois, ayant quelques amis sincères, j'ai voulu aller plus loin dans ma démarche, c'est ainsi qu'avec l'aide d'un d'entre eux j'ai pu enfin rejoindre une association..Parallèment, un autre ami m'invita ainsi que ma famille à participer à une BAR-MITSVAH. J'ai été tres heureux, car pour moi c'était une tres grande preuve d'amitiée. C'était une façon de mieux m'intégrer à la communauté. Le jour dit, nous nous retrouvames à la synagogue la kipa sur la tête , moment émouvant pour moi car bien que je ne connaissais que peu de monde, cela n'a pas empéché les autres membres de venir me saluer et me demander mon impréssion à la fin de la cérémonie, autour du buffet.
Ainsi, j'appris que l'adolescent juif célèbre la bar-mitsvah le samedi qui précède ses treize ans. Pour la première fois, il va revétir le talith ou châle de prière. Il attache autour de son front les téfilines ou phylactères: de petits étuits noirs où sont enfermés des morceaux de parchemin portant une phrase de la bible. Désormais, il doit les porter chaque jour pour prier et dans la synagogue en présence des parents et des membres de communauté, il sera appelé à lire la TORA.
A partir de ce jour, il est majeur religieusement et donc soumis à toutes les obligations juives .


J'espère qu'après ce moment d'émotion,il y en aura d'autre.


Un grand merci à tous ceux qui ont pensé à nous.


DANIEL THEAULT

vendredi, décembre 16, 2005

PASSERELLE


MARINE LE PEN S'INSCRIT
AU GROUPE FRANCE-ISRAEL
DU PARLEMENT EUROPEEN


Commentaires
de Marc Knobel


Un inacceptable voyage


Source : www.crif.org 16 décembre 2005


Thème: Extrème-Droite



Un confidentiel publié dans Libération du 14 décembre 2005 indique que Marine Le Pen, vice-présidente du FN, s’est inscrite au groupe d’études France-Israël au sein du Parlement européen. A ce titre, elle essaye de faire partie d’un prochain voyage en Israël.

Marine Le Pen aimerait succéder à son père à la tête du FN. Encore faut-il qu’elle lève quelques obstacles et qu’elle écarte en premier lieu un autre prétendant à la succession de Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch. Le délégué général peut compter sur l’appui des catholiques traditionalistes et notamment des réseaux animés par l’ancien député européen Bernard Anthony, dirigeant de Chrétienté-Solidarité. Marine Le Pen essaye donc de lifter son parti et de le rendre plus présentable. Ainsi tenterait-t-elle et par exemple de pondérer son père, parce qu’elle serait consciente que les déclarations de son père, lorsqu’il est question de l’Occupation ou des Juifs, portent ombrage au FN. Rappelons à ce sujet un « événement » qui est survenu en 2004. Le 11 octobre 2004 lors d'une conférence de presse à Lyon, Bruno Gollnisch, réagit au rapport de l’historien Henry Rousso sur le négationnisme au sein de l'université Lyon-III. A cette occasion, Gollnisch déclare qu'« il n'y a plus un historien sérieux qui adhère intégralement aux conclusions du procès de Nuremberg ». « Je ne remets pas en cause l'existence des camps de concentration mais, sur le nombre de morts, les historiens pourraient en discuter. Quant à l'existence des chambres à gaz, il appartient aux historiens de se déterminer », poursuit le numéro 2 du parti d'extrême droite. Le bureau politique du FN vote, le 18 octobre, un communiqué de soutien à Bruno Gollnisch, six proches de Marine Le Pen s’abstiennent. Marine Le Pen, après avoir, le même jour, fait une déclaration dont il faut prendre acte, pour condamner les propos de Gollnisch et évoquer « le martyre du peuple juif par les nazis », finit par voter ce communiqué.

Quoi qu’il en soit du positionnement de Marine Le Pen –positionnement tactique qui ne renie nullement le programme du FN et ne cède en rien sur les « fondements » idéologiques du parti, comme le souligne le politologue Jean-Yves Camus, Marine Le Pen n’en reste pas moins vice-présidente du FN. De facto, il serait indigne et incompréhensible que Marine Le Pen puisse se rende en Israël.

Marc Knobel

CHRONIC
de Philippe MEYER




Aux non de la France




Cette fin d’année 2005 symbolise parfaitement le visage de la France d’aujourd’hui : le pays de tous les non. Certes, il n’y rien là de très nouveau, tant le caractère contestataire et grincheux de notre cher citoyen français est connu et reconnu à travers le monde entier. Mais au-delà de la sympathie bienveillante que suscite généralement ce tempérament râleur, qui a également donné naissance à de très grandes choses – de la révolution de 1789, en passant par la déclaration des Droits de l’Homme et la Résistance – cette opposition devenue quasi-systématique à tout et à tous devient désormais alarmante et dangereuse.

Non aux américains (une de nos plus grandes absurdités), non à l’Europe (et non pas uniquement à un texte constitutionnel qui pouvait lui justifier des oppositions légitimes), non au débat sur la crise violente qui secoue nos villes et nos banlieues (Alain Finkielkraut aura récemment servi de sacrifice expiatoire à une intelligentsia bien pensante, gauchisante et totalitaire, qui verrouille la France des idées depuis bien longtemps, mais dont la mauvaise conscience face à un bilan contestable et des échecs patents a régulièrement besoin de boucs émissaires - aux caractéristiques souvent communes - pour s’apaiser), non au débat sur la colonisation (toujours cette même intelligentsia …), non aux réformes (combien de gouvernements se sont cassés les dents sur cet immobilisme français devenu presque une marque de fabrique), non, non, non, …

Rien n’y fait. La France de ce début du 21ème siècle est négative. Mais surtout, elle ne propose rien en face de cette négation. Non pour non. Elle subit, elle râle, elle rejette. Mais elle n’avance pas. Et c’est bien là tout le problème. Le non a du bon quand il est source de débat, de propositions, d’innovations, de construction. On en est à des années lumières. Le non français actuel, loin d’être un signe d’une société qui bouillonne, qui s’interroge et qui se développe, est avant tout le révélateur d’une société qui doute, qui a peur, qui se referme sur elle même. Le révélateur d’un malaise ancré, d’un mal-être que l’on pas su ou voulu soigner à temps. En l’espace de quelques décennies, le monde a davantage changé qu’au cours des siècles qui les ont précédés. Révolution technologique, mondialisation des savoirs et des échanges, complexité des circuits financiers, explosion démographique. Tout est allé très vite, trop vite. Et ce d’autant que, contrairement à tant d’autres, la société française a cruellement manqué d’explications, de pédagogie, d’accompagnement face à ces bouleversements historiques. Droite, gauche, centre, même combat. La classe politique a raté un rendez-vous majeur avec son peuple. Et elle le paie très cher à présent. Au lieu de lui parler, de le rassurer, de le préparer, de lui dire la vérité, on a laissé le français seul avec lui-même, avec ses peurs (souvent légitimes), avec ses solutions ( souvent simplistes). Les signaux d’alerte ont été lancés à de maintes reprises, rappelons-nous du 21 avril 2002, mais au-delà des déclarations d’intentions, nos gouvernants et responsables politiques n’ont rien dit, rien fait, rien construit. Résultats ? Une France qui ne sait pas où elle va, et qui s’en prend à quiconque a le malheur de se trouver sur son chemin. Une France qui fait confiance à des populistes de tout poil, les seuls qu’elle parvient encore à prendre. Une France qui voit ses idées accaparées par une pensée unique, et donc facile, dont le nouveau clergé se compose d’une certaine gauche réactionnaire et d’une certaine droite frileuse. On marche sur la tête. Plus de repères, plus de projets, plus de débats.

La France n’assume plus son passé, ignore son présent, et ne prépare pas son avenir. La France a peur. Et rien n’est pire qu’une peur qui devient collective, incontrôlée, et laissée sans garde-fous. L’Histoire ne l’a que trop montré. A ce rythme, le mur vers lequel on se dirige tout droit sera très vite sous notre nez. Il n’y aura alors que deux moyens de le franchir (car tous les murs doivent l’être un jour ou l’autre) : un nouveau retour en arrière pour reprendre son élan, reprendre la même direction, la même logique, et créer in fine un choc encore plus violent ; ou un réveil brutal de toutes les énergies positives, créatrices, et ouvertes pour retrouver les moyens de contourner cet obstacle que la France s’est elle-même construit. Pour cela, il va falloir au plus vite que nos responsables politiques, économiques, et intellectuels se rendent compte de la gravité de la situation actuelle, qu’ils ont contribués à générer, et parlent enfin à leurs concitoyens comme à de véritables adultes pour leur proposer les solutions qui s’imposent ; des solutions nécessaires que la longueur de l’inaction passée a rendu difficiles, douloureuses et donc impopulaires. D’autres, ailleurs, et dans des contextes différents, n’ont pas hésité à la faire.

