mercredi, novembre 30, 2005

INFOCOM





ELECTIONS AU CONSISTOIRE
ISRAELITE DE PARIS



RESULTATS DEFINITIFS






COMMUNIQUE DE PRESSE





ELECTIONS CONSISTORIALES





En date du 27 novembre 2005, conformément a ses statuts, le Consistoire de Paris a procédé au renouvellement de la moitié de ses élus, soit de 13 membres sortants. 49 candidats étaient en lice pour 13 sièges à pourvoir pour 8 ans sur les 26 que compte le Conseil d’ Administration.
A Paris 13 bureaux et 34 en Banlieue étaient ouverts de 9 h à 17 h.
Le dépouillement des urnes a été effectué immédiatement après la fermeture des bureaux de vote, en présence d’une assistance nombreuse.
Le nombre de votants a été de 6.174 avec 5.968 suffrages exprimés sur les quelques 34.000 électeurs potentiels, ce qui représente un taux de participation un peu plus élevé que celui de 2001.


Les résultats sont les suivants





1. Joël MERGUI avec 2.742 soit 45,95 % des voix exprimées
2. Michèle ROTMAN avec 2.667 soit 44,69 %
3. Sammy GHOZLAN avec 2.636 soit 44,17 %
4. Gil TAÏEB avec 2.552 soit 42,76 %
5. Murielle SCHOR avec 2.121 soit 35,54 %
6. Elie KORCHIA avec 2.015 soit 33,76 %
7. André BENAYOUN avec 1.996 soit 33,45 %
8. Yves-Victor KAMAMI avec 1.861 soit 31,18 %
9. Daniel VANICHE avec 1.847 soit 30,95 %
10. Haïm NISENBAUM avec 1.829 soit 30,65 %
11. Philippe MEYER avec 1.801 soit 30,18 %
12. Françoise ATLAN avec 1.720 soit 28,82 %
13 Alberto GABAÏ avec 1.702 soit 28,52 %

INFOCOM





ELECTIONS AU CONSISTOIRE
ISRAELITE DE PARIS



RESULTATS DEFINITIFS






COMMUNIQUE DE PRESSE





ELECTIONS CONSISTORIALES





En date du 27 novembre 2005, conformément a ses statuts, le Consistoire de Paris a procédé au renouvellement de la moitié de ses élus, soit de 13 membres sortants. 49 candidats étaient en lice pour 13 sièges à pourvoir pour 8 ans sur les 26 que compte le Conseil d’ Administration.
A Paris 13 bureaux et 34 en Banlieue étaient ouverts de 9 h à 17 h.
Le dépouillement des urnes a été effectué immédiatement après la fermeture des bureaux de vote, en présence d’une assistance nombreuse.
Le nombre de votants a été de 6.174 avec 5.968 suffrages exprimés sur les quelques 34.000 électeurs potentiels, ce qui représente un taux de participation un peu plus élevé que celui de 2001.


Les résultats sont les suivants





1. Joël MERGUI avec 2.742 soit 45,95 % des voix exprimées
2. Michèle ROTMAN avec 2.667 soit 44,69 % « «
3. Sammy GHOZLAN avec 2.636 soit 44,17 % « «
4. Gil TAÏEB avec 2.552 soit 42,76 % « «
5. Murielle SCHOR avec 2.121 soit 35,54 % « «
6. Elie KORCHIA avec 2.015 soit 33,76 % « «
7. André BENAYOUN avec 1.996 soit 33,45 % « «
8. Yves-Victor KAMAMI avec 1.861 soit 31,18 % « «
9. Daniel VANICHE avec 1.847 soit 30,95 % « «
10. Haïm NISENBAUM avec 1.829 soit 30,65 % « «
11. Philippe MEYER avec 1.801 soit 30,18 % « «
12. Françoise ATLAN avec 1.720 soit 28,82 % « «
13 Alberto GABAÏ avec 1.702 soit 28,52 % « "

mardi, novembre 29, 2005

CULTURELLEMENT VOTRE


MARDI 28 NOVEMBRE 2005
20h30



CENTRE MEDEM




DEBAT




LES SIECLES AVEUGLES
DE LA GAUCHE PERDUE




d'après le livre de Claude Berger




"Au commencement, au XIXè siècle, la gauche était antisémite. Après la faillite du capitalisme d'Etat, donc du salariat d'Etat, tant totalitaire que démùocratique, la gauche est aujourd'hui sans projets, volontiers antisioniste et laxiste devant l'islamisme radical, se retrouvant avec lui dans une certaine convergeance "anti-impérialiste"


Claude Berger précisera ce soir sa pensée.




Centre Medem
52, Rue René Boulanger
75010 Paris
Tél : 01 43 02 17 08




www.centremedem.org



__________________________________________


CITE DE LA MUSIQUE*






Musique et cinema





Du samedi 3 au dimanche 18 décembre 2005






La Cité de la musique présente un cycle de cinema en concert qui constitue une occasion exceptionnelle de découvrir sous un jour nouveau de grands films du répertoire classique…
...mais aussi d'assister à des rencontres inédites faisant une large place à la création contemporaine...
...enfin, en clôture de ce festival, ne manquez pas la première française de la trilogie Qatsi de Philip Glass et Godfrey Reggio!




Dans la nuit, de Charles Vanel / musique de Louis SclavisÀ la demande de Bertrand Tavernier, pour qui il avait déjà écrit la musique de Ça commence aujourd’hui, le clarinettiste Louis Sclavis s’est lancé avec passion dans l’écriture d’une bande-son originale pour ce film restauré récemment …
Le Cuirassé Potemkine d’Eisenstein / musique de l’ArfiLe collectif de jazz et de musiques improvisées, Arfi, donne une lecture musicale profondément originale de ce chef-d’œuvre incontournable du septième art….
La Nouvelle Babylone de Kozintsev et Trauberg / musique de ChostakovitchLa Nouvelle Babylone, film muet sur le thème de la Commune de Paris est également la première des partitions de Chostakovitch qui écrira toute sa vie pour le cinéma…
¡Qué Viva Mexico! d’Eisenstein / musique du nlf3 TrioAfro-jazz, rock, hip-hop et rythmes brésiliens font partie de l’univers du nlf3 Trio, qui met ici son talent au service d’une relecture du chef-d’œuvre inachevé d’Eisenstein…
D'Est en musique -

ChaplinOperas, 3 films muets de Chaplin / musique de Benedict MasonDans cette approche originale du compositeur britannique Benedict Mason, la musique, les voix et même les sous-titres créent un véritable contrepoint dramatique aux films de Chaplin…
Traffic Quintet, création vidéo d’Ange Leccia / Traffic Quintet Ce parcours en hommage aux musiques de films de la Nouvelle Vague est accompagné des projections abstraites d'Ange Leccia, créant une passerelle entre cinéma et art contemporain…
D'Est en musique, images du film d’Est de Chantal Akerman / récital Sonia Wieder-Atherton- Laurent Cabasso Le film d’Est a éveillé des échos insoupçonnés chez la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton qui a étudié au conservatoire de Moscou et interprétera sur scène des sonates de Rachmaninov, Schnittke, ou encore un adagio de Prokofiev…





Trilogie Qatsi : films de Godfrey Reggio / musique de Philip GlassAprès l’immense succès rencontré par l’opéra-concert La Belle et la Bête de Jean Cocteau, interprété en 2003 par l’ensemble Philip Glass, la Cité de la musique présente, pour la première fois en France, la trilogie Qatsi.
Cette fresque musicale devenue culte, se compose de trois films : Koyaanisqatsi (1983), mot de la langue des Indiens hopis signifiant à peu près « la vie déboussolée », Powaqqatsi (1988) ou « la vie qui se transforme », et Naqoyqatsi (2002), « la vie comme guerre ». A très bientôt à la Cité de la musique !


TARIFS-FORMULES-REDUCTIONS
- Formule 2e concert*Vous réservez pour un des concerts de la saison au tarif plein et vous bénéficiez de 30% de réduction pour le second concert de votre choix.
- Abonnement Parcours concerts*En réservant simultanément 5 spectacles minimum, vous bénéficiez de 30% de réduction, de 20% pour l’accompagnateur de votre choix et de nombreux avantages pendant toute la saison.
- Jeunes de –27 ans : 8 €* la place pour tous les concerts grâce au Carnet musique jeunes de la Cité de la musique
- Groupes et collectivités : 20% de réduction (10 personnes et plus)
*Formule soumise à conditions




Renseignements - Réservations : 01 44 84 44 84
www.cite-musique.fr (billet à plein tarif uniquement)




__________________________________________

BIBLIOTHEQUE MEDEM*





Mercredi 7 décembre 2005

à 18h 30





Rencontre avec Joann Sfar*



Rencontre littéraire tous publics






A l'occasion de la sortie de son nouvel album :
"Klezmer, la conquête de l'Est"
aux Editions GallimardEn françaisMercredi 7 décembre 2005 à 18h30





Né en 1971, Joann Sfar obtient une maîtrise de philosophie avant de se consacrer à la Bande dessinée, avec Pierre Dubois ou Baudoin comme accompagnateurs. Erudit, curieux des cultures et des idées Joann Sfar a développé en une dizaine d'année une oeuvre étonnamment prolixe et enthousiasmante qui est parvenue à atteindre d'autres publics que celui de la bande-dessinée traditionnelle. On ne compte plus les ouvrages dont cet infatigable conteur, dessinateur et scénariste, est signataire. Citons les séries Donjon, qu’il co-anime avec Lewis Trondheim, et le Chat du Rabbin. Qui ne connaît pas ce chat doué de paroles qui dans un décor oriental coloré raconte la vie d'une communauté juive d'Alger au début du siècle dernier. Klezmer, la conquête de l'Est, le nouvel album de Joann Sfar peut être considéré comme la réponse ashkénaze au Chat du Rabbin en racontant les aventures d'une bande de musiciens juifs sans argents qui traînent leurs instruments dans les steppes d’Ukraine, à Odessa, dans des campements gitans.




Entrée libre



*Réservation souhaitable au : 01 47 00 14 00



lundi, novembre 28, 2005

PASSERELLE





Traces juives en Afrique :
Tombouctou





Mise en ligne le 23/11/2005
sur www.ccjl.be







En 1492, la communauté juive de Touat, dans le Sahara du sud algérien, est l’objet de massacres importants(1). Qu’advient-t-il des rescapés?
L’hypothèse avancée par Jacob Oliel, spécialiste du sujet, est qu’une partie de la diaspora touatiennne se dirige vers le sud et tente de trouver refuge sur l’autre rive du Sahara, au Mali actuel, dont Tombouctou et environs. Différents témoignages en attestent le bien-fondé. Dès la fin du XVe siècle, on signale la présence de Banou Israël dans la région de la boucle du Niger, où des Juifs se seraient rendus célèbres par les puits qu’ils avaient creusés et dont les parois étaient enduites de beurre de karité, ainsi que par la qualité de leurs légumes arrosés d’eau. Bien plus tard, en 1865, le rabbin Mordekhaï abi Serour raconte avoir rencontré des Daggatoun, au cours de ses déplacements le long du Niger, qui lui auraient déclaré : Nous sommes des Juifs et nos ancêtres étaient originaires de Tamentit (au centre de Touat). Malgré leur islamisation, les Banou Israël ont continué à entretenir la mémoire de leurs origines juives et même, pour quelques-uns, leurs patronymes. Au cours de son voyage au Mali en 1996, Jacob Oliel a rencontré des Al Ihudi (Jehudi signifiant Juif en hébreu) et des Al Kuhin (provenant vraisemblablement de Cohen, prêtre en hébreu). Certains Juifs (ou descendants de Juifs) du Mali continuent à accompagner leur signature d’une Etoile de David (étoile à 6 branches) ou d’un Sceau de Salomon (étoile à 5 branches). Partant à la recherche des Daggatoun dont parlait Mordekhaï abi Serour, Jacob Oliel en retrouve la trace au nord du Mali, dans la région de Tombouctou, où des gens se déclarent sans ambages d’origine juive et touatienne. Pour exprimer dans leur langue la notion de «connaissance», ils utilisent le mot «Talmud» (qui est effectivement dérivé de l’hébreu limoud, étude). A l’ouest de Tombouctou, Oliel découvre qu’une tribu touareg utilise des prénoms comme Eli ou Izariyel et des patronymes comme Lewi. Dans son ouvrage La Politique culturelle, la fin d’un mythe (Gallimard, Paris, 2005), Jean-Michel Djian parle de Tombouctou, cité qui fut le siège d’une intense vie intellectuelle où des milliers de livres ont été écrits à la main, puis abandonnés à la poussière du désert. Actuellement, plus de 15.000 de ces documents ont été exhumés et répertoriés par l’Unesco; une passionnante histoire de l’Afrique, jusqu’à présent ignorée, émerge ainsi de la nuit de l’oubli. Certains de ces manuscrits remontent au XIIIe siècle. La plupart de ces précieux témoignages écrits du passé appartiennent à des personnes privées. Pour en connaître le contenu, il faut approcher ces propriétaires. L’un d’entre eux, M. Ismaël Diadé Haidara, a publié en 1999, aux Ed. Donniya, Bamako, un ouvrage qui s’intitule : Les Juifs à Tombouctou - Recueil de sources écrites relatives au commerce juif à Tombouctou au XIXe siècle. Il apparaît que les Juifs ont joué un rôle important dans la montée de l’or du Soudan vers l’Espagne chrétienne. C’est par eux qu’un des pères de la cartographie, Abraham Cresques (1325-1387)(2), établi aux Baléares, eut connaissance de Tombouctou, qui était reliée à l’Afrique du Nord par des chemins, dont les ports étaient habités par des Juifs. 1 Voir dans le Regards 603, p.6 : «Traces juives en Afrique : les Foggaras, un système d’irrigation original». 2 Son Atlas Catalan se trouve actuellement à la Bibliothèque Nationale à Paris.


Michel Laub

MILLEFEUILLES





UN MONUMENT D'ERUDITION ET DE SAVOIR SUR L'HISTOIRE DES CULTURES JUIVES. UN COLOSSAL TRAVAIL DE SAVANTS REALISE PAR LES PLUS HAUTES AUTORITES, DANS CE DOMAINE, DU MONDE UNIVERSITAIRE.
UN BEAU LIVRE A S'OFFRIR. A OFFRIR.
Bernard Koch

LES CULTURES DES JUIFS

AUX EDITIONS DE L'ECLAT

www.lyber-eclat.net/nouveautes

24 auteurs (français, américains, israéliens), 2 traducteurs, 1 éditeur, près de 1200 pages sur un papier ivoire et un ouvrage relié de 2kg 600 parcourant trois millénaires d’histoire et de cultures juives, depuis les origines méditerranéennes jusqu’aux carrefours de la modernité.

En librairie depuis le 24 novembre.

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RECOMMANDE
PAR DIASPORABLOGJ



MILLEFEUILLES


SANS CONCESSION
de Philippe MEYER

Antisionisme – Antisémitisme – Désinformation
Chroniques de temps orageux




Chroniques parues dans Guysen News
et le Jerusalem Post en langue française


2è EXTRAIT



22 octobre 2003



France – Israël : où va-t-on ?







Une simple brouille diplomatique de plus ou l’accentuation d’un malaise déjà profond ? La dégradation des rapports entre la France et Israël vient de franchir une nouvelle étape avec l’affaire du communiqué de l’UE visant à condamner les propos violemment antisémites du sinistre Premier ministre malais et dans laquelle les autorités française auraient joué un rôle ambigu, déclenchant ainsi les foudres des autorités israéliennes. Il n’est pas question ici de faire la lumière sur ce triste épisode, ni de disséquer les étapes diplomatiques ayant conduit à cette nouvelle passe d’armes, ni de chercher à savoir si les réactions exprimées de part et d’autre étaient justifiées ou excessives, mais plutôt de replacer cet épisode dans un contexte plus global et d’analyser les manifestations, les raisons et les conséquences de ce fossé qui semble se creuser inexorablement entre les deux pays.
Le conflit israélo-palestinien constitue clairement une écharde majeure qui infecte à la fois les rapports politiques entre Israël et la France, et les rapports citoyens entre la communauté juive et la société française. Cette double situation, mais qui n’en devient plus qu’une, s’inscrit dans une double évolution politique de la France : au niveau extérieur, il s’agit bien sûr d’une certaine politique arabe mise en place de longue date mais qui connaît un renforcement incontestable depuis une dizaine d’années ; au niveau intérieur, il s’agit d’un développement rapide de l’extrême gauche au sein du paysage politique national et qui reste fidèle à un antisionisme profondément ancré en elle. A cette double situation politique il faut ajouter l’impact évident sur elle, même s’il est officiellement rejeté, du poids croissant de la communauté arabe vivant en France.
De cette combinaison diplomatique, politique et sociologique, est né au sein de la société française un sentiment de plus en plus critique à l’égard de la politique israélienne, lui même cause et conséquence d’un traitement de ces questions manifestement partisan de la part d’une grande partie des médias français. Prenez tous ces ingrédients, mélangez les pendant plusieurs années et vous obtiendrait le cocktail d’antisionisme et de défense du peuple palestinien qui est quotidiennement servi dans la France d’aujourd’hui. Mais à force de boire cette liqueur amère sans modération, un nombre croissant de politiques, de journalistes, d’intellectuels, ou de simples citoyens finissent par adopter un discours de plus en plus véhément à l’encontre d’Israël. Et c’est à ce moment précis que le risque monte de voir l’antisionisme politique revêtir les habits neufs d’un antisémitisme certes masqué, mais pourtant bien réel. Qui du diplomate, du journaliste ou du politique national alimente le sentiment de l’autre ? Peu importe. Le résultat est doublement grave.
D’une part, le fait est que le conflit israélo-palestinien est désormais omniprésent dans les débats politiques, la presse, les forums des sites internet des principaux médias et les plateaux de télévision. Outre que cette omniprésence est difficilement justifiable en soi, au regard d’autres foyers de tensions internationales totalement mis de coté et pourtant souvent d’une gravité au-moins égale, elle ne bénéficie que trop peu d’une analyse partiale et objective.
Dans la très grande majorité des cas, le doigt accusateur est pointé sans hésitation et sans ambiguïté du coté des autorités israéliennes en occultant totalement une réalité bien plus complexe et bien plus douloureuse pour le peuple israélien. D’autre part, ce matraquage politico-médiatique aussi systématique que peu objectif, conduit à façonner une opinion publique qui avale sans réfléchir ce qu’on lui fait ingurgiter à longueur de journées et qui n’éprouve d’ailleurs pas le besoin fermer la bouche tant le sirop semble être à son goût.
Face à cette situation (particularité ?) française dont l’image dépasse désormais largement nos frontières, il n’est guère étonnant que la société israélienne ait un jugement mêlé de méfiance et de rejet. Une communauté francophone pourtant très importante en son sein n’y change rien. Dans un pays où la défense pour sa survie fait partie du quotidien, qui n’est pas avec lui est contre lui. Un schéma stratégique certes direct par rapport à nos subtilités diplomatiques européennes, mais nécessaire au vu de la situation politico-militaire sur place. Impossible de transiger avec l’essentiel, et la défense de ses intérêts est précisément l’essentiel. Plus le temps de disserter. D’où les réactions de plus en plus violentes de la classe politique et de la presse israélienne aux prises de positions jugées dangereuses de leurs équivalents français. Ce sont donc bien deux sociétés et deux Etats, aux intérêts divergents, aux choix politiques opposés et aux modes de fonctionnement différents, qui s’affrontent par communiqués officiels et articles de presse interposés. De ces différences de fond est née une incompréhension mutuelle, qui elle-même génère des comportements hostiles. Un cercle vicieux qui sera difficile à casser.





RECOMMANDE PAR DIASPORABLOGJ




MILLEFEUILLES






Frédéric Viey est une passionné d'Histoire. Depuis plusieurs années, il suit minutieusement, pas à pas, les traces qu'ont laissé derrière eux les Juifs d'ici ou d'ailleurs. Mais pas seulement. Son autre fierté, c'est de mettre en lumière, la vie des Juifs dans les contrées les plus lointaines ou tout simplement méconus ou oubliés. Ceux de Chine, de Bulgarie, de Tchéquie.


Cette année, Frédéric Viey a consacré un ouvrage passionnant sur les Juifs de Seine-et-Marne. Il y a une dizaine d'année, il avait fait découvrir au public, dans un précédent ouvrage, l'histoire peu connu de Fontainebleau.



Nous vous présentons un résumé du livre : "LES JUIFS DE SEINE-ET-MARNE". TOME 1







Cette étude est une recherche sur l’existence des Communautés Juives du Moyen Âge à nos jours sur ce qui devint la Seine et Marne pendant la révolution de 1789 . Ce travail relate le quotidien des fils d’Israël en Champagne, en Brie et en Gâtinais jusqu'à expulsion de 1394 puis ensuite explique la vie des Juifs à partir du XVIIIème dans l’un des plus grands départements de France. Entre les deux grandes guerres mondiales (1914-1918 / 1939-1945) de nombreux juifs immigrés d’Europe Orientale venaient villégiaturer en Seine-et-Marne. De 1940 à 1944, la déportation des Juifs de France sous le régime de Vichy a décimé les Communautés ashkénaze et séfarade de France. Il a fallu l’indépendance de la Tunisie, du Maroc et de l’Algérie et le rapatriement de ces communautés Juives pour en voir naître et renaître d’autres dans bien des villes de Seine-et-Marne : Fontainebleau, Melun, Meaux et Chelles. Entre les années 1975-90, la seconde génération inaugura les synagogues de Roissy-en-Brie, Torcy, Bussy-St-Georges et Combs-la-Ville. La vie religieuse est intense dans ces communautés.La Seine-et-Marne est un vivier d’expression artistique et de mouvements politiques, littéraires, picturaux et musicaux, animés par de nombreux juifs.