Malheureusement, on en prend pas encore le chemin …



Philippe Meyer

COUPDETONNERRE!!!



DE LA PRESSE JUIVE
EN GENERAL
A


WWW.INFOWEB-J.NET,
EN PARTICULIER




Bien surprenante communauté juive. Connue pour être une dévoreuse de presse écrite, la plus assidue devant le petit écran aux heures du J.T., l’oreille collé-séré, heure par heure, à son transistor, elle est aussi connue pour ses manifestations de colère chaque fois qu’un de ces médias l’excède. Ici, pour protester contre un commentaire anti-israélien, là pour des propos trop antisémites ou antisémites sous-couvert d’antisionismes. La réaction est immédiate et sans appel. Les médias français n’entendent qu’un son, celui des Palestiniens et pointent du doigt la malfaisance des Israéliens. Des médias manichéens, faisant des uns des victimes, des autres des bourreaux. Désignant des coupables, des responsables, souvent les mêmes, les Israéliens et par ricochet, les Juifs.

La communauté juive est le client le plus captif, le plus attentif du lectorat de la presse écrite et des journaux de l’audio-visuel. Elle écoute bien les radios juives mais aux heures des « directs de Jérusalem ».

Si donc, la communauté juive entretient des relations quasi-schizophréniques avec les médias hexagonaux, où se croisent la passion amoureuse et la haine passionnée et passionnelle, il n’en va de même avec sa propre presse, communautaire ou de sensibilité juive, libre et indépendante.

Excepté le succès populaire d’Actualité Juive dirigé, par un juif religieux, Serge Benattar, depuis une vingtaine d’année, la presse juive, par l’indifférence de son propre public, est en net déclin. Ce déclin touche de plein de fouet le web –on vient de le voir avec Proche-Orient.Info - et c’est maintenant au tour de l’excellent portail WWW.INFOWEB-J.NET de se trouver en difficulté.

Marc Gozlan, qui en est à son origine, est depuis près de deux ans, seul à bord de son navire. Il réunit, à travers un travail de recherche titanesque, surfant sur des milliers de sites, le meilleur du web francophone ou anglophone, des dizaines d’infos par jour, sur l’actualité des Juifs, d’Israël et du Proche-Orient. Sans parti pris. En rapportant juste les faits et les informations telles qu’elles se présentent et les remettant dans leur perspective. Ici, ni combat contre la désinformation, ni surinformation. Place à l’information à l’état brut.

WWW.INFOWEB-J.NET, c’est une vaste salle de contrôle où circulent des informations venues de toute part. Une source ininterrompue de connaissance, de savoir dans les domaines les plus variés. Un large panorama de l’actualité proche-orientale en un seul clin d’œil, mais aussi, une importante base de données sur le monde juif et Israël.

WWW.INFOWEB-J.NET est devenu en l’espace de peu de temps, un outil indispensable de recherche où se mêlent l’actualité du jour et l’information inédite sous toutes ses formes (radio, vidéo, photo). Marc Gozlan mène un vrai travail de fourmi, sans ménager ses peines pour faire de son site, le site de tous, le site de référence.

Sa tâche n’est pas pour autant facile. Tout d’abord, Marc Gozlan ne décolère pas. Ses visiteurs sont nombreux. Parmi ses visiteurs, des « pilleurs » qui ne se privent pas de « piquer » ces infos pour les transférer sur leur « mailing-list » sans en donner la référence ou la source première. Ce qui porte inévitablement un fort préjudice à l’évolution de ce portail « intelligent ». Et puis, il y a le nerf de la guerre, les moyens matériels de ce média. Marc Gozlan s’appuie pour l’instant sur ses propres deniers, limités. Il n’a ni associé, ni sponsor, ni aide quelconque. Depuis, plusieurs semaines, il fait appel, sur son site, aux dons de ces visiteurs. Appel, à ce jour, resté vain.

Savoir que l’on fait œuvre utile dans un domaine alambiqué et ne pas avoir les moyens de son ambition, somme toute fort légitime, est inconcevable, inimaginable.

Responsable de cette situation asphyxiante, une communauté juive qui refuse toujours d’avoir une communication, des médias à la hauteur de leurs objectifs.

Elle passe son temps à gémir sur la presse nationale sans jamais s’inquiéter de la pérennité de la sienne. En agissant de la sorte, la communauté juive de France prend une large responsabilité dans la mort à petit feux de sa propre presse.

On ne peut pas passer son temps à se plaindre, signer des pétitions, envoyer des mails vengeurs, alors qu’on est des acheteurs-lecteurs de cette presse généraliste qu’on vilipende et tourner le dos à l’existence de la presse juive, institutionnelle ou non.
C'est le moment de réagir efficacement, de la soutenir, de lui porter de l’aide. Une fois disparue, il sera trop tard pour la secourir.

La presse juive aux Etats-Unis, en Israël, dans certains pays européens comme en Belgique, est en pleine essor, dynamique, active et même parfois influente. En France, nous en sommes bien loin.

La presse juive reste à inventer.



DIASPORABLOGJ est solidaire d’Infoweb-J.net dont il lui arrive parfois de reprendre ses infos en n’omettant pas de citer la source.




SOUTENEZ DE TOUTES VOS FORCES, PAR TOUS VOS MOYENS.
LE SEUL PORTAIL DE L’ACTUALITE D’ISRAEL
ET DU PROCHE-ORIENT.
LE CARREFOUR
DE L’INFORMATION AU SERVICE
DE SES INTERNAUTES.




Bernard Koch

TOUS DIRECTION WWW.INFOWEB-J.NET





jeudi, décembre 15, 2005

CHRONIC
d'Alain SUIED





LES CIRCUITS DE LEGITIMATION PARISIENNE






Les élites parisiennes se sont bien gardés d'intégrer des blacks, des asiatiques
dans les "circuits" de "légitimation" du pouvoir symbolique!
Presse, édition, politique, représentation socio-économique - l'étranger ou le juif
n'y sont pas admis "en tant que tels" mais comme éléments de justification
de la perennité du "système" jacobin et centralisateur,aujourd'hui hésitant
entre mondialisation et ressentiment post-soixanthuitard!
La France des "privilèges" n'est pas morte.
Tout en se réclamant de Rousseau et de FOUCAULT,lus à travers une "grille"
aléatoire et opportuniste,les élites bancaires ou médiatiques se retrouvent pour
"ignorer" le journaliste" black ou le penseur "juif"...
Légitimation de soi par soi - le directeur de la rédaction de "Libé" ou
l'ex-dirigeant d'AXA "récupèrent" les luttes actuelles sans vergogne : il s'agit
seulement de CHOISIR ET DE SE CHOISIR selon la "nécessité" du moment.
L'important c'est d'en être - comme on dit au Quai d'Orsay, au PS ou parmi
les cardinaux...
MAIS UN ELEMENT NOUVEAU VIENT REMUER LA DONNE :
l'Islamisme, porté par l'idéologie "post-67", des "héritiers" (Bourdieu) , soutenu par
l'argent du pétrole et les aides européennes (qui servent à ...servir des rentes
aux terroristes palestiniens, merci Mr Mahsen), a montré son "vrai" visage!
VITE,COLLABORONS - une vieille méthode parisienne!
Avec retard, les "branchés" tentent de séduire les malheureuses VICTIMES
REVENDEURS VIOLEURS TUEURS et leurs imams intégristes!
Une question se pose et s'impose:

LA DEMOCRATIE EST-ELLE UN ... PRIVILEGE ou un "droit"?



Alain SUIED

mercredi, décembre 14, 2005

DEBATTONS




NOS INTERNAUTES REAGISSENT A NOS PROPOS, A NOS ANALYSES. LE DEBAT PEUT AVOIR LIEU.





SUR L'AFFAIRE FINKIELKRAUT


Je crains qu'Alain Finkelkraut, comme beaucoup d'autres intellectuels Français, n'a plus sa place dans les médias Français. Le propre du penseur est de réfléchir sur un sujet. Le propre d'un philosophe , dixit Monsieur Serre, consiste à prendre du recul par rapport à la réalité pour l'analyser, la comprendre et, difficulté suprême, livrer le résultat de cette analyse par écrit ou lors d'un débat et si possible de façon intelligible. Or cet exercice de style n'est pas accessible aux médias Français. Ou alors à partie de 23H00 sur certaines chaînes publiques. Alors à quoi bon essayer d'instruire le débat par un discours philosophique là où les journalistes veulent du show. Oui Mr. Finkelkraut a raison de dire qu'il vaut mieux qu'il s'exprime par écrit. Celà me paraît urgent avant qu'on ne le condamne à boire la ciguë...



Michel El-Bez


13 déc 2005 9:16 PM


samedi, décembre 10, 2005


Monseigneur PIGUET


LALUCARNE



KTO, la chaîne catholique du câble diffuse un documentaire qui retrace le parcours incroyable d'un prêtre pétainiste récompensé, plusieurs années plus tard, par la médaille des Justes.