LES JUIFS DE SEINE-ET-MARNE
de Frédéric VIEY
Editions Amattéis



130 illustrations, broché
Tirage limité
Disponible dans quelques bonnes librairies

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ELECTIONS
AU CONSISTOIRE
ISRAELITE DE PARIS





LA LISTE AJC CONDUITE PAR JOEL MERGUI EN TETE





LE CONSISTOIRE ISRAELITE DE PARIS :
UNE ELECTION POUR UN JUDAISME REUNIFIE?






Bien que cette élection ne concerne que près de quatre mille membres cotisants du Consistoire, elle n’en reste pas moins, avec celle du Président du CRIF, un des moments forts de la vie des institutions juives de France. Elle permet de mesurer l’état moral de la communauté juive. C’est aussi l’un des rares moments où ses membres actifs peuvent s’exprimer et faire connaître leurs revendications pour réformer, la vie juive, dans un sens ou dans un autre. L’heure est au bilan, pour les uns –l’équipe sortante-aux projets novateurs pour les listes qui se présentent. Enfin, ces élections internes à la communauté juive, permettent aux uns et aux autres de compter leurs forces.Cette année, l’élection, pour renouveler les treize sièges au Conseil Administratif du Consistoire de Paris et d’Ile de France, présente, il faut bien le reconnaître, bien des particularités. Moins de listes présentes que lors des dernières élections. Ce qui rendra vraisemblablement la campagne moins âpre et le scrutin plus lisible au moment des résultats. Peut-être bien que la communauté juive, sur ce plan, est arrivée à maturité dans sa pratique de la démocratie interne. Autre particularité, le rajeunissement des colistiers et de leur chef de file. On peut noter une vraie volonté de bonifier, de secouer, de dépoussiérer, cette bonne vieille institution née, il y a plus de deux siècles sous l’impulsion de Bonaparte.Objectifs communs, dans cette campagne électorale ? Rendre le Consistoire accessible à tous, rassembler toutes les sensibilités religieuses de la communauté juive et un attachement sans faille à l’Etat Israël. Une institution solide sur ses bases et ouverte vers l’extérieur. Se dirige-t-on, cette fois, vers un judaïsme réunifié, plus en phase avec la société française? C’est l’un des enjeux de cette campagne et sans doute l’une des principales tâches qui attend la liste élue.Pour la première fois, deux têtes de liste, deux hauts responsables de la communauté juive de France, sur l’une desquelles, dit-on, repose l’avenir du Consistoire de Paris et de l’Ile de France, ont accepté de publier leurs premières déclarations publiques sur le Net. En l’occurrence sur diasporablogj. Cela fait partie des nouveautés et nous en sommes fort honorés.





BERNARD KOCH

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INEDIT




ELECTIONS
AU CONSISTOIRE
ISRAELITE DE PARIS





LISTE DES ELUS




1 Joël MERGUI



2 Michèle ROTMAN



3 Sammy GOZLAN



4 Gil TAIEB



5 Murielle SCHOR



6 Elie KORCHIA



7 André BENAYOUN




8 Yves KAMAMI



9 David VANICHE



10 Haïm NUSENBAUM



11 Philippe MEYER





12 Françoise ATLAN




13 Alberto GABAI





La liste AJC a obtenu 8 sièges, la liste ACIP'HAI 3 sièges, la liste Pour Le Rassemblement 2 sièges.

SCOOP





NOUVELLE OPERATION MOISE :

SAUVETAGE PAR L'AUJF
DE 60 FALLASHMOURAS


Dan Weinblum et plusieurs membres du Comtié d'Action de l'AUJF sont partis en Ethiopie pour se rendre compte du travail effectué par l'Agence Juive dans le cadre de l'Alyah des Fallashmouras: Ces Juifs éthiopiens convertis de force au Christianisme au milieu du XIXème siècle.
Ce staff de l'AUJF visitera les centres de regroupement d'Addis Abbéba et de Gondar. Ils renviendront ensuite avec un groupe de 60 olim qu'ils accompagnerons jusqu'à leur Merkaz klita.

INFOCOM





LES ELECTIONS
AU CONSITOIRE DE PARIS




PREMIERS RESULTATS





LA LISTE AJC CONDUITE
PAR JOEL MERGUI EN TETE





Religion-juifs Consistoire de Paris:
les opposants de l'actuel président en tête




PARIS, 28 nov 2005 (AFP)








Joël Mergui, opposant au président du Consistoire de Paris, Moïse Cohen, est arrivé en tête des élections qui ont renouvelé dimanche la moitié du conseil d'admnistration de cette institution du judaïsme en Ile-de-France, a-t-on appris auprès de responsables consistoriaux. M. Mergui, membre sortant du conseil d'administration (CA) et vice-président du Consistoire central, est suivi de Michèle Rotman, également membre de la liste AJC (Avenir du Judaïsme Communautaire). Sammy Gozlan, membre de la liste menée par l'avocat André Benayoun, président de la communauté juive de Créteil et de l'Union des conseils de communautés juives, est arrivé en troisième position, suivi de Gil Taïeb, vice-président sortant du CA du Consistoire de Paris. Quarante-neuf candidats se disputaient treize sièges à pourvoir pour huit ans, sur les 26 que compte le CA renouvelable par moitié tous les quatre ans. Même s'il s'agit d'un scrutin uninominal à un tour, la plupart des candidats s'étaient regroupés par listes. Quelque 6.174 personnes ont voté, avec 5.968 suffrages exprimés, sur les quelque 34.000 électeurs potentiels, un taux similaire à celui de 2001. "Il y a eu de la part de la communauté un appel fort, une volonté de renouveau, nous avons la responsabilité de l'entendre", a déclaré à l'AFP Joël Mergui, qui a déjà tenté deux fois de ravir la présidence du Consistoire de Paris à Moïse Cohen. De son côté, M. Cohen a "regretté que la campagne ait été atone et que les vrais débats de fond n'aient pas été traités, à savoir le problème de la cacherout (nourriture conforme aux préceptes religieux) nationale, celui du Beth Din (tribunal rabbinique) national, l'absence de grandes voix religieuses et le dialogue interreligieux". Un projet de cacherout nationale du Consistoire central irrite le Consistoire de Paris, principal opérateur actuellement et qui en tire près de la moitié de ses recettes. M. Cohen a également rappelé que "les véritables résultats n'apparaîtront qu'au mois de janvier" lors de l'élection d'un nouveau président du CA.

DEVOUSAMOI





LA POLEMIQUE FINKIELKRAUT :
L’ARBRE PLIE MAIS NE ROMPT PAS






Difficile, en effet, d’être en phase avec certains termes employés dans les propos tenues par le philosophe Alain Finkielkraut dans un numéro du quotidien israélien de gauche HAARETZ paru au milieu de la semaine dernière, au sujet de la flambée de violence dans les banlieues françaises. Difficile, si l’on devait s’en tenir qu’à la mise en page des extraits telle que l’a présentée l’auteur du vacarme autour des déclarations de l’auteur du « JUIF IMAGINAIRE », Sylvain Cypel dans le MONDE. Mais, c’est bien ce que reproche l’intéressé lui-même. Cette polémique révèle, d’abord, la profondeur du malaise, l’atmosphère nauséabonde, qui s’installe en France depuis quelques années. Une atmosphère délétère, de suspicion, d’inquisition. Tout est bon pour accuser l’autre de malfaisance ou de nuisance. Rentrer dans le rang ou sinon on vous fusille.


Ce brouhaha soulève encore d’autres réflexions. Dans un premier temps, tournons-nous vers la victime de cette coupe en règle. Sur le fond, Finkielkraut n’a pas complètement tord dans l’analyse qu’il fait de cette poussée de fièvre dans les banlieues, lorsqu’il parle des écoles saccagées, des bâtiments de la république endommagés et ce qu’il dit de leur signification dans l’esprit de certain de ces jeunes. Il n’a pas tord non plus de rappeler que lors d’un match de football, on a sifflé les bleus de la France multicolore et La Marseillaise. Il y a certainement dans la relation de ces faits une volonté de rejet, de la part de ces jeunes, de l’identité française, puis qu’elle ne l’offre plus rien. Mais, dit ainsi, cela pourrait supposer que ces jeunes issus de l’immigration représente l’ensemble de cette immigration, parents compris. Hors, on le sait, il n’en est rien. D’où cette impression de généralité dans ces propos. On peut lui donner raison, lorsqu’il observe que le débat sur l’histoire, la mémoire brisée de la France a dévié vers une « Shoasition » à outrance des mémoires. Ce n’est pas tout. Le langage philosophique d’Alain Finkielkraut aurait avantage, pour mieux se faire entendre, de le rendre plus audible ou plus lisible. Le parler philosophe n’est pas plus compréhensif que le parler « banlieue » dans le sens opposé. Le public des médias n’est pas une classe de Polytechnique. Le message qu’il veut véhiculer doit être à la portée de tous. Le lecteur, le spectateur, l’internaute doivent aujourd’hui, pouvoir saisir l’événement sans filtre, sans filet. La réflexion ce sera pour plus tard. Plus de pédagogie que de discours codé. Autre reproche qui pourrait être fait au philosophe incriminé, ces propos étaient-ils utiles de les prononcer maintenant, alors que les plaies qu’ont laissé ces violences restent encore profondément ouvertes. Oublie-t-il qu’à de nombreux endroits des associations de toutes cultures, de toutes sensibilités religieuses oeuvrent en faveur du dialogue entre les communautés sans passer par les fourches caudines des associations anti-racistes qu'il dénonce. Une telle attitude pourrait ruiner leurs efforts.


Autre réflexion. Cette fois, elle s’adresse à la méthode qu’emploient actuellement certains médias pour capter leur proie, la jeter en pâture au public, s’en débarrasser le plus cruellement possible et se livrer à un vrai lynchage, à un vrai jeu de massacre. Et il est vrai que le MONDE depuis le lancement de sa nouvelle formule, se délecte, comme au bon vieux temps d’Edwy Plénel, en reprenant sa soi-disante bonne vieille méthode qui mit alors à mal le monde politique et ébranla jusqu’aux dorures des couloirs des ministères. Le résultat tomba quelques années plus tard : baisse des ventes et du volume publicitaire.
LE MONDE renouvelle son dispositif d’hier et vise, cette fois, le débat d’idées.
Le choix du souffre-douleur n’est pas innocent : il est juif et connu de la communauté juive. Il faut savoir que le public de cette communauté est l’un des plus gros consommateurs de médias. Tous médias confondus.



Reste le surprenant comportement de cette communauté . Elle fait preuve d’un total manque de lucidité et de discernement dans cette affaire. En faisant croire qu’elle vient au secours de Finkielkraut , c’est plus le média, le journaliste, ici Sylvain Cypel, qui est l’unique objet de son ressentiment, de son procès. Une réaction à chaud, épidermique, passionnée et passionnelle, mais pas la moindre trace d’analyses affinées, pointilleuses. Juste une réaction de parti-pris à tout prix. Seulement voilà, deux jours après ce tremblement de terre qui ébranla l’intelligentsia parisienne, oh ! Surprise! L’accusé, Alain Finkielkraut, rencontre son procureur Sylvain Cypel pour une nouvelle interview dans LE MONDE. D’explications, cette fois qui se résume en substance ainsi: «oui, j’ai des regrets sur certains des termes que j’ai prononcés, qui ont pu être mal interprétés, mais j’assume. En voici les raisons ! ». Et puis, il y a cette phrase redoutable, dans cette interview datée du dimanche 27 et lundi 28 novembre, qui a échappé à ses défenseurs : « J’ajoute que certains juifs succombent aussi à cette tentation . Je leurs réponds : « Si votre présence ici relève de l’utilité, soyez honnêtes avec vous-même : vous avez Israël ». Mais où était la communauté juive lorsqu'Alain Finkielkraut bataillait alors seul contre ses adversaires pour avoir signé un manifeste contre la France "anti-France", lorsqu'Alain Finkielkraut était jeté à la vindicte populaire par un Dieudonné et mise en cause par le quotidien Libération, il y a une quinzaine de jours?


Journées de dupes et d’attrapes nigauds en quelque sorte pendant lesquelles le MRAP en profite pour retirer sa plainte en diffamation contre l’accusé, ne voyant rien de raciste dans ses propos.



L’authentique débat d’idées, qui perd des plumes dans cette affaire, est une denrée de moins en moins consommable en France.




Bernard Koch

dimanche, novembre 27, 2005

CONFRATERNEL



Coup d'oeil sur nos confrères. Promenade-lecture autour des médias juifs ou non-juifs qui introduisent au centre de leur sommaire ou de leurs préoccupations tel ou tel sujet qui fait débat dans la communauté juive. Comment la presse de l'intérieur ou de l'extérieur scrute ou dissèque cette communauté ?





AFRICA
INTERNATIONAL
France




JUIFS - NOIRS :



UN RETOUR A LA SAGESSE






Le dernier numéro du mensuel AFRICA INTERNATIONAL, dirigé par Marie-Roger Biloa, journaliste d'origine camerounaise, tiré à 50 000 exemplaires, publie, à nouveau, un dossier sur "Dieudonné, Mythes et Réalités" qui fait le point sur ce phénomène, à la lumière du livre d'Anne-Sophie Mercier "La vérité sur Dieudonné" aux Ed. PLON dont il reprend des extraits. Comme l'a fait diasporablogj à la veille de la sortie de cet ouvrage.



A la lecture de ce dossier, on note que la revue africaine, même si, elle consacre une large place à une interview du triste sire dans laquelle, rien de nouveau sous les tropiques, il persite et signe et même aggrave son cas, reste très légèrement en retrait sur ses engagements à ses côtés, comme si une partie de la communauté noire en France -qui vient de se consituer en Fédération, ce samedi 26 novembre 2005-reprenait conscience qu'elle ne devait plus s'appuyer sur des accusations sans fondement d'un hurluberlu de bas étage cherchant à attiser l'affrontement, mais plutôt rechercher à créer ou à recréer les bases d'un dialogue fraternel tout en conservant sa propre spécificité.




AFRICA INTERNATIONAL reprend ce chemin en rappelant les mauvaises fréquentations de Dieudonné et surtout la revue se félicite que des associations naissent en faveur du dialogue entre Juifs et Noirs, comme l'association des Amitiés Judéo-Noires dont le cinéaste Cheick Doukouré est le co-Président, Edouard Gnuwa, congolais, converti au judaïsme, le vice-Président , ou celle de l'association JUAF*, né il y a près de dix ans d'une initiative d'un africain du Burkina-Fasso, professeur de Philosophie à l'université de Poitiers, aujourd'hui conseiller économique, fortement imprégné de judaïsme, Abdoulaye Baro.



AFRICA INTERNATIONALE fait oeuvre de bon sens et permet ainsi de revenir à un peu plus de sérénité entre deux communautés plus proches l'une de l'autre qu'on se l'imagine, à l'inverse de ce que voudraient nous faire croire certains oiseaux de mauvaises augures.



Un numéro à lire avec beaucoup d'attention.



Bernard Koch




*Retour, prochainement, dans les librairies
de la revue de l'association JUAF, ALEPH BETH,
sous la Direction de Maurice Dorès,
auteur de "LA BEAUTE DE SHAM"
Editions Balland
Réalisateur d'un excellent documentaire
"BLACK ISRAEL" consacré aux liens
qu'entretiennent les Noirs avec le judaïsme


samedi, novembre 26, 2005

POLEMIQUE


Dans une interview donnée sur Europe1, jeudi matin 25 novembre 2005, le philosophe Alain Finkielkraut* a présenté ses excuses pour les propos que lui a prêté le quotidien israélien "HAARETZ".





PARIS, 25 nov 2005 (AFP) -






Le philosophe Alain Finkielkraut contre lequel le Mrap a décidé de porter plainte pour incitation et provocation à la haine raciale après des propos publiés dans le quotidien israélien Haaretz, a présenté ses "excuses" vendredi, déclarant avoir été "victime d'amalgames". "Je présente des excuses à ceux que ce personnage que je ne suis pas a blessé (...) la leçon, c'est qu'en effet je ne dois plus donner d'interview, notamment à des journaux dont je ne contrôle pas ou je ne peux pas contrôler le destin ou la traduction", a déclaré M. Finkielkraut sur Europe 1. "Je n'ai en moi aucun mépris ou de haine à l'égard de quelque collectivité que ce soit. Je me sens solidaire par vocation des nouveaux immigrés en France et notamment des immigrés de la deuxième ou troisième génération", a-t-il ajouté. Le secrétaire général du Mrap, Mouloud Aounit, avait annoncé mercredi son intention de porter plainte contre le philosophe. Selon M. Aounit, l'entretien publié le 18 novembre par Haaretz est "un texte d'une violence raciste inouïe, qui se fait le porte-voix des clichés du Front national et participe à mettre sur le terrain ethnique et religieux cette insurrection sociale de Français qu'il nomme noirs ou arabes". Dans cet entretien, M. Finkielkraut avait estimé que la crise des banlieues était "une révolte à caractère ethnico-religieux". "Un arabe qui incendie une école, c'est une révolte, un blanc c'est du fascisme", ajoutait-il. " Bien sûr qu'il y a une discrimination, et il y a certainement des Français racistes, des Français qui n'aiment pas les arabes et les noirs et ils les aimeront encore moins maintenant quand ils prendront conscience de la haine qu'ils leur vouent (...) L'idée généreuse de guerre contre le racisme se transforme petit à petit monstrueusement en une idéologie mensongère. L'antiracisme sera au 21ème siècle ce qu'a été le communisme au 20e".



Dernier ouvrage paru :

*"NOUS AUTRES, MODERNES" Ed. Ellipses



d'autres infos sur www.infoweb-j.net


lire aussi l'excellente analyse que fait, sur son blog, notre confrère Sylvain Attal sur cette affaire.
Voir la liste des liens


lire l'interview qu'Alain Finkielkraut a accordé au quotidien LE MONDE daté du 27 novembre 2005, interrogé par Sylvie Kaufmann et...Sylvain Cypel, celui par lequel le scandale arriva.

vendredi, novembre 25, 2005


Moïse Cohen
Président
du Consistoire Israélite
de Paris









INFOCOM





DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2005




Elections au Consistoire Israélite de Paris





Interview de Moïse Cohen
Président du Consistoire Israélite de Paris





Moïse Cohen est à la tête, depuis douze ans et trois mandats, de la plus prestigieuse et de la plus ancienne institution de la communauté juive de France, le Consistoire Israéliste de Paris. Dimanche 27 novembre 2005, moins de 4000 inscrits vont voter pour le renouvellement de la moitié du conseil administration de cette grande maison, qui emploie, à travers tout l'hexagone, près de 1000 personnes, soit treize nouveaux entrants.
Plusieurs listes sont en présence, et quelques candidats solitaires. Nous vous avons présenté depuis une quinzaine de jours, les déclarations de deux têtes de liste, André Benayoun (ACIP'HAI) et Joël Mergui (AJC). Leurs interviews sont en ligne.
Dans un but d'équité, nous avons interrogé Moïse Cohen qui en plus de sa fonction de Président, soutient la liste UNION CONSISTORIALE d'Armand Amsellem (www.union-consistoriale.com ).
Bilan de la mandature, gestion, vision sur la communauté juive. Tour d'horizon à moins de 48 heures du scrutin. Un scrutin qui pourrait bien changer la donne au sein de cette noble institution.



Dimanche 29 novembre, plusieurs milliers de Juifs, vont se rendre aux urnes, pour renouveller une partie du Conseil d'Administration du Consistoire de Paris, pour vous, Moïse Cohen, c'est l'heure du bilan.
Quel bilan tirez-vous de vos douze années passées à la tête du Consistoire de Paris?


Mon mandat a été marqué par le signe de l'ouverture.
Ouverture aux institutions communautaires (FSJU, par exemple), dans le cadre de la TSEDAKA. Ouverture à la modernité en ouvrant un bureau de réflexion, nommé THORAH et SOCIETE, dirigé par le Rabbin Gilles Bernheim. Ouverture à la présence des femmes au sein des instances du Consistoire, nommées à des postes de responsabilités. Actuellement nous en comptons 7. Ouverture aux autres religions. Nous avons créé le tour en bus de l'Amitié Judéo-Muslmane avec le Rabbin Serfaty. J'entretiens d'excellents rapport avec le Recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur et un certain nombre d'Imams. Nous avons fait venir au Consistoire de Paris, le nouvel Archevêque de Paris, Monseigneur André Vingt-Trois.
Je voudrais souligner le fait que nous portons une particulière attention à la mémoire juive. Nous avons entrepris un certain nombre d'actions pour commémorer la Shoah ou faire diffuser son enseignement. L'édition d'ouvrages sur le sujet, voyage en groupe à Auschwitz et 'impression d'un rituel de la mémoire. Nous avons introduit dans le calendrier juif 4 temps forts : Yom Hashoah, Yom Hazikaron, Yom Hatzmaout, Yom Yeroushalaïm.



Y a-t-il dans votre bilan des choses que vous regrettez de n'avoir pas mis en place, pour une raison ou pour une autre et que vous réaliseriez aussitôt si les électeurs juifs vous donnaient un 4è mandat?


Oui! La réforme des statuts. Je n'ai pas pu la mettre en place en raison des nombreuses divergences avec les administrateurs actuels.
-La décentralisation en créant le Parlement des communautés, différent des CCJ
-La présence des femmes dans les fonctions de hautes responsabilités. Nous n'avons pu en inclure davantage en raison de l'oppositon d'une majorité de rabbins.



Comme vous le savez, le Consistoire de Paris bénéficie d'un difficite d'image dans la communauté juive. Comment l'expliquez-vous? Et comment y remdier?


C'est inexact! Il ne s'agit pas de faire constamment de la pub sur ce que nous faisons. Nous, c'est un travail au quotidien.
Il y a des gens qui font parti du conseil d'administration qui ont distribué des documents, des dossiers pour nous enfoncer. Cela a nui à notre image.
Il faudrait pour y remédier que cesse cette "schionara".