Dimanche 11 décembre à 20h 50

sur















" Monseigneur Piguet,
pétainiste, déporté et juste "





Un document de Barcha Bauer (2005, 52’)




Le 22 juin 2001, l'ancien évêque de Clermont-Ferrand, Gabriel Piguet reçoit à titre posthume, des mains de l'Ambassadeur d'Israël en France, Elie Barnavi, la Médaille des Justes parmi les Nations auprès de Mgr Hippolyte Simon, évêque de Clermont-Ferrand. L'attribution de cette médaille à un homme qui ne cacha jamais ses positions " pétainistes " et sur la « révolution nationale », heurte des membres de la Résistance. Beaucoup se posent les questions suivantes " Qui était Monseigneur Gabriel Piguet? Comment un homme, qui a prôné la Révolution Nationale et critiqué sévèrement l'attitude de la Résistance, a pu secourir dès le mois d'août 1942 des Juifs et des prêtres réfractaires, des prêtres résistants ? ".60 ans plus tard, nous pouvons nous interroger sur les motivations réelles de ce prélat qui ne manqua pas de suivre la ligne directrice du Pape Pie XII concernant les positions chrétiennes officielles. Gabriel Piguet fut un évêque aimé et respecté par ses diocésains pour sa rigueur et l'image qu'il donna de sa fonction.





L'AVIS DE DIASPORABLOGJ.


Bien moins qu'une description d'un parcours atypique d'un ecclésiastique français proche du pouvoir de Vichy, lors de la seconde guerre mondiale, le documentaire de Barcha Bauer présenté, en première diffusion, sur KTO, chaîne catholique du câble, dimache 11 décembre 2005 à 20h 30, met en avant le rôle de l'Eglise face à la montée du fascisme et face au pacte franco-germanique voulu et signé par le Maréchal Pétain en 41. La France devenant l'alliée, le bras droit de l'Allemagne nazie dominatrice, arrogante et meurtrière.
Une hiérarchie épiscopale refusant de se saisir de la réalité, tournant résolument le dos à une guerre à outrance, à l'anéantissement de l'homme par l'homme, et la plus horrible des destruction humaine : l'extermination de 6 000 000 d'invidus parce que nés juifs.
Le silence de PIE XII, durant cette période de braise et de sang, demeure une tâche importante dans l'histoire des relations entre Juifs et Chrétiens.
Toute la France de cette époque n'était pas majoritairement pétainemiste. En tous cas, elle le devenait de moins en moins, le temps que la résistance s'organisât. Il y eut la résistance, politique, armée visant à éléminer l'ennemi sur le terrain, à saborder ses infrastrucutres. Et l'autre France, moins visible, la France du refus, la France contre la résignation, la France du courage. Celle qui, quelques années plus tard, devint, dignement, grâce à l'Institution de Yad Vashem, en Israël, LA FRANCE DES JUSTES.
Au nombre de ces Justes, un prêlât, l'Evèque de Clermont-Ferrand, Monseignuer Piguet.
Paradoxale trajectoire. Ininéraire à compte-courrant qui le fit passer de pétainiste (dans une prêche, il lancera cette mise en garde à l'agard des français qui désobéiraient le Maréchal Pétain"toute dissidence est un malheur, est une faute. Toute désunion trahie nos morts"), aux actes de sauventages de plusieurs dizaines de juifs, lesquels étaient accueillis dans les institutions catholiques, perdant ainsi leur identité initiale. Arrêté le 28 mai 1944, il finira ce parcours inconclaste dans une baraque à Dachau sous le matricule 103 101. Libéré, par les Américians, à Innsbruck, enAutriche, il regagnera triomphalement la ville, dix années plus tôt, où il fut maître du diocèse de la capitale de l'Auvergne.
Le 21 juin 2001, l'Ambassade d'Israël en France en poste à Paris à cette date-là, Elie Barnavi, remettra à l'Evèque actuel de Clermand-Ferrand , la médaille des Justes, décidé et décerné chaque année, par le mémoirial, à Monseigneur Piguet pour ses actions humanitaires permettant à un certain nombre de juifs d'échapper à la déporattion.
Glorifié par ceux qu'il a extrait de la souffrance, contesté par les histoiriens,
"Monseigneur Piguet, pétainiste, résistant et juste" réalisé par Barcha Bauer n'en reste pas moins une passionnante plongée pédagogique dans la France chrétienne au coeur des Années Noires. Une histoire au fond de la Grande Histoire, inattendue, exceptionnelle, à rebondissement, centrant son sujet sur l'ambiguité d'une l'Eglise chrétienne, frileuse, démarquée des réalités de son époque. Une Eglise d'avant Nostra Aestate.



Bernard Koch




vendredi, décembre 09, 2005

INFOCOM



OECUMENISME




VENIR NOMBREUX




Rencontre Interreligieuse
Dimanche 11 décembre à 16 h
Mairie du XVIème*




« La guerre des religions :
peut-elle être évitée ? »





Le Président iranien appelle
à une guerre de religions :


Réponse de personnalités religieuses




Dans son discours du 26 octobre 2005, le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad appelait à une guerre des religions en parlant d’une « guerre totale entre le monde islamique et le Front des Infidèles ». Il a également dit, entre autres, : « Un combat historique est en train d’être mené entre le Monde Oppresseur (l’Occident) et le monde islamique et les racines de ce conflit ont des centaines d’années. »

Des personnalités de premier plan représentant Christianisme, Islam et Judaïsme se rencontrent pour réaffirmer la nécessité absolue d’une coexistence pacifique entre les religions et du respect de l’autre. Le Maire du XVIème, M. Pierre-Christian Taittinger, accueillera intervenants et participants.

La liste des intervenants :

Alexis Blum, Grand Rabbin de Neuilly
Le Rabbin Michel Serfaty, Responsable du dialogue avec les autres religions au Consistoire de Paris
Ludovic de L'Eprevier, délégué diocésain du Val de Marne Créteil pour les relations avec l'Islam
Le Père Christian Lantrey-Javal
Le Pasteur Florence Taubmann, pasteur à l'Observatoire du Louvre
Le Pasteur David Steward, Vice-Président de la Radio Fréquence Protestante
Ghaleb Bencheikh, président de la Conférence mondiale des religions pour la paix, responsable et animateur de l’émission « Connaissance de l’Islam » de France 2
Tariq Oubrou, Président de l'Association des imams de France
L’ayatollah chiite iranien, en exil, Jalloul Ganji

Cette rencontre aura lieu à

*La Mairie du XVIème arrondissement
71 avenue Henri-Martin
75016 Paris
Métro : Pompe

La rencontre débutera à 16 heures précises et se terminera à 18h30.

Entrée libre

Le Comité Interreligieux pour le Respect de l’Autre (CIRA) avec le soutien du Président du Consistoire Centrale de France, Monsieur Jean Kahn

jeudi, décembre 08, 2005

INFODERNIERE


LE PHILOSOPHE ALAIN FINKIELKRAUT
CE SOIR SUR FRANCE-INFO :

"LA DECLARATION DES DROITS
DE L'HOMME EST MENACEE"



Le philosophe Alain Finkielkraut poursuit sa campagne d'explications, à la suite de propos publiés par le quotidien HAARETZ. Ce soir, il était l'invité de Bernard Thomasson sur France-Info. A la question du journaliste, de savoir" si malgré le tolé qu'ont suscité ses déclarations, il n'a pas été le déclencheur du débat sur les problèmes des banlieues", Alain Finkielkraut répond : "Non! Pas du tout! Ce n'est pas un débat!.Je ne suis pas un objet de débat. Je suis devenu un objet de procès". Il se dit d'ailleurs sous la menace de troubles dès qu'il est invité à intervenir publiquement."On n'est plus dans le débat, ajoute-t-il, mais dans la chasse à l'homme!"

A ceux qui expliquent que ces évènements de banlieues n'ont pas d'autres raisons que sociales, Alain Finkielkraut leur rappelle que "l'ethnicisme" qui lui est reproché, c'est eux qui la pratiquent : "leur lutte sociale passe par la discrimination, le changement de lieu, la présence de "communauté visible" dans les médias". Pour lui, "il faut rétablir l'école, l'école exigeante" pour qu'il retrouve enfin leur dignité.

Quant à la loi qui "reconnait le rôle positif de la colonisation française dans la France d'Outre-Mer", Alain Finkielkraut y est opposée, rejoignant ainsi une majorité de membres dans le gouvernement : "cette loi est détestable.Ce n'est pas aux politiques, dit-il, de réécrire les lois".


Sur la liberté d'expression en France, inscrite au châpitre XVII de la déclaration des droits de l'homme de 1789, le philosophe est inquiet :"La déclaration des droits de l'homme est menacée, reconnaît-il".On assiste, poursuit-il, à "une croisade contre le politiquement pas correct".