Vos adversaires jugent de façon négative votre gestion? Que leur répondezz-vous?


Contrairement à ce qu'on rapporte, les salaires sont réglés tout à fait normalement. On est dans une socité où les hommes ont des difficultés. La France a du mal à joindre les deux bouts.. On a des problèmes comme ailleurs. Il y a un enjeu. La majeure partie des membres de la communauté juive est tournée vers Israël. Sur 100 euros, elle donne 80 euros à Israël.
Le Consistoire, c'est une entreprise qui emploie 1000 personnes.



On dit aussi que vous êtes éloigné de la base de la communauté juive?


Ce n'est pas vrai. Venez avec moi Rue des Rosiers, vous vous rendrez compte que les gens me reocnnaissent et me soutiennent. L'autre jours, dans un supermarché, je me pe promenais avec mon cadi, plusieurs personnes m'ont reconnu, l'un d'eux m' a dit : "On votera pour vous". D'autres voulaient savoir pour qui voter, je leur ai donné mon point de vue.

Si c'est cela être éloigné de la communauté?!



Vous suivez la communauté juive depuis plusieurs années, quel regard portez-vous sur elle?


Je sens une effervescence, une excitation générale
Il faut que les gens se calment. Déjà, au moment des agressions antisémites; ils auraient du se calmer. Il faut que les gens prennent la mesure des choses. Il faut qu'ils se calment.
La plupart sont motivés pour prendre le pouvoir au Consistoire.
Ils se servent du Consistoire, au lieu de le servir.
Propos recuillis
par Bernard Koch


INFOCOM





DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2005



ELECTIONS
AU CONSISTOIRE ISRAELITE DE PARIS






INTERVIEW
DE JOEL MERGUI

TETE DE LA LISTE AJC




Rappelons que Joël Mergui est dermatologue, Vice-président du Consistoire Central, Président de la communauté de Montrouge, Président des CCJ des Hauts-de-Seine, Fondateur du Forum Franco-Israélien des villes jumelées.


Votre parcours de militant dans la communauté est assez éloquent. Vous avez par conséquent une riche expérience de la vie communautaire. Si votre liste est élue dimanche prochain qu’apporterez-vous de cette expérience dans vos nouvelles responsabilités ? Qu’est-ce qui est transposable et que vous conserverez. Le Consistoire israélite de Paris gère la vie religieuse de plus de trois cent mille personnes.


J’apporterais mon expérience de terrain et de proximité acquise durant vingt ans de militantisme, de responsabilités communautaires et en tant que président de communauté, mais aussi l’expérience acquise dans la réalisation de nombreux projets touchant différents domaines du judaïsme : mémoire des déportés, éducation, rabbinat, cacherout, construction d’école et de centre communautaire, relations avec Israël et Jérusalem…
J’ai prouvé, à travers ces nombreuses réalisations, que je ne faisais pas que proposer. J’ai tenu mes engagements et agi avec réussite ; ceci avec 2 remarques :
- J’ai toujours agi avec et pour le Consistoire, sans jamais créer de structure concurrente au consistoire ;
- j’ai toujours travaillé en équipe, et ces personnes avec lesquelles j’ai réalisé effectivement ces projets concrets constituent la liste AJC ; Cette équipe a déjà obtenu des sièges lors de la précédente élection il y a quatre ans et peut désormais prétendre à une majorité solide et soudée lors du scrutin du 27 novembre. Seule une telle majorité, basée sur une complicité et une solidarité sans faille, pourra demain s’attaquer avec efficacité et rapidité aux chantiers majeurs qui sont devant nous.
Ce que nous avons réussi à l’échelon local, départemental et national, nous l’appliquerons demain avec fierté et détermination à l’ACIP.


Sous votre impulsion, quelle place comptez-vous donner à cette institution, vieille de plus de deux siècles ? Et la communauté juive, aujourd’hui éloigné de cette structure, comment comptez-vous la ramener vers elle ?



Le Consistoire doit revenir au cœur de notre communauté, il en est le maillon central. Notre projet est destiné à changer en profondeur le fonctionnement, le rôle et l’image du Consistoire de Paris : lui rendre sa force et son dynamisme, lui redonner son aura, lui permettre de regagner la confiance de la communauté juive. Le Consistoire doit faire de la proximité avec les communautés et de l’écoute des fidèles son credo permanent.
Notre priorité avant le bicentenaire du Consistoire est de rassembler l’ensemble des communautés — 70% ne sont pas consistoriales — autour d’un projet fort et ambitieux et des grands axes définis par le Consistoire. Les communautés ne pourront pas vivre sans le consistoire, tout comme le consistoire ne pourra pas exister sans les communautés.
Aujourd’hui, la communauté juive de France est, de fait, liée au Consistoire par le biais du Beth-Din de Paris, du Talmud-Thora, du service des mariages, des divorces, des enterrements, et de la cacherout délivrée à un réseau de restaurants et de boucheries le plus important au monde. De même, le Rabbinat est au service de tous les juifs, quelles que soient leurs options religieuses ou leur synagogue. Il faut tout mettre en œuvre pour rapprocher cette base élargie par l’adhésion de plusieurs dizaines de centres communautaires, synagogues et oratoires. Tous les courants religieux reconnaissant l’autorité du Beth-Din de Paris et du Grand Rabbin de Paris doivent pouvoir se retrouver dans la grande famille consistoriale.
Le meilleur moyen pour y parvenir est de décentraliser et de donner plus d’autonomie aux communautés, en impliquant et en faisant participer, par l’intermédiaire de leurs dirigeants, toutes les communautés à la vie, aux directives et à la politique générale de la maison mère, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.


Le Consistoire Israélite de Paris semble souffrir, comme vous le savez, d’un déficit d’image auprès de la communauté, et ailleurs. Comment allez-vous combler ce déficit ?


La crise de confiance dont souffre le Consistoire de Paris et l’image négative qu’il offre ainsi aux communautés a plusieurs origines, essentiellement internes, qui affectent profondément sa représentativité et sa crédibilité. Pour rétablir la confiance, il faut une équipe à la hauteur des enjeux et des défis qui doivent être relevés immédiatement. Une équipe aux talents et aux compétences complémentaires, composée de Présidents de communautés, d’experts financiers, d’avocats, d’architectes et de chefs d’entreprises.
Avant tout, le Consistoire doit s’engager à cesser immédiatement les divisions internes et les querelles avec les autres institutions, et notamment avec le Consistoire central et le Grand Rabbin de France qui sont des partenaires naturels et complémentaires. Il faut également mener une politique globale visant à améliorer l’accueil et la communication du Consistoire. C’est par la compétence, le projet, l’ouverture et le chalom que la confiance sera de retour.
Il convient également que le Consistoire développe les relations avec les pouvoirs publics, élus régionaux ainsi qu’avec les préfets, dans les domaines de la sécurité ou des travaux. Les Conseils de Communautés Juive de chaque département d’Ile-de-France ont commencé à tisser de tels liens. Ils doivent être renforcés, et ces antennes départementales devront être encouragées à aller dans ce sens à la fois pour représenter le consistoire ou lui apporter l’aide nécessaire en terme d’information et d’organisation. Nous avons édité un résumé en 36 pages de propositions concrètes qui sera notre base de travail commun avec les élus en place pour l’avenir du Consistoire

Dans le texte que vous avez publié sur diasporablogj, la semaine dernière, vous disiez vouloir retrouver le « chalom » entre les Juifs dès votre prise de fonction. Cela signifie-t-il, d’une part, que la communauté vous paraît diviser aujourd’hui ? Sur quels points ? Quels sont les remèdes — vous êtes médecin, rappelons-le — que vous souhaitez lui administrer ? En d’autres termes, comment allez-vous recontruire ce « chalom » auquel vous tenez tant ?



Les querelles et les désaccords permanents portés sur la place publique ou vécus en interne contribuent fortement à la crise de confiance et à l’affaiblissement qui affectent l’ACIP depuis quelques années. Nos fidèles, nos adhérents, la communauté juive attend de nous une attitude responsable et plus harmonieuse, un message positif de concorde. Il nous faut reconstruire l’unité, notamment avec le Consistoire Central et avec les CCJ.
Le conflit qui oppose le Consistoire de Paris et le Consistoire Central depuis bien trop longtemps n’a aucune raison d’être et demeure incompris du plus grand nombre. Il faut recréer les conditions du respect mutuel, du dialogue ouvert et de la coopération la plus étendue.
Parallèlement, les relations entre l’ACIP et les CCJ de chaque département de la région sont loin d’être optimales, altérant l’efficacité de chacun et mettant à mal nombre de projets. L’unité, le dialogue et le rapprochement entre ces trois niveaux de responsabilité et d’action doivent être retrouvés au plus vite pour le bon fonctionnement et l’avenir de l’ensemble de la communauté. Unis, ces trois acteurs représentent une force irremplaçable au service de la communauté et des fidèles. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Notre équipe AJC 2005, à travers ses 13 candidats, s’engage à travailler prioritairement et de toutes ses forces au service du Consistoire.



Lorsque vous serez élu, quelles sont les trois mesures urgentes que vous comptez prendre et pourquoi ?



1 - Finir les constructions en cours qui ont assez traîné. Une communauté vivante a besoin de s’étendre, de grandir, de disposer d’espaces nouveaux répondant à des besoins nouveaux.
2 - Décentraliser pour rapprocher et impliquer toutes les communautés. Le Consistoire doit savoir se détacher de sa base pour mieux l’élargir, la renforcer et la rapprocher.
3 - Rétablir l’éducation juive et développer la cacherout du Beth Din de Paris.Une éducation juive de qualité, dispensée par les structures consistoriales, est à nos yeux une éducation à la fois fidèle à ses racines, tournée vers l’avenir et ouverte au monde, mais également performante et exigeante dans l’enseignement global prodigué.
Le Beth-Din de Paris est responsable de l’un des plus grands et plus beaux réseaux de cacherout au monde. Outre l’impact positif recherché pour le consommateur, le renforcement et la pérennité du Beth-Din de Paris véhiculent des enjeux financiers considérables pour l’existence même de l’ensemble de la communauté. Tous les moyens pour parvenir à solidifier le Beth-Din de Paris seront utiles. A cette égard, une coopération efficace et intelligente avec tous ceux souhaitant défendre le Beth-Din de Paris sera recherchée, que ce soit avec le Consistoire Central ou avec le Grand rabbinat de France et plus généralement avec tous les courants religieux.


On sait les relations conflictuelles qui ont eu lieu dans le passé, entre le Consistoire, celui de Paris compris, et le CRIF ? Si vous êtes dans le fauteuil de Président du Consistoire israélite de Paris, dimanche, quelles relations souhaitez-vous avoir avec cette autre institution de la communauté juive ?

Je souhaite que le Consistoire retrouve la place centrale et la représentation qui lui reviennent au sein du Crif. Nous devrons trouver d’urgence les solutions qui permettront d’y parvenir.
Il faudra également faire preuve de plus d’unité avec le CRIF dans toutes nos actions face aux pouvoirs publics.

Propos recueillis

par Bernard Koch

jeudi, novembre 24, 2005

SCOOP


LE BARON DAVID DE ROTSCHILD DEMISSIONNE DE SA PRESIDENCE DU FONDS SOCIAL JUIF UNIFIE.
IL EST REMPLACE PAR PIERRE BESNAINOU, QUI EST AUSSI PRESIDENT DU CONGRES JUIF EUROPEEN, ACTIONNAIRE PRINCIPAL DU MENSUEL TRIBUNE JUIVE.

ANDRE BENAYOUN
Tête de la liste ACIP'HAI

INFOCOM


DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2005


ELECTIONS
AU CONSISTOIRE ISRAELITE DE PARIS
et de l'ILE DE FRANCE




AVERTISSEMENT
NOUS PUBLIONS LES DEUX INTERVIEWS DES DEUX PRINCIPAUX LEADERS DE LA COMMUNAUTE JUIVE EN LICE POUR LES ELECTIONS AU CONSISTOIRE ISRAELITE DE PARIS ET DE L'ILE DE FRANCE PROGRAMME CE DIMANCHE.
UN QUESTIONNAIRE QUASI-IDENTIQUE LEUR A ETE ADRESSE PAR MAIL, IL Y A 48H. SIMULTANEMENT, SEPAREMENT. NOUS AVONS RECU LES REPONSES DE L'UN D'ENTRE EUX. POUR DES RAISONS D'EQUITE BIEN COMPREHENSIBLE AUCUN DES DEUX NE CONNAIT LES REPONSES DE L'AUTRE.
L'AUTRE REGLE ETAIT DE PUBLIER LES REPONSES DES DEUX CANDIDATS AU MÊME MOMENT. DES IMPERATIFS DE TEMPS, NOUS OBLIGENT A PUBLIER LA PREMIERE INTERVIEW QUI NOUS EST PARVENUE. DES QUE NOUS PARVIENDRA, LA SECONDE, ELLE VOUS SERA AUSSITÔT COMMUNIQUEE.
ENFIN, NOUS AVONS DEMANDE A MOISE COHEN, ACTUEL PRESIDENT DU CONSISTOIRE DE PARIS DE NOUS FAIRE UN BILAN DE SA MANDATURE. CETTE DEMANDE A ETE ADRESSEE A Mme PEGUY LEVY, SON BRAS DROIT. EN RAISON DES TENSIONS QUE CELLE-CI SOUHAITENT ENTRETENIR AVEC VOTRE SERVITEUR, IL N'EST PAS CERTAIN QUE NOUS PUISSIONS AVOIR UNE CONTRIBUTION SUR CET EVENEMENT COMMUNAUTAIRE IMPORTANT DE Mr MOISE COHEN. NOUS LE DEPLORONS.

Bernard Koch



Voici donc les réponses qu'a faites Maître André BENAYOUN, à la tête de la liste ACIP'HAI, à nos questions.
Rappelons que Maître Benayoun est avocat à la cour, Prsident de la Communauté de Créteil, Président des CCJL du Val-de-Marne.




Vous présidez depuis de nombreuses années l’une des plus importantes communautés de la région parisienne, qui a beaucoup évolué au fil du temps. Si votre liste est élue dimanche prochain qu’apporterez-vous de cette expérience dans vos nouvelles responsabilités ? Qu’est-ce qui est transposable et que vous conserverez ?
Le Consistoire israélite de Paris gère la vie religieuse de plus de trois cent mille personnes.


J'ai appris à travailler en équipe et toujours au plus près de tous ceux et de toutes celles qui font la Communauté.
Il est évident que ce mode de fonctionnement est transposable au sein du Consistoire.




Sous votre impulsion, quelle place comptez-vous donner à cette institution, vieille de plus de deux siècles ?

Le Consistoire de Paris, institution vieille de plus de deux siècles a besoin de s'adapter aux nouvelles exigences sociologiques de la Communauté Juive francilienne.
Il doit devenir une référence normative pour la Communauté Juive et pour la Société Civile.





Le Consistoire Israélite de Pairs, semble souffrir, comme vous le savez, d’un déficit d’image auprès de la communauté juive, et ailleurs, à tous points de vue. Comment allez-vous combler ce déficit ?



Force est de constater que le Consistoire de Paris n'est plus aujourd'hui l'institution éthique qui répond aux questions de notre temps.
Par son incapacité à donner des réponses juives et à fournir des services de qualité, une grande partie de population juive qui se reconnaissait dans le Consistoire va ailleurs.







Dans votre première déclaration que vous avez publié, la semaine dernière, sur diasporablogj, vous désiriez voir, dès votre prise de fonction, un Consistoire Israélite de Paris « destiné à tous les juifs franciliens », « sans autre forme d’exclusion » ajoutiez-vous,. Cela signifie-t-il, pour vous, que la communauté juive vous paraît être exclue de cette institution ? Comment l’expliquez-vous ? Comment allez-vous procéder –vous êtes avocat, rappelons-le- pour attirer cette partie de la communauté exclue vers cette structure qui donne une impression d’opacité, aujourd’hui, vue de l’extérieur? En d’autres termes, comment allez-vous reconstruire
cette unité à laquelle vous tenez tant ?



Le Consistoire de Paris et d'Ile de France doit :

D'une part se rénover de l'intérieur par la décentralisation
D'autre part assurer la formation permanente de ses salariés, cadres, dirigeants communautaires et Rabbins ; condition sine qua non pour agir efficacement dans tous les domaines de compétence du Consistoire
Enfin faire savoir le travail exécuté au fur et à mesure ; et écouter les réactions de ceux et celles qui font la Communauté.

L'unité communautaire passe obligatoirement par des projets renouvelés chaque année et répondant aux attentes de notre communauté. Ce sont les projets qui permettent de fédérer le plus grand nombre.






Lorsque vous serez élu, quelles sont les trois mesures urgentes que vous comptez prendre concrètement et pourquoi ?



Les premières mesures qui s'imposent :

Aller à la rencontre de tout le personnel
Faire un audit sur le fonctionnement interne de la maison consistoriale pour cibler les points faibles et les points forts
Mettre en place un bureau avec des hommes et des femmes avisés pour suivre le travail au quotidien assuré par le personnel et en même temps préparer le calendrier des réformes dictées par l'audit



On sait les relations conflictuelles qui ont eu lieu dans le passé, entre le Consistoire, celui de Paris compris, et le CRIF ? Si vous êtes dans le fauteuil de Président du Consistoire israélite de Paris, dimanche, quelles relations souhaitez-vous avoir avec cette autre institution de la communauté juive ?


Le Consistoire de Paris, s'il est centré exclusivement sur ses domaines de compétence n'a aucun motif de susciter des situations conflictuelles avec aucune institution. En revanche, le Consistoire de Paris, institution éthique, doit adopter une attitude de respect à l'égard de toutes les institutions et de développer des liens fructueux et complémentaires avec elles.




Quelles importances attacherez-vous aux dialogues inter-religieux dans vos nouvelles attribution ? Comptez-vous prendre des initiatives dans ce domaine ?

Le dialogue inter- religieux est une des priorités. Je suis intimement convaincu que les traditions religieuses ont à s'exprimer sur tous les problèmes de société.
Elles devraient prolonger leurs dialogues par des actions communes sur le terrain et à titre d'exemple, agir contre l'exclusion sociale.





André Benayoun, en responsable et observateur attentif de la communauté juive, quels regards avez-vous sur l’avenir de cette communauté ?


La Communauté Juive se trouve dans la même situation que la société civile. Elle est en quête de repères et de valeurs fondamentales.

Le Consistoire de Paris avec toutes les institutions éducatives, culturelles et sociales de la Communauté Juive doivent mener un travail sur le terrain pour diagnostiquer les véritables maux rencontrés et mettre en place les réponses à court, moyen et long terme.

Notre peuple a connu tout le long de son histoire des difficultés diverses.
Et, il a su les surmonter grâce à l'authenticité et à la force de notre tradition.
Nous traversons aujourd'hui une crise morale et économique qui trouvera assurément un dénouement heureux.


propos recueillis
par Bernard Koch

ANTISEMITISME




Propos antisémites
attribués à Jackson:
un groupe lui demande
des excuses



AFP 24.11.05 02h52





Un groupe américain de lutte contre l'antisémitisme a exigé mercredi des excuses de Michael Jackson après la diffusion par une télévision d'un enregistrement, attribué à la star, de propos méprisants envers les juifs.
L'émission de télévision américaine "Good Morning America" a diffusé mardi un enregistrement sonore, attribué à l'ex-"roi de la pop" et qualifiant les juifs de "sangsues".
"Ce sont comme des sangsues. J'en ai tellement assez. C'est un complot. Les juifs le font exprès", dit la bande sonore, censée être l'enregistrement d'un message sur un répondeur téléphonique, et révélée par un ancien associé de Jackson actuellement en contentieux avec lui.
"Michael Jackson a une tendance à l'antisémitisme, et il n'a pas tiré d'enseignements de ses erreurs passées. On dirait qu'à chaque fois qu'il a des problèmes dans la vie, c'est de la faute des juifs", s'est indigné Abraham Foxman, directeur de l'Anti-Defamation Ligue, un groupe luttant contre l'antisémitisme.
"Il est dommage que Jackson soit infecté par des stéréotypes classiques (décrivant) les juifs comme des puissants, avides d'argent et manipulateurs", a-t-il ajouté dans un communiqué.
"Il est important que M. Jackson reconnaisse que ses paroles ont été haineuses et blessantes, et s'excuse. Il faut qu'il montre à ses admirateurs qu'il rejette les préjugés et qu'il le fasse sérieusement", ajoute le communiqué.
Contactée par l'AFP pour une réaction, la porte-parole de Jackson, Raymone Bain, n'avait pas rappelé mercredi soir.
Michael Jackson a quitté les Etats-Unis il y a cinq mois après son acquittement devant un tribunal californien dans une affaire d'attouchements sexuels sur mineur.

mercredi, novembre 23, 2005

INFOCOM





DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2005



LES ELECTIONS AU CONSISTOIRE ISRAELITE
DE PARIS ET DE L’ILE DE France




PREMIERES DECLARATIONS PUBLIQUES
DES CHEFS DE FILE

DES DEUX PRINCIPALES LISTES EN PRESENCE



Le Consistoire de Paris est composé de 26 membres élus pour 8 ans. Tous les 4 ans, la commission administrative du Consistoire de Paris procède au renouvellement du mandat de 13 de ses membres.Le dimanche 27 novembre 2005, il s’agira donc pour les votants d’élire 13 nouveaux membres du Consistoire de Paris qui viendront compléter les 13 membres en activité, élus il y 4 ans et dont le mandat viendra à expiration dans 4 ans.



LE CONSISTOIRE ISRAELITE DE PARIS :

UNE ELECTION POUR UN JUDAISME REUNIFIE?