Est-il un "néoréac"? "Une absurdité. Une couverture déshonorante qui préfère désigner des salauds plutôt que de chercher à régler des problèmes".

Cette fronde qui anime les esprits depuis bientôt trois semaines montre la difficulté, en France, de débattre, sérieusement, avec calme et sérénité, du fond des problèmes, croyant que la seule solution au malaise est d'anéantir un adversaire, un persécuteur présumé. Un bouc-émissaire, en quelque sorte.



Bernard Koch


pour suivre l'intégralité
de l'interview d'Alain Finkielkraut sur France-Info
rendez-vous sur www.infoweb-j.net

fondé er dirigé par MARC GOZLAN













mercredi, décembre 07, 2005

NOSINTERNAUTES
NOUS ECRIVENT




ET VOUS?



diasporablogj comporte des textes forts
et qui reflètent la pensée de juifs français
peu representés dans les "institutions"!

INFODERNIERE






LA COMUNAUTE JUIVE
ET LA QUESTION DE L'ESCLAVAGE






Pour la première fois, il faut bien le dire, après un long silence sur la question, et au lendemain d'un texte collectif publié par le quotidien LE MONDE, "Démons français", où l'on retrouve, parmi les signataires, Esther Benbassa et la député apparentée-Ps de Guyane, Christiane Taubira, le CRIF s'exprime, dans un communiqué rendu public aujourd'hui, sur l'esclavage.

Refusant d'être un réceptacle de communiqués de la communauté juive, Diasporablogj, tenant compte de l'importance de la réaction de la principale institution juive, le CRIF, met à votre connaissance le contenu de son communiqué :


"L’esclavage sous toutes ses formes fait l’objet aujourd’hui de débats où la passion l’emporte souvent sur la sérénité et l’objectivité historique que mérite l’une des plus grandes monstruosités de l’humanité.
L’esclavage ne s’est limité ni à une époque, ni à une civilisation, ni à une région particulières. Il a servi de socle économique à plusieurs civilisations, parfois prestigieuses, au mépris des conditions d’existence des hommes et des femmes mis en servitude.
Toute la vérité historique sur l’esclavage devrait être reconnue et enseignée plus qu’elle ne l’est actuellement. L’esclavage existe encore, et il doit être combattu sans complaisance, et sans permettre surtout aux trafiquants de la mémoire, dans la foulée de la réunion de Durban, d’infliger aux victimes passées et présentes le mensonge du négationnisme".

CULTURELLEMENT VOTRE



CE SOIR




à 18h 30




BIBLIOTHEQUE MEDEM





Rencontre avec Joann Sfar*





A l'occasion de la sortie de son nouvel album :
"Klezmer, la conquête de l'Est" aux Editions Gallimard




Né en 1971, Joann Sfar obtient une maîtrise de philosophie avant de se consacrer à la Bande dessinée, avec Pierre Dubois ou Baudoin comme accompagnateurs. Erudit, curieux des cultures et des idées Joann Sfar a développé en une dizaine d'année une oeuvre étonnamment prolixe et enthousiasmante qui est parvenue à atteindre d'autres publics que celui de la bande-dessinée traditionnelle. On ne compte plus les ouvrages dont cet infatigable conteur, dessinateur et scénariste, est signataire. Citons les séries Donjon, qu’il co-anime avec Lewis Trondheim, et le Chat du Rabbin. Qui ne connaît pas ce chat doué de paroles qui dans un décor oriental coloré raconte la vie d'une communauté juive d'Alger au début du siècle dernier. Klezmer, la conquête de l'Est, le nouvel album de Joann Sfar peut être considéré comme la réponse ashkénaze au Chat du Rabbin en racontant les aventures d'une bande de musiciens juifs sans argents qui traînent leurs instruments dans les steppes d’Ukraine, à Odessa, dans des campements gitans.
Entrée libre
*Réservation souhaitable au : 01 47 00 14 00à 18H 30

INFO


DERNIERE MINUTE



Source AFP mercredi 7 décembre 2005 8h 38


Le président du Comité central du Likoud rejoint le parti de Sharon.

Le président du comité central du Likoud, Tzahi Hanegbi, va rejoindre le parti Kadima du Premier ministre israélien Ariel Sharon, a annoncé mercredi la radio militaire (Galei Tsahal).

lundi, décembre 05, 2005

CHRONIC
d'Alain SUIED





LE JUIF EN EUX






La campagne anti-Finkielkraut des "médias" ditsprogressistes est "éclairante" ; elle "suscite" les journalistes "d'origine juive", selon l'horrible expression convenue, qui s'en donnent à coeur joie et les "idéologues" patentés du"Monde" - comme Robert Solé,défenseur d'interêts lointains ou la "Sèquence Etranger", proche , comme le supplémentd'"HAARETZ" des idées parano-critiques de Noam Chomsky ....


Jean Daniel - qui se croit dans une "prison juive" -y va de sa névrose mal digérée et de son masochisme soft...Chacun y trouve son compte; CE N'EST QUE CELA - ET C'est LE PLUSGRAVE!


LA SOI-DISANT OBJECTIVITE DU MONDE ET DE LAGAUCHE-CAVIAR TIENT DANS CE DEFAUT DE VISION A LONG TERME - IL NE S'AGIT QUE DE MARIER DENI DU JUDAISME ET IDEOLOGIE DE FAUSSE GENEROSITE - CELLE DES "PATRONS DE GAUCHE" DES ANNEES 70 ET CELLE DES REVOLUTIONNAIRES INVENTEURS DE LA CAUSE PALESTINIENNE parfois devenus éminents conseillers du MEDEF(CF BOLTANSKI "Le nouvel esprit du Capitalisme " - Gallimard)


L'AFFAIRE FINKIELKRAUT montre combien il est difficile de faire la part entre les "causes" (justes ou non) et le petit délire personnel (ou ici la jalousie médiatique?)


EN UN SENS ELLE EST AU COEUR DE NOS INTERROGATIONSSUR LE PRESENT ET L'AVENIR de la ....CULTURE Française,dont elle expose le "malaise" (si explicitement Freudien - etOEDIPIEN;CE N'EST PAS SON ASPECT LE PLUS NEGLIGEABLE ni le plus inconsciemment influent...LAVAL était soutenu par la Gauche et le PC approuva le pacte germano-soviétique....LES DORIOTS d'hier sont de retour!


LE DENI ET LE NON-DIT SONT LE MAL FRANCAIS.


L'IDENTITE JUIVE EN EST LE "ressort" le plus évident....


Alain SUIED

BILLETDOUX

de Simon PILCZER



Douarnenez et Bagnolet jumelés avec des camps palestiniens. Une délégation des deux villes françaises s’est rendue dans les deux camps de réfugiés du Liban, dont celui de Chatila.




Commentaire :




Rassurez-vous !




Dans un entretien récent publié par notre confrère, Actualité juive, n°912, Roger Cukierman :«Les racines du mal demeurent et il faut continuer le combat"(a-j-presse@actuj.com ), le président du CRIF nous indique que dans le cadre des contacts avec les partis politiques, le comité directeur rencontre régulièrement Marie-George Buffet. Lors de la prochaine rencontre souhaitons que cette honteuse initiative des communes de Bagnolet et Dounanez soit évoquée et mise à plat. Surtout, exigeons que le journal "L'Humanité" qui ne survit que grâce aux subventions de l'état chiraquien - eh oui ! - cesse de faire l'apologie du Palestinisme en le confondant avec la résistance française. Sinon, nous saurions leur rappeler les compromissions des communistes lors du pacte germano-soviétique. Sachons surtout cesser de dîner avec le diable, en faisant savoir pourquoi. Le parti communiste est un dinosaure : il ne représente plus rien au plan politique (3 % de suffrages), et il essaie de se refaire une santé en commettant des alliances islamo-fascistes dans les maigres zones où il garde de l'influence : sachons les dénoncer vigoureusement.Par contre, le PC est parvenu, en tenant les syndicats de l'éducation nationale et des transports (CGT, SNES, SNESup, FCPE), à en faire des relais de chantages politiques auxquels le gouvernement se plie.
C'est une Mme Thatcher qu'il nous faut...
Simon Pilczer

INFO



DERNIERE MINUTE





Attentat-suicide dans un centre commercial
de Nétanya.




NOUVEAU BILAN* :



5 MORTS ET PLUS DE 50 BLESSES




A SUIVRE SUR WWW.INFOWEB-J.NET


*cité par Gérard Benhamou,

correspondant en Israël de RCJ

INFOCOM



BELGIQUE




Conférences






Fraternité !




MERCREDI 7 DECEMBRE
à 19h 30 à Bruxelles



Les 1ères rencontres de la laïcité,
de l’égalité et de la mixité.





« La laïcité, rempart contre les intégrismes, le racisme, l’antisémitisme, la misogynie et l’homophobie ».