Bien que cette élection ne concerne que près de quatre mille membres cotisants du Consistoire, elle n’en reste pas moins, avec celle du Président du CRIF, un des moments forts de la vie des institutions juives de France. Elle permet de mesurer l’état moral de la communauté juive. C’est aussi l’un des rares moments où ses membres actifs peuvent s’exprimer et faire connaître leurs revendications pour réformer, la vie juive, dans un sens ou dans un autre. L’heure est au bilan, pour les uns –l’équipe sortante-aux projets novateurs pour les listes qui se présentent. Enfin, ces élections internes à la communauté juive, permettent aux uns et aux autres de compter leurs forces.

Cette année, l’élection, pour renouveler les treize sièges au Conseil Administratif du Consistoire de Paris et d’Ile de France, présente, il faut bien le reconnaître, bien des particularités. Moins de listes présentes que lors des dernières élections. Ce qui rendra vraisemblablement la campagne moins âpre et le scrutin plus lisible au moment des résultats. Peut-être bien que la communauté juive, sur ce plan, est arrivée à maturité dans sa pratique de la démocratie interne. Autre particularité, le rajeunissement des colistiers et de leur chef de file. On peut noter une vraie volonté de bonifier, de secouer, de dépoussiérer, cette bonne vieille institution née, il y a plus de deux siècles sous l’impulsion de Bonaparte.

Objectifs communs, dans cette campagne électorale ? Rendre le Consistoire accessible à tous, rassembler toutes les sensibilités religieuses de la communauté juive et un attachement sans faille à l’Etat Israël. Une institution solide sur ses bases et ouverte vers l’extérieur. Se dirige-t-on, cette fois, vers un judaïsme réunifié, plus en phase avec la société française? C’est l’un des enjeux de cette campagne et sans doute l’une des principales tâches qui attend la liste élue.

Pour la première fois, deux têtes de liste, deux hauts responsables de la communauté juive de France, sur l’une desquelles, dit-on, repose l’avenir du Consistoire de Paris et de l’Ile de France, ont accepté de publier leurs premières déclarations publiques sur le Net. En l’occurrence sur diasporablogj. Cela fait partie des nouveautés et nous en sommes fort honorés. BERNARD KOCH

Nous publions leurs textes dans l’ordre alphabétique.


André Benayoun est avocat à la Cour, préside, depuis plus d’une dizaine d’années, l’une des plus importantes communautés juives de l’Ile de France, Créteil. Près de 30 000 âmes. Il est aussi aux commandes de CCJL (Conseil Communautaire des Juifs de l’Ile de France) du Val de Marne.


Joël Mergui est dermatologue, Vice-Président du Consistoire Central de France, fondateur du Forum des Villes Jumelées entre la France, Président du CCJL des Hauts de Seine.
_______________________________________________________
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INFOCOM

ELECTIONS AU CONSISTOIRE ISRAELITE
DE PARIS ET DE L'ILE DE FRANCE







ANDRE BENAYOUN
TETE DE LISTE D'ACIP H'AI :



POUR UN CONSISTOIRE RENOVE




Le Consistoire de Paris et d'Ile de France doit être l'institution normative destinée à tous les juifs franciliens sans aucune forme d'exclusion.

Malheureusement, le Consistoire a perdu depuis quelques années le sens de cette mission en s'égarant dans des domaines d'intervention qui ne sont pas les siens. Plus grave, il a négligé ses propres domaines de compétence (marché de la cacherout, disfonctionnement des communautés, laisser-aller de l'éducation juive, abandon des mouvements de jeunesse, défaillance du service des derniers devoirs, absence de formation des rabbins et des dirigeants….).

Ces errements ont généré et génèrent une crise de crédibilité sans précédent, qui a son tour fragilise gravement les finances de l'institution.

Il est urgent dans un premier temps de recentrer le Consistoire de Paris et d'Ile de France sur ses fonctions fondamentales, en le rendant performant et accessible à tous les juifs. Puis, dans un deuxième temps, faire du Consistoire de Paris et d'Ile de France la référence de l'éthique juive.

Cette restructuration fonctionnelle et morale est vitale pour l'avenir du Consistoire de Paris. Elle permettra assurément :

- de tisser de nouveaux liens de confiance et de proximité avec tous les juifs et avec toutes les communautés

- de faire du Consistoire de Paris et d'Ile de France un pôle éthique au sein de la société civile.

A cet égard, on invoque souvent le principe de la laïcité, en soi légitime, s'il est compris comme la distinction entre la communauté civile et les communautés religieuses. La laïcité n'est pas le laïcisme et elle n'est pas synonyme d'ignorance.

Dans une France qui connaît aujourd'hui une crise profonde d'interprétation des valeurs, le Consistoire de Paris et d'Ile de France rénové a vocation de contribuer à l'affermissement de valeurs communes nécessaires à un vivre ensemble harmonieux.

Cela nécessite en particulier :

- D'informer et de sensibiliser les fidèles, mais aussi la société française dans son ensemble, sur le Judaïsme et sur l'Institution consistoriale.

- De veiller à ce que les textes fondamentaux de la tradition juive, de la philosophie et du droit juifs, soient traduits en français et présents dans les bibliothèques municipales, les écoles, les lycées et les universités.

De mettre sur pied des projets culturels portant sur des sujets de société, traités sous l'angle de la tradition juive et/ou sous l'angle du dialogue inter-religieux, dans le cadre de programme de promotion de la culture juive.

De faciliter la création, à Paris et en Ile de France, d'un réseau d'institutions de recherche sur le judaïsme français, qui est riche d'un héritage culturel plus que millénaire et toujours vivant.

De mettre en place un service de consultation et d'information, susceptible de répondre de façon compétente et autorisée à toutes les questions portant sur la famille, la science, la médecine, et de manière générale, à toutes celles qui surgissent dans la société moderne.

L'équipe ACIP H'AÏ est déterminée, dès son élection, à mettre en application ce programme cadre et de vous informer fidèlement de son exécution.



ANDRE BENAYOUN
Porte Parole
de l'Equipe ACIP H'AI





INFOCOM



ELECTIONS AU CONSISTOIRE DE PARIS
ET DE L'ILE DE FRANCE










JOEL MERGUI
Tête de liste d'AJC :


OSER ET INNOVER







Ma candidature aux élections du Consistoire de Paris le 27 novembre prochain et la nécessaire publicité que cela implique m’oblige à pratiquer un exercice qui ne m’est pas naturel, à savoir celui de parler de moi.
Toutefois, et par respect vis-à-vis des électeurs, c’est de bonne grâce que je déroge à la règle.
Mon parcours est celui d’un militant entièrement engagé en faveur de la communauté juive en France et bien sûr d’Israël. Très vite, j’ai pris conscience du rôle que devait jouer cette institution incontournable qu’est le Consistoire. Et toutes les actions et réalisations que j’ai eu l’honneur de mener et d’accomplir, l’ont été en fonction des intérêts du Consistoire.
C’est ainsi par exemple, qu’en tant que Président de la communauté de Montrouge, et anticipant sur les nouveaux besoins éducatifs de la population, j'ai proposé la création, il y a 15 ans, de la première école du Consistoire, dont le succès nous fait aujourd'hui doubler sa surface.

La décentralisation est une nécessité qui s’applique également au Consistoire. C’est dans cet esprit que j'ai proposé et réalisé, avec les CCJ — Conseils des Communautés Juives — présents aujourd’hui dans chaque département d’Ile-de-France, un nombre important d'actions contre l'antisémitisme, pour notre sécurité, pour la mémoire… Les CCJ sont les relais fidèles du Consistoire et l’interface indispensable entre les communautés juives et leurs élus locaux.

Devant l'urgence que représentait l'antisionisme, j'ai proposé et créé, sous l'égide du Consistoire Central dont je suis l’un des vice-présidents, le Forum Franco-israélien qui a permis à des dizaines de communautés de rapprocher leurs élus de la réalité israélienne. Parallèlement, les conventions annuelles du Consistoire à Jérusalem, que j'ai eu le plaisir d'organiser ont été des moments essentiels de solidarité de nos communautés avec Israël et sa capitale éternelle meurtrie par les attentats, Jérusalem.

C'est avec détermination que j'ai ainsi toujours tenté de transformer les projets en résultats et les initiatives locales en développements au plan national. Ces réussites ont été possibles grâce au travail commun d'équipes extraordinaires, qualifiées et surtout solidaires.

Mon programme pour l'Avenir du Judaïsme Communautaire, la liste que j’ai l’honneur de conduire, présente des propositions concrètes que nous réaliserons. Nous devons oser et innover. Nous n'avons pas d'autre choix que celui de réussir, ensemble. Et les actions à mener d’urgence sont nombreuses. Le dialogue et le Chalom retrouvé au sein du Consistoire de Paris et avec le Consistoire Central constituent une de ces priorités immédiates. Fils de Rabbin, j'ai toujours été attentif au respect de notre rabbinat et à toutes les actions en faveur de la diffusion de nos valeurs, de la Thora, de la l’éducation et de la cacherout.

A travers mes diverses fonctions, j’ai appris à identifier les compétences les plus adaptées et à réunir des talents complémentaires, innovants et expérimentés, des hommes et des femmes proches de vous pour proposer aujourd'hui, et mener à bien demain, le projet de véritable changement synonyme d'espoir et de renouveau pour notre communauté.

Plus que jamais, notre Communauté a besoin d'unir ses énergies pour construire notre avenir et celui de nos enfants. Pour la réussite d'un tel changement, j'ai besoin de votre confiance et de votre soutien.

Pour ouvrir le Consistoire sur l'Avenir du Judaïsme Communautaire, vous avez aujourd'hui les clés du renouveau entre vos mains. Agissez !





JOEL MERGUI
Président d'AJC


Copyright Photo Alain AZRIA



LES PROTOCOLES

DE LA RUMEUR

de MARC LEVIN














SORTIE EN SALLES

MERCREDI 23 NOVEMBRE 2005



RECOMMANDE

PAR DIASPORABLOGJ





James Thor est un ancien réalisateur de télé. On lui doit une série de Maigret avec Jean Richard, et des tournages de dramatiques. James Thor est "goy". Bien qu'issu d'une famille chrétienne et résistante, il est athé, méfiant à l'égard de tous dogmes. James habite le 14è, arrondissement de Paris où se côtoient, se croisent de nombreuses communautés. Il s'inquiète de la montée, en France depuis plusieurs années, d'une forme de communautarisme qui exacerbe les relations du quotidien entre les individus. James Thor a vu le film. Nous lui avons demandé son son point de vue :



LES PROTOCOLES DE LA RUMEUR :

UN MESSAGE DE PAIX



Ce film intelligent, habillement fait, astuciusement documenté, n'apprendra rien de bien nouveau aux gens lucides et informés sur l'antisémitisme, forme quasi-métaphysique de la haine. Il ne fait pas allusion aux ravages du catholicisme des premiers temps, d'une violence incroyable (St Jean Chrysostome, St Ambroise, St Augustin) qui ne peut qu'annoncer la haine hitlérienne. La haine de l'Islamisme radicalest d'ordre plus politique sans en être pour autant assassine.

Mais il y a un trait de génie dans ce film sur toutes les haines ordinaires, très subtilement brossé par le portrait d'un vieux juif, père du réalisateur, un homme sage, athée, laïque, porteur d'un message de paix, de progrès, d'humour. aussi, d'espoir, celui du vieux Levin. Si chaque civilisation, toujours initiée par une religion aux origines, à son propre génie, cet homme représente le génie juif, dont notre civilisation est en partie l'héritière pour son épanouissement.

On peut être "chrétien" sans croire en Dieu, on peut être juif sans être "religieux". Cela serait souhaitable à d'autres civilisations qui se sont "arrétées" net pour ne pas avoir su séparer la philosophie de la théologie.

Rien que pour ce vieux bonhomme, allez voir ce film et vous aurez une autre idée de ce qu'est la civilisation juive.

JAMES THOR

mardi, novembre 22, 2005



BONNES FEUILLES


Nous sommes heureux de vous présenter, en avant-première, sur diasporablogj, des extraits de la première publication de notre collaborateur, Philippe Meyer : "SANS CONCESSION" avec le soutien du Jerusalem Post et Guysen News.









Et recommandé par diasporablogj.





Philippe Meyer













Depuis trois ans, qu'il écoule ses chroniques dans les différents médias de la communauté juive ou sur des sites francophones israéliens (Jérusalem Post dans sa version fraçaise, Guysen News,..), Philippe Meyer, par ailleurs économiste apprécié, a su, peu à peu, se glisser dans la peau d'un observateur averti dans les domaines complexes que sont le conflit israélo-palestinien, l'antisémistisme, l'antisionisme. Il s'est fait l'un des chantres de la désinfrmation. Pour se faire entendre, Philippe Meyer emploie une plume brillantissime, très affinée. Ses commentaires sont, comme le rappelle le titre de son livre, sans concession,sans langue de bois, mais aussi, contrairement à ce qui se lit sur certains sites ou revues juives, sans animosité, sans esprit de revanche.

En gros, lire Philippe Meyer, c'est comme voir un torrent qui coule de source. Limpide, authentique, naturelle.



Bernard Koch




PREMIER EXTRAIT
_______________


de

16 octobre 2003



La France est-elle antisémite ? Parlons vrai !


Autant le dire tout de suite, l’émission diffusée par ARTE mardi 14 octobre 2003 et intitulée « La France est-elle antisémite ? » était courageuse, équilibrée et professionnelle. Une situation suffisamment rare dans ce type de questions traitées par les médias français pour être soulignée. Indépendamment des reproches que certains pourront lui faire de part et d’autre des protagonistes, inévitables dans le cas de sujets aussi sensibles et passionnels que le conflit au Proche-Orient et la place du judaïsme dans la société française, cette émission aura eu deux mérites majeurs : poser une question suffisamment provocante pour susciter un débat que peu osent ouvrir ; apporter des éléments de réponses justes et qui méritent d’être approfondis pour tenter de juguler le mal.
Intituler de la sorte une émission diffusée en première partie de soirée et qui plus est sur une chaîne nationale ne peut laisser indifférent. Il est évident que strictement parlant, la France de 2003 en tant que telle n’est pas antisémite. Les mots ont un sens, et le souvenir de ce qu’était réellement l’antisémitisme il y a plus de 50 ans de cela nécessite de relativiser un tel jugement. Que ce soit dans la presse, dans la classe politique (exceptés des cas extrêmes), au sommet de l’Etat ou dans l’opinion publique, l’antisémitisme au sens premier du terme reste farouchement combattu, sans compromis et sans relâche. La France antisémite des années 30-40, avec ses campagnes de haine et de persécutions officiellement menées par les pouvoirs public avec le soutien actif d’une partie de l’élite du pays et de la population civile, n’est en rien comparable avec la France d’aujourd’hui. Les juifs français sont libres de leur destin et quelque soient les craintes ou les ressentiments que certains peuvent légitimement ressentir de temps à autres, ils vivent en parfaite harmonie avec la société française. Il faut être très clair là-dessus. La mémoire et le respect des drames passés nécessitent l’objectivité sur la situation présente.
Mais si on ne peut qualifier la France d’antisémite, trois faits restent incontestables. D’une part, un regain d’actes et de propos antisémites a surgi depuis quelques années dans notre pays. D’autre part, le visage et la forme de ce nouvel antisémitisme ont radicalement changé. Enfin, une partie (même très minoritaire) de la classe politique semble fermer les yeux, voire accepter, voire alimenter la résurgence de ce monstre d’un autre âge aux habits renouvelés. Une grande partie de la communauté juive de France est consciente de cette situation nouvelle, d’où ce sentiment mêlé d’incompréhension, de crainte, de révolte et finalement de coupure. Et c’est précisément en cela que l’émission d’ARTE a apporté des éléments de réponses justifiés à une question qui était il est vrai excessive. Ces éléments, il nous appartient à tous, juifs et non juifs, d’oser les mettre en avant et les développer sans complexes ni prudence. Ce n’est que comme cela que la « bête immonde » sera terrassée avant même qu’elle n’ai eu le temps de propager son mal, que soit bien sûr chez les juifs eux-même mais également dans l’ensemble de la société française. Un parler vrai salutaire pour l’avenir.
Même si l’antisémitisme historique reste évidemment une composante indissociable de l’idéologie de l’extrême droite, sa forme moderne trouve d’abord son terreau dans le conflit israelo-palestinien. Il en résulte à la fois une expression nouvelle de cette haine du juif et des porte-paroles nouveaux pour l’exprimer. En clair, antisémitisme et antisionisme sont les deux revers d’une même médaille. Ceux qui diront le contraire font appel à une dialectique dangereuse qui dans le meilleur des cas révèle une certaine naïveté, et dans le pire des cas s’apparente à un piège destiné à masquer leurs intentions réelles . La shoah avait rendu l’antisémitisme impossible, la défense des palestiniens lui offre l’occasion d’une renaissance à peine voilée. Et plus la ficelle est grosse, plus elle passe. C’est ainsi qu’en poussant l’ignominie vers de nouvelles limites, sionisme et fascisme deviennent les facettes d’une même idéologie, dirigeants israéliens et nazis les adeptes d’une même politique. Ce n’est finalement que la victime qui a changé. Et quand la victime d’hier devient le bourreau d’aujourd’hui, son acte en devient encore plus ignoble. Une seule solution s’offre alors, l’éradiquer comme cela avait été fait avec son prédécesseur. La boucle est bouclée. La volonté d’expulser les juifs d’Israël pour des raisons humanitaires rend ainsi plus légitime la volonté de lutter contre les juifs en général. Et l’antisémitisme est de retour. Ce tour de passe-passe est d’abord le fait d’une très grande majorité des dirigeants politiques et culturels de nombreux pays arabes, avec comme conséquence la propagation dans une partie de la population arabe (et non musulmane) vivant dans nos société occidentales. Il n’est pas question ici d’ignorer des conditions de vie parfois difficiles pour une partie d’entre eux. Mais rien n’excuse les paroles prononcés et les gestes commis. Car à la différence de l’antisémitisme d’extrême droite qui demeure très théorique, celui-ci passe à l’acte. L’ampleur de la communauté arabe en France en amplifie alors les effets, et les dangers. Les témoignages présentés à visages ouverts dans l’émission d’ARTE et les actes de violence répertoriés depuis plus de deux ans en France contre la communauté juive sont très clairs. Oui, l’antisémitisme en France aujourd’hui est d’abord celui qui se développe dans les banlieues et les quartiers dits « difficiles ». Mais difficiles pour qui ?


AFFAIRE KARSENTY
PROCHE-ORIENT.INFO
__________________________


À LA SUITE DUNE GRAVE MANOEUVRE
POUR FAIRE ÉCHOUER LA SOUSCRIPTION DE POI
PROCHE-ORIENT.INFO ENGAGE UNE PROCÉDURE JUDICIAIRE CONTRE
M. PHILIPPE KARSENTY ET SON SITE INTERNET
LES ACTIONNAIRES DE PROCHE-ORIENT.INFO, - EN PARTICULIER PIERRE BESNAINOU, MARC EISENBERG, ET ROGER HADDAD - TOUS GARANTS DE SON INDÉPENDANCE, S'ÉLÈVENT AVEC FORCE CONTRE LES AFFIRMATIONS DIFFAMATOIRES DE M. KARSENTY





Un personnage sans aucune légitimité, Philippe Karsenty, a créé un site qu'il définit tout seul comme « la première agence de notation des médias » et dont une des obsessions majeures semble être de nuire à « Proche-Orient.info ».
Sur son site, M. Karsenty a publié le 17 novembre 2005, puis envoyé par mail à une très imposante liste de contacts, un texte intitulé « Un média aux ordres de Jacques Chirac et du Quai d'Orsay », texte de bout en bout diffamatoire à l'égard du journal en ligne « Proche-Orient.info » et d'Élisabeth Schemla nommément. Évidemment, nous nous refusons à répercuter ici ces allégations calomnieuses qui une fois de plus - une fois de trop - touchent à l'honneur et à la réputation du journal et de sa fondatrice.
Accuser un journal d'être à la solde d'un quelconque pouvoir est évidemment une des plus lourdes charges que l'on puisse faire peser contre lui. C'est bien sûr pour détourner les lecteurs de POI, à qui Philippe Karsenty conseille d'ailleurs d'aller sur d'autres sites pour s'informer.
Malheureusement, si internet donne une exceptionnelle ouverture au monde, il a également son revers de médaille puisqu'il sert de poubelle à des individus comme Philippe Karsenty. C'est la raison pour laquelle nous entendons faire sanctionner cette grossière manipulation.
C'est pourquoi, notre avocat, Maître Richard Sebban, engage dès aujourd'hui une procédure visant à interdire la diffusion de ce message.
Engage également une procédure judiciaire au fond contre Philippe Karsenty et son site afin d'obtenir réparation pour POI et pour sa fondatrice.



WWW.PROCHE-ORIENT.INFO

PASSERELLE




Point de vue paru
dans l'édition du MONDE
datée du mardi 22 novembre 2005




Les feux de la haine,



par André Glucksmann*






Brûler des véhicules vides est un délit. Enflammer des bus pleins, vider sous les passagers des bidons d'essence et craquer une allumette est un crime. Faut-il être philosophe pour distinguer les violences contre les choses et la terreur contre les personnes ? Un seuil a été franchi. Voici venue l'heure du nihilisme. Il prend au sérieux un slogan jusqu'alors fantaisiste : "Nique tout !"