Une société éclatée, dans laquelle les conflits intercommunautaires et religieux attiseraient les intolérances, les violences et les rejets mutuels, la régression de la condition féminine, la montée des intégrismes et fascismes de tous bords : telles sont les tendances que l’on peut observer aujourd’hui dans la société belge comme dans les sociétés européennes en général. Ce tableau pessimiste est heureusement contrebalancé par des initiatives de terrain de plus en plus nombreuses. Leurs origines sont aussi diverses que leurs histoires. Aujourd’hui, ces différents mouvements associatifs, culturels, académiques, sociaux, décident de se rencontrer sur leurs points communs : la promotion active des valeurs de laïcité, d’égalité et de mixité.
Avec la participation exceptionnelle de :



Fadela AMARA, Présidente de Ni putes ni soumises (France)
Dominique SOPO, Président de SOS Racisme (France) .
Ainsi que Pierre de MARET (Recteur de l’ULB) et André NAYER (Vice-Recteur aux affaires étudiantes de l’ULB), Nicolas ZOMERSZTAJN (CCLJ), Sara BRAJBART (Collectif Dialogue & Partage), Chemsi CHEREF-KHAN (Institut Européen d’Humanisme Musulman), Clément DARTEVELLE (Cercle du Libre-Examen de l’ULB), Chico KEBSI (Promo-Jeunes).




Où?: ULB - Institut de Sociologie - Salle Dupréel - Avenue Jeanne 44 à 1050 BruxellesQuand?: Qui?: Le CCLJ et l'ULB



P.A.F.: Adultes 5 €, Etudiants/Chômeurs 2,5 €Information et


Réservation: au CCLJ : +32 2 543 02 70 ou info@cclj.be




Avec le soutien de M. Christian Dupont, Ministre de la Fonction publique, de l'intégration sociale, de la Politique des grandes villes et de l'Egalité des Chances et du CGRI.




En savoir plus : Lire l'article paru dans Regards


>> Réserver en ligne en cliquant ici




Consultez le programme des activités du CCLJ
Devenez membre du CCLJ











dimanche, décembre 04, 2005


INFO




DERNIERE MINUTE




DIMANCHE 4 DECEMBRE




UN PHILOSOPHE A DIT LA VERITE,
LA PRESSE FRANCAISE L'EXECUTE






ALAIN FINKIELKRAUT S'EXPLIQUE, DANS SON EMISSION HEBDOMADAIRE SUR RCJ (94.8) "QUI VIVE!", SUR CETTE INCROYABLE INQUISITION DONT IL EST L'OBJET DANS LA PRESSE FRANCAISE.




"JE RENIE LES PROPOS PUBLIES
PAR LE QUUOTIDIEN ISRAELIEN
"HAARETZ""



Le philosophe Alain Finkielkraut n'a pas souhaité, la semaine dernière, répondre à chaud à la calomnie dont il fait l'objet, à cette intellingenstia de gauche "adolescente", "prête à avaler un raciste juif" , dans son émission dominicale diffusé par RCJ, l'une des quatre radios juves de la fréquence 94.8.
Devenu "l'objet de pensée", placé du coup, bien malgré-lui, au coeur de l'actualité, depuis une quinzaine de jours, sous la forme d'une mise à mort intellectuelle, comme si la presse française, vêtue de sa parure, opaque, de gauche (LE MONDE, LE NOUVEL OBSERVATEUR, MARIANNE,...) ressucitait ses vieux démons antisémites (Doriot, Déat, et quelques autres du même calibre) et visait l'unique ennemi qui vaille, le juif, c'est donc dans l'émission d'aujourd'hui, diffusée en direct, de 13h 30 à 14h, que l'auteur du "Juif imaginaire" revient naturellemnt vers ces attaques méprisantes et méprisables, faisant abstraction de tout débat serein et de tout esprit critique, qu'une République et une Démocratie devraient avoir, de la part des médias de la gauche "bien pensante".



C'est évidemment, vers ces médias que s'adressent ses plus vives protestations. Après avoir reconnu ne pas s'être méfié du piège que lui ont tendu les journalistes, du quotidien israélien de gauche HAARETZ, entre autres, Alain Finkielkraut nie, en bloc, les propos publiés par ce quotidien et par voie de conséquence le traduction -de l'hébreu, si l'on en croit, le médiateur du MONDE Robert Solé, dans sa rubrique datée de Dim 4 et Lun 5 décembre-et du montage qu'en fait Sylvain Cypel, journaliste au quotidien qu'on dit de référence.

"Chef inquiétant d'une conspiration visant à aggraver les fractures françaises", c'est ainsi qu'est présenté dans le NOUVEL OBSERVATEUR Alain Finkielkraut, sous la signature de Jean Daniel*, son Directeur, d'origine juive. Ce journal, où souffla longtemps l'esprit d'Albert Camus, est aujoud'hui, dit Finkielkraut, "désavoué par son Directeur".

Le "pompon" de l'indigne est decerné à Jean-François Kahn, dont une biographie, co-écrite avec son frère, le Professeur Axel Kahn, où l'on apprend que, de père juif et de mère catholique, leur grand-mère maternelle fut une fervente militante de la Wermacht, sortira en librairie le mois prochain. Le patron de Marianne fait dire au philosophe "Touche pas à ma Shoa! Touche à ma Shoa!". Un édito "comme aucun journal fasciste ou d'extrême-droite ne se serait permis d' exprimer"


Cette façon de livrer un intellectuel à la vindicte publique ressemble
à s'y méprendre à un véritable procès stalinien en sorcellerie

comme elle n'en a jamais connu depuis la libération dont on vient de commémorer le 60è anniversaire.


Dans son intervention sur RCJ, Alain Finkielkraut s'en prend également à la communauté juive,citant la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, en l'invitant à "se réveiller". " Cela ne mène à rien, martèle-t-il, d'emmener les enfants visiter Auschwitz. Cela crée un désir obscène"


Se tournant à nouveau vers les médias acharnés contre lui, d'une manière de dépit, il conclut : " Oubliez-moi! Ne parlez plus de mes mes livres. Je me débrouillerai!"


Et l'arêne ne finissant plus de lécher le sang de sa victime expiatoire.

Défaite de la pensée. Mort de la conscience. Fin de la raison.
Un philosophe a dit la vérité, il va falloir l'éxécuter.



Bernard Koch


*lire l'intégralité de l'éditorial de Jean Daniel sur www.infoweb-j.net

INFO




DERNIERE MINUTE



DIMANCHE 4 DECEMBRE




ALAIN FINKIELKRAUT S'EXPLIQUE, DANS SON EMISSION HEBDOMADAIRE SUR RCJ (94.8) "QUI VIVE!", SUR CETTE INCROYABLE INQUISITION DONT IL EST L'OBJET DANS LA PRESSE FRANCAISE.



"JE RENIE LES PROPOS PUBLIES
__________________________

PAR LE QUOTIDIEN ISRAELIEN "HAARETZ""
___________________________

vendredi, décembre 02, 2005

Le Vatican vient de réunir Juifs et Catholiques pour célébrer les 40 ans de la déclaration de Vatican II, initiée, après de longues négociations en coulisses entre personnalités des deux bords, par le Pape Jean XXIII. Elle mettait fin à près de 2 000 ans d'hostilité envers les Juifs. La notion de juif, "peuple déicide" devait disparaître du langage de l'Eglise. NOSTRA AETATE faisait rentrer les relations entre les frères ennemis d'hier dans l'ère du dialogue et de la compréhension mutuelle.
Jean-Paul II dans le prolongement de son illustre prédécesseur, a donné encore davantage d'implusions à ce dialogue, en constante évolution. De ce dialogue entre Juifs et Chrétiens, il en a fait l'un des principaux objectifs de sa mission pontificale. La visite à la Synagogue de Cologne, en Allemagne, par le Pape Benoit XVI, lors des journées mondiales de la Jeunesse, cet été, montre la volonté de l'Eglise Catholique de poursuivre le chemin tracé par le document historique publié à l'issue du Concile de Vatican II .
Cette commémoration qui confirme la bonne santé des relations entre Juifs et Chrétions ouvrent selon certains hauts responsables de l'Eglise de nouvelles perspectives, de nouveaux champs d'actions et de réflexions comme le rappelle le Cardinal Lustiger, ancien Archevèque de Paris, dans un article d'une grande clareté, porté par l'espérance, paru dans le numéro du quotidien LE MONDE daté du 28 octobre 2005, intitulé : "L'OEUVRE ASSIGNEE AUX JUIFS ET AUX CHRETIENS". Nous y reviendrons.


Bernard Koch







CHRONIC
de Maurice-Ruben Hayoun*


NOSTRA ÆTATE… quarante ans après.








Quarante ans ! La Déclaration Nostra Ætate, publiée le 28 octobre 1965, ne peut passer inaperçue dans tous les milieux concernés par le dialogue interreligieux. Après de très modestes débuts, cette Déclaration a radicalement changé les mentalités. Comment est-elle née ?Le 5 juin 1960, le pape Jean XXIII crée un secrétariat pour promouvoir l'unité des églises chrétiennes et nomme le cardinal Augustin Béa à sa tête. Quelques mois après l'installation de cette commission, le pape en élargit la saisine et lui demande de se pencher sur les relations de l'Eglise avec les autres religions. Le dialogue interrreligieux recevait enfin ses lettres de créances. Lorsqu'on considère le texte même de la Déclaration, on se rend compte que sur les quarante et une phrases, réparties en cinq paragraphes, le judaïsme en revendique dix-sept, près de la moitié ! Comment en sommes nous arrivés là ? A la mi juin 1960, le pape Jean XXIII accorde une audience au vieil érudit judéo-français Jules Isaac, alors âgé de 81 ans. Celui-ci attire l'attention de son illustre interlocuteur sur la présentation caricaturale des juifs dans l'Eglise et dans ce qui est censé être un «Evangile d'amour». Isaac remet au pape un long mémorandum que ce dernier confie, pour étude, au cardinal Béa en le priant de rencontrer le célèbre promoteur des amitiés judéo-chrétiennes. C'est au terme de cinq années d'un sérieux travail que la commission soumet sa Déclaration au pape Paul VI qui l'adopte.Que de chemin parcouru en quarante ans ! Thomas Stransky, l'un membres fondateurs de la commission, dira plus tard que «ce grain de moutarde a donné naissance à la forêt du dialogue interreligieux.» On ne compte plus les encycliques et autres bulles publiées par un Saint Siège qui tourne définitivement le dos à ce que certains appelaient jadis, un peu sévèrement, «l'autisme de l'Eglise». En effet, que ce soit au Vatican, à Paris, à Munich ou ailleurs, l'Eglise publie des documents importants, comparables à la Déclaration de repentance de l'Episcopat français. Il convient donc de se pencher sur le contenu de cette Déclaration Nostra Ætate, d'en mesurer l'impact et d'en évaluer l'actualité aujourd'hui.Par cette Déclaration l'Eglise entendait redéfinir ses relations avec le reste du monde, c'est-à-dire les autres confessions chrétiennes mais aussi les deux autres grandes religions monothéistes, le judaïsme et l'islam. Pour motiver ce recentrage, la Déclaration souligne la multiplication des relations pacifiques entre les hommes, sorte de mondialisation avant la lettre, qui nécessite un «examen plus attentif des relations de l'Eglise avec les autres religions.» On assiste donc à un rejet implicite de cet apocryphe qui a la vie dure, extra ecclesiam… hors de l'Eglise point de salut. L'Eglise aura donc désormais pour mission de «promouvoir l'unité et la charité entre les hommes.» Au fondement même de l'humanité croyante et pensante gisent des principes tels l'unité primordiale de la famille humaine : selon le livre de la Genèse, Dieu n'a créé qu'un seul homme, Adam, d'où nous dérivons tous. De son côté, l'humanité croyante aspire, elle aussi, à un même idéal, répondre aux interrogations de l'énigme humaine : qu'est-ce que l'homme ? Quel sens donner à sa vie? Qu'est-ce que le bien ? Pourquoi tant de souffrances sur terre ? Qu'y a-t-il après la mort ? Et enfin, se demande la Déclaration, «qu'est-ce que le mystère dernier et ineffable qui entoure notre existence ?»Après ce riche préambule, la Déclaration définit la relation de l'Eglise catholique aux religions non chrétiennes, notamment aux religions extrême-orientales, l'hindouisme et le bouddhisme ; le premier recourt aux mythes pour exprimer le mystère de la divinité et du cosmos, et prône à la fois une philosophie ascétique et une méditation profonde, tandis que le second nous aide, compte tenu de la contingence de notre vie, à parvenir à une libération ou à une illumination par une ascèse appropriée. Revenant sur son attitude passée, l'Eglise catholique déclare «ne rien rejeter de ce qui est vrai et saint dans ces religions.» La différence n'est plus assimilable à une divergence puisque ces doctrines apportent elles aussi, «un rayon de Vérité.» Mais cette acceptation n'est pas exclusive de la vocation de l'Eglise qui a pour mission de prêcher (Jean 14 ;6) «que le Christ est la voie, la vérité et la vie.» Suit alors un appel qui change entièrement la nature des relations avec les autres confessions, adressé aux catholiques qui, tout en restant fidèles à leur foi, «doivent reconnaître, préserver et faire progresser ces valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles.»Que dire de la religion musulmane ? Il faut rappeler, d'emblée, l'intervention du célèbre orientaliste Louis Massignon qui s'était en faveur d'un dialogue plus resserré avec les musulmans. Le ton, conciliant et amical, opte pour la sobriété: l'islam est un monothéisme au même titre que les autres religions. L'Eglise regarde avec estime l'islam qui enseigne à ses adeptes l'existence d'un Dieu vivant, miséricordieux, créateur des cieux et de la terre. Les musulmans se signalent par leur soumission aux décrets divins même s'ils sont mystérieux, suivant en cela l'exemple du patriarche Abraham auquel le Coran se réfère très souvent. Pour élever ses adeptes, l'islam leur recommande de prier, de jeûner et de distribuer l'aumône. Son livre sacré honore Jésus comme un prophète et respecte sa mère Marie. Mais la Déclaration n'a garde d'oublier les «nombreuses dissensions et inimitiés» entre les chrétiens et les musulmans» et propose de les «oublier». Il faut donc prôner non plus un simple dialogue judéo-chrétien traditionnel puisque l'Eglise est consubstantielle à la synagogue, mais plutôt un authentique «trialogue» regroupant les fils d'Abraham, c'est-à-dire le judaïsme, le christianisme et l'islam. C'est le judaïsme, religion mère du christianisme, qui se taille ici la part du lion. Au terme de près de deux millénaires de graves dissensions et de sanglantes persécutions, l'Eglise catholique se devait de procéder officiellement à cette mise au point, en reconnaissant, notamment, le lien qui la rattache à «la lignée d'Abraham, de Moïse et des prophètes.» Fidèle à sa nature profonde, le Vatican utilise la présente formule ; «scrutant le mystère de l'Eglise». Même si, au milieu du XIXe siècle, un esprit aussi critique qu'Ernest Renan s'était permis d'écrire une phrase du genre « la sève abandonna le tronc judaïque pour affluer dans les rameaux de l'Eglise», la religion juive n'en demeure pas moins le fondement et les racines du christianisme. Mais la Déclaration ne va pas encore jusqu'à tourner le dos à la théologie de la substitution selon laquelle le christianisme serait la vérité du judaïsme, elle prône des relations apaisées mais ne souffle mot de son exégèse allégorique et typologique de la Bible qu'elle réinvestit d'un symbolisme intégralement chrétien : Noé serait la préfiguration de Jésus, initiateur d'une humanité nouvelle, son arche qui sauve les séquelles d'une humanité maudite par Dieu serait une allégorie du bois de la croix, l'exode d'Egypte lui-même serait une préfiguration des prémices du salut, et l'impureté de la femme dont parle le Lévitique ne renverrait qu'à l'état du monde avant l'institution de l'Eglise… L'Eglise reconnaît, malgré cela, l'impossibilité de se couper de ses racines juives, ce qu'elle appelle «l'alliance antique» La totalité des Apôtres, «fondement et colonnes de l'Eglise étaient juifs.» La Déclaration recommande de ne pas l'oublier. Et cette phrase qui mit du baume sur le cœur des intéressés : «malgré leur refus de l'Evangile, les juifs sont restés très chers à Dieu.» Allant encore plus loin en raison du grand patrimoine spirituel commun aux juifs et aux chrétiens, l'Eglise «encourage la connaissance, l'estime mutuelle, les études bibliques et théologiques, le dialogue fraternel…» Les chrétiens sont priés de ne plus tenir les juifs pour des «réprouvés ou des maudits par Dieu» La Déclaration met en garde contre toute catéchèse qui irait à l'encontre de ces recommandations et condamne sans appel tout antisémitisme.Prenant des accents messianiques, la Déclaration cite un verset du prophète Sophonie (3 ;9) :«C'est alors que je changerai la lèvre des peuples en une lèvre purifiée pour que tous invoquent le nom de Dieu d'un même effort.»Même quarante ans plus tard, ce texte conserve son caractère pionnier et novateur ; certes, dans le long passage concernant le judaïsme, on aurait pu parler de la Shoah et de l'antisémitisme européen qui coûta tant de vies. Cependant, si certaines autres Déclarations de différents épiscopats sont allées plus loin, elles n'ont pu le faire qu'en se fondant sur Nostra Ætate.