Les cas de cruauté ne soulèvent aucun sentiment d'horreur ni de répulsion chez les insurgés. Eux qui déplorent à juste titre le sort de deux jeunes électrocutés n'ont pas un mot, pas un regard pour les victimes et les morts qu'ils font. Comme si le cap du respect humain une fois franchi, la lutte à mort devenait règle.
Un incendie nihiliste n'épargne pas les incendiaires. C'est leurs quartiers qu'ils brûlent, les voitures de leurs voisins ou de leurs parents, les jardins d'enfants et les écoles de leurs frères et soeurs qu'ils saccagent. Ils font table rase de ce qui permet d'améliorer la vie, de se distraire, de communiquer ou trouver un emploi. Croit-on que les pyromanes ne s'aperçoivent pas qu'ils travaillent contre eux-mêmes ? S'acharneraient-ils par simple inadvertance à transformer en enfer des conditions de vie déjà difficiles ? Si les incendiaires ne sont pas des bombes humaines (ils prennent soin de leur sécurité corporelle), ils sont déjà socialement et existentiellement suicidaires et se construisent un avenir de décombres. "No future."
Haine de soi, haine des autres, haine du monde naviguent de conserve. En terrorisant l'entourage à coups de cocktails Molotov, en transformant les conduites de gaz en torchères, en oeuvrant à la destruction générale ("Ce soir, ce sera Bagdad" à Clichy-sous-Bois), on s'affirme. "Je brûle, donc je suis." Tout mouvement de contestation violente est en proie à ces tentations terroristes. Mais celles-ci triomphent quand la haine prend les commandes, quand les incendiaires définissent leur "force" par leur capacité de nuire, et elle seule. Dans les flammes qui dévorent le lieu de leur naissance, ils mirent leur puissance et fêtent l'assomption de leur virilité.
Comment désigner ces jeunes et moins jeunes incendiaires ? Un gosse de 10 ans lave la voiture familiale, c'est la Fête des pères. Il tombe sous une balle perdue. Sur les lieux du crime, le ministre de l'intérieur propose de nettoyer la cité "au Kärcher". Autre drame à Argenteuil, il parle de "racaille". Que n'a-t-il pas dit ! L'opposition se déchaîne, c'est normal. La presse aussi, ce qui l'est moins. Pour éviter de regarder le mal en face, on fait de la sémantique : le ministre aurait injurié l'ensemble des cités ! Quand les émeutes éclatent, le gouvernement enfonce le clou, pas mécontent de tenir un mouton noir responsable du chaos. Passons sur les intrigues très fin de règne.
Peut-on ou non user du terme "racaille" et d'autres quolibets non moins dépréciatifs ? Faut-il s'abstenir de toute stigmatisation des incendiaires sous prétexte que des innocents pourraient se sentir visés ? Le sacro-saint souci de ne pas susciter d'"amalgame" fait justement l'amalgame. Il suppose impossible de séparer le bon grain de l'ivraie, donc de distinguer la minorité de l'ensemble. La belle âme compatissante interdit de nommer un chat un chat et un incendiaire de véhicules habités un assassin potentiel. On confond ceux qui brûlent et ceux qui s'y refusent. On prend la partie pour le tout.
Les Trissotins moralisateurs ne veulent pas froisser les incendiaires, ainsi entament-ils une bataille grotesque sur les mots pour contourner la cruauté des faits. Certains, qui reprochent "racaille", écrivent quelques lignes plus loin : "barbares", "sauvages" ou "voyous". Le politique regrette les termes "discriminants" et se réfugie dans le vocabulaire homologué : "délinquants". Tant pis pour la présomption d'innocence. Voilà l'émeutier coupable avant d'être jugé. La confusion atteint des sommets dans le vocabulaire neutre : les "jeunes" incendient, les "jeunes" tirent à balles réelles, pour conclure : les jeunes sont en colère. Les incendiaires sont jeunes (sans guillemets) parmi les jeunes, jeunes comme tous les jeunes. Pour éviter l'amalgame, on le chauffe à blanc ? Il faut juger chacun sur ses actes et non sur sa génération ou son origine ethnique. Jeune ou vieux, un voyou qui terrorise est un voyou. Le discriminant infamant refuse de confondre classe d'âge ou lieu d'habitation et comportement criminel. Le dernier mot est à Diziz la Peste, le célèbre rappeur : "Asperger d'essence un handicapé, c'est parce que t'as un malaise ou t'as pas de boulot ? Non, t'es qu'une merde, c'est tout !"
Pourquoi euphémiser des actes délictueux ? Serait-ce par crainte de reconnaître en eux un peu de nous-mêmes ? Le diagnostic tombe tous azimuts : échec de l'intégration. Et si c'était exactement le contraire ? Les immigrés de première génération ne mettaient pas le feu à leurs bidonvilles autrement sordides. Leurs enfants sont français et se conduisent en Français, y compris quand, avec d'autres Français "de souche", ils ont l'allumette facile. Ils ne sont pas, ce qu'on leur fait croire par racisme compassionnel, les damnés de la terre. L'embrasement des banlieues est l'indice d'une intégration aboutie : tout dépend de comment et à quoi on s'intègre.
Quand les experts auscultent les "échecs" des "modèles" français ou américain, ils mesurent une dure réalité à l'aune d'une intégration idéale qui n'a lieu nulle part. On rêve d'absorber des éléments extérieurs en les diluant dans une communauté nationale harmonieuse et pacifiée. Tel ne fut jamais le cas. Les immigrants s'intégraient dans la douleur et dans le drame, lorsque les conflits qui divisaient la France devenaient les leurs. Les immigrants n'entraient pas dans une cité consensuelle et paradisiaque, mais toujours divisée. Ils se révélaient français à part entière en prenant parti pour un camp contre un autre, quitte à se faire agonir comme "étrangers".
En France comme aux Etats-Unis, l'intégration est contestatrice et conflictuelle. Si nul ne met en doute la "francité" des paysans qui font valoir leur volonté sans hésiter sur la violence des moyens, il faut reconnaître une vertu proprement française aux cocktails Molotov des banlieues.
C'est en France que les incendiaires nihilistes apprennent qu'être fort, c'est nuire. Plus tu casses, plus tu comptes. La France, de droite comme de gauche, gagnerait à se contempler dans le miroir que lui tendent les boutefeux.
Qui prétend gouverner l'Europe en toute minorité, quitte à déclarer aux pays qui s'émancipent de leur maître russe qu'ils n'ont qu'un droit, c'est celui de se taire ? Qui vote à 55 % contre l'Europe et mêle son bulletin avec ceux des extrêmes et des racistes ? Qui prend le risque de démolir cinquante années d'efforts ? Qui se dit prêt à faire capoter l'OMC et se moque, au nom de nos 2 % de paysans, de l'immense misère africaine ? La diplomatie française se comporte dans les rapports internationaux comme s'il s'agissait de purs rapports de nuisance. Hier elle est au mieux avec Saddam, aujourd'hui avec Poutine. Elle traite à l'occasion de "résistants" les égorgeurs de Bagdad.
Pareille option nihiliste exerce ses ravages à l'intérieur. Les exemples de chantage abondent. Les zones de non-droit font tâche d'huile dans la France d'en haut comme dans celle d'en bas. Nos banlieues sont tout à fait françaises. Trop facile de stigmatiser l'étranger. Les incendiaires sont bien de chez nous. Ils sont citoyens d'un pays où soufflent des vents de haine.


André GLUCKSMANN


*André Glucksmann est philosophe et écrivain.
Son dernier ouvrage : Le discours de la haine (éd. Plon 2004, 234 p. 18 euros).

lundi, novembre 21, 2005

MILLEFEUILLES



Certains de nos collaborateurs publient. Ils s'appellent :
Alain SUIED, Maurice-Ruben Hayoun, et le dernier arrivé
Philippe Meyer.
Nous allons, dès aujourd'hui, vous les présenter un à un.



Nous commençons par le "novice" en la matière :



Philippe Meyer est connu pour ses chroniques depuis TOPJ.NET, sur diasporablogj, Guysen News et dans le Jérusalem Post. Les deux derniers médias sont partenaires de son premier ouvrage : "Sans concession".


GROS PLAN SUR LA COUVERTURE :




Dès ce soir, vous aurez le privilège de découvrir les bonnes feuilles

de ce livre.

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Cours de MusiqueLionel Coronel, diplômé Berklee College of music- Boston , propose des cours de :saxophone - guitare - bass - batterie - piano-clarinette - flûtetraversière - ateliers jazz / bluespour adultes, ados et enfants tous niveauxforfaits solo ou duo - rythme personnalisé - horaire aménagé


PASSERELLLE



ISRAEL






ELECTIONS LEGISLATIVES ANTICIPEES EN ISRAEL
LE 28 MARS 2006



JOURNEE POLITIQUE
MOUVEMENTEE EN ISRAEL

ARIEL SHARON ANNONCE
SA DEMISSION DU PARTI QU'IL A CREE,
LE LIKOUD ET LA CREATION
D'UN NOUVEAU PARTI CENTRISTE
Photo AFP





Ariel Sharon devrait annoncer aujourd'hui sa décision de rompre avec son parti, le Likoud dont il fut l'un des pères fondateurs il y a plus de trente ans et demander au président de l'Etat Moshe Katzav la dissolution de la Knesset. La nouvelle n'a pas été confirmée officiellement hier soir, mais elle ne faisait aucun doute pour les médias israéliens qui ont repris l'information toute la soirée et la classe politique qui s'attendait à cette scission.
Depuis plusieurs mois, Ariel Sharon, 77 ans, élu en janvier 2001, faisait face à une forte opposition interne au sein de son parti. Le camp des durs du Likoud ne lui a pas pardonné son plan de retrait de la bande de Gaza.


Pour la formation de son nouveau parti il pourrait compter sur le soutien d'une quinzaine de députés venant du Likoud mais également du Parti travailliste. Hier M. Sharon a laissé entendre qu'il «poursuivrait sa collaboration» avec le vice-premier ministre Shimon Pérès, 82 ans, qui vient de perdre la direction du Parti travailliste, alimentant les spéculations sur un tandem entre les deux hommes à la tête de la nouvelle formation politique.
Selon les sondages, Ariel Sharon est la personnalité politique la plus populaire en Israël et son parti battrait le Likoud si des élections étaient organisées rapidement.
Le Parti travailliste avait décidé, hier, de quitter le cabinet de M. Sharon, mettant un terme à une cohabitation de dix mois. Amir Peretz, nouveau chef du parti de gauche a dressé les grandes lignes de son programme politique qu'il devrait défendre lors des prochaines législatives.
Le premier ministre devrait remettre sa démission aujourd'hui au président et demander une dissolution du Parlement en vue d'élections anticipées. Le scrutin devrait se tenir dans les quatre-vingt-dix jours, sauf si le Parlement élit un autre premier ministre, ce qui est hautement improbable. Dans l'intervalle Ariel Sharon, qui aura par cette double décision totalement transformé l'échiquier politique israélien, gardera ses fonctions.



AFP 21 NOVEMBRE 2005

Le nouveau parti d'Ariel Sharon,
'Responsabilité nationale',
tient sa première réunion

lire aussi www.infoweb-j.net




DERNIERES INFORMATIONS
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Les élections législatives: le 28 mars 2006
18:19 21 Novembre 2005


Le Président de l'Etat d'Israël, Moshé Katzav, a annoncé officiellement que les élections législatives auraient lieu le 28 mars prochain. Moché Katsav a déclaré qu'il n'imposerait pas sa décision et laisserait la Knesset voter de son côté. Il a souligné que c'était la volonté de la majorité et que le Premier ministre lui-même approuvait cette date. CDP

dimanche, novembre 20, 2005

DEBAT




MEDIA - RATINGS :
UN SITE JUIF DE LA DELATION?


La méthode, d'un autre âge, est ignoble, insidieuse et irresponsable. Elle s'apparente, ni plus, ni moins avec une méthode employée soixante ans auparavant dans une France occupée et qu'on espérait plus voir réapparaître. Dénoncé un juif, signifiait pour le juif, arrestation, être jeté dans un wagon, pour finir son itinéraire dans les camps de la mort. On vient de commémorer les 10 ans de l'assassinat d'Itzhak Rabin, premier Premier Ministre de l'Etat démocratique d'Israël a être tombé sous les balles d'un juif portant la kipa. Cet acte d'agression inqualifiable suivit les attaques sans précédent comparant Rabin à Hitler, où l'on voyait sur les pancartes, Rabin, coiffé du keffié d'Arafat. La polémique que vient de lancer le site soi-disant de veille des médias, media-ratings, né au lendemain de la seconde intifada, avec une dizaine d'autres sites (desinfos.com, primo-europe.org, acmédias.org,...) spécialisés dans la traque des dérapages des journaux français relatant les évènements au Proche-Orient, rappelle, même si le trait paraît trop fort, excessif même, ces pires moments de l'Histoire juive.


Medias-Ratings lance contre PROCHE-ORIENT.INFO une véritable "fatwa", accusant, par allusion, fausse rumeur, et analyses erronées, les liens qu'entretiendraient les fondatrices de ce média en cours de redémarrage, Elisabeth Schemla et Nicole Leibowicz avec l'Elysée. En gros que les informations publiées par POI sont tout simplement dictées par Jacques Chirac. Nous sommes loins des indiscrétions du "Canard Enchaîné" ou des enquètes du MONDE de l'époque glorieuse d'Edwy Plenel sur les écoutes de François Mitterrand.


Nous sommes plutôt ici dans LA RUMEUR D'ORLEANS qui fit croire dans les années 70 que dans certains magasins juifs d'Orléans se pratiquait la traîte des blanches.


Ce pamphlet est si grotesque qu'il perd très vite de sa crédilibité.
Vouloir accuser une consoeur juive d'être à la solde du Président de la République, c'est une manière de mettre le doigt accusateur et vengeur sur la majeure partie de la communauté juive pour avoir voté le 21 avril 2002, Chirac contre Le Pen.


Mais en matière de recherche de bouc-émissaire juif, le patron de Media-Ratings, Philippe Karsenty, qui est aussi un des principaux responsables du KKL, n'en ait pas à son "coup de maître". Dans un texte publié dans le n°d'AFRICA INTERNATIONAL, de ce mois et consacré à Dieudonné, il se range très clairement aux côtés de ce triste sire, en déclarant précisément : "Marc-Olivier Fogiel doit être sanctionné, d'une façon ou d'une autre....Il semblerait logique que l'émission déprogrammée une ou deux fois, avec les conséquences financières que cela implique. Au lieu de cela, France Télévisions et la classe politique française font bloc autour de l'animateur vedette! Est-ce en raison des excellentes relations qu'il entretient avec Bernadette Chirac". Une prise de position que ne reniera certainement pas Dieudonné -n'a-t-il pas demandé, par une pétition, à la chaîne et au CSA le "limogeage" de Fogie?-.
De plus, l'obsession Chirac toujours présente. On se demande pour qui roule Media-Ratings?


Le conflit israélo-palestinien a fini par ne plus faire la une des médias en France, Media- Rathings se tourne donc vers les responsables juifs de certains médias dont les têtes "dépassent", qui ne sont pas dans la pensée unique juive. Les médias de la communauté juive n'ont qu'à bien se tenir. Philippe Karsenty et Média-Ratings les surveillent.


Je ne serai pas étonné qu'à la suite de cette réaction, Média-Rathings, dans sa nouvelle vocation, aura à coeur de se lancer à corps perdu contre diasporablogj, après Proche-Orient.Info et Marc-Olivier Fogiel, le seul site juif francophone ouvert au débat et au dialogue et qui refuse l'anathème transformé en curée. Où des auteurs de diverses senibilités politiques peuvent venir s'exprimer et débattre.
Alors, je préviens tout de suite Monsieur Karsenty, que diasporablogj est un blog juif, non communautaire, dépendant d'aucune aubédiance politque, ni de gauche, ni de droite, d'aucun mouvement religieux. Libre. Et je rassure Monsieur Karsenty nous réalisons ce blog sans moyen. Gracieusement. Notre moteur, c'est l'intérêt partagé pour Israël dans un esprit serein et critique. Chez nous, pas de déviance. De l'information, de bonne source, non dissimulée.


Je lance un défi à Media-Ratings : venir sur notre site présenter les preuves irréfutables et inattaquables de son point de vue sur les accusations qu'il adresse à nos consoeurs de Proche-Orient.info. C'est l'esprrit d'ouverture. C'est cela aussi l'information vraie.


Autres suggestions à notre confrère Media-Ratings, que nous organisions ensemble une projection et un débat des PROTOCOLES DE LA RUMEUR qui sort ces jours-ci
en France et une soirée autour de l'excellent spectacle qui se joue, actuellement, dans un petite salle du nord-est de Paris : "LETTRES DE DENONCIATION". Des sujets sur lesquels même certains de nos corréligionnaires devraient méditer.


Enfin, je dirai que nous nous référons tous aux valeurs juives. Je n'ai lu nulle part que la délation s'inscrivait dans ces valeurs. Sauf preuve...du contraire!


Bernard Koch
diasporablogj

jeudi, novembre 17, 2005

EXPOS










Moïse reçoit les Tables de la Loi de la main de Dieu.
Éthiopie, vers 1700. © ÖNB Bildarchiv, Vienna




Livres de Parole



TORAH BIBLE CORAN

EXPOSITION
du 9 novembre 2005
au 30 avril 2006



site François-Mitterrand / Petite galerie







Invitation à lire ou à relire les grands textes qui ont forgé notre modernité, à revenir aux sources, à réentendre et confronter bibles et corans, invitation à saisir l'enchevêtrement de leurs histoires dans la profondeur de leurs filiations, comme dans le constat de leurs ruptures, l'exposition " Livres de Parole, Torah, Bible, Coran " explore trois mille ans de notre histoire à travers les témoins privilégiés que constituent les livres sacrés : livres parfois blessés et parfois éclatants, livres voyageurs tissés de rencontres, ignorant les frontières de la carte, livres murmurés, proclamés, psalmodiés ou contemplés. Une centaine de pièces exceptionnelles ou émouvantes - Fragments esséniens de la Mer morte, évangéliaires sur parchemin, bibles illustrées du Moyen Âge, corans calligraphiés à l'encre d'or, bibles polyglottes de la Renaissance dédiées à l'étude ou imagerie populaire offerte à la dévotion - témoignent d'une immense aventure humaine, celle de la mémoire et de la transmission.En partenariat avec La Vie, L'Histoire, La chaîne Histoire, France 5 et RFI.
découvrir l'exposition virtuelle...


Mardi-samedi de 10 h à 19 h, dimanche de 12 h à 19 h
Fermé lundi et jours fériés
tarif plein : 5.00 euros tarif réduit : 3.50 euros
Visites guidées• Individuelles :
information et réservation obligatoire au 01 53 79 40 43•
Pour les groupes :
information et réservation obligatoire au 01 53 79 40 43
Activités pédagogiques•
Pour les classes :
(hors vacances scolaires) visites guidées ou libres
Renseignements : 01 53 79 41 00
Réservations : 01 53 79 49 49 ateliers
Dossier pédagogique : www.classes.bnf.fr

mercredi, novembre 16, 2005

PASSERELLE


De nos amis de www.infoweb-j.net



Luis Fernandez choisit Israël[2005-11-16 14:45] (...) Après le Qatar, l'entraîneur français va devenir "manager général" du Betar Jérusalem....

mardi, novembre 15, 2005


SOUVENONS-NOUS!



ITZHAK RABIN, 10 ANS DEJA!




Une cérémonie sobre et émouvante


14 novembre 2005 (date hébraïque) - 14 novembre 1995. Ce jour-là, le monde fut pris de stupeur, le monde juif de consternation. Pour la premier fois en cette fin de siècle, un juif, portant la kippa, mit fin, brutalement, au destin exceptionnel d'un homme, militaire de haut rang, diplomate apprécié, puis Premier Ministre de l'Etat d'Israël, déchiré par un conflit qui lui était imposé par ses voisins. Itshak Rabin, qui hésita, peu de temps avant son assassinat, sur le perron de la pelouse de la Maison Blanche, de tendre la main à son ennemi juré de toujours, Yasser Arafat, chef de l'OLP, avait conscience, ce jour-là, qu'il allait aider à tourner une page cruciale de l'Histoire de son pays qu' il contribua à construire et à faire grandir. Ce doute de dernière minute, résume le scepticisme de tout un peuple, mais aussi son désir insatiable de paix, comme vient de le démontrer, une fois encore, le rassemblement samedi dernier, à Tel-Aviv, sur la Place qui porte son nom, qui réunit plus de 200 000 personnes venues commémorer sa mémoire.
En France , c'est la Mairie de Paris, sur l'initiative de son maire, Bertrand Delanoë, avec l'assistance de la Maison Rabin à Paris (20è arrondissement), qui a tenu à rendre, sous ses lambris, un respectueux hommage à Itzhak Rabin, Premier Ministre Israëlien, tombé sous les balles d'un fanatique religieux juif, au cours d'une fête populaire organisée au lendemain de la signature des accords d'Oslo, un jour de novembre. Paris voulait se souvenir. Près de deux milles personnes, responsables politiques, conseillers municipaux, responsables d'associations et de nombreuses personnalités étaient conviés à cette cérémonie. On pouvait y croiser, Moïse Cohen, Président du Consistoire de Paris, Roger Cuckierman, Président du CRIF, Nissim Zvilli, ancien Ambassadeur d'Israël en France, Leïla Shahid, ancienne représentante de l'Autorité Palestinienne à Paris, aujourd'hui représentant l'AP à Bruxelles.
C'est Ivan Levaï, Directeur de publication de Tribune Juive, qui fut maître de cérémonie. Après la projection d'un documentaire de Jacques Tarnero et Philippe Benssoussan (les auteurs de l'excellent "Décryptage") consacré à Itzhak Rabin et les hommages filmés de Shimon Pérès, Vice-Premier Ministre d'Israël, de Mahmoud Abbas, Président de l'AP, et du Roi Abdallah 1er de Jordanie, celui qui transmit le plus brillant hommage, place fut donnée à quelques illustres orateurs présents dans la salle. A retenir, les souvenirs émouvants de Nissim Zvilli sur son ami Izhak, rappelant qu'"il n'était pas convaincu qu'il faille organiser une fête pour la paix" et surtout la vibrante défense de Maître Robert Badinter, Sénateur, qui fit défiler l'album de famille, de son installation, dans lesannées 20, en Palestine qui allait devenir Israël, jusqu'à la prise de ses fonctions de Premier Ministre. Dans cette évocation de l'homme Rabin, homme secret, homme de fer dans un gant de velours, déterminé, pugnace, mais toujours attentif , sachant capter les battements de coeur de son peuple, Robert Badinter mit toute sa passion, tout son lyrisme habituel, pour nous rendre un Rabin authentique homme d'état. Portrait saisissant, captivant, inédit. La soirée s'est terminée par la reprise de la chanson de Paix ("Shir Hashalom") que Rabin se mit à chanter, comme une dernière volonté, avant qu'il ne soit assassiné. Interprétée par deux chorales, celle de l'Hashomer Hatzaïr associée à celle de l'Habonim Dror, rejoint par Enrico Macias.
En tout, une soirée simple, sobre et émouvante à la hauteur de l'homme à la recherche de la paix que fut Itzhak Rabin.