*Maurice-Ruben HAYOUN
philosophe, écrivain
Dernier ouvrage paru :
"ECOUTE ISRAEL, ECOUTE FRANCE"
Editions Armand Colin

DIALOGUES



A L'OCCASION DU 40 è anniversaire
de VATICAN II



COMMUNIQUÉ DE PRESSE
de la Mairie de Paris





Troisièmes Rencontres européennes
entre Juifs et Catholiques
à l’Hôtel de Ville de Paris




le dimanche 4 décembre 2005
à 18h30





THEME




40 ANS APRES NOSTRA AETATE : PROSPECTIVES





Bertrand Delanoë, maire de Paris, et Pierre Besnainou, président du Congrès juif européen, accueilleront les participants aux troisièmes rencontres européennes entre Juifs et Catholiques à l’Hôtel de Ville, en présence de son Eminence le Cardinal Georges-Marie Cottier, représentant du Saint-Siège, de Monseigneur André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, du Grand Rabbin Joseph Sitruk et de Israël Singer, président du Congrès juif mondial.

jeudi, décembre 01, 2005

MILLEFEUILLES


ALAIN SUIED



Nos collaborateurs publient.
Après Philippe Meyer, la semaine dernière, notre regard se tourne, cette semaine, vers Alain SUIED.
Pour exprimer, sa vision du monde, avec une rare puissance, son outil maître, sa mâtrice centrale, c'est la Poésie. L'art du sens. L'art des sens. L'art de soi. L'art du je. Jeu d'esprit et jeu de l'âme. La poésie, l'art de tous les arts. La mère de toutes les créations. Suied, sa vision est tendue, inquiète, interrrogatrice, troublante. Le monde est sans lumière, sans avenir, sans perspective, a priori. Une espèce de "no life". L'homme est isolé dans la pénombre, reclu dans ses plus lointains retranchements. Pessimisme, sans doute. Tempéré par un humanisme à "l'écoute du monde".
La poésie d'Alain Suied emprunte les chemins escarpés de la psychanalyse qui offrent à ses semences toute la richesse de sa production. De la psychanalyse au judaïsme, il n'y a qu'un pas qu'Alain Suied franchit avec une certaine agilité. Le juif, comme négation du christianisme. Coupable du meurtre du père. Le judaïsme, la racine de l'humanité qu'il faut à tout prix faire disparaître. Alain Suied est le veilleur de cette mémoire qui s'éloigne, de cette face éclairante que l'on cherche à éteindre à tous jamais. Alain Suied, c'est "l'éveillé", comme l' a été sa mère dont il ne cesse chercher sa trace.
Une oeuvre majeure dans sa bibliographie déjà très dense : "KADDISH POUR CELAN" qui marqua l'avènement d'un des plus grands poêtes juifs de sa génération.


Bernard Koch



La revue NU (e) dont son dernier numéro vient de lui consacré un recueil dont nous publions plusieurs extraits.



Premier extrait :




D'UNE VIE ETRANGERE


Nous demandons à l'autre à l'autre ce qu'il ne peut justement pas nous donner.
Nous ne saurions pas discerner cela même que nous lui
demandons : notre appel est né dans la petite enfance.
L'autre nous donne ce que nous avons besoin - mais nous
ne savons pas quel est notre besoin.
Nous exigeons de conserver l'illusion et nous rejetons le don
inespéré.
Dans le jeu de miroirs, nous sommes convaincus de rétablir
le Phallus inconscient, le fantasme oublia.
Le meurtre primitif nous sommes un reflet lointain, un reste
d'une vie étrangère - pourtant nos mains sont rouges de la souffrance
d'autrui
et des pleurs du malentendu.





La revue NU(e), dirigée par Béatrice Bonhomme,
consacre son 31ème numéro (juin 2005) à Alain Suied
Association NU(e), 29 Avenue Primerose, 06000 NICE - France
www.revue-nue.org.



Un ouvrage indispensable à l'approche du poète, né le 17 juillet 1951 dans la communauté juive de Tunis et installé, avec sa famille, à Paris à partir de 1959. On trouvera dans ce numéro un cahier d'oeuvres plastiques de Pierre Dubrunquez, un entretien entre Alain Suied et ce dernier, une approche critique de Gérard Pfister et de très nombreux poèmes inédits. Alain Suied, également traducteur, a reçu dans ce domaine, le prestigieux prix Nelly Sachs.






Profondément marqué par la recherche des grands psychanalystes, passionné par la musique de ce siècle (il est membre de l'Académie Charles Cros...), travaillant cependant en prise directe avec la misère de notre temps ; chômage et exclusion, Alain Suied poursuit une oeuvre poétique d'une densité et d'une singularité qui la rangent parmi les plus fortes de sa génération. Alain Suied est né en 1951 dans l’ancienne communauté juive de Tunis. Il a publié notamment deux recueils de poèmes au Mercure de France : Le silence (1970), et C'est la langue (1973). Ses ouvrages les plus récents ont paru aux Editions Arfuyen : Le corps parle (1989), Face au mur de la Loi (1991), Ce qui écoute en nous (1993), Le premier regard (1995), Le pays perdu (1997). Alain Suied a publié un essai sur Paul Celan (Kaddish pour Paul Celan) ainsi que de nombreuses traductions de la poésie anglaise, notamment de William Blake, John Keats et Dylan Thomas.

== les derniers livres ==
L'Eveillée
Rester humain
Le corps parle
L’Ouvert, l’Imprononçable
Le pays perdu
Le premier regard
Ce qui écoute en nous
Face au mur de la Loi




A paraître ce mois-ci :



ALAIN SUIED




LE JUIF DU SUJET



Editions DIERESE




DANIEL MARTINEZ
8 AVENUE HOCHE77330
OZOIR LA FERRIERE

MéDiaTiC


RAPID'INFO



Le 20ème Festival international du scoop et du journalisme d’Angers, qui se déroulait le week-end dernier, a décerné cinq prix à des reportages conçus, produits et diffusés dans Envoyé Spécial sur France 2, dont :



« Gaza : à contrecoeur »
de Vincent N’Guyen a reçu :



- le prix du reportage d’actualité
Monté par Jean-Sébastien DESBORDES
et mixé par Stéphane GIL,
ce reportage a étéconçu, produit et diffusé
dans Envoyé Spécial le 8 septembre 2005.


INFOCOM



COMMUNAUTE JUIVE DE BORDEAUX




A ne pas manquer




Rencontre de l’Amitié Judéo-chrétienne de Bordeaux
Mardi 6 décembre à 20h30
au Centre culturel du Hâ


Conférence-débat du père Jean Dujardin

Ancien Secrétaire du comité épiscopal pour les relations avec le judaïsme





« Y a-t-il une dimension religieuse
au conflit Israélo-palestinien ? »





A-t-on le droit de poser une telle question ?
La poser, n’est-ce pas ajouter une dimension « explosive » à un conflit dont les dimensions politiques sont déjà d’une rare complexité ?
Complexité exceptionnelle du conflit par sa durée, complexité du fait de la situation du Proche Orient après la fin de l’Empire Ottoman, dominé par les puissances occidentales.
Complexité du fait de la naissance quasi conjointe du sionisme politique, de la renaissance arabe, de la naissance d’une conscience nationale palestinienne.
Complexité du fait du jeu des grandes puissances avant et après la chute du mur de Berlin et de la proximité des plus grandes ressources pétrolières mondiales.
Et pourtant on ne peut pas séparer le retour du peuple juif sur la terre d’Israël de son attachement séculaire à cette terre dont la racine est religieuse, ni ignorer la nature de l’attachement propre de l’Islam. Cette terre a appartenu au domaine islamique depuis le VIIe siècle jusqu’ au début du XXe siècle. Cette terre a été donnée par Dieu à l’Islam, c’est donc une terre sacrée. On ne peut pas ignorer la situation des minorités chrétiennes et l’attachement des églises chrétiennes aux lieux saints, à Jérusalem en particulier.
Dans quelle mesure ces liens peuvent-ils entraver la recherche d’une solution politique ou la permettre et à quelles conditions ?
La conférence n’entend pas répondre à toutes ces questions, elle s’efforcera de les approcher dans le plus grand respect des convictions et des solidarités de chacun.




Centre culturel du Hâ
32 rue du Commandant Arnould. Bordeaux 33000


TRADUIRE,
DIT-IL




SIMON PILCZER




Le syndrome d'Oslo, interview d'un médecin psychiatre, également historien qui analyse les réactions d'une minorité en état de siège, dans les perspectives à la fois psychopathologiques, historiques, et géopolitiques. S. P.




Le Syndrome d’Oslo :
illusions d’un peuple en état de siège.



Adaptation française de Simon Pilczer, volontaire de l'IHC




EXTRAITS





FP : Dites-nous comment et pourquoi un peuple assiégé finit souvent par internaliser la haine de lui-même et s'illusionne sur les intentions malignes de ses ennemis ?