Bernard Koch

BILLETDOUX
d'ALAIN SUIED




CAIDS ET BARBUS :
L'IDEOLOGIE VICTIMAIRE EN FRANCE



Les "casseurs" des banlieues signent la victoire du discours qui sévit au Quai d'Orsay, dans 'Le Monde Diplomatique" et dans certains cercles retors, collaborant avec l'UOIF ou avec certains régimes Nazislamistes. En accusant la Syrie de l'assassinat de l'ami et conseiller financier de Monsieur Chirac, e Libanais Hariri, la France a levé le dernier "masque" qui recouvrait l'idéologie "dominante" pro-Palestinienne et anti-Américaine.
Les Tyrannies arabo-islamiques ont "transporté" le malaise de leurs populations asservies dans le coeur des sociétés Européennes et l'Islamisme radical plus meurtrier. Le Pétrole...permet de présenter quelques "exigences" utiles.
Comment définir sur le plan "idéologique" les nouveaux développements de cette idéologie qui sait utiliser les failles de la démocratie Chiraquienne?
En quelques mots : les arabo-musulmans sont des "victimes"! Si des individus ou des groupes vendent de la drogue, brûlent des voitures, insultent juifs, chrétiens ou athés, soutiennent Al-Quaeda, s'engagent en Syrie ou en Irak, c'est...parce que ce sont des "victimes" de la société!
Les anciens "staliniens" et anciens pro-FLN rejetés par l'Algérie s'y retrouvent : ils n'ont plus qu'à plaquer l'ancien discours ; les néo-fascistes ne sont pas dépaysés : il s'agit d'utiliser les exactions de ces irresponsables poussés par leurs parents et par leurs imams pour appeler à un régime "fort"!
Le grand'père de Mme Shahid, le Grand Mufti, allié des Nazis et appelant au Génocide doit se féliciter des "réussites" obscures de la bouillie identaire fasciste d'un Ramonet ou d'un Dieudonné!
La Grande-Bretagne s'étonne : la France critique ce pays -notamment pour sa politique "ethnique" - mais l'intégration française est prise au dépourvu...pour la première fois!
La question se pose : qui intégrera qui?
L'Islam de France à son idée à son sujet...
On attaque les "institutions" de la République et certains applaudissent...Les "arabo-musulmans" sont les nouveaux prolétaires.
Et que dire de leur "impensé" juif! Non, les arabo-musulmans ne sont pas lees "juifs" de l'Occident - mais les conquérants de peuples "dhimmis"!
Le "parti de l'étranger" cher à Chirac aurait-il déjà gagné la partie? Chacun en sa conscience devrait, en France, se poser la question. LA GUERRE ENTRE ATHENES (l'Europe païenne) et JERUSALEM (USA et ISRAEL) aurait-elle re-commencé?



Alain SUIED

INFOCOM





ELECTIONS
AU CONSISTOIRE ISRAELITE DE PARIS

LE 27 NOVEMBRE 2005

lundi, novembre 14, 2005

INFOCOM




ELECTIONS
AU CONSISTOIRE ISRAELITE DE PARIS


LE 27 NOVEMBRE 2005

dimanche, novembre 13, 2005

MILLEFEUILLE









GILA LUSTIGER







NOUS SOMMES

De Gila Lustiger
Editions Stock
Prix : 19, 50 E



PASSE, PRESENT

L'INDISPENSABLE COEXISTENCE


Rares sont les romans qui allient à la fois, ingéniosité, malice et sérieux. Avec le désir de ne jamais se prendre sérieux et de créer avec le lecteur une espèce de connivence jubilatoire. Sur des sujets aussi graves que sont la Shoah, Israël, l’existence juive, à travers lesquels passent souvenirs (« des lueurs qui brillent faiblement à l’horizon »), famille, enfance, Gila Lustiger rend, par son écriture d’une extrême finesse et subtilité, cette partie de l’Histoire humaine confondue avec l’histoire individuelle, authentique et proche de nous. Comme pour rappeler qu’évoquer ces sujets est un devoir, une réponse, parfois inachevée, aux questions qui vous hantent, qui vous submergent, qui s’allongent sans fin, comme une liste interminable d’objets. « Nos doutes, écrit Gila Lustiger, sont démocratiques, ils n’épargnent rien. Nous questionnons et doutons, doutons et questionnons, et nous savons que c’est une erreur .» Elle poursuit quelques lignes plus loin «Ce qu’on appelle le penchant juif à couper les cheveux en quatre, notre logique torturée, la Kabbale, la Massorah, la Halacha, tralala, ce n’est rien d’autre que le besoin d’aller voir derrière forgé pendant des siècles de silence et de mutisme ».
Avec le vécu, l’expérience, les instants de la vie quotidienne du personnage central du roman, en l’occurrence l’auteur, le passé n’est pas bien loin. Passé et présent s’entrecroisent parce que dans chaque juif, les blessures, les souffrances d’hier remontent constamment à la surface. Pour Gila Lustiger, passé et présent, c’est aussi, le passage de témoins entre plusieurs générations dont l’une qui a survécu à la plus effroyable des barbaries humaines, l’autre fondatrice d’un nouvel idéal, d’un nouvel havre de paix, d’un monde plus protégé. Avec, pour cette génération-là, une mission : comprendre et ne jamais oublié.

« NOUS SOMMES » aujourd’hui pour permettre à hier d’exister, pour que ceux que nous aimons ne s’éloignent de nous et s’effacent de nos mémoires.

« NOUS SOMMES » l’héritage.

Un livre attachant, chaleureux et plein de tendresse. Un livre qu’on aime comme un parent qui nous est cher.

Bernard Koch

SORTIE DANS LES SALLES
MERCREDI 23 DECEMBRE 2005


RECOMMANDE PAR DIASPORABLOGJ



NOTE D'INTENTION




Il est impossible de rester passif. Il faut poursuivre l’offensive. Mais cela ne veut pas dire recourir à la force militaire. Cela veut dire chercher comment poursuivre l’offensive créative et spirituelle, prévenir la folie et s’opposer à l’intolérance. Il est difficile d’être un fanatique du bon sens dans un monde où la terreur, la haine et la peur semblent avoir pris l’avenir en otage et nous avoir ramenés à l’ère médiévale des guerres de religion. Parfois j’aimerais que tous les militants extrémistes – musulmans, juifs et chrétiens – se retrouvent sur une île déserte et se livrent à une version particulière du jeu de télé-réalité «Survivor» : «Convertis-toi ou Meurs».Quelquefois, je me demande si on a sauvé davantage d’êtres humains grâce à Dieu qu’on en a massacrés au nom de Dieu. Ceux-là se comptent en millions : non seulement de Juifs, mais aussi de Catholiques luttant contre les Protestants, de Sunnites contre les Chiites, d’ Hindous contre les Sikhs, de Hutus contre les Tutsis. Et pourtant, au sein de chaque communauté et de chaque religion, il existe également tant de héros et de martyrs, anonymes et courageux, qui se battent pour les idéaux millénaires de paix, de justice et d’amour. Je me souviens de Mel Wruble, rescapé de l’Holocauste que nous avons rencontré par hasard à la conférence de presse sur les rapports Juifs/Chrétiens organisée au centre Simon Wiesenthal. Il avait envisagé de se suicider dans les camps, mais l’un de ses aînés lui avait dit qu’il n’avait pas le droit de se tuer et qu’il devait se battre et survivre en pensant à l’avenir. Quand je l’ai interrogé, Mel m’a confié qu’il ne ressentait plus aucune haine, car il ne croyait pas en la haine.J’ai eu la chance de grandir dans un monde où je n’ai pas vraiment eu à souffrir de l’antisémitisme. Avec ce film, c’est la première fois que j’ai dû me battre contre la «plus ancienne forme de fanatisme humain qui soit.»





Marc LEVIN
New York - septembre 2005


DERNIERE MINUTE
DIMANCHE 13 NOVEMBRE 2005
13h 45

LE PHILOSOPHE ALAIN FINKIELKRAUT, DANS SON EMISSION DOMINICALE HEBDOMADAIRE SUR R C J (94.8) -l'une des quatre radios juives sur la bande fm-, VIENT DE REAGIR VIGOUREUSEMENT, A L'ARTICLE PARU CETTE SEMAINE, EN PLEINE FLAMBEE DE VIOLENCE DANS LES BANLIEUES EN FRANCE, DANS LE QUOTIDIEN "LIBERATION", SUR LE THEME DE "LA COLERE NOIRE", METTANT EN AVANT LES RAISONS JUSTIFIEES DE CETTE COLERE DONT DIEUDONNE PORTERAIT LE FLAMBEAU ET EN SERAIT LE HEROS.


L'AUTEUR DE "NOUS AUTRES, MODERNES" aux Editions Ellipses, COMPARE, A TRAVERS SES METHODES JOURNALISTIQUES, LE QUOTIDIEN DE GAUCHE AU QUOTIDEN D'EXTRÊME-DROITE "PRESENT".


Un rappel : la justice a demandé à l'auteur, Anne-Sophie Mercier, et à l'éditeur, Plon, de supprimer des passages du livre LA VERITE SUR DIEUDONNE "pouvant porter préjudice à l'intéressé" . Les Editions ont fait appel.


Des BONNES FEUILLES de ce livre ont été publiées sur diasporablogj, il y a une quinzaine de jours.

vendredi, novembre 11, 2005

SORTIE EN SALLES
MERCREDI 23 NOVEMBRE 2005




RECOMMANDE PAR DIASPORABLOGJ

DERNIERE MINUTE


DIASPORABLOGJ CONDAMNE TOUT ACTE D'AGRESSION CONTRE TOUT LIEU DE CULTE, POUVANT ATTISER LA HAINE ENTRE LES COMMUNAUTES EN FRANCE.





NOUVEL ACTE D'AGRESSION
CONTRE UNE MOSQUEE EN FRANCE




La mosquée de Carpentras visée par deux engins incendiaires
Source AFP 11.11.05 22h00

a mosquée de Carpentras (Vaucluse) a été la cible, dans la soirée vendredi pendant la prière, de deux engins incendiaires artisanaux qui ont causé de légers dégâts à l'extérieur du bâtiment, a-t-on appris auprès de la préfecture de Vaucluse.
"Aux alentours de 18H15, la mosquée a fait l'objet du jet de deux engins incendiaires artisanaux. Seul l'un d'entre eux a pris feu et légèrement endommagé le porche d'entrée", a indiqué à l'AFP le sous-préfet de permanence, Xavier Daudin-Clavaud.
Selon une source policière, ces cocktails Molotov ont été lancés dans l'enceinte de la mosquée mais à l'extérieur du bâtiment, dont un mur a été noirci.
"Une vingtaine de fidèles se trouvaient à l'intérieur, dont le président de la mosquée Mohamed Elad. Aucune victime n'est à déplorer et le culte interrompu brièvement a repris après les premiers constats effectués par la police", a précisé M. Daudin-Clavaud.
L'enquête a été confiée par le procureur de Carpentras à l'antenne avignonnaise du SRPJ de Montpellier. L'auteur présumé des faits, "poursuivi par deux témoins, fait l'objet de signalements concordants", a précisé la préfecture dans un communiqué.


Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a dénoncé une "agression aussi indigne qu'inacceptable", dans un communiqué. "En ces instants, je veux exprimer ma solidarité, et celle des autorités de la République, à l'égard des musulmans de Carpentras", a ajouté M. Sarkozy, précisant que "l'agresseur devra être fermement puni".
Le sous-préfet de Carpentras, le maire de la ville et le directeur départemental de la sécurité publique se sont rendus sur les lieux.
Le préfet de Vaucluse, Hugues Parant, qui a pris contact avec M. Elad, se rendra samedi matin à la mosquée pour exprimer son soutien à la communauté musulmane de Carpentras.


ARTS J SHOW




MUSIC



FESTIVAL JAZZ'N'KLEZMER
Jusqu'au 12 novembre 2005
au CENTRE RACHI*




Plus qu'un concert pour pénétrer dans le Festival 2005 JAZZ'N'FESTIVAL qu'organise comme chaque année, le Centre Communautaire Rachi* à Paris, dans le 5è arrondissement.
Certes beaucoup de nouveaux talents, et quelques virtuoses, viennent s'y donner rendez-vous, mais on peut regretter que la programmation de ce festival qui s'installe peu à peu dans la vie du jazz de la capitale reste confiné dans un jazz timoré, timide, trop enveloppé dans un jazz engoncé dans son classicisme. Jazz standard. Il manque dans ce programme, cette touche d'âme, ces instants de sensations secrètes entre le musicien et le public, ce cocon qui, autour de cette musique toujours inventive, à la limite de l'expérimental, à la recherche de nouvelles expériences, rassemble l'imaginaire des deux côtés de la scène.
Un festival prometteur qui cherhe encore ses marques.


Bernard Koch







SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005
20h 45




Rachid Khaldoun*






*Depuis son enfance marocaine, Rachid Khaldoun a la passion de la musique, il écoute ses Maîtres arabes mais surtout le flamenco espagnol. L'Andalousie le fascine et il entreprend des recherches sur les "traces" de la musique arabe dans le flamenco. La découverte de la scène lui a permis d'exprimer sa profonde sensibilité et ses textes en arabe populaire ou classique, en espagnol ou en français sont un appel à la poésie de l'âme. Son inspiration représente le commencement d'un parcours multiculturel heureux et surtout serein. Une rencontre musicale aux sons de rythm'n'blues : un voyage ensoleillé entre le Maroc et l'Algérie.




*Centre Rachi
Centre d'Art et de Culture
39, Rue Broca
75005 Paris

Tél : 01 42 17 10 38


Tarifs : plein 25€, groupe 18€, réduit 15€

mercredi, novembre 09, 2005


Rencontre entre le Cardinal Lustiger, Archevêque de Paris
et Le Grand Rabbin Sirat





"Le lien commun aux juifs et aux chrétiens fonde leurs retrouvailles en ce siècle, garantissant l'oeuvre qu'ils doivent accomplir sous peine de manquer à l'humanité. L'équilibre et la paix sont en cause" cette phrase résume largement le plaidoyer que vient de publier l'ancien Archevêque de Paris, le Cardinal Jean-Marie Lustiger dans le quotidien LE MONDE daté du 28 octobre 2005, à l'heure même où se réunissaient juifs et chrétiens pour célébrer le 40è anniversaire de Nostra Aestrate, document qui mettait fin à 2000 ans de brouilles et d'incompréhensions entre les deux parties. Plaidoyer pour que juifs et chrétiens dépassent leurs divergences, mettent cette nouvelle fraternité au service de "l'humanité". Un plaidoyer, mais aussi un vibrant appel à la recherche de l'unité entre deux convictions, deux fois, soeurs de par leur origine, séparées par les écritures. Bernard Koch


Maurice-Ruben Hayoun, écrivain, philosophe,
auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire des relations
entre juifs et chrétiens, historien des religions, apporte sa réponse à ce débat.





DEBATTONS
avec Maurice-Ruben Hayoun*






Jean-Marie LUSTIGER
ou comment retrouver la lumière de l'origine…







Le texte que le Cardinal Jean-Marie (né Aaron) LUSTIGER, ancien archevêque de Paris, a publié récemment dans les colonnes du journal Le Monde est indiscutablement un texte inspiré, animé d'un souffle quasi prophétique et marqué du sceau d'une invincible sincérité. Voici un homme qui, au soir de sa vie, se souvient (mais l'a-t-il jamais perdu de vue ?) de sa double fidélité : celle qu'il doit au judaïsme de ses parents, à son propre judaïsme, et celle qui le lie au christianisme (on devrait dire au catholicisme, tant l'auteur le souligne lui-même) qu'il a embrassé à l'âge de quatorze ans, à une époque troublée, lorsqu'il fut confronté à un néant intérieur d'où une voix lui prescrit le chemin à suivre…
Nous n'allons pas, au vu d'un texte si poignant et si émouvant, nous attacher exclusivement à un événement de nature éminemment personnelle, si crucial fût-il et si incompréhensible demeure-t-il pour un grand nombre de ses anciens coreligionnaires. Ce qui nous intéresse ici, dans notre réaction de philosophe et de penseur, c'est le judéo-christianisme vécu, incarné par un être qui ne cherche guère à masquer son écartèlement entre deux devoirs, deux fidélités et deux amours : comment cesser d'être juif pour être chrétien ?
Dès l'introduction, le cardinal rappelle le chemin parcouru en un demi siècle, tournant le dos à près de deux millénaires d'incompréhension, de persécutions et de conflits. Il s'arrête un instant sur le drame inimaginable de la Shoah avec le poids de douleur et de honte qu'il fait peser sur les consciences. Une vibrante allusion est faite à la visite historique du pape Benoît XVI à la synagogue de Cologne où le souverain pontife a exhorté juifs et chrétiens à faire preuve d'audace et à resserrer encore plus leurs liens. Cette mention du rapprochement entre juifs et chrétiens lui inspire une réflexion extrêmement pertinente sur la notion du judéo-christianisme et de valeurs judéo-chrétiennes où l'on veut généralement percevoir des contraintes, des restrictions ou des complications : cette mise au point s'imposait car si les mœurs de nos sociétés en perpétuelle mutation évoluent sans discernement véritable, il est incontestable que la vraie constitution de l'Europe -je parle de constitution éthique- est la Bible, la charte du judéo-christianisme.
Le cardinal relève que même des observateurs extérieurs et généralement peu favorables aux juifs et aux chrétiens les unissent et les citent ensemble, ce qui prouve qu'il existe entre eux plus qu'une simple connivence, une véritable communauté de destin, une Schicksalsgemeinschaft. Ce fait induit deux choses : juifs et chrétiens portent ensemble une responsabilité commune (ce terme connaît ici maintes occurrences) vis-à-vis de l'humanité, juifs et chrétiens sont les héritiers de la révélation biblique. Cette action commune constitue le vœu le plus fervent et le plus cher du cardinal qui parle d'abord de rencontre, ensuite de réconciliation et, pour finir, de retrouvailles. Sous la plume ou dans la bouche d'un prince de l'Eglise, cette gradation n'est pas le fruit d'un pur hasard ni la conséquence d'une émotivité mal contrôlée, c'est la manifestation d'un objectif sacré.
Et si l'avènement messianique n'était rien d'autre que la réunification de la grande famille juive, de toutes ses branches et de tous ses rameaux ? Si la césure, la fracture des premiers siècles de l'ère chrétienne, venait enfin à disparaître pour laisser place à un judaïsme dépourvu des traumatismes que l'Histoire lui a si cruellement infligés ? Dans ces retrouvailles, le cardinal voit aussi une réponse possible à la mondialisation qui se profile avec insistance sur l'ensemble de la population du globe. Deux religions que l'histoire a si longtemps séparé, pourront-elles, un jour, s'unir pour contribuer au rassemblement des cultures et des religions ? On le voit, le cardinal a le mérite d'éviter les poncifs à la mode et n'évoque pas le «dialogue des cultures» mais leur rassemblement… Cette action ne peut être que bénéfique pour l'humanité tout entière. C'est le sens de l'annonce faite à Abraham (Gen. 12 ;3) : wé-nivrekhu becha kol mishpéhot ha-adama : seront bénies en toi toutes les familles de la terre ! A lui seul, ce verset préfigure la vocation messianique de la lignée d'Abraham, c'est-à-dire d'Israël.
Mais, dans ce contexte, daigne son Eminence nous permettre une humble remarque : Abraham qui se trouve ici cité est une figure tutélaire qui englobe une fraternité retrouvée entre juifs, chrétiens et musulmans. Le livre de la Genèse relate le déchirement d'Abraham face à la demande de son épouse Sarah d'éloigner Ismaël (Gen. 21 ; 11). Il convient donc de réintégrer Ismaël dans la descendance abrahamique.
Nous lisons ensuite des réflexions d'une grande sagacité sur la nature et l'essence des juifs et du judaïsme : les juifs sont-ils encore un peuple (une communauté nationale) ou simplement une religion (communauté religieuse) ? On peut parler des deux, tout en tenant compte d'une incontournable altérité juive, un peuple pas comme les autres, une nation différente des autres. On sent ici les hésitations de l'auteur qui craint que l'attachement des juifs à cette spécificité voulue de Dieu ne «dégénère» en particularisme auquel l'Eglise a constamment opposé l'universalisme chrétien. On découvre aussi avec une satisfaction profonde que la dispersion des juifs sur la surface de la terre ne conduit pas nécessairement à l'estompage de l'appartenance au peuple juif.
Il n'est pas inexact de relever quelque chose de contradictoire entre une fidélité aux pratiques juives qui confine à la crispation et une vocation messianique à la fois universelle et universaliste. C'est là la source de toutes les contestations judéo-chrétiennes, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Comme le disait jadis Jules Isaac, il faut laisser son messianisme à Israël. Ce messianisme, exclusif ou partagé, constitue -nous nous répétons- la vraie ligne de démarcation entre nos deux religions. Avec une componction très ecclésiastique et dans sa volonté de ne heurter personne, le cardinal écrit d'ailleurs quelques lignes sur la vocation universelle de «l'Eglise du Messie». Qui pourrait le lui reprocher ? C'était le moins qu'un cardinal, même né juif, pouvait faire…
Juifs et chrétiens, pris dans une démarche unitaire mais qui respecte les différences, doivent expliquer à l'humanité qu'elle est une, issue d'un homme unique et obéissant à un Dieu un. Les prophètes, les envoyés du Seigneur, doivent, selon la belle formule du cardinal, guetter la lumière de l'origine, non pour l'imposer. C'est saluer la vigilance et la lucidité des prophètes d'Israël qui proclamèrent la vocation universelle de leur peuple : n'est-ce pas ce qui est confié à Jérémie qui ne doit pas limiter sa pratique visionnaire à la tribu de Jacob mais en faire bénéficier tous les peuples ? Telle est bien l'expression de l'espérance juive pour le monde…
Ce monde qui n'était pas constitué des seuls juifs mais aussi de nombreux païens que l'Eglise a attiré vers elle au point de devoir unifier en son sein deux rameaux assez distincts : le judéo-christianisme, d'une part, et le pagano-christianisme, d'autre part. Cet afflux massif n'a pas manqué de heurter le judaïsme des premiers siècles chrétiens. Car, on l'oublie souvent, les Apôtres étaient des juifs et le verset des Evangiles qui parle des racines et des branches fait allusion à ce qui allait se muer en un divorce bi-millénaire.
Qu'allons nous faire, demande le cardinal ? Allons nous nous contenter de gérer ce contentieux et attendre que les choses avancent d'elles-mêmes, ou devons nous, au contraire, agir en faveur de cette amitié voulue de Dieu ? On devine sans peine ce que préconise le cardinal… Il lance un appel à l'unité, une unité à ne pas confondre avec l'unification religieuse, synonyme de prosélytisme.
Ces développements du cardinal Lustiger ne manquent pas de nous interpeller car ils nous confrontent à ce face-à-face, à ce vis-à-vis permanent entre juifs et chrétiens, séparés depuis deux mille ans et pourtant condamnés à vivre ensemble. En nous communiquant ces réflexions qui le touchent au plus intime de son être de juif et de chrétien, le cardinal nous dévoile une âme ou une sensibilité presque mystique. Pour reprendre une boutade de Jacques Derrida qui parlait alors du talmud, le cardinal ne connaît probablement pas la kabbale mais «celle-ci s'y connaît en lui.» J'avoue avoir pensé à la kabbale lourianique, celle de la ville de Safed au XVIe siècle, en me penchant sur ce texte à la fois sincère et dense. S'il n'était irrévérencieux de faire cette comparaison, je rappellerai le cri du Faust de Gœthe : zwei Seelen pochten ach ! in meiner Brust : deux âmes (cœurs) battaient hélas ! dans ma poitrine !Si l'on transposait en termes de kabbale lourianique toute cette problématique judéo-chrétienne, telle que le Cardinal la vit, on pourrait dire que les étincelles de son âme (nitsotsé neshama) ont conservé toute la force de leur attachement à la lumière de l'origine. Aurait-elle besoin d'un tikkun, d'une purification comme le veut la règle pour tous les mortels ? Une vie passée à tenter de découvrir ce qui unit les deux croyances paraît l'en dispenser.Retenons ce vibrant message d'amour et d'espoir d'un homme qui nous a dévoilé la vérité de son existence.


Maurice-Ruben HAYOUN*
Dernier ouvrage paru :
"ECOUTE ISRAEL, ECOUTE FRANCE"
Editions Armand Colin



Rappel : LA LUMIERE DE L'ORIGINE est aussi le titre
d'un recueil de poèmes de notre ami, Alain SUIED paru
aux Editions Granit en 1984. Ce recueil a reçu, cette année-là
le Prix Verlaine

MILLEFEUILLES







UN LIVRE-CLE DE RAPHAEL DRAI







L'ETAT PURGATOIRE
par Raphaël DRAI
Editions MICHALON

205 p. 20 E.





Réagissant au "Non" Français à l'Europe,R. Draï, éminent spécialiste de science politique et Talmudiste, propose,après "La France au crépuscule" ,un essai passionnant sur les avatars et les aventures de "l'Etat" depuis...LOUI XIV!
Sommes-nous entrés dans l'ère "post-démocratique"?
Est-ce la fin de "l'Etat-Providence"...?
Michel Schneider avait psychanalysé l'Etat Français devenue "mère" qui devait répondre à tous les "besoins".L'auteur de "La communication prophétique" propose de PENSER la "crise" et non plus de "gérer à vue"et de se laisser influencer par des "pantins" dépendants du dernier "sondage".
Comme le Moyen-Age "inventa" le "purgatoire" ,serions-nous dans le "purgatoire de la société Occidentale - après l'abîme de la Shoah,après la "guerre froide" et devant la dérive "islamiste"?
Raphaël Draï cherche à sortir de notre impasse socio-politique: il analyse les dernières années (Jospin,Mitterrand,Chirac...) et le passé dans un but ESSENTIEL - voir,savoir si nous pouvons encore REGNER SUR LES PULSIONS ou si l'Etat ne protège plus contre le Mal et l'Injustice....
L'extrçme-gauche et l'extrême-droite "utilisent " la situation - mais que feront les citoyens face au retour du refoulé,du non-dit,du mensonge dominant?

Une fois de plus Raphaël Draï appuie là "où ça fait mal".

Un livre-choc. Mais juste et vrai. Pour OUVRIR LES YEUX sur la force du Négatif et de la pulsion de mort qui tentent de broyer la démocratie.




Alain S U I E D

lundi, novembre 07, 2005




Les banlieues, les centres-villes, sont de vastes espaces où se côtoient toutes sortes de populations de quelque origine que ce soit. Des lieues de croisement de toutes les cultures. C'est la raison, parmi d'autres, pour laquelle diasporablogj, nouveau média à sensibilité juive, mais comme le veut la tradition juive, ouvert sur la cité, attentif aux faits de société, souhaitait à sa manière, avec ses moyens, participer à la compréhension et à l'explication sur ce phénomène de violence dans les banlieues qui embrase la France depuis bientôt deux semaines.

Nous avons demandé à un certain nombre d'observateurs, reconnus et appréciés pour la clairvoyance de leur approche, la pertinence de leur vision ou leur expérience de terrain, de nous faire part de leur réflexion, de leur analyse, ce qu'ils décèlent derrière cette persistance de l'affrontement entre les jeunes issus de l'immigration et la société française.

Premier de cette série de rencontres sur la banlieue française qui flambe, Ivan Levaï. L'avantage de ce journaliste, pas vraiment politiquement correct, pour employer un terme à la mode, un peu galvaudé d'ailleurs, c'est qu'il possède un triple regard : celui sur la société, celui sur le monde politique, celui sur ses propres confrères. Sans doute, le mieux placer pour commenter ce que les Français sont en train de vivre depuis le 27 octobre 2005 où deux jeunes de Clichy- sous-Bois ont trouvé la mort se réfugiant dans un transformateur d'EDF.




EXCLUSIF


Pour la première fois sur le média Internet, Ivan Levaï, Directeur de la Publication de TRIBUNE JUIVE, nous livre sa réflexion sur ces évènements.



IVAN LEVAI :

"Tous les jeunes des cités ne sont pas des canailles"

A propos de Nicolas Sarkozy :
"Même avec du muscle, un ministre de l'intérieur ne peut pas tout. Il gagnerait cependant à teinter son disocurs d'un peu d'humanité."


Propos recueillis par Bernard Koch
avec l'aimable participation de Marie MOKRAOUI
Cette interview a été réalisée une heure avant l'intervention sur TF1
de Monsieur Dominique de Villepin, Premier Ministre


« Guérilla urbaine, délinquant » certains de vos confrères se sont même risqués à qualifier, cette flambée de violences dans les banlieues et dans les centres-villes en France d’ « Intifada des banlieues »? Quelle analyse faites-vous de ces évènements qui semblent avoir surpris la classe politique et les médias ?




Ivan Levaï : Classe politique et médias partagent la même ignorance des banlieues. Ils ne découvrent les ghettos des cités que lors des crises, des violences, et lorsque des maires courageux font sauter les « barres » des années 60. Pour moi, ce n’est pas un problème sémantique. Mais il faut appeler un chat un chat, des sauvageons, des sauvageons, et quand de Gaulle disait « chienlit » il traduisait objectivement une situation. Mais c’était de Gaulle ! Sur l’analyse proprement dite, laissez-moi dire mon étonnement de voir un président de la République en échec après avoir été élu en 1995 sur la fracture sociale et en 2002 sur la sécurité. Où est la sécurité aujourd’hui ? Et que dire de la fracture béante dont nous sommes sans doute peu ou prou, avec lui, responsables.



Comment jugez-vous l’attitude du gouvernement français face à cette crise ? L’attitude, entre autres de Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur et ses propos qui servent d’alibi à certains de ces jeunes ?



Ivan Levaï : Drôle de silences. Drôles de discours. Le gouvernement est dépassé et semble mieux à même de maintenir l’ordre en Côte d’Ivoire qu’à Paris. On a dû oublier Charles Péguy qui disait « sans ordre, pas de liberté. Le désordre conduit à la dictature. » Quant à Sarkozy, il fait ce qu’il peut. Même avec du muscle, un ministre de l’intérieur ne peut pas tout. Il gagnerait cependant à teinter son discours d’un peu d’humanité. Tous les jeunes des cités ne sont pas de la canaille.





L’opposition, prise de court, elle aussi, paraît être entre l’enclume et le marteau. Entre pousser Sarkozy à la sortie et ne pas trop jeter de l’huile sur le feu. Selon vous joue-t-elle son rôle dans cette affaire ?

Ivan Levaï : Pour ramener la paix dans nos villes, on a besoin de responsables politiques et pas de politiciens. Les maires des banlieues concernées, de gauche ou de droite, me semblent faire leur boulot. Ils ne peuvent pas tout eux non plus face à un Etat défaillant.



L’argument social pour expliquer cet embrasement d’une rare violence vous semble-t-il suffisant ?


Ivan Levaï : Hélas oui ! Chômage, échec scolaire, entassement de populations mal intégrées, racisme latent, tout cela constitue un cocktail explosif.




Vous êtes un observateur expérimenté et attentif des médias. On parle de l’impact des images et de tout ce qui se dit et s’écrit autour de ces évènements sur ces jeunes et de l’amplification qu’il en résulte sur le terrain. Qu’est-ce qu’il faut retenir, selon vous, du traitement de ces violences dans l’ensemble des médias ? L’information qui nous est servi est-elle équilibrée ? Question subsidiaire : que vous inspire la manière de traiter ces évènements par la presse étrangère ?


Ivan Levaï : Les médias ont depuis dix jours une attitude parfaitement responsable, parfaitement raisonnable. Ils se posent même la question « Faut-il dire, montrer ou faut-il faire le black-out sur certaines images ? » Mais évidemment, comme les politiques et comme nous tous, ils découvrent que la Terre tremble dans les banlieues oubliées. Peut-être sommes-nous restés avec nos ministres, nos chefs d’entreprises, nos hauts fonctionnaires, bref, la France qui va bien, dans ce que Louis Aragon appelait « les beaux quartiers ». Faut-il rappeler ici à cet égard, que l’habitat social à Neuilly n’est que de 2,5 % de l’ensemble.





Le Premier Ministre, Mr de Villepin va sans doute, répondre, ce soir en partie aux interrogations que soulève cette soudaine explosion. Quelle est selon vous, la première décision qu’il devra rapidement mettre en application ? Voyez-vous une sortie de crise ? Si oui, comment ?



Ivan Levaï : Son premier objectif doit être le rétablissement de l’ordre. Avant toute promesse de justice et d’amélioration des conditions de vie des plus démunis. Voilà vingt ans qu’on multiplie les plans pour la ville, pour l’éducation et contre le chômage. Je ne vois pas comment d’ici 2007, on peut guérir une maladie pire que la grippe aviaire et l’ancephallopathie spongiforme réunies. Pour en sortir, il nous faut un gouvernement de cohabitation rassemblant tous les républicains capables de s’accorder sur un projet civil de sécurité intérieure comme gauche et droite sont accordées sur l’idée de défense nationale. Faute de quoi, la crise continuera et la démagogie fleurira. En attendant, le monde nous regarde et ricane devant ce qui apparaît comme l’échec patent de notre fameux modèle social.


Yvan Levaï
Photo Alain AZRIA

BLOGABLOG


Un clin d'oeil à nos confrères blogger



Aujourd'hui, clin d'oeil

www.sylvainattal.blogspot.com

à propos de la flambée des violences dans les balieues en France




EXTRAITS :


"....La dimension religieuse de ces évènements s'impose chaque jour davantage. Le Monde semble, par exemple, s'impatienter de voir les "frères musulmans ramener le calme". Si Le Monde a raison de pointer le rôle des barbus, il a tort de paraître s'en réjouir. On sait que la stratégie des islamistes est de s'imposer comme interlocuteur incontournable de l'Etat. Ils pensent y arriver, (et vont peut-être y arriver), en ramenant les banlieues à la raison, après avoir, pendant un temps, soufflé sur les braises. Ce serait conforme à leur attitude constante.La dimension culturelle, les carences éducatives, sont aujourd'hui les premières responsables des dangers qui menacent environ 100 000 enfants, comme vient de le montrer un rapport de l'Odas, l'observatoire décentralisé de l'action sociale, à partir des rapports effectués sur le terrain par les travailleurs sociaux. Cela veut dire que les déterminants sociaux ne sont pas cruciaux, comme on a trop rapidement tendance à le penser."

dimanche, novembre 06, 2005

ENTRELESLIGNES
de Bernard Koch





LES MEDIAS FRANCAIS ONT LE MAL DES MOTS



"C'est la guerre" dit un pompier dans un reportage diffusé par France 2.
"Guérilla urbaine, délinquants, Intifada", des mots qui auraient pu être prononcés par une population exaspérée après presque deux semaines de violences dont on continue à chercher les causes. Non, ces termes-là, ces qualifications, ce sont ceux que l'on peut lire dans certains commentaires de la presse écrite, comme dans le bloc-note d'Ivan Rioufol dans le Figaro du vendredi 4 novembre, et que l'on retrouve dans la présentation de certains reportages radios ou télés. Mais, reconnaissons que ce léger déplacement de sémantique qu'on observe ici où là dans les médias à propos de cette flambée de violences qui s'étend à travers tout le territoire français, reste bien timide. Très peu de confrères se risquent, aujourd'hui à appeler un chat, un chat. Ce n'est pas politiquement correct. De peur sans doute, comme le souligne Stéphane Juffa, Directeur de l'agence de presse israélienne francophone LA MENA, dans sa newsletter du 4 novembre 2005, "banlieue: mèche ou étincelle", de froisser la susceptibilité des musulmans fondamentalistes, de se confronter aux tenants d'un Islam pur et dur façon Irak. Le frisson électrique de voir la France se "libaniser". Le cauchemar dans toute son horreur. Alors que tout montre que la situation libanaise frappe violemment à notre porte.
A croire que la presse française, depuis la seconde intifada palestinienne en 2000, continue d' avoir une crainte quasi- maladive à se déterminer face à un évènement d'une aussi profonde gravité, à trouver les mots qu'il faut pour désigner les tenants et les aboutissements, les bourreaux et les victimes. Ce qui parait simple à énoncer parce que vécus au jour le jour par les témoins, devient impossible à prononcer. Le non-dit plus fort que le dire-vrai. Comble de l'ironie, on a même entendu aux deux journaux (13h - 20h) du deuxième dimanche de violences Béatrice Schoenberg, sur France 2, présentée les émeutes d'Evreux, dans la nuit, comme un affrontement entre des "jeunes encagoulés" -terme guignolesque- et les policiers de la ville. Une banale confrontation où pourtant deux des soixante policiers se sont faits grièvement tabassés. Tout juste si ces "jeunes encagoulés" devaient être excusés et leurs actes justifés.
Voilà un casse-tête chinois auquel les médias français ne s'étaient pas préparés. Ils n'ont rien vu venir tant ils étaient penchés sur ce qui pouvait advenir de l'Amérique de Bush, bien sûr le pire -qu'est-ce qui n'a pas été dit dans la presse française sur la manière de gérer les conséquences de le cyclone Katherina qui a ravagé nouvelle-Orléans-ou sur le conflit entre israéliens et palestiniens, ou encore sur la Grande-Bretagene de Blair face au terrorisme qu'elle venait de subir, sans oublier de nous seriner, tout et n'importe quoi, sur la grippe aviaire Non, les médias ont oublié tout simplement de balayer devant leur porte.
Résultats : on ne sait plus comment expliquer les choses, et encore moins de les nommer. Par manque de courage, manque de réalisme ou manque d'honnêteté tout bêtement. Une information kafkaïenne revisitée par une presse qui reste habitée par ses égarrements. Illisible et peu crédible.
Parce que malade de ces mots dont elle n'est pas encore aguerrie.


Bernard Koch






Attentats de Londres
Juillet 2005










Violences urbaines en France
Novembre 2005




A l'heure où la flambée de violences s'embrase à travers toute la France depuis plusieurs jours, la CHRONIC de Maurice-Ruben Hayoun que nous publions pour la troisième fois consécutive en un mois nous parait être aujoud'hui d'une alarmante actualité.