Levin : Ils font cela parce qu'ils veulent ressentir un certain contrôle sur une situation douloureuse qui est, en réalité, hors de leur contrôle. Des enfants abusés chroniquement - plus spécialement ceux soumis aux abus de leurs parents - se blâment typiquement eux-mêmes pour leur état de victime parce que procéder ainsi soutient le fantasme que s'ils changeaient, s'ils devenaient " bons ", leurs parents les traiteraient différemment. Observer leur situation difficile de façon plus réaliste les obligerait à accepter leur impuissance à modifier ces terribles circonstances, et des enfants, des adultes aussi, préfèrent écarter la reconnaissance de réalités aussi amères.

De même avec des populations en état de siège chronique - que ce soit des minorités marginalisées, humiliées et attaquées par des sociétés alentour ou de petites nations assiégées par leurs voisins - certaines chercheront invariablement soit à détourner le regard de la sévérité de la menace ou à rationaliser la menace et à se reprocher le danger à eux-mêmes ou à d'autres parmi leur communauté. Ce faisant, cela reflète la pensée magique que si seulement ils changeaient suffisamment, le danger serait réduit.

Israël a, au mieux, une capacité de réponse efficace aux attaques par ses voisins ; il n'a pas la capacité de mettre fin au siège arabe, à forcer la paix avec les Arabes. La paix, si et quand elle viendra, sera le fait de l'agenda des Arabes, pas d'Israël. Hélas, de toute évidence le monde arabe montre qu'il n'est pas prêt à choisir une paix véritable avec Israël dans un futur prévisible. L'absence de contrôle sur une situation douloureuse a conduit beaucoup d'Israéliens à adhérer à des illusions de contrôle ; des illusions sur de bonnes concessions capables non seulement d'aider mais de gagner la paix avec les Arabes.






FP : Pouvez-vous nous parler un peu de l'antisémitisme européen et américain, et de l'effet qu'il a eu sur l'identité et la psyché juives ?






Au cours des siècles, il n'y a probablement pas eu d'accusation antisémite contre les Juifs - aussi ridicule ou scandaleuse - que quelques Juifs eux-mêmes n'aient pas adoptée. Plus typiquement, il était fréquent pour les Juifs de prendre à cœur des aspects des accusations de ceux qui haïssent les Juifs. Ceux qui ont fait cela ont répondu sur un niveau en ressentant qu'ils étaient quelque peu pollués et viciés par la vertu de leur identité juive. Beaucoup ont agi sur leur sensation de souillure soit en cherchant à réformer la communauté d'une façon qu'ils imaginaient pouvoir effacer le défaut, ou en s'éloignant eux-mêmes de la communauté juive et en adoptant une autre identité. Beaucoup se sont par exemple convertis à une autre foi, ou ont adhéré à quelque religion séculière de l'extrême gauche, et adopté une identité alternative de cette sorte, ou se sont simplement immergés dans la société environnante et ont coupé les liens avec la communauté juive, ou ont comme Karl Marx, rejoint activement les rangs des haïsseurs des Juifs de manière à marquer encore plus définitivement leur séparation avec " les Juifs ".

Parmi ceux qui ont adhéré à des aspects de l'attaque antisémite mais sont restés dans la communauté il était fréquent de reprocher aux Juifs de l'autre bord des divisions sociales, religieuses ou économiques d'entraîner la haine des Juifs. Ainsi, en Europe, au 19ème et au début du 20ème siècle, il était courant que les Juifs allemands reprochent l'antisémitisme aux Juifs de l'est de l'Europe, et les Juifs laïcs reprochaient la haine aux Juifs religieux, et les Juifs socialistes la reprochaient à la bourgeoisie juive.

Les mêmes réponses de certains Juifs aux accusations des antisémites ont fait partie de l'expérience juive en Amérique. Cela a été plus particulièrement le cas lors de l'extension du sentiment antisémite dans le pays, dans la première moitié du 20ème siècle. Mais évidemment, des variations sur le même thème persistent aujourd'hui. Par exemple, en Amérique, comme en Europe, ces Juifs vivant dans des milieux qui ont adhéré à des accusations intolérantes d'Israël ont souvent répondu de la même manière. Ainsi, l'un des phénomènes de l'Université de New York, le Pr. Tony Judt, par exemple, depuis son perchoir dans le domaine académique trop souvent diffamatoire d'Israël, appelle à la dissolution d'Israël parce que selon son opinion, l'existence de cette nation instaure un antisémitisme et rend la vie plus difficile pour des Juifs comme lui.

INEDITS



INFOS





Des Israéliens entraînent des soldats kurdes en Irak





11:25 01 Décembre 2005





Source www.arouts7fr.com





Selon le quotidien Yedioth Aharonoth, des dizaines d’Israéliens se sont rendus durant les six derniers mois en Irak pour y entraîner des soldats kurdes à la lutte contre le terrorisme. Ils ont traversé la frontière par la Turquie, avec leurs passeports israéliens, déguisés en spécialistes de l’agriculture, de l’agronomie et des infrastructures routières. LD


______________________________________________________




Cinquante gouttes de paix entre Israël et la Palestine
grâce à la chirurgie cardiaqueDate de création :



Source www.jim.fr



30 novembre 2005






– Lorsqu’elles créent par un matin de février 1912 l’association Hadassah, les sept pionnières juives new-yorkaises qui oeuvrent autour de la figure tutélaire d’Henrietta Szold pour épauler les organisations juives en Palestine ne savent pas qu’elles viennent de faire naître un formidable outil d’espoir et de paix. Pourtant très vite, la mission humanitaire d’Hadassah se dessine, ainsi que sa vocation à aider l’ensemble des populations présentes dans la région, quelle que soit leur religion. C’est ainsi que quelques années à peine après sa création, des ambulances de fortune financées par l’association vont à la rencontre des femmes palestiniennes afin de leur distribuer du lait pasteurisé. Aujourd’hui, le nom d’Hadassah flotte glorieusement sur les collines de Jérusalem grâce à deux hôpitaux dont la mission restera toujours d’accueillir et de soigner tous les malades. Malgré les guerres, les fermetures de frontière, les attaques terroristes et les ripostes armées, les chirurgiens spécialisés en cardiologie pédiatrique israéliens et palestiniens qui travaillent dans les hôpitaux d’Hadassah ont toujours eu à cœur de poursuivre leur mission. Cependant, au cœur des années les plus sombres, il leur fut particulièrement difficile de continuer à accueillir les enfants palestiniens souffrant de malformations cardiaques graves. C’est ainsi qu’entre 1993 et 2003, seuls quelques enfants palestiniens nécessitant une intervention urgente purent être opérés, tandis que des centaines d’autres ne pouvaient bénéficier de la chirurgie cardiaque. La pauvreté des services de santé palestiniens ne leur permet pas en effet de faire face aux besoins de ces enfants et l’argent est en priorité consacré à la création de dispensaires. Les associations humanitaires, quant à elles, lorsqu’elles dépêchent sur place des équipes médicales internationales, ne peuvent prendre en charge que les cas chirurgicaux les plus simples. La situation est d’autant plus désolante que dans la population vivant en Cisjordanie et dans la bande de Gaza le taux de cardiopathies congénitales est plus élevé qu’en Israël ou dans les pays occidentaux, atteignant près de 5 % des naissances. Ceci s’expliquerait par les nombreux mariages consanguins, qui représenteraient 45 % des unions, comme l’expliquait hier le professeur Jean-Jacques Rein, chef du département de cardiologie pédiatrique à l’hôpital Hadassah à l’occasion d’une conférence de presse à Paris. Depuis 2003, grâce à l’action du centre de Peres pour la paix, l’hôpital Hadassah peut offrir sa technologie de pointe et le savoir faire de ses praticiens à un nombre croissant d’enfants. Ainsi, entre 2003 et 2005, près de 150 jeunes palestiniens ont pu être opérés. Cependant face au coût que représentent ces interventions (environ 12 000 euros), de nouvelles structures sont nécessaires. Ainsi est née en France il y a quelques mois l’association « Un cœur pour la paix » dont l’objectif est de sauver cinquante enfants supplémentaires chaque année. Une cinquantaine d’interventions ont déjà pu être financées. Plusieurs entreprises figurent parmi les principaux donateurs. L’objectif est de pouvoir récolter quelque 350 millions de dollars par an, comme l’indique la présidente et fondatrice de l’association Muriel Haïm. La force de cette action est liée au fait qu’elle est réalisée loin des rouages habituels des associations humanitaires. Son message de paix n’en reste pas moins important et le professeur Rein estime que les cinquante premiers patients opérés sont autant de « gouttes de paix » semées en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza. L’équipe de praticiens elle-même témoigne de cette aspiration à la paix et à la fraternité, puisqu’elle se compose de cinq médecins israéliens et de trois médecins palestiniens. Cependant dans l’avenir, on peut espérer que les populations palestiniennes trouveront sur leur territoire les soins adaptés aux besoins de leurs enfants. Israël constitue cependant, pour l’heure, dans ce domaine, un allié apparemment plus fidèle que d’autres pays voisins.

M. P.



© Copyright 2005



Une information de Simon Pilczer