CHRONIC
de Maurice-Ruben HAYOUN*








«BEN-LADENISATION» DES ESPRITS
ET CULTURE EUROPÉENNE


SAUVER LA JEUNESSE DE LA TENTATION DU TERRORISME










…Ces vagues d'attentats islamistes qui s'abattent à la fois sur l'Europe et sur certains pays arabo-musulmans (la Tunisie avec Djerba, le Maroc avec Casablanca et l'Egypte avec Charm el Cheikh) semblent avoir pour principal enjeu la conquête de l'esprit et du cœur de la jeunesse musulmane que les extrémistes entendent préserver, à leur façon, des tentations jugées corruptrices de l'Occident. En effet, lors de chaque revendication, la nébuleuse terroriste revient constamment sur la nécessité de purifier la terre d'Islam de toute souillure et de la débarrasser de toute impureté. Dans nos sociétés modernes, tous ceux qui ont eu la chance de suivre des études supérieures savent bien qu'il s'agit là d'une pureté introuvable et d'une sainteté impossible. Et pourtant, des telles prédications trouvent des oreilles attentives parmi une certaine jeunesse musulmane d'Europe ou d'ailleurs. Tous les attentats -et notamment les plus récents de Londres et de Charm el Cheikh- ont été commis par des hommes plutôt jeunes ; si tous n'ont peut-être pas le même commanditaire ni même de lien entre eux, ils n'en visaient pas moins le même objectif : terroriser les ressortissants des démocraties occidentales en prouvant qu'ils ne sont en sécurité nulle part, pas même chez eux, et châtier durement les régimes arabes modérés qui vivent principalement du tourisme. C'est la leçon à tirer de l'attentat de Charm El Cheikh dont les victimes sont, dans leur écrasante majorité, de la même religion que les terroristes. Il n'est pas question de se livrer ici à une arithmétique macabre à propos de l'appartenance religieuse des terroristes et de leurs victimes, mais de relever que ce terrorisme islamiste est volontairement aveugle : pourquoi s'en prendre nuitamment à un souk où les touristes ne flânent que de jour mais où les autochtones viennent se distraire et se détendre, jusqu'aux premières lueurs de l'aube ? En agissant de la sorte, les terroristes escomptent deux objectifs : punir les Etats Unis en s'en prenant à leurs alliés arabes et européens, coupables d'occuper des pays musulmans comme l'Afghanistan et l'Irak, et leur imposer une guerre qui ne dit pas son nom. Ces terroristes jugent impossible toute symbiose, voire le moindre rapprochement culturel ou idéologique entre leur propre religion et l'identité européenne. Pour manifester ce violent rejet et ce refus tranché, ils arment le bras de jeunes musulmans, citoyens de ces mêmes pays européens..Tout ou presque a été dit sur les lieux de recrutement des terroristes en herbe (des mosquées intégristes dont les prédicateurs honnissent les valeurs occidentales), leur mode opératoire (des actions multiples et rigoureusement synchronisées) et les explosifs utilisés (choisis pour tuer). Il convient de s'attarder à présent sur les motivations d'hommes encore jeunes (âgés de moins de quarante ans), plutôt intégrés dans leur nouveau milieu, qui n'hésitent pas à faire le sacrifice de leur vie en s'en prenant à leur pays d'adoption et à leurs propres concitoyens dont le seul crime est d'avoir un mode de vie différent, une autre pensée et une autre croyance. Ces jeunes gens habitent des pays d'Europe mais ils n'y vivent pas. Ils ne sont guère concernés par leur histoire, leurs joies et leurs peinesQuitter sa famille et ses amis, un matin comme les autres, pour mourir en faisant exploser des bombes dans le métro de Londres ou dans un autobus à impériale présuppose une inquiétante disponibilité à frapper ; cette disposition criminelle est elle-même nourrie et entretenue par un violent conflit opposant ces jeunes gens élevés et éduqués en Europe (Grande Bretagne, Espagne, France, Italie etc…) aux valeurs et au mode de vie de leur milieu d'accueil. C'est bien ce qui fut relevé par sa Gracieuse Majesté britannique et par son Premier Ministre dans leurs allocutions : «aucune acte terroriste», dirent-ils, «ne réussira à nous faire changer de mode de vie.» Or, tant les USA que les états européens croient en des religions-cultures issues du judéo-christianisme, c'est-à-dire de la Bible et des Evangiles. On en revient donc -qu'on l'admette ou non- à une guerre aux racines religieuses. Si tel n'était pas le cas, de quels crimes l'Europe occidentale se serait-elle soudain rendue coupable pour s'attirer, au cœur de l'été, les foudres de ces jeunes poseurs de bombes et la haine tenace des réseaux d'Al-Quaïda ?A moins que tout ne trompe, nous avons affaire à une sorte de ben-ladenisation des esprits touchant une partie de la jeunesse arabo-musulmane de par le monde. Mais une fois ce diagnostic posé, nous devons nous interroger sur les conditions d'existence et de prospérité d'une telle idéologie de mort et de destruction qui séduit de jeunes êtres vivant non seulement en Egypte, en Palestine, en Irak, au Pakistan et en Afghanistan, mais aussi en Europe, notamment aujourd'hui en Grande Bretagne, en Espagne, au Danemark, et demain, vraisemblablement, en France, en Italie et en Allemagne, si' l'on en juge d'après les mesures préventives prises par les gouvernements de ces derniers pays ?Qu'entendons nous par cette «ben-ladenisation» préoccupante d'une frange de la jeunesse arabo-musulmane, qu'elle s'effectue en terre d'islam ou en terre d'Europe ? Il s'agit d'un processus mental visant à exalter un glorieux passé musulman qui remonte à l'époque mythique de l'enfance de l'islam, lorsque celui-ci se définissait en s'opposant à tout ce qui n'était pas lui : quand le chef d'Al-Quaïda ou ses lieutenants appellent au renversement des régimes en place en Egypte, en Arabie Saoudite et dans les Emirats, ils ne font que reformuler en termes crus cette nostalgie du Califat où le Commandeur des croyants (Amir al-Mu'minin) conduisait la prière comme il menait la guerre. Un tel état d'esprit ne s'accommode d'aucun autre credo, d'aucune autre idéologie. En termes modernes, cela s'appelle du fondamentalisme, véritable antichambre de l'exclusivisme religieux. C'est cette idéologie largement imaginaire que certains prédicateurs servent, sous une forme exacerbée, à des jeunes en déshérence ; voulant retrouver leurs racines et des valeurs qu'ils croient saccagées par nos sociétés permissives, et ulcérés à la vue de pères ployant sous les humiliations alors qu'ils auraient tant voulu leur témoigner respect admiration, ces «fils perdus» ressemblent à des plantes condamnées à haïr le terreau sur lequel elles poussent. Et cette «haine de soi-même» finit par devenir suicidaire. Les chefs d'Al-Quaïda jouent alors le rôle de pères de substitution, de figures idéales et tutélaires qui les adjurent d'agir comme des vengeurs et des anges exterminateurs.La fragilité de ces êtres jeunes les rend incapables de résister à de tels discours et de soumettre ce qu'on leur raconte à un examen critique. Combien de jeunes terroristes auxquels on débite qu'il est doux de mourir en martyr ont pu lire le Coran dans sa version originale ? Combien finissent par comprendre que ce qui leur est proposé n'est autre qu'une rechute dans l'obscurantisme et l'ignorance et que le retour aux sources n'est pas nécessairement un fondamentalisme ?Mais c'est dans la lutte contre ces deux fléaux que la faiblesse de nos valeurs occidentales est la plus criante : pour quelles raisons ne parvenons nous pas à expliquer à ces êtres qu'il n'est pas bon de se laisser endoctriner et, encore moins, de haïr d'autres êtres humains ? Pour quelles raisons les valeurs qui gisent au fondement de nos sociétés, de nos philosophies et de notre humanisme n'opposent elles pas une résistance victorieuse à la phraséologie des prêcheurs de haine ? C'est probablement parce que ces derniers savent s'adresser au cœur de ces jeunes gens en proie au désarroi et submergés par des flots de frustration. Comment s'y prennent-ils ? En leur tenant les discours que leurs propres pères, réfugiés économiques ou politiques en terre d' Europe et victimes d'une sorte d'extranéation culturelle et religieuse, étaient incapables de leur offrir. Lorsque l'on entend ces temps ci un jeune Pakistanais, ayant grandi et étudié en Grande Bretagne, dire à la télévision qu'il envie les auteurs d'attentats suicides dont l'âme, ajoute-t-il, se délecte en ce moment même au paradis, on ne peut plus nier cette sordide réalité. Mais, signe des temps : un Bobby qui se tenait à proximité interrompit sèchement «l'interview» et invita le jeune homme à le suivre pour s'expliquer au poste… C'est un constat d'échec. Si elle veut éviter le pire, l'Europe se doit de réfléchir au remède apte à guérir les blessures d'une identité meurtrie. Il y a encore peu de temps, l'Europe, choquée au plus profond d'elle-même par les attentats du 11 septembre 2001, parlait du dialogue des cultures et repoussait des deux mains tout choc des civilisations, si cher à Samuel Huntington… Cette époque paraît à la fois si proche et si lointaine : mais qui chercherait à dialoguer aujourd'hui ? Quel accueil réserveraient ces jeunes à l'idée d'un dialogue interreligieux, par exemple ?Le Royaume Uni, berceau des droits de l'homme et des libertés individuelles, arme aujourd'hui ses policiers, multiplie les rafles, procède à d'innombrables contrôles d'identité dans les lieux et les transports publics et parle de promulguer une vigoureuse législation anti-terroriste… L'orientaliste Bernard Lewis rapporte dans son dernier ouvrage (Islam, Paris, Gallimard, 2005, p 1081) l'anecdote suivante : interrogé à l'issue d'une tournée en Europe sur ce qui l'avait le plus impressionné dans notre continent, l'historien turc Ahmed Refik fit la réponse suivante : «L'université de Budapest où j'ai trouvé un professeur juif expliquant le Coran à des étudiants chrétiens.»L'Europe mesure le chemin qui reste à parcourir pour mettre un terme définitif à la «ben-ladenisation» des esprits. Des décennies seront nécessaires pour aider ces nouvelles générations de musulmans d'Europe et d'ailleurs à mieux percevoir leur identité, et leur expliquer qu'à l'origine, tout homme a d'abord été un exilé et un déraciné et qu'il n'est de bien plus précieux que la paix et la fraternité.
*Maurice-Ruben HAYOUN
Philosophe, écrivain.
Dernier livre paru :
"Ecoute Israël, Ecoute France"
Paris, A. Colin 2005

DERNIERE MINUTE






LA PERMANENCE
DE PIERRE LELLOUCHE,
DEPUTE UMP DE PARIS,
VISEE PAR UN COCKTAIL -MOLOTOV

Source AFP





jeudi, novembre 03, 2005

PASSERELLE






L'article que nous publions, grâce à l'oeil constamment en veille de notre ami, Simon Pilczer, toujours prompt à harponner les moindres failles du système de la pensée unique, soit par ses articles vifs, soit par le choix des textes qu'il traduit, a été publié sur le site de notre confrère LE QUOTIDIEN DU MEDECIN daté du 3 novembre 2005.




La police, les pompiers, les agents de la RATP, les bureaux de La Poste, sont souvent les cibles prévilégiées des fauteurs de troubles et provocateurs d'émeute comme le montrent les images et les témoignages qui nous parviennent des banlieues parisiennes en surchauffe depuis huit jours.

D'autres acteurs de la vie civile sont visés et souvent menacés dans l'exercices de leur fonction? Parmi eux : les médecins.





REPORTAGE DU QUOTIDIEN DU MEDECIN EN LIGNE






Emeutes de Clichy-sous-Bois








Les médecins font face avec indignationAprès le décès de deux jeunes par électrocution, Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-de-Denis) n'est toujours pas sorti de ses nuits d'émeute. Les médecins de la ville, qui, depuis longtemps déjà, évitent de se rendre en visite dans les quartiers sensibles, font face aux troubles, non sans indignation.DEUX MORTS et un blessé grave par électrocution, sept policiers légèrement contusionnés, des pompiers et des postiers malmenés, une école maternelle et une maison des associations vandalisées, soixante-dix voitures incendiées, des barricades, un abribus et des vitres caillassés, des poubelles brûlées, une grenade lacrymogène sur une mosquée, un camion de CRS touché par un coup de feu, des jets de cocktails Molotov, de pierres et de barres de fer, cent cinquante flashballs et cinquante grenades lacrymogènes tirés, vingt-neuf interpellations, onze mises en examen et trois condamnations à de la prison ferme* : Clichy-sous-Bois et ses 28 300 habitants n'en reviennent pas. La cité est un volcan endormi le jour qui, chaque nuit, gronde.Il en était ainsi depuis le jeudi 27 octobre, à 18 h 12, quand deux jeunes, Bouna, 15 ans, et Zyed, 17 ans, ont perdu la vie, et un troisième, Metin, 21 ans, a été gravement blessé par une décharge électrique de 20 000 volts. Quatre cents fauteurs de troubles en font voir de toutes les couleurs à trois cent cinquante hommes en tenue, dans les quartiers sensibles du Chêne pointu, 1 500 logements, et de La Forestière, 2 500 habitants.Dans la communauté médicale, les événements sont vécus et interprétés selon l'engagement citoyen de chacun. « Aucun problème. Je suis dans un quartier tout à fait calme, relativement éloigné (à un kilomètre) » des scènes d'émeutes nocturnes, dit le Dr Xavier Marland, généraliste. Il s'est « rendu sur place, un matin, par curiosité. C'était Beyrouth ». Cela risque de durer encore quelques jours, dit Mme Huraut, qui va chercher tous les soirs depuis lundi, entre 21 et 23 heures, son mari qui exerce dans le haut de Clichy, à La Forestière, où la nuit du 30 au 31 octobre « a été chaude ». Le praticien craint de laisser son véhicule en stationnement à la portée d'éventuels jets de cocktails Molotov, la nuit tombée. Le Dr Alain Huraut, domicilié dans la commune voisine de Coutry, est presque le dernier des médecins de famille à faire des visites depuis vingt-huit ans qu'il exerce, si ce n'est qu'il les prévoit avant 11 heures du matin dans certains quartiers. En effet, après 11 heures, les jeunes deviennent hostiles. « Le jour, la vie est tranquille, la nuit on peut parler de carnage et au petit matin de désolation », confirme le Dr Véronique Enguehard, clichoise par profession depuis vingt-cinq ans habitant au Raincy (3 km). « J'ai dû déplacer du vendredi soir au samedi midi la seule visite (mensuelle) que je fais, au profit d'une personne handicapée, dans le quartier du Chêne pointu », dit-elle, en affirmant qu'elle n'a pas un sentiment d'insécurité. « Il y a de plus en plus de misère sociale. Je le vois par rapport à la CMU, qui a progressé de 10 % en un an », témoigne le Dr Ali Mustapha Kara. « Ça se retrouve également dans les pathologies, avec, par exemple, des affections respiratoires assez importantes chez les jeunes, faute de chauffage ad hoc. Mais, ajoute-t-il, cela nous a coûté, à mon associé et moi-même, deux cambriolages et une tentative, nous obligeant à nous munir d'une porte blindée et d'une alarme reliée à un central téléphonique. »Misère sociale.Pour le Dr Marie-Elisabeth Mariot-Circaud, installée depuis vingt ans au cœur du Chêne pointu, qui a connu la brève coupure d'électricité, le jeudi 27 octobre, au moment où les deux jeunes mouraient électrocutés, « rien n'est fait pour les plus déshérités et les sans-papiers, si ce n'est ces énormes bacs à fleurs installés allée Maurice-Audin qui empêchent les camions de tourner ». Certes, vendredi 28 octobre, ma remplaçante a dû fermer le cabinet à 18 heures, sur les recommandations de son mari, pharmacien dans le centre-ville, compte tenu de l'agitation qui gagnait le centre commercial situé à proximité, poursuit-elle. Mais demandons-nous pourquoi deux jeunes ont franchi des murs de deux mètres de haut surmontés de barbelés afin de se réfugier dans un local de la centrale électrique de la ville ? Ils avaient peur, car ils étaient poursuivis par la police, et je les comprends. Or cette vérité-là, on la cache, au prix d'émeutes. Sans prétexte, hormis leur faciès coloré, les jeunes des quartiers sensibles sont soumis à des contrôles d'identité récurrents. J'ai vu un jour l'un d'eux, âgé de 13 ans, être contrôlé alors qu'il m'accompagnait, à ma demande, pour aller à mon cabinet où je devais lui faire un certificat. Aujourd'hui, je ne laisserai pas faire ça. C'est vrai que nous avons trois ou quatre voitures brûlées par semaine. Tout le monde le réprouve et a peur, moi la première, à qui la Sécu demande des comptes parce que ma remplaçante s'est fait voler des ordonnances. Mais dix-huit CRS par jour, comme l'annonce Nicolas Sarkozy, ça va aggraver le problème. Il faudrait aider ceux qui ne savent rien faire de leur temps, au point de prendre plaisir à tout brûler. Pour l'heure, si les pouvoirs publics veulent calmer le jeu, ils feraient bien de reconnaître leur erreur, qui a consisté à vouloir cacher une poursuite de police qui s'est soldée par l'électrocution de deux jeunes. Les trafiquants et les bandes organisées, qui comptent en leur sein des indicateurs, je constate qu'on n'y touche pas. Les policiers préfèrent passer dans les rues à 80 km/h pour exciter les désœuvrés prêts à tout. Bien sûr qu'il n'est pas permis de laisser passer des gestes délictuels, mais, dans le même temps, il convient d'agir en amont. »« Tolérance zéro », réplique le ministre de l'Intérieur. « On est là pour éradiquer la gangrène », annonce-t-il, avec la promesse de « débarrasser (les quartiers sensibles) de la racaille » et de doter toutes les voitures de police « de caméras et les policiers d'armes non létales ».



PHILIPPE ROY




www.quotimed.fr

LES INSTANTANEES
d'ALAIN AZRIA


















MANIFESTATION DE SOUTIEN A ISRAEL
DEVANT L'AMBASSADE D'IRAN A PARIS



Ils étaient quelques milliers à se rassembler, ce mercredi 2 novembre 2005, devant l'Ambassade d'Iran à Paris à l'appel du CRIF et d'une vingtaine d'organisations de la communauté juive et une centaine d'opposants iraniens.Se rassembler pour un soutien massif à Israël, aujoud'hui menacé par les propos insensés et inqualifiables du Président iranien, prônant ouvertement la destruction d'un Etat membre des Nations-Unis. "Morts au mollahs", "fermer l'Ambassade d'Iran à Paris"ont été les principaux slogans de cette manifestaion silicieuse, tenue à plus d'une centaine de mètres de la représentation diplomatique de Téhéran. "Rupture des relatiions diplomatiques avec l'Iran de l'obscurantisme" ont souhaité la pluprt des orateurs présents. "L'Iran mis au banc des Nations et soutien à la résistance iranienne" ont proposé d'autres.
Force est de constater,qu'entre ses propos de rigueur comme de circonstance et les objectifs à atteindre, une longue distance reste encore à parcourir.
Bernard Koch



Notre photographe Alain AZRIA était présent, diasporablogj vous présente ses instantanées.




Photo en haut à gauche :
Marek Halter - Alexandre Arcady



Copyright Alain AZRIA

mercredi, novembre 02, 2005

QUICKINFO





NOUS PUBLIONS LE COURRIER QUE LE CONSISTOIRE ISRAELITE DE PARIS VIENT D'ADRESSER AU RECTEUR DE LA MOSQUEE DE PARIS, DALIL BOUBAKEUR, PAR LA VOIX DE SON PRESIDENT, MOISE COHEN, A LA SUITE DE L'ACTE D'AGRESSION INACCEPTABLE VISANT LA MOSQUEE DE CLICHY-SOUS-BOIS.
CE COURRIER MARQUE LE SOUTIEN DE LA COMMUNAUTE JUIVE A L'EGARD DE LA COMMUNAUTE MUSULMANE.





Paris, le 2 novembre 2005


Monsieur Dalil BOUBAKEUR
Recteur de la Mosquée de Paris
Président du Directoire du Conseil
Supérieur des Mosquées de Paris
Place du Puits de l’Ermite
75005 PARIS


Monsieur le Recteur,

Les évènements graves qui se sont déroulés récemment, dont la mort de deux jeunes et la dégradation d’une mosquée pendant la prière, m’amènent à vous faire part de nos profonds regrets devant cette situation.

Je vous prie de croire, qu’avec l’ensemble de notre communauté nous partageons et votre chagrin et votre indignation.

Nous considérons que tout lieu de prières (Eglise, Mosquée, Synagogue, Temple) est sacré et qu’il doit rester étranger à tout conflit, quelle que soit sa nature.

Me trouvant à Rome pour la commémoration du 40ème anniversaire de la déclaration de Nostra Aetate du Saint Siège, je n’ai pas eu la possibilité matérielle de vous exprimer sur le champ ma compassion et vous prie de m’en excuser.

Avec toute mon amitié.
Moïse COHEN



mardi, novembre 01, 2005

INEDIT






Mercredi 2 novembre à 19h, Avenue d'Iéna, devant l'Ambassade d'Iran, des milliers de personnes se donnent rendez-vous pour protester, dans le silence, contre les propos inqualifiables et irresponsables du Président iranien appelant à la destruction de l'Etat d'Israël. Dans une interview quil nous a accordé, Joseph Zrihen, Vice-Président du CRIF note qu"il y a bien longtemps qu'un dirigeant d'un Etat musulman n'avait exprimé de tels propos". Le CRIF a demandé une audience auprès de l'Ambassadeur d'Iran à Paris. Il exige de la part de l'Iran des "excuses officielles". Au cas, où les représentants du CRIF n'obtiendraient pas satisfaction, l'organisation représentative des Juifs de France pourrait être amenée à entreprendre de nouvelles actions et à demander des santions auprès des instances internationales.






INTERVIEW
de JOSEPH ZRIHEN,
Vice-Président du CRIF



propos recueillis par Bernard Koch








"Nous demanderons à l'Ambassadeur d'Iran que
l'Iran exprime publquement ses excuses.
En cas de refus, nous mènerons de nouvelles actions"





Quelle est l’analyse du CRIF sur les déclarations de haine du Président iranien envers Israël appelant ouvertement à sa disparition ? Pensez-vous que le Président iranien dit tout haut ce que pensent tout bas certains dirigeants des Pays arabes ?




J’ai l’impression de voir apparaître un fasciste, un petit fuhrer à la haine antisémite et antisioniste viscérale, condamnée par la communauté internationale.
Ce Président qui appelle à la destruction d’un autre Etat est le triste successeur, l’élève de l’Ayatollah Khomeini, dans la continuité de ces prédécesseurs.
Je voudrais rappeler que quelque chose s’est passé dans cette affaire qui est restée quasiment sous silence dans les médias, c’est que ces propos, véritable déclaration de guerre, visaient aussi les pays arabes, l’Egypte, la Jordanie, la Mauritanie, qui ont signés des accords de paix avec Israël.
Il ne faut donc pas s’étonner que quelques heures après ses déclarations, en plein cœur d’Israël, ait été commis un attentat meurtrier commis par les terroristes palestiniens alliés de l’Iran.





Comment l’organisation centrale de la communauté juive en France réagit au silence des Etats Arabes ?

Ce n’est pas tout à fait exact. L’ancien Président Iranien Khatami a regretté ces propos. Il a dit qu’il ne « fallait pas s’exprimer de cette façon-là ». Il y a eu aussi, passée inaperçu, la réaction indignée du Ministre Egyptien des Affaires Etrangères
On n’est pas comptable de ce qu’on dit, mais de ce qu’on fait. Il y a bien longtemps qu’on n’a pas entendu de la bouche d’un dirigeant musulman de tels propos. Il y a bien eu une clause dans la charte palestinienne qui proclamait la fin de l’Etat d’Israël, mais sous la pression internationale, cette clause est devenue, comme vous le savez, d’illustre mémoire, « caduque ».



Ne craignez-vous pas que ces propos incendiaires ne finissent, une fois de plus, par avoir des répercutions dans certaines banlieues ?

Oui, vous avez raison, c’est un risque !
Il va de soi que nous espérons aujourd’hui ne pas nous retrouver, comme lors du déclenchement de la seconde intifida qui vit se transposer, le conflit israélo-palestinien, en France.
Mais ne faisons pas l’amalgame.




Comment le CRIF juge les réactions à travers le monde, en Europe en particulier en Europe?

Cela nous paraît satisfaisant. Satisfaisant de voir qu’Israël n’est plus la bête noire, que Sharon n’est plus diabolisé. Le monde n’est plus dans cette vision systématiquement négative d’Israël. Toutefois, nous observons malgré, les déclarations indignées de l’ONU, que Koffi ANNAN n’a pas tenu à annuler sa prochaine visite à Téhéran. On aurait préféré qu’il choisisse d’autres lieux de villégiature.





Le CRIF a demandé une audience auprès de l’Ambassadeur d’Iran à Paris. Que compte-t-il lui demander ? Quelle autre action comptez-vous mené dans les semaines à venir ?

A ce jour, nous n’avons pas reçu de réponse. Si cette audience devait avoir lieu, nous demanderions à l’Ambassadeur d’Iran à Paris que l’Iran exprime publiquement ses excuses. En cas de refus, nous entamerons d’autres actions.
Nous allons devoir demander des sanctions, des réparations auprès des instances internationales.
copyright Alain AZRIA

L'EVENEMENT DE CE MOIS A NE PAS MANQUER
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PARUTION LE 2 NOVEMBRE
DE L'EXCELLENTE BD
DE WILL EISNER CONSACRE AUX "PROTOCOLES DES SAGES DE SION" Editions GRASSET. PREFACE UMBERTO ECCO. (INEDIT DIASPORABLOGJ PUBLIE le Mercredi 14 Septembre 2005)

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DIMANCHE 6 NOVEMBRE à 20h 45
KTO DIFFUSE UN DOCUMENTAIRE
REALISE PAR BARCHA BAUER
RETRACANT L'ETONNANT PARCOURS D'UN PRETRE DANS LA FRANCE DE VICHY
(INEDIT DIASBLOGJ PUBLIE LE Mercredi 27 Septembre 2005)



Dernière minute :
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LA DIFFUSION DE CE DOCUMENTAIRE
EST REPORTE
AU DIMANCHE 11 DECEMBRE 2005
à 20h 45